EMV 116.2 · Tome 2, p. 265
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Ayez de la charitĂ© pour tous, car moi, je suis venu pour tous et vous nâĂȘtes pas au-dessus de moi.
Notes du thĂšme
EMV 116.2 · Tome 2, p. 265
Ayez de la charitĂ© pour tous, car moi, je suis venu pour tous et vous nâĂȘtes pas au-dessus de moi.
EMV 116.6 · Tome 2, p. 269
Je ne hais pas mĂȘme mes ennemis.
EMV 116.7-9 · Tome 2, p. 271-273
Comment se fait-il que nous ne puissions avoir la foi que possĂšdent les petits dâIsraĂ«l ? Ah ! Dis-le-moi exactement. Je ne te trahirai pas, mĂȘme si tu me disais : â Jâai menti pour mettre en valeur mes sages paroles sous un sceau que personne ne peut ridiculiser. â Es-tu le Messie du Seigneur ? lâAttendu ? la Parole du PĂšre, incarnĂ©e pour instruire et racheter IsraĂ«l conformĂ©ment Ă lâAlliance ?
â Me poses-tu cette question de toi-mĂȘme ou dâautres tâenvoient-ils pour me la poser ?
â De moi-mĂȘme, Seigneur. Câest pour moi un vrai tourment. Je subis une bourrasque : vents opposĂ©s et voix contraires. Pourquoi nâai-je pas en moi, qui suis un homme mĂ»r, cette certitude paisible que possĂšde celui-ci, presque analphabĂšte et tout jeune, qui lui met un tel sourire sur le visage, une telle lumiĂšre dans les yeux, un tel soleil dans le coeur ? Comment crois-tu, Jean, pour ĂȘtre si assurĂ© ? Mon fils, apprends-moi ton secret, le secret qui te permet de savoir, voir et reconnaĂźtre le Messie en JĂ©sus de Nazareth ! »
Jean rougit comme une pivoine, puis il baisse la tĂȘte comme pour sâexcuser de dire une chose si grande, et il rĂ©pond simplement :
« En aimant.
â En aimant ! Et toi, Simon, qui es un homme probe au seuil de la vieillesse, toi qui es instruit et tellement Ă©prouvĂ© que tu es poussĂ© Ă redouter partout la fourberie ?
â En mĂ©ditant.
â En aimant ! En mĂ©ditant ! Moi aussi, jâaime et je mĂ©dite et je nâai pas encore acquis cette certitude ! »
116.8 Jésus lui répond vivement :
« Je vais te confier le vĂ©ritable secret. Eux, ils ont su renaĂźtre, avec un esprit nouveau, libre de toute chaĂźne, vierge de toute idĂ©e. Câest ainsi quâils ont compris Dieu. A moins de renaĂźtre, on ne peut voir le Royaume de Dieu, ni croire en son Roi.
â Comment quelquâun peut-il renaĂźtre sâil est dĂ©jĂ adulte ? Une fois sorti du sein maternel, lâhomme ne peut jamais plus y rentrer. Tu fais peut-ĂȘtre allusion Ă la rĂ©incarnation Ă laquelle croient beaucoup de paĂŻens ? Mais non. Tu ne peux pas supposer cela. Et puis, ce ne serait pas rentrer dans le sein, mais reprendre une chair au-delĂ du temps. Par consĂ©quent, il ne sâagit pas de renaĂźtre maintenant. Comment ? Comment ?
â Il nây a qu'une seule existence pour la chair sur la terre et une seule vie Ă©ternelle de lâĂąme au-delĂ . Je ne parle pas en ce moment de la chair et du sang. Je parle de lâĂąme immortelle qui, par lâintermĂ©diaire de deux choses, renaĂźt Ă la vie : par lâeau et par lâEsprit. Mais la plus grande, câest lâEsprit sans lequel lâeau nâest quâun symbole. Celui qui sâest lavĂ© avec lâeau doit se purifier ensuite avec lâEsprit et avec lui sâallumer et resplendir, sâil veut vivre dans le sein de Dieu ici-bas et dans le Royaume Ă©ternel. Car ce qui est engendrĂ© par la chair est et demeure chair, puis meurt aprĂšs en avoir servi les dĂ©sirs et les pĂ©chĂ©s. Mais ce qui est engendrĂ© par lâEsprit est esprit, et vit en revenant Ă lâEsprit qui lâa engendrĂ©, aprĂšs lâavoir Ă©levĂ© Ă lâĂąge parfait. Le Royaume des Cieux ne sera habitĂ© que par des ĂȘtres parvenus Ă lâĂąge parfait de lâesprit. Ne tâĂ©tonne donc pas si je dis : â Il faut que vous naissiez Ă nouveau. â Ces disciples-ci ont su renaĂźtre. Le jeune a tuĂ© la chair et fait renaĂźtre son Ăąme en plaçant son moi sur le bĂ»cher de lâamour. Tout a Ă©tĂ© brĂ»lĂ© de ce qui Ă©tait matiĂšre. Des cendres surgit sa nouvelle fleur spirituelle, tel un merveilleux tournesol qui sait sâorienter vers le Soleil Ă©ternel. Le vieux a mis la hache dâune honnĂȘte mĂ©ditation aux pieds de sa vieille pensĂ©e, et a dĂ©racinĂ© le vieil arbre en laissant seulement le bourgeon de sa bonne volontĂ©, dâoĂč il a fait naĂźtre sa nouvelle façon de voir. Maintenant, il aime Dieu avec un esprit nouveau et il le voit.
116.9 Chacun a sa mĂ©thode pour parvenir au port. Nâimporte quel vent convient pour celui qui sait se servir de la voile. Vous entendez souffler le vent, et vous pouvez vous baser sur sa direction pour diriger la manoeuvre. Mais vous ne pouvez dire dâoĂč il vient, ni appeler celui quâil vous faut. LâEsprit aussi appelle, il arrive en appelant et il passe. Mais seul celui qui est attentif peut le suivre. Comme un fils connaĂźt la voix de son pĂšre, lâĂąme engendrĂ©e par lâEsprit connaĂźt sa voix.
NicodĂšme interroge JĂ©sus et le sujet de la rĂ©incarnation arrive peu aprĂšs. Le Christ dit que le secret de Jean et de Simon pour avancer dans la saintetĂ©, c'est qu'ils ont tout anĂ©anti d'eux-mĂȘmes. Ils ont su renaĂźtre avec un esprit nouveau.
EMV 116.8 · Tome 2, p. 271
A moins de renaĂźtre, on ne peut voir le Royaume de Dieu, ni croire en son Roi.
EMV 116.8 · Tome 2, p. 271
â Il nây a qu'une seule existence pour la chair sur la terre et une seule vie Ă©ternelle de lâĂąme au-delĂ .
EMV 116.9 · Tome 2, p. 273
Je suis venu pour sauver, pas pour perdre. Dieu nâa pas envoyĂ© son Fils unique dans le monde pour que ses habitants soient condamnĂ©s, mais pour que le monde soit sauvĂ© par lui.
EMV 116.9 · Tome 2, p. 273
Dans le monde, jâai trouvĂ© tous les pĂ©chĂ©s, toutes les hĂ©rĂ©sies, toutes les idolĂątries. Mais lâhirondelle qui vole rapidement au-dessus de la poussiĂšre peut-elle souiller son plumage ? Non. Elle nâapporte sur les tristes chemins de la terre quâune virgule dâazur, une odeur de ciel. Elle lance un appel pour secouer les hommes, pour Ă©lever leur regard au-dessus de la boue et leur faire suivre son vol qui revient vers le ciel. Il en est ainsi de moi. Je viens pour vous emmener avec moi. Venez !âŠ
Jésus dit :
EMV 116.10 · Tome 2, p. 274
Quant Ă ceux qui mâaiment et mettent en pratique les vĂ©ritĂ©s que jâenseigne, en naissant donc une seconde fois par une naissance plus rĂ©elle, je dis que, loin de craindre la lumiĂšre, ils sâen approchent, car cette lumiĂšre augmente celle par laquelle ils ont Ă©tĂ© primitivement Ă©clairĂ©s. Câest une gloire rĂ©ciproque qui rĂ©jouit Dieu en ses fils et eux Ă leur tour en leur PĂšre. Non, les fils de la lumiĂšre ne craignent pas dâĂȘtre illuminĂ©s. Au contraire, ils disent dans leur coeur et par leurs oeuvres : â Non pas moi : mais le PĂšre, le Fils, lâEsprit ont accompli le bien en moi. A eux gloire pour lâĂ©ternitĂ©. â Et, du haut du Ciel, lâĂ©ternel chant des Trois qui sâaiment dans leur parfaite unitĂ© rĂ©pond : â A toi, bĂ©nĂ©diction pour lâĂ©ternitĂ©, car tu es un vrai fils de notre volontĂ©. â Jean, rappelle-toi ces paroles pour le moment oĂč lâheure sera venue de les Ă©crire.
EMV 116.10 · Tome 2, p. 273
â Quel est mon nom, NicodĂšme ?
â JĂ©sus.
â Non. Sauveur. Je suis le Salut.
EMV 117 · Tome 2, p. 275-280
Jésus va à Béthanie suite à l'hostilité des pharisiens. Lazare lui donne alors les terres de la Belle-Eau. On découvre dans ce chapitre que le fils de Théophile est beaucoup intervenu dans le secret, en faveur de Jésus et de son ami Simon. Le Seigneur parle alors de la bonté spirituelle de son ami et promet que le PÚre lui réserve une grande récompense. Il parle de sa sanctification future au Ciel, et par extension des saints et des bienheureux qui s'y trouveront.