Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 114 · Tome 2, p. 248-256

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus va Ă  un banquet donnĂ© par Joseph d'Arimathie. Lazare, Gamaliel, FĂ©lix, Jean, Simon et Corneille (des pharisiens) sont prĂ©sents. JĂ©sus, de son cĂŽtĂ©, a pris Thomas et NicodĂšme avec lui. Les invitĂ©s parlent de Jean-Baptiste, dont la saintetĂ© est incontestable, et parlent du fait que les miracles ne prouvent pas forcĂ©ment la saintetĂ©. Ils dĂ©vient sur Aaron et MoĂŻse, en parlant notamment du pontificat et du grand-prĂȘtre, CaĂŻphe. JĂ©sus donne une dĂ©finition de ce qu'est un pontife, mais fĂąchĂ©, FĂ©lix s'en va. JĂ©sus demande alors Ă  Gamaliel s'il veut lui aussi un miracle, et ce dernier ne veut que le signe que l'Enfant lui a promis.

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EMV 114.2 · Tome 2, p. 249

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Je suis le Chemin, la Vie et la VĂ©ritĂ©. Celui qui m’aime et me suit trouvera en lui-mĂȘme le chemin sĂ»r, la vie bienheureuse et connaĂźtra Dieu ; car Dieu, qui est Amour et Justice, est de surcroĂźt la VĂ©ritĂ©.

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EMV 114.2 · Tome 2, p. 249

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

– Tu es une Ăąme qui cherche la vĂ©ritĂ©. La VĂ©ritĂ© ne te repousse donc pas.

– Tu es la VĂ©ritĂ© ?

– Je suis le Chemin, la Vie et la VĂ©ritĂ©. Celui qui m’aime et me suit trouvera en lui-mĂȘme le chemin sĂ»r, la vie bienheureuse et connaĂźtra Dieu ; car Dieu, qui est Amour et Justice, est de surcroĂźt la VĂ©ritĂ©.

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EMV 114.7 · Tome 2, p. 254

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’homme, c’est l’homme. La mission dĂ©passe l’homme. Mais l’homme, investi d’une mission, devient capable de l’accomplir au-delĂ  de ses possibilitĂ©s naturelles quand, par une vie sainte, il a Dieu pour ami.

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EMV 114.7 · Tome 2, p. 254

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’homme est l’éternel sauvage et l’éternel enfant. Il est frappĂ© par tout ce qui sort de l’ordinaire. Le miracle, c’est ça : une lumiĂšre que l’on agite devant des pupilles obscurcies, un bruit prĂšs des oreilles bouchĂ©es. Il rĂ©veille. Il appelle l’attention. Il fait reconnaĂźtre : “ Dieu est lĂ . ”

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EMV 115 · Tome 2, p. 257-262

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Jésus est dans le Temple de Jérusalem. Il prie. Mais survient Alexandre, le soldat romain qu'il a déjà rencontré. Son cheval a blessé un enfant et celui-ci est à l'agonie, alors, il vient chercher le Maßtre, car il est sûr que celui-ci peut sauver cet innocent. Sa venue fait scandale, parce qu'un païen dans le Temple, c'est trÚs grave aux yeux des pharisiens. Jésus va donc directement à sa rencontre et il guérit le petit. Les docteurs de la Loi lui reprochent alors toute l'agitation qu'il cause dans le lieu saint...

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EMV 115.1-3 · Tome 2, p. 257-260

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

115.1 Je vois l’intĂ©rieur du Temple. JĂ©sus et ses disciples se tiennent prĂšs du Temple proprement dit, Ă  savoir aux abords du Lieu saint oĂč seuls les prĂȘtres peuvent entrer. C’est une trĂšs belle cour Ă  laquelle on accĂšde par un atrium ; par un autre, encore plus richement dĂ©corĂ©, on passe Ă  la haute terrasse sur laquelle se trouve le cube du Saint.

C’est inutile ! J’aurais beau avoir vu mille fois et dĂ©crit deux mille fois le Temple, ma description de cet endroit somptueux, un vrai labyrinthe, sera toujours incomplĂšte, tant en raison de la complexitĂ© du lieu qu’à cause de mon ignorance des termes et de mon incapacitĂ© Ă  en Ă©tablir un plan...

A ce qu’il me semble, ils sont en priĂšre. Il y a beaucoup d’autres juifs, des hommes seulement, qui prient chacun pour son compte. C’est le soir prĂ©coce d’une sombre journĂ©e de novembre.

Un brouhaha dans lequel retentit la voix de stentor mais inquiĂšte d’un homme qui jure aussi en latin, se mĂȘle aux vocifĂ©rations stridentes et aiguĂ«s de juifs. Cela ressemble au tumulte d’une rixe et une femme crie sur un ton perçant :

« Ah ! Laissez-le aller. Il dit que lui, il le sauvera. »

Le recueillement de la somptueuse cour est rompu. Beaucoup de tĂȘtes se tournent vers l’endroit d’oĂč arrivent les voix. Judas, qui se trouve lĂ  avec les disciples, se retourne lui aussi. Sa haute taille lui permet de voir et il dit :

« C’est un soldat romain qui se dĂ©bat pour entrer ! Il viole, il a dĂ©jĂ  violĂ© le Lieu saint ! Quelle horreur ! »

Beaucoup lui font écho.

« Laissez-moi passer, chiens de juifs ! JĂ©sus est ici. Je le sais ! C’est lui que je veux ! Je n’ai que faire de vos pierres stupides. L’enfant meurt et lui, il le sauvera. Fichez-moi le camp, hyĂšnes hypocrites... »

Lorsque JĂ©sus comprend que c’est lui qu’on demande, il se dirige aussitĂŽt vers l’atrium sous lequel a lieu ce remue-mĂ©nage. A peine arrivĂ©, il s’écrie :

« Paix et respect Ă  ce lieu et Ă  l’heure de l’offrande.

– Oh ! JĂ©sus ! Salut ! Je suis Alexandre. Ecartez-vous, chiens ! »

Ce à quoi Jésus répond paisiblement :

« Oui, Ă©cartez-vous. Je conduirai ailleurs le paĂŻen qui ignore ce qu’est ce lieu pour nous. »

Le cercle se fend et Jésus rejoint le soldat dont la cuirasse est ensanglantée.

« Tu es blessĂ© ? Viens. On ne peut pas rester ici. » Et il le conduit plus loin en passant par l’autre cour.

« Ce n’est pas moi qui suis blessĂ©, c’est un enfant... Mon cheval, prĂšs de l’Antonia, m’a Ă©chappĂ© et l’a renversĂ©. Les sabots lui ont ouvert la tĂȘte. Procule a dit : “ Il n’y a plus rien Ă  faire ! ” Moi... ce n’est pas ma faute... mais c’est par moi que c’est arrivĂ© et sa mĂšre est dĂ©sespĂ©rĂ©e. Je t’avais vu passer... venir ici... J’ai dit : “ Le mĂ©decin n’y peut rien, mais lui, si. ” J’ai ajoutĂ© : “ Femme, viens. JĂ©sus le guĂ©rira. ” Ces idiots m’ont retenu... peut-ĂȘtre l’enfant est-il mort.

– OĂč est-il ? demande JĂ©sus.

– Sous ce portique, sur le sein de sa mĂšre, rĂ©pond le soldat que j’ai dĂ©jĂ  vu Ă  la Porte des Poissons.

– Allons-y. »

JĂ©sus hĂąte le pas, suivi des siens et d’un cortĂšge de gens.

115.2 Sur les marches, Ă  l’entrĂ©e du portique, adossĂ©e Ă  une colonne, se tient une femme dĂ©chirĂ©e par la douleur qui pleure sur son enfant mourant. Ce dernier a le teint terreux, les lĂšvres violacĂ©es Ă  demi ouvertes par le rĂąle caractĂ©ristique de ceux qui ont une blessure au cerveau. Une bande lui enserre la tĂȘte, rouge de sang sur la nuque et sur le front.

« Il a la tĂȘte ouverte, devant et derriĂšre. On voit le cerveau. C’est tendre, la tĂȘte Ă  cet Ăąge, et le cheval Ă©tait fort et venait d’ĂȘtre ferrĂ© » explique Alexandre.

JĂ©sus se tient auprĂšs de la femme qui, elle non plus, ne parle pas ; elle est Ă  l’agonie elle aussi, prĂšs de son fils mourant. Il lui pose la main sur la tĂȘte.

« Ne pleure pas, femme, dit Jésus avec toute la douceur dont il est empreint, une douceur infinie. Aie foi. Donne-moi ton petit. »

La femme le regarde, hĂ©bĂ©tĂ©e. La foule s’en prend aux Romains et plaint le mourant et sa mĂšre. Alexandre se dĂ©bat entre les sentiments de colĂšre que lui font Ă©prouver ces accusations injustes, de pitiĂ© et d’espoir.

JĂ©sus s’assied Ă  cĂŽtĂ© de la femme quand il se rend compte qu’elle ne peut plus faire un geste. Il se penche, prend dans ses longues mains la petite tĂȘte blessĂ©e, se penche encore davantage, s’ap­proche du minois de cire, souffle sur la petite bouche qui rĂąle... Un instant se passe. Puis il a un sourire que l’on voit Ă  peine Ă  travers les mĂšches de cheveux qui pendent sur le front. Il se redresse. L’enfant ouvre les yeux et essaie de s’asseoir. Sa mĂšre craint que ce ne soit son suprĂȘme effort et hurle en le tenant sur son coeur.

« Laisse-le aller, femme. Mon enfant, viens vers moi » dit JĂ©sus – toujours assis Ă  cĂŽtĂ© de la femme – en lui tendant les bras avec un sourire. RassurĂ©, l’enfant se jette dans ses bras. Il pleure non pas de douleur, mais sous l’effet de la peur que lui rappelle le souvenir de la scĂšne.

« Il n’y a plus de cheval. Il n’y en a plus, dit JĂ©sus pour le rassurer. Tout est fini. Ça te fait encore mal ici ?

– Non. Mais j’ai peur, j’ai peur !

– Tu le vois, femme, il n’y a plus que de la peur, mais elle est en train de passer. Apportez-moi de l’eau. Le sang et la bande l’impressionnent. Donne-moi l’une de tes pommes, Jean... Prends, mon petit. Mange. C’est bon... »

On apporte de l’eau. C’est mĂȘme le soldat Alexandre qui l’apporte, dans son casque. JĂ©sus s’apprĂȘte Ă  dĂ©tacher la bande.

Alexandre et la mĂšre disent :

« Non ! Il revient bien Ă  la vie... mais sa tĂȘte est ouverte ! »

Jésus sourit et enlÚve la bande. Un tour, deux, trois, huit tours. Il retire le linge ensanglanté. Du milieu du front à la nuque, à droite, il y a un seul caillot de sang encore mou dans les cheveux du bambin. Jésus trempe une bande et lave.

« Mais au-dessous il y a la blessure... si tu enlÚves le caillot, elle va se remettre à saigner » insiste Alexandre.

La mĂšre ferme les yeux pour ne pas voir.

JĂ©sus lave Ă  plusieurs reprises, jusqu’à ce que le caillot se dĂ©tache... voici les cheveux nettoyĂ©s. Ils sont humides, mais au-dessous il n’y a pas de blessure. Le front aussi est guĂ©ri. Il reste juste une petite marque rouge lĂ  oĂč la cicatrice s’est formĂ©e.

Les gens crient de stupeur. La femme ose regarder et, quand elle voit, elle ne se retient plus. Elle s’écroule sur JĂ©sus, l’embrasse en mĂȘme temps que son enfant, et pleure. JĂ©sus supporte cet Ă©panchement et cette pluie de larmes.

« Je te remercie, JĂ©sus, dit Alexandre. Je souffrais d’avoir tuĂ© cet innocent.

– Tu as fait preuve de bontĂ© et de confiance. Adieu, Alexandre. Retourne Ă  ton service. »

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