EMV 118.6 · Tome 2, p. 286
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Paix Ă vous qui cherchez la Parole.
Notes du thĂšme
EMV 118.6 · Tome 2, p. 286
Paix Ă vous qui cherchez la Parole.
EMV 118.6 · Tome 2, p. 286
La vie commence avant la naissance. La vie, ensuite, ne connaĂźt pas de fin, car lâĂąme ne meurt pas, câest-Ă -dire ne sâanĂ©antit pas. Elle meurt Ă son destin qui est cĂ©leste, mais survit Ă son chĂątiment si elle lâa mĂ©ritĂ©. Elle meurt Ă ce bienheureux destin quand elle meurt Ă la grĂące. Cette vie, atteinte par une gangrĂšne qui est la mort Ă son destin, se prolonge au long des siĂšcles dans la damnation et les tourments. Au contraire, la vie conservĂ©e telle quâelle a Ă©tĂ© créée, atteint la perfection de la vie en devenant Ă©ternelle, parfaite, bienheureuse comme son CrĂ©ateur.
EMV 118.7 · Tome 2, p. 287
Moi, je vois les taches dans les coeurs, et des Ăąmes mortes pulluler de toute part. Je vous dis donc : faites pĂ©nitence ; ouvrez vos Ăąmes Ă la Parole ; mettez en pratique la Loi immuable ; fortifiez la â vie â Ă©puisĂ©e qui faiblit en vous ; si elle est dĂ©jĂ morte, venez Ă la Vie vĂ©ritable, autrement dit Ă Dieu. Pleurez sur vos fautes. Criez : â PitiĂ© ! â Mais relevez-vous. Ne soyez pas des morts vivants pour nâĂȘtre pas, demain, livrĂ©s Ă des peines Ă©ternelles. Je ne vous parlerai pas dâautre chose que de la maniĂšre de retrouver ou de conserver la vie.
EMV 118.7 · Tome 2, p. 287
Une Ăąme morte est plus triste quâun bois dĂ©garni par le gel. Mais si lâhumilitĂ©, la volontĂ©, la pĂ©nitence et la foi pĂ©nĂštrent en vous, la vie reviendra en vous comme sur les arbres au printemps, et vous fleurirez pour Dieu pour porter demain, dans le demain des siĂšcles des siĂšcles, le fruit Ă©ternel de la vraie Vie.
EMV 118.7 · Tome 2, p. 287
Venez Ă la Vie ! Cessez dâexister seulement et commencez Ă â vivre â. La mort alors ne sera pas la â fin â, mais le commencement. Le commencement dâun jour sans crĂ©puscule, le commencement dâune joie sans lassitude et sans mesure. La mort sera le triomphe de ce qui a vĂ©cu avant la chair, et le triomphe de la chair qui, lors la rĂ©surrection Ă©ternelle, sera appelĂ©e Ă participer Ă cette Vie que je promets au nom du Dieu vrai Ă tous ceux qui auront â voulu â la â Vie â pour leur Ăąme, en mĂ©prisant sensualitĂ© et passions pour jouir de la libertĂ© des enfants de Dieu.
EMV 118.7 · Tome 2, p. 286-287
Avons-nous des devoirs envers la vie ? Oui, câest un don de Dieu. On doit employer et conserver avec soin tout don de Dieu, car câest une chose aussi sainte que celui qui la donne. Feriez-vous un mauvais emploi du cadeau dâun roi ? Non. Il passe aux hĂ©ritiers, puis Ă leurs propres hĂ©ritiers comme une gloire de la famille. Dans ce cas, pourquoi maltraiter le don de Dieu ?
EMV 119 · Tome 2, p. 288-297
Dans l'EMV 119, des gens parlent de Jean-Baptiste et de la NativitĂ©. Un homme qui a la gangrĂšne est guĂ©ri par JĂ©sus qui lui donne le baptĂȘme. Un autre, qui est homicide, se repent et est pardonnĂ©. Enfin, JĂ©sus donne une leçon sur le Commandement "Je suis le Seigneur ton Dieu". Il dit que les disciples baptiseront Ă partir de maintenant, et qu'ils ne sont pas encore prĂȘts pour la priĂšre du Notre PĂšre, ni pour faire des miracles, d'ailleurs.
EMV 119.2-3 · Tome 2, p. 289-291
â Moi... moi, je voudrais avouer mon erreur... Je lâai dite Ă Jean-Baptiste, mais je me suis sauvĂ©, tant il mâa adressĂ© de reproches. Je pense ne plus pouvoir ĂȘtre pardonnĂ©, ajoute un autre.
â Quâas-tu donc fait ?
â Beaucoup de mal. Câest Ă lui que je le dirai. Quâen pensez-vous ? Me maudira-t-il ?
â Non, je lâai entendu parler Ă BethsaĂŻde. Je mây trouvais par hasard. Quelles paroles ! Il parlait dâune pĂ©cheresse. Ah ! Jâaurais presque voulu ĂȘtre elle pour les mĂ©riter, dit un imposant vieillard.
119.3 â Le voilĂ qui vient, crient plusieurs voix.
â MisĂ©ricorde ! Jâai honte ! Dit le coupable, prĂȘt Ă sâenfuir.
â OĂč fuis-tu, mon fils ? As-tu le coeur si noir pour haĂŻr la LumiĂšre au point de devoir la fuir ? As-tu tellement pĂ©chĂ© que tu aies peur de moi, qui suis le Pardon ? Mais quel pĂ©chĂ© peux-tu avoir commis ? MĂȘme si tu avais tuĂ© Dieu, tu ne devrais pas craindre, si tu as en toi un repentir sincĂšre. Ne pleure pas ! Ou plutĂŽt, viens, pleurons ensemble. »
JĂ©sus qui, en levant la main, a arrĂȘtĂ© sa fuite, le serre maintenant contre lui. Puis il se tourne vers ceux qui attendent et leur dit :
« Un moment seulement, pour soulager ce coeur, puis je viens à vous. »
Il sâĂ©loigne de la maison, mais, en tournant au coin, il se heurte Ă la femme voilĂ©e qui est Ă son poste dâĂ©coute. JĂ©sus la regarde un moment fixement, puis il fait encore une dizaine de pas et sâarrĂȘte :
« Quâas-tu fait, mon fils ? »
Lâhomme tombe Ă genoux. Câest un homme dâune cinquantaine dâannĂ©es. Un visage brĂ»lĂ© par les passions et dĂ©vastĂ© par quelque tourment secret. Il tend les bras et sâĂ©crie :
« Pour dĂ©penser avec les femmes tout lâhĂ©ritage paternel, jâai tuĂ© ma mĂšre et mon frĂšre... Je nâai plus eu de paix... Ma nourriture... du sang ! Mon sommeil... un cauchemar... Mon plaisir... Ah ! Sur le sein des femmes, dans leur cri luxurieux, je sentais le cadavre glacĂ© de ma mĂšre morte, jâentendais le rĂąle de mon frĂšre empoisonnĂ©. Maudites soient les femmes de plaisir, ces vipĂšres, ces mĂ©duses, ces murĂšnes insatiables, elles ont fait ma ruine, ma ruine, ma ruine !
â Ne maudis pas. Moi, je ne te maudis pas...
â Tu ne me maudis pas ?
â Non. Je pleure et je prends sur moi ton pĂ©chĂ© !... Comme il est lourd ! Il me brise les membres, mais je lâĂ©treins Ă©troitement, pour le consumer Ă ta place... et Ă toi, je donne mon pardon. Oui. Je te remets ton grand pĂ©chĂ©. »
Il Ă©tend les mains sur la tĂȘte de lâhomme qui sanglote et prie :
« PĂšre, câest pour lui aussi que mon sang sera versĂ©. En attendant, voici mes larmes et ma priĂšre. PĂšre, pardonne-lui car il sâest repenti. Ton Fils, au jugement duquel tout est remis, le veut !... »
Il reste encore quelques minutes dans cette position, puis il se penche, relĂšve lâhomme et lui dit :
« Ta faute est remise. A toi, maintenant, dâexpier par une vie de pĂ©nitence ce qui reste de ton dĂ©lit.
â Est-ce que Dieu mâa pardonnĂ© ? Et ma mĂšre ? Et mon frĂšre ?
â Ce que Dieu pardonne, tous le pardonnent. Va et ne pĂšche jamais plus. » (...)
[Plus tard, en commençant son discours, Jésus évoquera cet homme et dira : ]
« Une Ăąme est revenue au Seigneur. BĂ©nie soit sa toute-puissance qui arrache Ă lâemprise du dĂ©mon les Ăąmes quâil a créées et les remet sur le chemin du Ciel. Pourquoi cette Ăąme sâĂ©tait-elle perdue ? Parce quâelle avait perdu de vue la Loi. »
Un homme a gravement pĂ©chĂ© et vient trouver le Christ. Il a honte de ses actes, mais JĂ©sus l'invite Ă ne pas le fuir et Ă aller Ă lui. C'est un exemple concret du sacrement de rĂ©conciliation dans l'Ćuvre, et c'est une preuve qu'il faut bien remettre les pĂ©chĂ©s comme l'Eglise l'enseigne.
EMV 119.2.7 · Tome 2, p. 289-290 et 293-294
â Moi, je voudrais guĂ©rir. Tu vois ? Jâai une jambe gangrenĂ©e. Jâai souffert mille morts pour venir ici Ă dos dâĂąne, mais je lâavais cherchĂ© Ă Sion et il nây Ă©tait plus, dit quelquâun.
â Ils lâont menacĂ© de mort, dit un autre.
â Quels chiens !
â Oui, dâoĂč viens-tu ?
â De Lydda.
â Quelle longue route ! (...)
[Un autre confesse qu'il espĂšre soulager son coeur auprĂšs du MaĂźtre, car il a commis une grande faute. Il s'apprĂȘte Ă fuir quand JĂ©sus arrive, mais le Seigneur le retient, puis il donne une prĂ©dication. Le malade parle alors Ă JĂ©sus.]
« GuĂ©ris-moi, MaĂźtre. Jâai si mal ! Dit le malade qui a la gangrĂšne.
â LâĂąme dâabord. LâĂąme dâabord. Fais pĂ©nitence...
â Donne-moi le baptĂȘme comme Jean. Je ne peux aller le trouver. Je suis malade.
â Viens. »
JĂ©sus descend vers le Jourdain, qui coule au-delĂ de deux prĂ©s trĂšs grands et dâun bois qui le cache. Il se dĂ©chausse, de mĂȘme que lâhomme qui sâest traĂźnĂ© lĂ avec ses bĂ©quilles. Ils descendent sur la rive et JĂ©sus, faisant une coupe de ses deux mains rĂ©unies, rĂ©pand lâeau sur la tĂȘte de lâhomme, qui est dans lâeau jusquâĂ mi-jambes.
« Maintenant, enlĂšve les bandes » ordonne JĂ©sus pendant quâil remonte sur le sentier.
Lâhomme obĂ©it. Sa jambe est guĂ©rie. La foule crie de stupeur.
« Moi aussi !
â Moi aussi.
â Moi aussi, le baptĂȘme de tes mains ! » crient bon nombre de personnes.
Jésus, qui est déjà à mi-chemin, se retourne :
« Demain. Maintenant, partez et soyez bons. Que la paix soit avec vous. »
Des hommes parlent ensemble en attendant l'arrivée de Jésus.
EMV 119.3 · Tome 2, p. 290
â OĂč fuis-tu, mon fils ? As-tu le coeur si noir pour haĂŻr la LumiĂšre au point de devoir la fuir ? As-tu tellement pĂ©chĂ© que tu aies peur de moi, qui suis le Pardon ? Mais quel pĂ©chĂ© peux-tu avoir commis ? MĂȘme si tu avais tuĂ© Dieu, tu ne devrais pas craindre, si tu as en toi un repentir sincĂšre. Ne pleure pas ! Ou plutĂŽt, viens, pleurons ensemble.