Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 104.6.8 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

104.6 Voilà qu’arrive le berger Joseph, tout couvert de poussiùre comme aprùs une longue marche.

« Toi ? Comment cela se fait-il ? demande JĂ©sus aprĂšs l’avoir embrassĂ© pour le saluer.

– J’ai des lettres pour toi. Ta MĂšre me les a donnĂ©es. L’une vient d’elle. Les voici. »

Joseph prĂ©sente trois petits rouleaux d’une espĂšce de fin parchemin, attachĂ©s par un ruban. Le plus volumineux a aussi un sceau pour le fermer. Un autre est seulement nouĂ©. Le troisiĂšme a un sceau brisĂ©.

« Voilà celui de ta MÚre » dit Joseph en indiquant celui qui a un noeud.

JĂ©sus le dĂ©roule et le lit, tout bas d’abord, puis Ă  haute voix.

« “ A mon Fils aimĂ©, paix et bĂ©nĂ©diction. Il m’est arrivĂ©, Ă  la premiĂšre heure des calendes de la lune d’Ellul, un messager de BĂ©thanie. C’était le berger Isaac auquel j’ai donnĂ© un baiser de paix et de rĂ©confort en ton nom et pour lui prouver ma reconnaissance. Il m’a apportĂ© ces deux lettres que je t’envoie, me disant verbalement que ton ami Lazare de BĂ©thanie te prie de condescendre Ă  sa priĂšre. JĂ©sus bien aimĂ©, mon Fils bĂ©ni et mon Seigneur, je voudrais moi aussi te demander deux choses : la premiĂšre de te rappeler que tu m’as promis d’appeler ta pauvre Maman pour l’instruire dans ta Parole ; la seconde de ne pas venir Ă  Nazareth sans m’en avoir d’abord parlĂ©. ” »

JĂ©sus arrĂȘte brusquement, se lĂšve, et va se placer entre Jacques et Jude. Il les serre Ă©troitement dans ses bras et termine en rĂ©pĂ©tant par coeur ces mots :

« “ AlphĂ©e est retournĂ© dans le sein d’Abraham Ă  la derniĂšre pleine lune, et grand a Ă©tĂ© le deuil de la citĂ©... ” »

Les deux fils pleurent sur la poitrine de Jésus. Il termine :

« “ A sa derniĂšre heure, il aurait voulu t’avoir auprĂšs de lui, mais tu Ă©tais loin. C’est pourtant un rĂ©confort pour Marie qui voit en cela l’assurance du pardon de Dieu, ce qui doit donner la paix mĂȘme Ă  mes neveux. ” Vous entendez ? C’est Elle qui le dit, et elle sait de quoi elle parle.

– Donne-moi la lettre, supplie Jacques.

– Non, cela te ferait du mal.

– Pourquoi ? Que peut-elle dire de plus pĂ©nible que la mort d’un pĂšre ?

– Qu’il nous a maudits, soupire Jude.

– Non, non pas cela, assure JĂ©sus.

– Tu dis cela... pour ne pas nous affliger. Mais c’est la vĂ©ritĂ©.

– Lis, alors. »

Jude lit :

« “ JĂ©sus, je te prie – et Marie t’en prie elle aussi – de ne pas venir Ă  Nazareth avant la fin du deuil. L’affection des NazarĂ©ens pour AlphĂ©e les rend injustes envers toi, et ta MĂšre en pleure. Notre bon ami AlphĂ©e, fils de Sarah, me console et calme le pays. Il y a eu beaucoup de bruit au sujet du rĂ©cit d’Aser et d’IsmaĂ«l pour la femme de Kouza. Mais Nazareth est maintenant une mer agitĂ©e par des vents contraires. Je te bĂ©nis, mon Fils, et je te demande pour mon Ăąme paix et bĂ©nĂ©diction. Paix Ă  mes neveux. Maman. ” »

Les apÎtres font des commentaires et réconfortent les deux frÚres en pleurs. (...) [Jésus] est trÚs soucieux, pensif. Il ne sort de sa méditation que pour dire :

« Donnez à dßner à Joseph, puis allons nous reposer. Je vais préparer une réponse pour Lazare... Isaac est encore à Nazareth ?

– Il m’attend.

– Nous nous y rendrons tous.

– Oh non ! Ta MĂšre dit... »

Tous sont en émoi.

« Silence. C’est ma volontĂ©. Ma MĂšre laisse parler son coeur aimant. Moi, je juge avec ma raison. Je prĂ©fĂšre effectuer cette dĂ©marche pendant que Judas n’est pas lĂ , et tendre une main amie Ă  mes cousins Simon et Joseph, pleurer avec eux avant la fin du deuil. Puis nous reviendrons Ă  CapharnaĂŒm, Ă  GĂ©nĂ©sareth, sur le lac en somme, pour attendre la fin de la lune de Tisri. Nous prendrons les Marie avec nous. Votre mĂšre a besoin d’amour, nous lui en donnerons. Et la mienne a besoin de paix. Je suis sa paix.

– Tu crois qu’à Nazareth... demande Pierre.

– Je ne crois rien.

– Ah bien ! Parce que, s’ils devaient lui faire du mal ou la faire souffrir !... Ils auraient Ă  faire avec moi ! » dit Pierre tout Ă©bouriffĂ©.

JĂ©sus lui fait une caresse, mais il est pensif ; je dirais mĂȘme qu’il est triste. Puis il va s’asseoir entre Jude et Jacques et les tient dans ses bras pour les consoler.

Les autres parlent doucement pour ne pas troubler leur douleur.

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EMV 104.8 · Tome 3, p. 131-132

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Citation

Veillez Ă  ce que cela ne tourne pas mal pour vous. Quand on est en trĂšs bonne condition physique, on n’est pas Ă  l’abri des contagions, mais on les surmonte facilement. Si, au contraire, on est dĂ©jĂ  malade et par consĂ©quent affaibli, on pĂ©rit presque certainement par toute nouvelle infection, et si l’on survit on est plus malade que la premiĂšre fois, car on n’a pas dans le sang la force de dĂ©truire complĂštement les germes infectieux. C’est la mĂȘme chose pour la partie supĂ©rieure de l’homme. Si quelqu’un est moralement et spirituellement sain et fort, croyez bien qu’il n’est pas exempt de la tentation, mais le mal ne s’enracine pas en lui.

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EMV 105 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Jésus arrive à Nazareth, aprÚs la mort d'Alphée. Il y reçoit un mauvais accueil. Le Christ ne veut pas qu'on aille prévenir sa MÚre et va directement à la maison de son oncle. Il y trouve l'hostilité de Simon et de Joseph d'Alphée, mais l'aßné, Simon est plus juste. Joseph, à l'inverse, est bien plus buté et ne veut pas pardonner le Seigneur. Jésus assure néanmoins qu'Alphée est mort dans la paix.

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EMV 105.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

105.1 Le soir descend sous un crĂ©puscule rougeoyant qui, tel un feu qui s’éteint, devient toujours plus sombre jusqu’à prendre une couleur rubis violet. Une teinte splendide, rare, colore le couchant et s’estompe lentement jusqu’à s’évanouir dans le cobalt sombre du ciel, lĂ  oĂč l’orient s’avance de plus en plus avec ses Ă©toiles et le croissant de la lune qui arrive dĂ©jĂ  Ă  son second quartier. Les agriculteurs se hĂątent de regagner leurs logis, oĂč les foyers allumĂ©s rĂ©pandent dans l’air des volutes de fumĂ©e au-dessus des basses maisons de Nazareth.

JĂ©sus va arriver en ville et, contrairement Ă  ce que les autres dĂ©sireraient, il veut que personne n’aille prĂ©venir sa MĂšre.

« Il n’arrivera rien. Pourquoi l’inquiĂ©ter d’avance ? » dit-il.

Le voici dĂ©jĂ  au milieu des maisons. Ici un salut, lĂ  des chuchotements dans son dos, quelque grossier haussement d’épaules ou encore une porte qui claque quand passe le groupe des apĂŽtres...

La mimique de Pierre est un vrai poĂšme, mais les autres aussi sont un peu inquiets. Les fils d’AlphĂ©e ressemblent Ă  deux condamnĂ©s. Ils avancent, tĂȘte basse, aux cĂŽtĂ©s de JĂ©sus, mais en observant tout, et de temps Ă  autre ils Ă©changent des regards effrayĂ©s, pleins d’apprĂ©hension pour JĂ©sus. Mais lui, comme si de rien n’était, rĂ©pond aux salutations avec son amabilitĂ© coutumiĂšre et se penche pour caresser les enfants qui, dans leur simplicitĂ©, ne prennent pas parti pour celui-ci ou celui-lĂ , et sont des amis indĂ©fectibles de leur JĂ©sus, toujours si affectueux avec eux.

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EMV 105.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

105.2 Isaac, chargĂ© de brocs, arrive de la fontaine. Il voit JĂ©sus, pose les brocs et s’écrie :

« Oh ! Mon Seigneur ! » en courant à sa rencontre. « Ta MÚre vient de rentrer chez elle. Elle était chez sa belle-soeur. Mais... as-tu reçu la lettre ? demande-t-il.

– C’est pour cela que je suis ici. Ne dis rien Ă  Maman pour l’instant. Je vais d’abord Ă  la maison d’AlphĂ©e. »

Prudent, Isaac dit simplement : « Je t’obĂ©irai », puis il prend ses amphores et rentre chez lui.

Détail

Jésus revient à Nazareth aprÚs la mort de son oncle, Alphée.

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EMV 105.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Ne m’a-t-il pas cherchĂ© ? C’est toi qui l’as dit.

– Je l’ai dit. C’est vrai. Il voulait JĂ©sus, et il disait : “ Qu’au moins mon Ăąme ne meure pas. Lui, il peut le faire. Je l’ai repoussĂ© et il ne viendra plus. Ah ! Mourir sans JĂ©sus ! Quelle horreur ! Pourquoi l’ai-je chassĂ© ? ” Oui, il disait cela et il ajoutait : “ Il m’a demandĂ© tant de fois : ‘ Dois-je m’en aller ? ’ et je l’ai renvoyĂ©... Maintenant, il ne vient plus. ” Il dĂ©sirait ta prĂ©sence, il la dĂ©sirait vraiment. Ta MĂšre a envoyĂ© quelqu’un te chercher, mais ils ne t’ont pas trouvĂ© Ă  CapharnaĂŒm et il a beaucoup pleurĂ©. En rassemblant ses derniĂšres forces, il a pris la main de ta MĂšre et l’a voulue auprĂšs de lui. Il ne parlait que difficilement, mais il disait : “ La MĂšre, c’est un peu le Fils. Je tiens la main de la MĂšre pour avoir quelque chose de lui, car j’ai peur de la mort. ” Mon pauvre pĂšre ! »

Détail

Jésus parle de la mort d'Alphée, son oncle.

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