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Confort de lecture

EMV 105.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

LĂ  oĂč se trouvent incrĂ©dulitĂ© et haine, je ne peux rien. C’est pour cela que je vous dis : ne haĂŻssez plus vos frĂšres.

Détail

C'est Jésus qui parle.

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EMV 105.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

– Tu guĂ©ris les mourants, mais, lui, tu ne l’as pas guĂ©ri, dit Joseph avec ĂąpretĂ©.

– Il ne croyait pas en moi.

– C’est vrai, Joseph, reconnaüt son frùre Simon.

– Il ne croyait pas et n’abandonnait pas sa rancune. LĂ  oĂč se trouvent incrĂ©dulitĂ© et haine, je ne peux rien. C’est pour cela que je vous dis : ne haĂŻssez plus vos frĂšres.

Détail

Alphée, l'oncle de Jésus, est mort et l'un de ses fils l'accuse. Il fait notamment référence à Jeanne de Kouza, qui était mourante dans l'EMV 102.

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EMV 105.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Je ne vous parle pas de moi et je ne vous demande rien pour moi. Je suis dans le monde, mais je n’appartiens pas au monde. Celui qui vit en moi me dĂ©dommage de tout ce que le monde me refuse. Je souffre dans mon humanitĂ©, mais j’élĂšve mon Ăąme au-delĂ  de la terre et je jubile dans les rĂ©alitĂ©s cĂ©lestes. Mais eux !... Ne manquez pas Ă  la loi de l’amour et du sang. Aimez-vous.

Détail

Paroles de Jésus à ses cousins Simon et Joseph, qui ont de la rancune contre lui, surtout Joseph. Il ne leur demande pas des faveurs, mais il parle en faveur de Jude et Jacques d'Alphée, leurs frÚres.

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EMV 105.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Lente conversion de Simon, le cousin de Jésus

105.6 Jésus dit :

« Vous placerez ici la troisiÚme et la quatriÚme vision que tu as eues le 13 février 1944.

Comme tu le vois, Simon, moins butĂ©, s’est soumis Ă  la justice, sinon complĂštement, du moins en partie avec une sainte promptitude. Il n’est pas devenu tout de suite mon disciple et encore moins un apĂŽtre, comme tu l’as appelĂ© par ignorance il y a un an de cela, mais il fut du moins un spectateur neutre aprĂšs cette rencontre Ă  l’occasion de la mort d’AlphĂ©e. Il fut aussi le protecteur de sa mĂšre et de la mienne, au moment oĂč un homme devait les protĂ©ger et les dĂ©fendre contre les sarcasmes des gens. Pas assez courageux pour s’imposer Ă  ceux qui me traitaient de “ fou ”, il Ă©tait encore beaucoup trop homme, au point de rougir un peu de moi, et de s’inquiĂ©ter des dangers que risquait toute la famille Ă  cause de mon apostolat contraire aux sectes. Mais il Ă©tait dĂ©jĂ  sur la bonne voie. AprĂšs le Sacrifice, il sut y marcher d’un pas de plus en plus assurĂ©, jusqu’à me confesser par le martyre. La grĂące opĂšre tantĂŽt comme un coup de tonnerre, tantĂŽt lentement. Mais elle agit toujours lĂ  oĂč se trouve la volontĂ© d’ĂȘtre juste.

Va en paix. Sois en paix au milieu de tes souffrances. Voici que commence le temps de prĂ©paration Ă  la fĂȘte de PĂąques et tu portes la croix pour moi. Je te bĂ©nis, Maria de la Croix de JĂ©sus. »

Détail

Dictée de Jésus sur Simon et Joseph d'Alphée. La leçon a été donnée suite à la visite de Jésus chez ses cousins, aprÚs la mort de son oncle.

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EMV 105.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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La grĂące opĂšre tantĂŽt comme un coup de tonnerre, tantĂŽt lentement. Mais elle agit toujours lĂ  oĂč se trouve la volontĂ© d’ĂȘtre juste.

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EMV 106 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus est Ă  la synagogue de Nazareth. Il prĂȘche ce qui est dans l'Évangile, Ă  savoir que le Seigneur l'a envoyĂ© et que cette aujourd'hui que s'accomplit cette parole. Lisant dans les coeurs, il voit que Nazareth aimerait une faveur spĂ©ciale, mais par Ă©goĂŻsme, pas par vrai Ă©lan de conversion. Alors il dit que nul prophĂšte n'est bien reçu dans son pays et Nazareth le chasse. Il rejoint plus tard sa MĂšre dans un petit hameau et lui dit qu'il s'Ă©loignera quelque temps, pour lui faire plaisir. Ils parlent aussi du Sacrifice qu'il devra accomplir.

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EMV 106.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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JĂ©sus se prĂ©sente comme « celui qui apporte la Bonne Nouvelle, la loi d’amour qui remplace l’ancienne rigueur par la misĂ©ricorde, afin qu’obtiennent le salut tous ceux dont la faute d’Adam rend l’ñme malade et, par contrecoup, la chair, car le pĂ©chĂ© engendre le vice, et le vice la maladie, mĂȘme physique. Et aussi pour que tous ceux que l’Esprit du mal retient prisonniers obtiennent leur libĂ©ration. Je suis venu pour rompre ces chaĂźnes et rouvrir le chemin du Ciel, pour donner la lumiĂšre aux Ăąmes aveuglĂ©es et l’ouĂŻe aux Ăąmes sourdes. Le temps de la grĂące du Seigneur est venu. Elle est parmi vous, c’est elle qui vous parle. Les patriarches ont dĂ©sirĂ© voir ce jour, dont la voix du TrĂšs-Haut a proclamĂ© l’existence et dont les prophĂštes ont prĂ©dit le temps. »

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EMV 106.2-4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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106.2 Je me trouve de nouveau dans la synagogue de Nazareth. Cette fois, le rabbin fait la lecture. J’entends sa voix monotone et nasillarde, mais je ne comprends pas les paroles qu’il prononce dans une langue qui m’est inconnue.

Dans la foule se trouve aussi JĂ©sus en compagnie de ses cousins apĂŽtres et d’autres qui sont certainement eux aussi des parents, mais que je ne connais pas.

AprĂšs la lecture, le rabbin tourne les yeux vers la foule, comme en une muette invitation. JĂ©sus s’avance et demande Ă  tenir la rĂ©union aujourd’hui.

Je l’entends lire de sa belle voix le passage d’IsaĂŻe citĂ© par l’Evangile : « L’esprit du Seigneur est sur moi. » Et j’entends le commentaire qu’il en fait en se prĂ©sentant comme « celui qui apporte la Bonne Nouvelle, la loi d’amour qui remplace l’ancienne rigueur par la misĂ©ricorde, afin qu’obtiennent le salut tous ceux dont la faute d’Adam rend l’ñme malade et, par contrecoup, la chair, car le pĂ©chĂ© engendre le vice, et le vice la maladie, mĂȘme physique. Et aussi pour que tous ceux que l’Esprit du mal retient prisonniers obtiennent leur libĂ©ration. Je suis venu pour rompre ces chaĂźnes et rouvrir le chemin du Ciel, pour donner la lumiĂšre aux Ăąmes aveuglĂ©es et l’ouĂŻe aux Ăąmes sourdes. Le temps de la grĂące du Seigneur est venu. Elle est parmi vous, c’est elle qui vous parle. Les patriarches ont dĂ©sirĂ© voir ce jour, dont la voix du TrĂšs-Haut a proclamĂ© l’existence et dont les prophĂštes ont prĂ©dit le temps. Et dĂ©jĂ , portĂ©e Ă  leur connaissance par un ministĂšre surnaturel, ils savent que l’aube de ce jour s’est levĂ©e et que leur entrĂ©e au paradis est proche dĂ©sormais. Elle exulte, l’ñme des saints auxquels il ne manque que ma bĂ©nĂ©diction pour ĂȘtre citoyens du Ciel. Vous le voyez. Venez Ă  la LumiĂšre qui s’est levĂ©e. DĂ©pouillez-vous de vos passions, afin d’avoir l’agilitĂ© nĂ©cessaire pour suivre le Christ. Ayez la bonne volontĂ© de croire, de devenir meilleurs, de vouloir le salut, et le salut vous sera procurĂ©. Il est entre mes mains, mais je ne le donne qu’à ceux qui font preuve de la bonne volontĂ© de le possĂ©der, car ce serait une offense Ă  la grĂące que de le donner Ă  ceux qui dĂ©sirent continuer Ă  servir Mammon. »

106.3 Un murmure s’élĂšve dans la synagogue.

JĂ©sus tourne les yeux vers l’assistance. Il lit sur les visages et dans les coeurs et continue :

« Je comprends votre pensĂ©e. Parce que je suis de Nazareth, vous voudriez une faveur spĂ©ciale, un privilĂšge. Mais cela, c’est par Ă©goĂŻsme de votre part et non par la puissance de votre foi. Aussi, je vous dis qu’en vĂ©ritĂ© aucun prophĂšte n’est bien reçu dans sa patrie. D’autres rĂ©gions m’ont accueilli et m’accueilleront avec une plus grande foi, mĂȘme certains dont le nom est pour vous un scandale. J’y trouverai une moisson de disciples, alors que je ne puis rien faire sur cette terre-ci, parce qu’elle m’est fermĂ©e et hostile. Mais je vous rappelle Elie et ElisĂ©e. Le premier trouva la foi chez une femme phĂ©nicienne et le second chez un Syrien. Ils purent donc accomplir un miracle en faveur de l’un et de l’autre. Les gens qui mouraient de faim en IsraĂ«l n’eurent pas de pain et les lĂ©preux pas de purification, parce qu’il n’y avait pas dans leurs coeurs de bonne volontĂ©, cette perle fine que le prophĂšte avait dĂ©couverte ailleurs. C’est ce qui vous arrivera, Ă  vous aussi qui ĂȘtes hostiles et incrĂ©dules Ă  l’égard de la Parole de Dieu. »

106.4 La foule s’agite, lance des imprĂ©cations, tente de mettre la main sur JĂ©sus, mais ses apĂŽtres et cousins Jude, Jacques et Simon le dĂ©fendent. Furieux, les NazarĂ©ens chassent alors JĂ©sus de la ville. Ils le poursuivent avec des menaces – pas seulement verbales – jusqu’au sommet de la colline. Alors JĂ©sus se retourne, les immobilise de son regard magnĂ©tique, passe indemne au milieu d’eux et disparaĂźt en gravissant un sentier de la colline.

Annotation

Luc 4, 16-30 : Il vint Ă  Nazareth, oĂč il avait Ă©tĂ© Ă©levĂ©. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophĂšte IsaĂŻe. Il ouvrit le livre et trouva le passage oĂč il est Ă©crit : L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacrĂ© par l’onction. Il m’a envoyĂ© porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libĂ©ration, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en libertĂ© les opprimĂ©s, annoncer une annĂ©e favorable accordĂ©e par le Seigneur. JĂ©sus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixĂ©s sur lui. Alors il se mit Ă  leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. » Tous lui rendaient tĂ©moignage et s’étonnaient des paroles de grĂące qui sortaient de sa bouche.

Ils se disaient : « N’est-ce pas lĂ  le fils de Joseph ? » Mais il leur dit : « SĂ»rement vous allez me citer le dicton : “MĂ©decin, guĂ©ris-toi toi-mĂȘme”, et me dire : “Nous avons appris tout ce qui s’est passĂ© Ă  CapharnaĂŒm ; fais donc de mĂȘme ici dans ton lieu d’origine !” » Puis il ajouta : « Amen, je vous le dis : aucun prophĂšte ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vĂ©ritĂ©, je vous le dis : Au temps du prophĂšte Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en IsraĂ«l ; pourtant Élie ne fut envoyĂ© vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve Ă©trangĂšre. Au temps du prophĂšte ÉlisĂ©e, il y avait beaucoup de lĂ©preux en IsraĂ«l ; et aucun d’eux n’a Ă©tĂ© purifiĂ©, mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levĂšrent, poussĂšrent JĂ©sus hors de la ville, et le menĂšrent jusqu’à un escarpement de la colline oĂč leur ville est construite, pour le prĂ©cipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

IsaĂŻe 61, 1-3 : L'esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacrĂ© par l'onction. Il m'a envoyĂ© annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guĂ©rir ceux qui ont le coeur brisĂ©, annoncer aux captifs la dĂ©livrance, aux prisonniers leur libĂ©ration, proclamer une annĂ©e de bienfaits accordĂ©e par le Seigneur, et un jour de vengeance pour notre Dieu, consoler tous ceux qui sont en deuil, ceux qui sont en deuil dans Sion, mettre le diadĂšme sur leur tĂȘte au lieu de la cendre, l'huile de joie au lieu du deuil, un habit de fĂȘte au lieu d'un esprit abattu."

1 R 17 : Le prophĂšte Élie, de TishbĂ© en Galaad, dit au roi Acab : « Par le Seigneur qui est vivant, par le Dieu d’IsraĂ«l dont je suis le serviteur, pendant plusieurs annĂ©es il n’y aura pas de rosĂ©e ni de pluie, Ă  moins que j’en donne l’ordre. » La parole du Seigneur lui fut adressĂ©e : « Va-t’en d’ici, dirige-toi vers l’est, et cache-toi prĂšs du torrent de KĂ©rith, qui se jette dans le Jourdain. Tu boiras au torrent, et j’ordonne aux corbeaux de t’apporter ta nourriture. » Le prophĂšte fit ce que le Seigneur lui avait dit, et alla s’établir prĂšs du torrent de KĂ©rith, qui se jette dans le Jourdain.

Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande, matin et soir, et le prophĂšte buvait au torrent. Au bout d’un certain temps, il ne tombait plus une goutte de pluie dans tout le pays, et le torrent oĂč buvait le prophĂšte finit par ĂȘtre Ă  sec. Alors la parole du Seigneur lui fut adressĂ©e : « LĂšve-toi, va Ă  Sarepta, dans le pays de Sidon ; tu y habiteras ; il y a lĂ  une veuve que j’ai chargĂ©e de te nourrir. » Le prophĂšte Élie partit pour Sarepta, et il parvint Ă  l’entrĂ©e de la ville. Une veuve ramassait du bois ; il l’appela et lui dit : « Veux-tu me puiser, avec ta cruche, un peu d’eau pour que je boive ? » Elle alla en puiser. Il lui dit encore : « Apporte-moi aussi un morceau de pain. » Elle rĂ©pondit : « Je le jure par la vie du Seigneur ton Dieu : je n’ai pas de pain. J’ai seulement, dans une jarre, une poignĂ©e de farine, et un peu d’huile dans un vase. Je ramasse deux morceaux de bois, je rentre prĂ©parer pour moi et pour mon fils ce qui nous reste. Nous le mangerons, et puis nous mourrons. »

Élie lui dit alors : « N’aie pas peur, va, fais ce que tu as dit. Mais d’abord cuis-moi une petite galette et apporte-la moi ; ensuite tu en feras pour toi et ton fils. Car ainsi parle le Seigneur, Dieu d’IsraĂ«l : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra, jusqu’au jour oĂč le Seigneur donnera la pluie pour arroser la terre. » La femme alla faire ce qu’Élie lui avait demandĂ©, et pendant longtemps, le prophĂšte, elle-mĂȘme et son fils eurent Ă  manger. Et la jarre de farine ne s’épuisa pas, et le vase d’huile ne se vida pas, ainsi que le Seigneur l’avait annoncĂ© par l’intermĂ©diaire d’Élie.

AprĂšs cela, le fils de la femme chez qui habitait Élie tomba malade ; le mal fut si violent que l’enfant expira. Alors la femme dit Ă  Élie : « Que me veux-tu, homme de Dieu ? Tu es venu chez moi pour rappeler mes fautes et faire mourir mon fils ! » Élie rĂ©pondit : « Donne-moi ton fils ! » Il le prit des bras de sa mĂšre, le porta dans sa chambre en haut de la maison et l’étendit sur son lit. Puis il invoqua le Seigneur : « Seigneur, mon Dieu, cette veuve chez qui je loge, lui veux-tu du mal jusqu’à faire mourir son fils ? » Par trois fois, il s’étendit sur l’enfant en invoquant le Seigneur : « Seigneur, mon Dieu, je t’en supplie, rends la vie Ă  cet enfant ! »

Le Seigneur entendit la priĂšre d’Élie ; le souffle de l’enfant revint en lui : il Ă©tait vivant ! Élie prit alors l’enfant, de sa chambre il le descendit dans la maison, le remit Ă  sa mĂšre et dit : « Regarde, ton fils est vivant ! » La femme lui rĂ©pondit : « Maintenant je sais que tu es un homme de Dieu, et que, dans ta bouche, la parole du Seigneur est vĂ©ridique. »

2 R 5 : Naaman, gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e du roi d’Aram, Ă©tait un homme de grande valeur et hautement estimĂ© par son maĂźtre, car c’est par lui que le Seigneur avait donnĂ© la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier Ă©tait lĂ©preux. Des AramĂ©ens, au cours d’une expĂ©dition en terre d’IsraĂ«l, avaient fait prisonniĂšre une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit Ă  sa maĂźtresse : « Ah ! si mon maĂźtre s’adressait au prophĂšte qui est Ă  Samarie, celui-ci le dĂ©livrerait de sa lĂšpre. » Naaman alla auprĂšs du roi et lui dit : « VoilĂ  ce que la jeune fille d’IsraĂ«l a dĂ©clarĂ©. » Le roi d’Aram lui rĂ©pondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’IsraĂ«l. »

Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille piĂšces d’or et dix vĂȘtements de fĂȘte. Il remit la lettre au roi d’IsraĂ«l. Celle-ci portait : « En mĂȘme temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le dĂ©livres de sa lĂšpre. » Quand le roi d’IsraĂ«l lut ce message, il dĂ©chira ses vĂȘtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maĂźtre de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le dĂ©livre de sa lĂšpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand ÉlisĂ©e, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’IsraĂ«l avait dĂ©chirĂ© ses vĂȘtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu dĂ©chirĂ© tes vĂȘtements ? Que cet homme vienne Ă  moi, et il saura qu’il y a un prophĂšte en IsraĂ«l. »

Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrĂȘta Ă  la porte de la maison d’ÉlisĂ©e. ÉlisĂ©e envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifiĂ©. » Naaman se mit en colĂšre et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : SĂ»rement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guĂ©rira ma lĂšpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’IsraĂ«l ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifiĂ© ? » Il tourna bride et partit en colĂšre. Mais ses serviteurs s’approchĂšrent pour lui dire : « PĂšre ! Si le prophĂšte t’avait ordonnĂ© quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifiĂ©.” »

Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obĂ©ir Ă  la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable Ă  celle d’un petit enfant : il Ă©tait purifiĂ© ! Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se prĂ©senta devant lui et dĂ©clara : « DĂ©sormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’IsraĂ«l ! Je t’en prie, accepte un prĂ©sent de ton serviteur. » Mais ÉlisĂ©e rĂ©pondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n’accepterai rien. » Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa.

Naaman dit alors : « Puisque c’est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice Ă  d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’IsraĂ«l. Mais que le Seigneur pardonne Ă  ton serviteur le geste que voici : lorsque mon maĂźtre entre dans le temple de Rimmone pour s’y prosterner, et qu’il s’appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans le temple de Rimmone. Daigne le Seigneur pardonner ce geste Ă  ton serviteur. » ÉlisĂ©e lui dit : « Va en paix. » Et Naaman s’éloigna. Il Ă©tait Ă  une certaine distance quand GuĂ©hazi, serviteur d’ÉlisĂ©e, l’homme de Dieu, se dit : « Voici que mon maĂźtre a mĂ©nagĂ© Naaman, cet AramĂ©en, en n’acceptant pas de sa main ce qu’il avait apportĂ©. Par le Seigneur qui est vivant, je vais courir derriĂšre lui, et j’obtiendrai de lui quelque chose. »

GuĂ©hazi s’élança derriĂšre Naaman. Celui-ci le vit courir derriĂšre lui et descendit de son char pour aller Ă  sa rencontre. Il lui dit : « Tout va bien ? » L’autre rĂ©pondit : « Tout va bien ! Mon maĂźtre m’a envoyĂ© te dire ceci : “À l’instant, voici qu’arrivent auprĂšs de moi deux jeunes gens venant de la montagne d’ÉphraĂŻm, de chez les frĂšres-prophĂštes. Donne pour eux, je te prie, un lingot d’argent et deux vĂȘtements de fĂȘte.” »

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