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Confort de lecture

EMV 106.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Venez Ă  la LumiĂšre qui s’est levĂ©e. DĂ©pouillez-vous de vos passions, afin d’avoir l’agilitĂ© nĂ©cessaire pour suivre le Christ. Ayez la bonne volontĂ© de croire, de devenir meilleurs, de vouloir le salut, et le salut vous sera procurĂ©. Il est entre mes mains, mais je ne le donne qu’à ceux qui font preuve de la bonne volontĂ© de le possĂ©der, car ce serait une offense Ă  la grĂące que de le donner Ă  ceux qui dĂ©sirent continuer Ă  servir Mammon.

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EMV 106.5-7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

106.5 Je vois un petit groupe de maisons, un hameau, dirions-nous aujourd’hui. Il est plus Ă©levĂ© que Nazareth, que l’on aperçoit en contrebas Ă  quelques kilomĂštres. C’est une toute petite bourgade bien misĂ©rable.

Assis sur un muret prĂšs d’une cabane, JĂ©sus parle avec Marie. Peut-ĂȘtre est-ce une maison amie, ou du moins hospitaliĂšre, suivant les lois de l’hospitalitĂ© orientale. JĂ©sus s’y est rĂ©fugiĂ©, aprĂšs avoir Ă©tĂ© chassĂ© de Nazareth, pour attendre les apĂŽtres qui s’étaient sĂ»rement Ă©parpillĂ©s dans le voisinage, pendant que JĂ©sus se trouvait prĂšs de sa MĂšre.

Seuls les trois apĂŽtres et cousins l’accompagnent. Ils sont rassemblĂ©s dans la cuisine et discutent avec une femme plutĂŽt ĂągĂ©e que Jude appelle « mĂšre ». Je comprends donc qu’il s’agit de Marie, femme de Clopas, en qui je reconnais celle qui accompagnait

Marie la trÚs sainte aux noces de Cana. Ses fils et elle se sont certainement retirés là pour laisser à Jésus et à sa MÚre toute liberté de converser à leur guise.

106.6 Marie est affligĂ©e. Elle a Ă©tĂ© informĂ©e de l’incident de la synagogue et elle en est meurtrie. JĂ©sus la console. Marie supplie son Fils de rester loin de Nazareth, oĂč tous sont mal disposĂ©s Ă  son Ă©gard, mĂȘme les autres personnes de sa parentĂ© qui voient en lui un fou qui cherche Ă  susciter brouilles et disputes. Mais JĂ©sus fait un geste en souriant. Il semble dire : « Ici ou ailleurs, cela se vaut. Laisse tomber ! » Mais Marie insiste.

Il répond alors :

« Maman, si le Fils de l’homme devait aller uniquement lĂ  oĂč on l’aime, il devrait tourner le dos Ă  cette terre et retourner au Ciel. J’ai partout des ennemis. Car on hait la VĂ©ritĂ© et moi je suis la VĂ©ritĂ©. Mais je ne suis pas venu pour trouver un amour facile. Je suis venu faire la volontĂ© du PĂšre et racheter l’homme. L’amour, tu l’es, Maman. Tu es mon amour qui compense pour moi tout le reste. Toi et ce petit troupeau qui chaque jour s’accroĂźt de quelque brebis que j’arrache au loup des passions et que j’amĂšne au bercail de Dieu. Pour le reste, c’est mon devoir. Je suis venu accomplir ce devoir, et je dois l’accomplir jusqu’à me briser contre les pierres de leurs coeurs rĂ©fractaires au bien. Et mĂȘme, ce n’est que lorsque je serai tombĂ©, baignant de mon sang ces coeurs, que je les attendrirai en y imprimant mon Signe qui efface celui de l’Ennemi. Maman, c’est pour cela que je suis descendu du Ciel. Je ne puis qu’en dĂ©sirer l’accomplissement.

– Oh, mon Fils ! Mon Fils ! »

Marie a la voix dĂ©chirĂ©e. JĂ©sus la caresse. Je remarque que, en plus du voile, Marie a aussi son manteau sur la tĂȘte. Elle est plus que jamais voilĂ©e, comme une prĂȘtresse.

106.7 « Je vais m’absenter quelque temps, pour te faire plaisir. Quand je serai dans le voisinage, je te ferai prĂ©venir.

– Envoie Jean. Il me semble un peu te voir quand je le vois. Sa mĂšre aussi est pleine d’égards pour moi et pour toi. Elle espĂšre, il est vrai, une place privilĂ©giĂ©e pour ses fils. C’est une femme et une maman, JĂ©sus. Il faut l’excuser. Elle t’en parlera Ă  toi aussi. Mais elle t’est sincĂšrement dĂ©vouĂ©e. Quand elle sera libĂ©rĂ©e de l’humanitĂ© qui fermente en elle et chez ses fils, comme chez les autres, comme chez tous, mon Fils, elle deviendra une femme de grande foi. Il est douloureux de constater que tous attendent de toi quelque bienfait humain, un bienfait qui, mĂȘme s’il n’est pas humain, est Ă©goĂŻste. Mais le pĂ©chĂ© est en eux, avec sa concupiscence. Elle n’est pas encore venue, l’heure bĂ©nie et tellement redoutable oĂč tu effaceras le PĂ©chĂ©, bien que l’amour de Dieu et de l’homme me la fasse dĂ©sirer. Ah, cette heure ! Comme le coeur de ta Maman tremble devant cette heure ! Que vont-ils te faire, mon Fils RĂ©dempteur dont les prophĂštes prĂ©disent un tel martyre ?

– N’y pense pas, Maman. Cette heure venue, Dieu t’aidera. Dieu nous aidera, toi et moi. Ensuite, ce sera la paix. Je te le dis, encore une fois. Maintenant, va. La nuit va tomber et le chemin est long. Je te bĂ©nis. »

Détail

JĂ©sus vient d'ĂȘtre chassĂ© de Nazareth (Évangile de Luc 4).

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EMV 106.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Maman, si le Fils de l’homme devait aller uniquement lĂ  oĂč on l’aime, il devrait tourner le dos Ă  cette terre et retourner au Ciel. J’ai partout des ennemis. Car on hait la VĂ©ritĂ© et moi je suis la VĂ©ritĂ©. Mais je ne suis pas venu pour trouver un amour facile. Je suis venu faire la volontĂ© du PĂšre et racheter l’homme. L’amour, tu l’es, Maman. Tu es mon amour qui compense pour moi tout le reste. Toi et ce petit troupeau qui chaque jour s’accroĂźt de quelque brebis que j’arrache au loup des passions et que j’amĂšne au bercail de Dieu. Pour le reste, c’est mon devoir. Je suis venu accomplir ce devoir, et je dois l’accomplir jusqu’à me briser contre les pierres de leurs coeurs rĂ©fractaires au bien. Et mĂȘme, ce n’est que lorsque je serai tombĂ©, baignant de mon sang ces coeurs, que je les attendrirai en y imprimant mon Signe qui efface celui de l’Ennemi. Maman, c’est pour cela que je suis descendu du Ciel. Je ne puis qu’en dĂ©sirer l’accomplissement.

Détail

Jésus s'adresse à sa MÚre et dit :

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EMV 106.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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106.7 « Je vais m’absenter quelque temps, pour te faire plaisir. Quand je serai dans le voisinage, je te ferai prĂ©venir.

– Envoie Jean. Il me semble un peu te voir quand je le vois.

Détail

Jésus a été chassé de Nazareth et il dit à Marie :

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EMV 106.8-13 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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106.8 Jésus dit :

« Petit Jean, nous avons beaucoup de travail aujourd’hui. Mais nous avons un jour de retard et il est impossible d’aller lentement. Je t’en ai donnĂ© la force nĂ©cessaire, aujourd’hui.

Je t’ai accordĂ© ces quatre contemplations pour pouvoir te parler des douleurs de Marie et des miennes, qui prĂ©parent la Passion. J’aurais dĂ» t’en parler hier, samedi, le jour dĂ©diĂ© Ă  ma MĂšre. Mais j’ai eu pitiĂ©. Nous reprenons donc aujourd’hui le temps perdu. AprĂšs les douleurs que je t’ai fait connaĂźtre, Marie a encore subi les suivantes, et moi avec elle.

106.9 Mon regard avait lu dans le coeur de Judas. Nul ne doit penser que la sagesse de Dieu n’a pas Ă©tĂ© capable de comprendre ce coeur. Mais, comme je l’ai dit Ă  ma MĂšre, il Ă©tait nĂ©cessaire. Malheur Ă  lui d’avoir Ă©tĂ© le traĂźtre ! Mais il fallait un traĂźtre. Plein de duplicitĂ©, rusĂ©, avide, assoiffĂ© de luxure, voleur, mais aussi plus intelligent et plus cultivĂ© que la plupart, il avait su s’imposer Ă  tous. Audacieux, il m’aplanissait les voies les plus difficiles. Plus que tout, il aimait se distinguer et faire ressortir sa place de confiance auprĂšs de moi. S’il Ă©tait serviable, ce n’était pas par instinct de charitĂ©, mais uniquement parce que, selon votre expression, il “ faisait la mouche du coche. ” Cela lui permettait de tenir la bourse et d’approcher les femmes. Deux choses qu’il aimait d’une façon effrĂ©nĂ©e, sans parler de son goĂ»t pour les honneurs.

Ce serpent ne pouvait que faire horreur Ă  la femme pure, humble, dĂ©tachĂ©e des richesses terrestres qu’était ma MĂšre. Moi-mĂȘme, j’éprouvais du dĂ©goĂ»t. Le PĂšre, l’Esprit et moi sommes seuls Ă  savoir combien il m’a fallu me dĂ©passer pour pouvoir supporter sa prĂ©sence. Mais je te l’expliquerai une autre fois.

106.10 De mĂȘme, je n’ignorais pas l’hostilitĂ© des prĂȘtres, des pharisiens, des scribes et des sadducĂ©ens. C’étaient des renards rusĂ©s qui cherchaient Ă  me pousser dans leur taniĂšre pour me dĂ©chirer. Ils Ă©taient assoiffĂ©s de mon sang. Ils essayaient de me tendre des piĂšges partout pour me capturer, pour avoir un motif d’accusation, pour se dĂ©barrasser de moi. Ce piĂšge a durĂ© longtemps, trois ans durant, et ils ne se sont apaisĂ©s que lorsqu’ils m’ont su mort. Ce soir-lĂ , ils ont dormi heureux. La voix de leur accusateur s’était Ă©teinte Ă  jamais. Du moins le croyaient-ils. Mais non : elle n’était pas Ă©teinte. Elle ne le sera jamais, elle tonne au contraire et maudit leurs semblables d’aujourd’hui. Quelles douleurs ma MĂšre n’eut-elle pas Ă  subir Ă  cause d’eux ! Et moi, je ne saurais oublier ces douleurs.

106.11 Que la foule soit changeante, voilĂ  qui n’est guĂšre nouveau. C’est la bĂȘte sauvage qui lĂšche la main du dompteur si elle est armĂ©e d’un fouet ou si elle offre Ă  sa faim un morceau de viande. Mais il suffit que le dompteur tombe et ne puisse plus se servir du fouet, ou bien qu’il n’ait plus de proie pour la rassasier, pour qu’elle se prĂ©cipite et le dĂ©chire. Il suffit de dire la vĂ©ritĂ© et d’ĂȘtre bon pour ĂȘtre haĂŻ par la foule, une fois le premier moment d’enthousiasme passĂ©. La vĂ©ritĂ© est reproche et avertissement. La bontĂ© prive du fouet et fait en sorte que ceux qui ne sont pas bons n’aient plus Ă  craindre. D’oĂč les : “ Crucifie-le ! ” aprĂšs les “ Hosannas ! ” Ma vie de MaĂźtre est remplie de ces deux cris. Et le dernier fut : “ Crucifie-le ! ” Le hosanna est l’haleine que reprend le chanteur pour avoir le souffle nĂ©cessaire pour monter haut. Le soir du vendredi saint, Marie a rĂ©entendu tous ces hosannas menteurs devenus hurlements de mort pour son Enfant, et elle en fut transpercĂ©e. Cela aussi, je ne l’oublie pas. 106.12 L’humanitĂ© des apĂŽtres ! Qu’elle est lourde ! Pour les Ă©lever au Ciel, je soulevais des masses que leur poids entraĂźnait vers la terre. MĂȘme ceux qui n’imaginaient pas devenir des ministres d’un roi terrestre comme Judas Iscariote, ceux qui ne pensaient pas comme lui Ă  monter sur le trĂŽne Ă  ma place si besoin Ă©tait, avaient nĂ©anmoins soif de gloire. Un jour est venu oĂč mĂȘme mon Jean et son frĂšre dĂ©sirĂšrent cette gloire qui, jusque dans le domaine des rĂ©alitĂ©s cĂ©lestes, vous Ă©blouit comme un mirage. Ce n’est pas seulement le saint dĂ©sir du paradis que je veux que vous ayez, ni le dĂ©sir humain que votre saintetĂ© soit reconnue. Pour un peu d’amour donnĂ© Ă  Celui auquel je vous ai dit que vous devez vous donner tout entier, c’est aussi une aviditĂ© de changeur, d’usurier, qui vous incite Ă  prĂ©tendre Ă  une place Ă  ma droite au Ciel.

Non, mes enfants, non. Il faut d’abord savoir boire toute la coupe que j’ai bue. EntiĂšrement : y compris sa charitĂ© tĂ©moignĂ©e en rĂ©ponse Ă  la haine, sa chastetĂ© en rĂ©ponse aux voix de la sensualitĂ©, son hĂ©roĂŻcitĂ© dans les Ă©preuves, son sacrifice par amour pour Dieu et pour ses frĂšres. Puis, quand vous aurez rempli intĂ©gralement votre devoir, dites encore : “ Nous sommes des serviteurs inutiles ” et attendez que mon PĂšre – qui est aussi le vĂŽtre –, vous accorde, par bontĂ©, une place dans son Royaume. Comme tu m’as vu ĂȘtre dĂ©pouillĂ© de mes vĂȘtements au PrĂ©toire, il convient de se dĂ©pouiller de tout ce qui est humain et de ne garder que cet indispensable qui est respect envers ce don de Dieu qu’est la vie et envers les frĂšres auxquels nous pouvons ĂȘtre plus utiles du Ciel que sur la terre, puis laisser Dieu vous revĂȘtir de l’étole immortelle purifiĂ©e dans le sang de l’Agneau.

106.13 Je t’ai montrĂ© les douleurs qui prĂ©parent Ă  la Passion. Je t’en montrerai d’autres. Bien que ce soient toujours des douleurs, il a Ă©tĂ© reposant pour ton Ăąme de les contempler. Maintenant, en voilĂ  assez. Sois en paix. »

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EMV 106.12 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ce n’est pas seulement le saint dĂ©sir du paradis que je veux que vous ayez, ni le dĂ©sir humain que votre saintetĂ© soit reconnue. Pour un peu d’amour donnĂ© Ă  Celui auquel je vous ai dit que vous devez vous donner tout entier, c’est aussi une aviditĂ© de changeur, d’usurier, qui vous incite Ă  prĂ©tendre Ă  une place Ă  ma droite au Ciel.

Non, mes enfants, non. Il faut d’abord savoir boire toute la coupe que j’ai bue. EntiĂšrement : y compris sa charitĂ© tĂ©moignĂ©e en rĂ©ponse Ă  la haine, sa chastetĂ© en rĂ©ponse aux voix de la sensualitĂ©, son hĂ©roĂŻcitĂ© dans les Ă©preuves, son sacrifice par amour pour Dieu et pour ses frĂšres. Puis, quand vous aurez rempli intĂ©gralement votre devoir, dites encore : “ Nous sommes des serviteurs inutiles ” et attendez que mon PĂšre – qui est aussi le vĂŽtre –, vous accorde, par bontĂ©, une place dans son Royaume. Comme tu m’as vu ĂȘtre dĂ©pouillĂ© de mes vĂȘtements au PrĂ©toire, il convient de se dĂ©pouiller de tout ce qui est humain et de ne garder que cet indispensable qui est respect envers ce don de Dieu qu’est la vie et envers les frĂšres auxquels nous pouvons ĂȘtre plus utiles du Ciel que sur la terre, puis laisser Dieu vous revĂȘtir de l’étole immortelle purifiĂ©e dans le sang de l’Agneau."

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EMV 107 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Jésus arrive à la maison de Jeanne de Kouza. Elle et son mari viennent l'accueillir, et le Seigneur demande à ce que sa MÚre puisse venir ici aussi avec sa belle-soeur, Marie d'Alphée. L'intendant et son épouse accepte.

La vision se dédouble et Maria voit le départ de la Vierge et de Marie de Cléophas. Jonathas est venu leur apporter un char pour faciliter leur voyage. Elles remettent la clé à Alphée, fils de Sarah, qui se benge de l'incrédulité des Nazaréens, en soulignant le respect que lui montre le serviteur du Tétrarque (Kouza est en effet à son service).

Enfin, les deux Marie arrivent et la MÚre du Christ échange quelques mots avec Jeanne. Elle souffre de voir que le monde n'aime pas son Fils...

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EMV 107.1-3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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107.1 Je vois Jésus se diriger vers la maison de Jeanne, femme de Kouza. Quand le portier reconnaßt celui qui arrive, il pousse un tel cri de joie que toute la maison est en rumeur. Jésus entre, souriant, bénissant.

Jeanne accourt du jardin tout en fleurs et se prĂ©cipite pour baiser les pieds du MaĂźtre. Kouza arrive aussi. Il commence par s’incliner profondĂ©ment, puis embrasse le bord du vĂȘtement de JĂ©sus.

Kouza est un bel homme, d’environ quarante ans, pas trĂšs grand, mais bien bĂąti, avec une chevelure noire qui commence Ă  avoir aux tempes quelques fils d’argent. Il a les yeux vifs et foncĂ©s, un teint pĂąle et une barbe carrĂ©e, noire, bien entretenue.

Jeanne est plus grande que son mari. De sa prĂ©cĂ©dente maladie, elle ne garde qu’une maigreur prononcĂ©e, toutefois moins squelettique qu’auparavant. On dirait un palmier Ă©lancĂ© et flexible que termine une tĂȘte gracieuse aux yeux profonds, noirs et trĂšs doux. Sa chevelure touffue, noir jais, est soigneusement peignĂ©e. Son front lisse et dĂ©gagĂ© paraĂźt encore plus blanc sous cette sombre couleur. La teinte naturellement rouge de sa petite bouche bien dessinĂ©e se dĂ©tache sur des joues d’une pĂąleur dĂ©licate, comme les pĂ©tales de certains camĂ©lias. C’est une trĂšs belle femme... et c’est elle qui, au Calvaire, remet la bourse Ă  Longinus. A ce moment-lĂ , elle sera en larmes, bouleversĂ©e et toute voilĂ©e. Aujourd’hui, elle sourit et a la tĂȘte dĂ©couverte. Mais c’est bien elle.

« A quoi dois-je la joie de t’avoir pour hĂŽte ? demande Kouza.

– A mon besoin d’une halte pour attendre ma MĂšre. Je viens de Nazareth... et je dois faire venir ma MĂšre avec moi pour quelque temps. J’irai Ă  CapharnaĂŒm avec elle.

– Pourquoi pas chez moi ? Je n’en suis pas digne, mais... dit Jeanne.

– Tu en es bien digne, mais ma MĂšre est accompagnĂ©e de sa belle-soeur, veuve depuis quelques jours.

– La maison est assez grande pour accueillir plus d’une personne. Tu m’as donnĂ© tant de joie qu’elle t’est entiĂšrement ouverte. Ordonne, Seigneur, toi qui as Ă©loignĂ© la mort de cette demeure et lui as rendu ma rose fleurie et Ă©panouie » dit Kouza pour appuyer la demande de sa femme.

Il doit beaucoup l’aimer. Je m’en rends compte à son regard.

« Je ne l’ordonne pas, mais j’accepte. Ma MĂšre est fatiguĂ©e et a beaucoup souffert ces derniers temps. Elle craint pour moi, et je veux lui montrer que certains m’aiment.

– Oh ! Alors amĂšne-lĂ  ici. Je l’aimerai comme sa fille et sa servante » s’écrie Jeanne.

Jésus accepte.

Kouza sort aussitÎt pour donner des ordres en conséquence. La vision se dédouble. Jésus reste dans le splendide jardin de Kouza occupé à parler avec lui et sa femme.

107.2 Pendant ce temps, je suis et vois l’arrivĂ©e du char confortable et rapide avec lequel Jonathas est allĂ© chercher Marie Ă  Nazareth.

Naturellement, cet Ă©vĂ©nement met la ville en Ă©moi. Quand Marie et sa belle-soeur, saluĂ©es avec le respect dĂ» Ă  deux reines par Jonathas, montent sur le char aprĂšs avoir confiĂ© les clĂ©s de la maison Ă  AlphĂ©e, fils de Sarah, l’émoi augmente. Le char s’éloigne, pendant qu’AlphĂ©e se venge de l’animositĂ© affichĂ©e contre JĂ©sus Ă  la synagogue en disant :

« Les Samaritains sont meilleurs que nous ! Vous voyez comment un serviteur d’HĂ©rode respecte la MĂšre de JĂ©sus ?... Mais nous ! J’ai honte d’ĂȘtre nazarĂ©en. »

Il se produit une véritable rixe entre les deux partis. Il y en a qui abandonnent le parti hostile pour aller vers Alphée et lui poser mille questions.

« Mais certainement ! RĂ©pond AlphĂ©e. HĂŽtes de la maison du Procurateur. Vous avez entendu ce qu’a dit son intendant : “ Mon maĂźtre te supplie d’honorer sa maison. ” Honorer, vous comprenez ? Or il s’agit du riche et puissant Kouza, et sa femme est une princesse royale. Honorer ! Et nous, ou plutĂŽt vous, vous lui avez lancĂ© des pierres. Quelle honte ! »

Les Nazaréens ne répliquent pas et Alphée parle avec plus de force.

« Bien sĂ»r, quand on l’a, lui, on a tout ! On peut se passer d’appui humain. Mais vous paraĂźt-il inutile d’avoir Kouza pour ami ? Vous paraĂźt-il avantageux qu’il nous mĂ©prise ? C’est le Procurateur du TĂ©trarque, le savez-vous ? Ça vous paraĂźt peu de chose ? Agissez, agissez comme des Samaritains envers le Christ ! Vous vous attirerez la haine des grands. Et alors... ah, alors je veux vous y voir ! Sans aide du Ciel ni de la terre ! ImbĂ©ciles ! MĂ©chants ! IncrĂ©dules ! »

La grĂȘle des injures et des reproches continue pendant que les NazarĂ©ens s’en vont, tout penauds comme des chiens déçus. AlphĂ©e reste seul comme un archange vengeur Ă  l’entrĂ©e de la maison de Marie...

107.3 ... La soirée est déjà bien avancée lorsque le char de Jonathas arrive, par la route splendide qui longe le lac, tiré par de robustes chevaux au trot. Les serviteurs de Kouza, qui sont déjà en sentinelle à la porte, avertissent et accourent avec des lampes qui augmentent la lumiÚre du clair de lune.

Jeanne et Kouza accourent. JĂ©sus aussi apparaĂźt en souriant et, derriĂšre eux, le groupe des apĂŽtres. Quand Marie descend, Jeanne se prosterne jusqu’à terre et salue :

« Louange à la Fleur de la souche royale. Louange et bénédiction à la MÚre du Verbe Sauveur. »

Kouza fait une inclination plus profonde que celles qu’il a jamais pu faire Ă  la cour devant HĂ©rode et dit :

« Bénie soit cette heure qui te conduit vers moi. Bénie sois-tu, MÚre de Jésus. »

Marie rĂ©pond, d’une voix douce et humble :

« Bénis soient notre Sauveur et les hommes bons qui aiment mon Fils. »

Ils entrent tous dans la maison, accueillis avec les plus grandes marques de respect.

Jeanne tient Marie par la main et lui sourit en disant :

« Tu me permettras de te servir, n’est-ce pas ?

– Pas moi, lui. Sers-le et aime-le toujours. Et tu m’auras dĂ©jĂ  tout donnĂ©. Le monde ne l’aime pas... C’est ma souffrance.

– Je le sais. Pourquoi cette indiffĂ©rence d’une partie du monde, pendant que d’autres donneraient leur vie pour lui ?

– Parce qu’il est signe de contradiction pour beaucoup, parce qu’il est le feu qui purifie le mĂ©tal. L’or se purifie. Les scories tombent au fond et on les jette. Cela me fut dit alors qu’il Ă©tait encore tout petit... Et, jour aprĂšs jour, la prophĂ©tie se rĂ©alise...

– Ne pleure pas, Marie. Nous l’aimerons et le dĂ©fendrons » dit Jeanne pour la rĂ©conforter.

Mais Marie continue Ă  verser des larmes silencieuses que Jeanne est seule Ă  voir dans le coin Ă  demi obscur oĂč elles sont assises.

Tout prend fin.

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EMV 107.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Quand on l’a, lui, on a tout !

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Quelqu'un parle de Jésus.

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EMV 107.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Jeanne tient Marie par la main et lui sourit en disant :

« Tu me permettras de te servir, n’est-ce pas ?

– Pas moi, lui. Sers-le et aime-le toujours. Et tu m’auras dĂ©jĂ  tout donnĂ©.

Détail

Jeanne de Kouza demande Ă  Marie :

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