EMV 109.9 · Tome 2, p. 221
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Je veux seulement ĂȘtre aimĂ©.
Notes du thĂšme
EMV 109.9 · Tome 2, p. 221
Je veux seulement ĂȘtre aimĂ©.
EMV 109.14 · Tome 2, p. 225-226
« Souviens-toi de Publius Quintilianus de la lĂ©gion italique. Je suis Ă CĂ©sarĂ©e, mais maintenant, je vais Ă PtolĂ©maĂŻs. Ordre dâinspection.
â Tu ne tâopposes pas Ă moi.
â Moi ? Je suis lâennemi des mĂ©chants, jamais des bons. Et je voudrais ĂȘtre bon, moi aussi. Dis-moi : pour nous, hommes dâarmes, quelle doctrine prĂȘches-tu ?
â Il nây a quâune doctrine, la mĂȘme pour tous. Justice, honnĂȘtetĂ©, continence, pitiĂ©. Exercer son mĂ©tier sans abuser. MĂȘme dans la dure nĂ©cessitĂ© du mĂ©tier des armes, respecter lâhumanitĂ©. Et chercher Ă connaĂźtre la VĂ©ritĂ©, câest-Ă -dire Dieu, unique et Ă©ternel car, sans cette connaissance, tout acte est privĂ© de grĂące et donc de rĂ©compense Ă©ternelle.
â Mais, Ă ma mort, quâen sera-t-il du bien que jâai fait ?
â Celui qui vient au Dieu vrai retrouve ce bien dans lâautre vie.
â Je nais une seconde fois ? Je deviens tribun, ou mĂȘme empereur ?
â Non, tu deviens semblable Ă Dieu en tâunissant Ă son Ă©ternelle bĂ©atitude dans le Ciel.
â Comment ? Moi, dans lâOlympe, parmi les dieux ?
â Il nây a pas plusieurs dieux. Il nây a que le Dieu vrai, celui que je prĂȘche, celui qui tâentend et remarque ta bontĂ© et ton dĂ©sir de connaĂźtre le bien.
â Cela me plaĂźt ! Je ne savais pas que Dieu pouvait sâoccuper dâun pauvre soldat paĂŻen.
â Câest lui qui tâa créé, Publius, câest pourquoi il tâaime et te voudrait avec lui.
â Eh... pourquoi pas ? Mais... personne ne nous parle de Dieu... jamais...
â Je viendrai Ă CĂ©sarĂ©e et tu mâentendras.
â Oh oui ! Je viendrai tâĂ©couter. Nous voici Ă Nazareth. Je voudrais te rendre encore service. Mais si on me voit...
â Je descends et te bĂ©nis pour ta bontĂ©.
â Salut, MaĂźtre.
â Que le Seigneur se manifeste Ă vous, soldats. Adieu. »
EMV 109.15 · Tome 2, p. 226-227
« Dâici peu, tu pourras te reposer, Jonas » dit JĂ©sus pour le rĂ©conforter.
Jonas sourit. Il est de plus en plus calme Ă mesure que la soirĂ©e avance et quâil est sĂ»r dâĂȘtre loin de Doras.
Jean et son frĂšre courent en avant prĂ©venir Marie. Quand le petit cortĂšge arrive Ă Nazareth, presque dĂ©serte Ă la nuit tombante, Marie est dĂ©jĂ sur le seuil, en train dâattendre son Fils.
« MÚre, voici Jonas. Il va se réfugier dans ta douceur pour commencer à goûter son paradis. Tu es heureux, Jonas ?
â Heureux ! Heureux ! » murmure comme en une extase lâhomme Ă©puisĂ©.
On le porte dans la petite piĂšce oĂč est mort Joseph.
« Tu es sur le lit de mon pĂšre. Ma MĂšre est ici, et lĂ , câest moi. Tu vois ? Nazareth devient BethlĂ©em. A ton tour dâĂȘtre le petit JĂ©sus entre deux personnes qui tâaiment et vĂ©nĂšrent en toi le serviteur fidĂšle. Les anges, tu ne les vois pas, mais ils volent au-dessus de toi avec leurs ailes de lumiĂšre et ils chantent les paroles du psaume de la NativitĂ©... »
JĂ©sus fait couler sa douceur sur le pauvre Jonas qui sâaffaiblit dâinstant en instant. Il semble avoir rĂ©sistĂ© jusquâĂ ce moment pour mourir ici... mais il est heureux. Il sourit, cherche Ă baiser la main de JĂ©sus, celle de Marie, Ă parler, Ă parler... mais il est si Ă©puisĂ© que ses mots se brisent. Marie le rĂ©conforte comme une mĂšre. Et il rĂ©pĂšte : « Oui... oui », un sourire bienheureux sur son visage dĂ©charnĂ©.
A la porte du jardin, les disciples observent en silence, profondément émus.
« Dieu a exaucĂ© ton long dĂ©sir. LâĂ©toile de ta longue nuit est devenue lâĂ©toile de ton matin Ă©ternel. Tu connais son nom, dit JĂ©sus.
â Câest le tien, JĂ©sus ! Oh, JĂ©sus ! Les anges... Qui est-ce qui me chante lâhymne angĂ©lique ? Mon Ăąme lâentend... mais mon oreille aussi voudrait lâĂ©couter... Qui, pour me faire mâendormir dans la joie... Jâai tellement sommeil ! Jâai supportĂ© tant de choses ! J'ai tant pleurĂ© ! J'ai reçu tant dâinsultes... Doras... Je lui pardonne... mais je ne veux pas entendre sa voix et je lâentends... Câest comme la voix de Satan prĂšs de moi qui vais mourir. Qui me couvrira cette voix par les paroles venues du Paradis ? »
Marie, sur le mĂȘme air que sa berceuse, chante doucement :
« Gloire à Dieu, au plus haut des Cieux et paix aux hommes ici-bas. »
Elle le rĂ©pĂšte deux ou trois fois parce quâelle voit que Jonas se calme en lâentendant.
« Doras ne parle plus, dit-il aprĂšs quelque temps. Les anges seulement... Il y avait un bĂ©bĂ©... dans une mangeoire... entre un boeuf et un Ăąne... et câĂ©tait le Messie... Je lâai adorĂ©... et avec lui il y avait Joseph et Marie... »
La voix sâĂ©teint en un bref gargouillis et le silence lui succĂšde.
« Paix au Ciel Ă lâhomme de bonne volontĂ© ! Il est mort. Nous le mettrons dans notre pauvre tombeau. Il mĂ©rite dâattendre la rĂ©surrection des morts auprĂšs de ce juste quâĂ©tait mon pĂšre » dit JĂ©sus.
PrĂ©venue par je ne sais qui, Marie, femme dâAlphĂ©e, arrive. Sur ce, la vision sâarrĂȘte.
Jésus est parti chercher Jonas. Celui-ci est trop faible pour marcher et est porté sur un lit de fortune. Ils vont à Nazareth et le Christ ne s'occupe que de son ami.
EMV 110 · Tome 2, p. 227-233
Jésus est prÚs du lac de Méron. Pierre se dit qu'ils n'arriveront jamais à Jérusalem à temps, car ils ont guéri un homme blessé et créé la joie dans une famille, mais Jésus le rassure et lui dit de ne jamais faire passer l'amour avant les actes de piété. Pierre a été touché par l'acte de Publius Quintilianus et Jésus lui demande s'il serait intéressé par les Romains. Juste aprÚs, la pluie tombe et ils se réfugient chez Jacob de Méron, qui est trÚs pauvre et qui a plein de souci. Mais il accueille le groupe apostolique et Jésus le bénit pour sa miséricorde. Il parle ensuite de la volonté divine qui est sa nourriture.
EMV 110.2 · Tome 2, p. 228
Il vaut mieux obĂ©ir Ă Dieu en faisant le bien que dâassister Ă une cĂ©rĂ©monie extĂ©rieure.
EMV 110.2 · Tome 2, p. 228
Ne confondez jamais la foi avec les actes extérieurs.
EMV 110.2 · Tome 2, p. 228
Je te garde avec moi pour te rendre sage.
Jésus dit :
EMV 110.2 · Tome 2, p. 228
Il ne faut jamais critiquer.
EMV 110.3 · Tome 2, p. 230
En vĂ©ritĂ© je vous le dis : ĂȘtre toute la vie esclave, lĂ©preux, mendiant, est un bonheur royal en comparaison dâune heure, dâune seule heure de punition divine.
EMV 110.5 · Tome 2, p. 232
Il faut sâaimer entre hommes, en donnant chacun ce quâil peut.