EMV 116.10 · Tome 2, p. 273
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
â Quel est mon nom, NicodĂšme ?
â JĂ©sus.
â Non. Sauveur. Je suis le Salut.
Notes du thĂšme
EMV 116.10 · Tome 2, p. 273
â Quel est mon nom, NicodĂšme ?
â JĂ©sus.
â Non. Sauveur. Je suis le Salut.
EMV 117 · Tome 2, p. 275-280
Jésus va à Béthanie suite à l'hostilité des pharisiens. Lazare lui donne alors les terres de la Belle-Eau. On découvre dans ce chapitre que le fils de Théophile est beaucoup intervenu dans le secret, en faveur de Jésus et de son ami Simon. Le Seigneur parle alors de la bonté spirituelle de son ami et promet que le PÚre lui réserve une grande récompense. Il parle de sa sanctification future au Ciel, et par extension des saints et des bienheureux qui s'y trouveront.
EMV 117.6 · Tome 2, p. 279
Il ne suffit pas dâĂȘtre bon suivant les idĂ©es du monde, mais quâil faut ĂȘtre bon selon les lois de lâesprit, pour obtenir la grĂące de Dieu.
EMV 117.6 · Tome 2, p. 280
« Regarde : aussi facilement que ma main plie ce rameau, ainsi lâamour pliera ton Ăąme et en fera une couronne Ă©ternelle. Lâamour est le rĂ©dempteur de lâindividu. Celui qui aime commence sa rĂ©demption. Le Fils de lâhomme la complĂštera. »
Jésus parle à Lazare.
EMV 117.6 · Tome 2, p. 279
âQuand vous faites le bien, faites-le en secret, et le PĂšre vous en rĂ©compensera grandement.â
EMV 118 · Tome 2, p. 280-288
Le groupe apostolique est arrivé à la Belle-Eau. Judas est d'une humeur massacrante. Les autres disciples s'affairent à réparer la maison : Thomas cuisine, Jacques et Jude d'Alphée réparent des volets avec Jean de Zébédée, Pierre répare le puits... Il y a une brÚve altercation entre l'homme de Kérioth, Simon de Jonas et les fils d'Alphée. Plus tard, Jésus arrive et Pierre a une réaction impulsive, qui montre son amour pour le Maßtre. Les premiers pÚlerins arrivent et Jésus donne une prédication sur la vie et la mort : la mort étant la vraie vie, et la vie de la terre étant la préparation à notre éternité, au Ciel ou en Enfer.
EMV 118.2 · Tome 2, p. 282
Est-ce que le travail te pÚse tant ? Moi, je ne le sens pas parce que, quand je suis avec Jésus, je ne sens plus la fatigue.
EMV 118.2 · Tome 2
Je crois que tous, par sottise, nous nous imaginions que le suivre, câĂ©tait autre chose. Mais câest parce que nous avons la nuque raide et que nous sommes trĂšs orgueilleux. Lui, il ne nous a jamais cachĂ© la difficultĂ© quâil y a Ă le suivre.
EMV 118.3 · Tome 2, p. 283
Le MaĂźtre arrive. Il a fait un tour dans le village et les campagnes. Vous allez voir quâil va ĂȘtre bientĂŽt ici. Il a dĂ©jĂ guĂ©ri des yeux malades.
Isaac donne des nouvelles de Jésus aux apÎtres et signale une guérison miraculeuse.
EMV 118.6 · Tome 2, p. 285-287
118.6 â Paix Ă vous qui cherchez la Parole » commence JĂ©sus.
Il va au fond de la galerie et tourne le dos au mur de la maison. Il parle lentement Ă une vingtaine de personnes assises par terre ou adossĂ©es aux colonnes dans la tiĂ©deur dâun soleil de novembre.
« La vision de lâhomme sur la vie et la mort est erronĂ©e, de mĂȘme que lâapplication quâil fait de ces deux termes. Il appelle â vie â le temps oĂč, enfantĂ© par sa mĂšre, il commence Ă respirer, Ă se nourrir, Ă se mouvoir, Ă penser, Ă agir ; et il appelle â mort â le moment oĂč il cesse de respirer, de manger, de se mouvoir, de penser, dâagir, pour devenir une dĂ©pouille froide et insensible, prĂȘte Ă entrer au sein dâun tombeau. Mais ce nâest pas exact. Je veux vous faire comprendre la â vie â, vous indiquer les oeuvres qui conviennent Ă la vie.
La vie nâest pas lâexistence. Lâexistence nâest pas la vie. La vigne qui sâattache Ă cette colonne existe, mais elle nâa pas la vie dont je parle. Cette brebis qui bĂȘle, attachĂ©e Ă cet arbre, au loin, existe aussi, mais elle nâa pas la vie dont je parle. La vie dont je parle ne commence pas avec lâexistence et ne prend pas fin en mĂȘme temps que la chair. La vie dont je parle ne commence pas dans un sein maternel. Elle commence quand une Ăąme est créée par la PensĂ©e de Dieu pour habiter une chair, et elle prend fin quand le pĂ©chĂ© la tue !
Au dĂ©but, lâhomme nâest quâune semence qui se dĂ©veloppe, semence de chair et non de gluten ou de moelle comme lâest celle des blĂ©s ou des fruits. Tout dâabord, ce nâest quâun animal qui se forme, un embryon dâanimal guĂšre diffĂ©rent de celui qui maintenant grossit dans le sein de cette brebis. Mais, Ă partir du moment oĂč dans cette conception humaine pĂ©nĂštre cette partie incorporelle â qui est cependant la plus puissante, car son incorporĂ©itĂ© lâĂ©lĂšve â, alors lâembryon animal, non seulement existe comme un coeur qui bat, mais â vit â selon la PensĂ©e crĂ©atrice, et devient homme, créé Ă lâimage et Ă la ressemblance de Dieu, fils de Dieu, futur citoyen du Ciel.
Mais cela nâarrive que si la vie dure. Lâhomme peut exister en gardant la figure dâun homme, mais en ne lâĂ©tant dĂ©jĂ plus : il est devenu un tombeau oĂč la vie se dĂ©compose.
VoilĂ pourquoi je dis : â La vie ne commence pas avec lâexistence et ne se termine pas quand la chair prend fin. â La vie commence avant la naissance. La vie, ensuite, ne connaĂźt pas de fin, car lâĂąme ne meurt pas, câest-Ă -dire ne sâanĂ©antit pas. Elle meurt Ă son destin qui est cĂ©leste, mais survit Ă son chĂątiment si elle lâa mĂ©ritĂ©. Elle meurt Ă ce bienheureux destin quand elle meurt Ă la grĂące. Cette vie, atteinte par une gangrĂšne qui est la mort Ă son destin, se prolonge au long des siĂšcles dans la damnation et les tourments. Au contraire, la vie conservĂ©e telle quâelle a Ă©tĂ© créée, atteint la perfection de la vie en devenant Ă©ternelle, parfaite, bienheureuse comme son CrĂ©ateur.
118.7 Avons-nous des devoirs envers la vie ? Oui, câest un don de Dieu. On doit employer et conserver avec soin tout don de Dieu, car câest une chose aussi sainte que celui qui la donne. Feriez-vous un mauvais emploi du cadeau dâun roi ? Non. Il passe aux hĂ©ritiers, puis Ă leurs propres hĂ©ritiers comme une gloire de la famille. Dans ce cas, pourquoi maltraiter le don de Dieu ? Mais comment doit-on utiliser et conserver ce cadeau divin ? Comment garder vivante la fleur paradisiaque de lâĂąme afin de la conserver pour le Ciel ? Comment arriver Ă â vivre â pour lĂ -haut et au-delĂ de lâexistence ?
A ce sujet, IsraĂ«l a des lois claires et il nâa quâĂ les observer. IsraĂ«l a des prophĂštes et des justes qui lui donnent lâexemple et la parole pour mettre les lois en pratique. IsraĂ«l a aussi ses saints, maintenant. IsraĂ«l ne peut, ne devrait donc pas se tromper. Or moi, je vois les taches dans les coeurs, et des Ăąmes mortes pulluler de toute part. Je vous dis donc : faites pĂ©nitence ; ouvrez vos Ăąmes Ă la Parole ; mettez en pratique la Loi immuable ; fortifiez la â vie â Ă©puisĂ©e qui faiblit en vous ; si elle est dĂ©jĂ morte, venez Ă la Vie vĂ©ritable, autrement dit Ă Dieu. Pleurez sur vos fautes. Criez : â PitiĂ© ! â Mais relevez-vous. Ne soyez pas des morts vivants pour nâĂȘtre pas, demain, livrĂ©s Ă des peines Ă©ternelles. Je ne vous parlerai pas dâautre chose que de la maniĂšre de retrouver ou de conserver la vie.
Un autre vous a dit : â Faites pĂ©nitence. Purifiez-vous du feu impur de la luxure, de la fange de vos fautes. â Moi, je vous dis : mes pauvres amis, Ă©tudions ensemble la Loi. Réécoutons en elle la voix paternelle du Dieu vrai. Et puis ensemble adressons Ă lâEternel cette priĂšre : â Que ta misĂ©ricorde descende sur nos coeurs. â
Câest actuellement le sombre hiver, mais bientĂŽt viendra le printemps. Une Ăąme morte est plus triste quâun bois dĂ©garni par le gel. Mais si lâhumilitĂ©, la volontĂ©, la pĂ©nitence et la foi pĂ©nĂštrent en vous, la vie reviendra en vous comme sur les arbres au printemps, et vous fleurirez pour Dieu pour porter demain, dans le demain des siĂšcles des siĂšcles, le fruit Ă©ternel de la vraie Vie.
Venez Ă la Vie ! Cessez dâexister seulement et commencez Ă â vivre â. La mort alors ne sera pas la â fin â, mais le commencement. Le commencement dâun jour sans crĂ©puscule, le commencement dâune joie sans lassitude et sans mesure. La mort sera le triomphe de ce qui a vĂ©cu avant la chair, et le triomphe de la chair qui, lors la rĂ©surrection Ă©ternelle, sera appelĂ©e Ă participer Ă cette Vie que je promets au nom du Dieu vrai Ă tous ceux qui auront â voulu â la â Vie â pour leur Ăąme, en mĂ©prisant sensualitĂ© et passions pour jouir de la libertĂ© des enfants de Dieu.
Allez. Tous les jours, Ă cette heure-ci, je vous parlerai de lâĂ©ternelle vĂ©ritĂ©. Que le Seigneur soit avec vous. »
Les gens sâen vont lentement en faisant beaucoup de commentaires. JĂ©sus revient dans la petite maison solitaire et tout prend fin.