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Confort de lecture

EMV 95.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

95.6 – Oh ! Viens, JĂ©sus. Viens sauver son corps et son Ăąme. Viens... Pour trouver d’autres motifs d’accusation, ils disent mĂȘme que tu as enlevĂ© deux fils Ă  un pĂšre qui va mourir et ils le colportent dans Nazareth. Comprends-tu ? Ils disent aussi : “ Il fait partout des miracles, mais, dans sa propre maison, il ne sait pas en accomplir ! ” Moi, je te dĂ©fends en disant : “ Que peut-il faire, puisque vous l’avez chassĂ© par vos reproches, et puisque vous ne croyez pas ? ” Alors ils s’en prennent Ă  moi.

– Tu as raison de dire : “ puisque vous ne croyez pas ”. Comment puis-je en faire lĂ  oĂč l'on ne croit pas ?

– Oh, tu peux tout ! Je crois pour tous ! Viens. Fais un miracle... pour ta pauvre tante...

– Je ne le puis. »

JĂ©sus est profondĂ©ment attristĂ© de le dire. Debout, serrant contre sa poitrine la tĂȘte de Marie en larmes, il semble avouer son impuissance Ă  la nature sereine, il semble en faire le tĂ©moin de sa peine d’en ĂȘtre empĂȘchĂ© par un dĂ©cret Ă©ternel.

La femme pleure plus fort.

« Ecoute, Marie. Sois raisonnable. Je te jure que, si je le pouvais, s’il Ă©tait bien de le faire, je le ferais. J’arracherais au PĂšre cette grĂące pour toi, pour ma MĂšre, pour Jude et Jacques et aussi, oui, aussi pour AlphĂ©e, Joseph et Simon. Mais cela m’est impossible. Actuellement, tu souffres trop et tu ne peux comprendre la justice de mon impuissance. Je t’en parle, mais tu ne la comprendras tout de mĂȘme pas.

Détail

Marie d'Alphée parle de son mari qui est mourant, et de Joseph et Simon d'Alphée, ses deux fils, qui accusent le Christ d'avoir emmené avec lui Jude et Jacques d'Alphée.

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EMV 95.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

(...) Il n’est pas de rĂšgle que la famille oĂč vit un saint soit prĂ©servĂ©e des inĂ©vitables malheurs de la vie. S’il en Ă©tait ainsi, je devrais rester Ă©ternellement sur la terre, et pourtant je mourrai, bientĂŽt, et Marie, ma sainte MĂšre, ne pourra m’arracher Ă  la mort. Je ne le puis. Mais voilĂ  ce qui m’est possible – et je vais le faire. »

JĂ©sus s’est assis et serre contre son Ă©paule la tĂȘte de sa parente.

« Je vais faire ceci : en raison de ta souffrance, je te promets la paix pour ton AlphĂ©e, je t’assure que tu n’en seras pas sĂ©parĂ©e. Je te donne ma parole que notre famille sera rĂ©unie au Ciel, rassemblĂ©e pour toujours. Tant que je vivrai, et mĂȘme aprĂšs, je dĂ©verserai toujours dans le coeur de ma chĂšre tante tant de paix, tant de force que je ferai d’elle un apĂŽtre auprĂšs de bien des pauvres femmes qu’il te sera plus facile d’approcher, toi qui es femme. Tu seras pour moi une amie bien-aimĂ©e en ce temps d’évangĂ©lisation. La mort – ne pleure pas ! – la mort d’AlphĂ©e te dĂ©livre de tes devoirs d’épouse et t’élĂšve aux devoirs plus sublimes d’un mystique sacerdoce fĂ©minin, si nĂ©cessaire prĂšs de l’autel de la grande Victime et aux yeux de bien des paĂŻens dont l’ñme sera plus touchĂ©e par le saint hĂ©roĂŻsme des femmes disciples que par celui des hommes. Ton nom, ma chĂšre tante, sera comme une flamme dans le ciel chrĂ©tien... Ne pleure plus. Va en paix. Sois forte, rĂ©signĂ©e, sainte ! Ma MĂšre... a Ă©tĂ© veuve avant toi... Elle te rĂ©confortera comme elle sait le faire. Viens ! Je ne veux pas que tu repartes seule sous ce soleil ; Pierre t’accompagnera en barque jusqu’au Jourdain et de lĂ  Ă  Nazareth avec un Ăąne. Sois bonne.

Détail

Jésus console sa tante, qui voit son, mari mourir.

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EMV 96 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus prĂȘche Ă  BethsaĂŻde, en compagnie d'habitants de CapharnaĂŒm. Il leur dĂ©clare que les puissants feront tout en oeuvre pour accuser le Christ et les dĂ©tourner du Messie. Puis, il parle de la Belle de ChorazeĂŻn qu'il a guĂ©rie, et il affirme qu'il recommencera Ă  aller vers les pĂ©cheurs car il est le Sauveur. Il insiste Ă©galement Ă  ce que les femmes de Bethsašide pardonne ses adultĂšres et les pĂ©chĂ©s qu'elle a commis par le passĂ©. Il ne veut pas qu'elles soient des tigresses, mais des douces brebis. Il parle un instant du repentir profond de la Belle, puis du baptĂȘme et de l'hypocrisie de certains.

Le sujet Ă©tant clos, JĂ©sus parle des co-rĂ©dempteurs et du fait que les anges eux-mĂȘmes ne peuvent souffrir. Il souligne que c'est une glorieuse destinĂ©e de souffrir, et que les hommes surpassent les anges en cela. Enfin, il insiste sur la puretĂ©, notamment celle du regard et de l'oeil (l'oeil est la lampe du corps). Puis, il Ă©voque le mariage, ainsi que la chastetĂ© et la virginitĂ© dans le couple, Ă©galement. Le discours se termine lĂ . Il va manger Ă  la maison de Philippe et Matthieu a tout Ă©coutĂ© discrĂštement.

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EMV 96.1-5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

96.1 JĂ©sus est Ă  BethsaĂŻde. Il parle debout sur la barque qui l’a amenĂ© et qui est comme Ă©chouĂ©e sur la rive, attachĂ©e Ă  un pieu d’un petit mĂŽle rudimentaire. Beaucoup de gens sont assis en demi-cercle sur le sable pour l’écouter. JĂ©sus vient de commencer son discours.

« ... et je vois que vous m’aimez bien, vous les habitants de CapharnaĂŒm, vous qui m’avez suivi, en laissant de cĂŽtĂ© le commerce et votre confort pour Ă©couter mon enseignement. Je sais aussi que, plus que les pertes ainsi occasionnĂ©es qui lĂšsent votre bourse, votre dĂ©marche suscite des railleries Ă  votre encontre et peut mĂȘme vous causer un dommage social. Je sais bien que Simon, Elie, Urie et Joachim sont contre moi. OpposĂ©s aujourd’hui, demain ennemis. Mais je ne trompe personne, et je ne veux pas vous tromper, vous, mes fidĂšles amis. C’est pourquoi je vous dis que pour me nuire, pour me faire souffrir, pour triompher de moi en m’isolant, les puissants de CapharnaĂŒm mettront en oeuvre tous les moyens... : insinuations aussi bien que menaces, dĂ©rision et calomnies. L’Ennemi commun se servira de tout pour arracher des Ăąmes au Christ et s’en faire une proie. Je vous le dis : celui qui persĂ©vĂ©rera sera sauvĂ© ; mais aussi : celui qui prĂ©fĂšre sa vie et son bien-ĂȘtre Ă  son salut Ă©ternel est libre de partir, de me quitter, de s’occuper de sa petite existence et d’un bien-ĂȘtre passager. Moi, je ne retiens personne.

96.2 L’homme est un ĂȘtre libre. Je suis venu l’amener Ă  une toujours plus grande libĂ©ration, du pĂ©chĂ© en ce qui concerne son Ăąme, et des chaĂźnes d’une religion dĂ©formĂ©e, oppressive, qui Ă©touffe, sous des flots de dĂ©tails, de verbiage, de prescriptions, la vraie parole de Dieu qui est nette, brĂšve, claire, facile, sainte, parfaite. Ma venue passe les consciences au crible. Je rassemble mon grain sur l’aire, je le bats par la doctrine du sacrifice et je le passe au tamis de sa propre volontĂ©. La balle, le sorgho, la vesce, l’ivraie s’envoleront, lĂ©gĂšres et inutiles, puis retomberont, lourdes et nuisibles, et les oiseaux s’en nourriront. Dans mon grenier n’entrera que le grain choisi, pur, rĂ©sistant, excellent. Ce grain, ce sont les saints.

Un dĂ©fi sĂ©culaire a eu lieu entre l’Eternel et Satan. Satan, bouffi d’orgueil Ă  la suite de sa premiĂšre victoire sur l’homme, a dit Ă  Dieu : “ Tes crĂ©atures seront pour toujours Ă  moi. Rien, pas mĂȘme le chĂątiment, pas mĂȘme la Loi que tu veux leur donner, ne les rendra capables de gagner le Ciel. Cette demeure dont tu m’as chassĂ©, moi, le seul ĂȘtre intelligent de toutes tes crĂ©atures, restera vide, inutile, triste comme tout ce qui est inutile. ” Alors l’Eternel a rĂ©pondu au Maudit : “ C’est encore en ton pouvoir tant que ton venin est le seul Ă  rĂ©gner dans l’homme. Mais j’enverrai mon Verbe, et sa parole neutralisera ton venin, assainira les coeurs, les guĂ©rira de la folie dont tu les as salis ou endiablĂ©s ; alors ils reviendront Ă  moi. Comme des brebis Ă©garĂ©es qui retrouvent leur berger, ils reviendront Ă  mon bercail et le Ciel sera peuplĂ©. C’est pour eux que je l’ai fait. Et toi, dans ta rage impuissante, tu grinceras de tes horribles dents lĂ , dans ton horrible royaume, prisonnier et maudit. Les anges rabattront sur toi la pierre de Dieu ; une fois scellĂ©e, les tĂ©nĂšbres et la haine seront ton partage et celui des tiens. En revanche, les chants bienheureux, la libertĂ© infinie, Ă©ternelle, sublime, sera le lot des miens. ” Alors Mammon, Ă©clatant d’un rire moqueur, a jurĂ© : “ Et sur ma gĂ©henne, je jure que quand ce sera l’heure, je viendrai. Je serai partout prĂ©sent auprĂšs de ceux qui seront Ă©vangĂ©lisĂ©s et nous verrons qui des deux, moi ou toi, sera le vainqueur. ”

Oui, c’est pour vous passer au crible que Satan vous dresse des embĂ»ches et que, moi, je vous entoure. Il y a deux adversaires : moi et lui. Vous ĂȘtes entre les deux. C’est le duel de l’Amour contre la Haine, de la Sagesse contre la Folie, de la BontĂ© contre le Mal sur vous et autour de vous. Pour dĂ©tourner les mauvais coups qu’il dirige contre vous, ma simple prĂ©sence suffit. Je m’interposerai entre les armes sataniques et votre personne, et j’accepte d’ĂȘtre blessĂ© Ă  votre place, parce que je vous aime. Mais les coups qui vous frappent au-dedans, c’est Ă  vous qu’il revient de les dĂ©tourner par votre volontĂ©, en courant vers moi, en vous mettant sur ma voie qui est vĂ©ritĂ© et vie. Celui qui n’a pas le ferme dĂ©sir du Ciel ne le possĂ©dera pas. Celui qui n’est pas capable d’ĂȘtre le disciple du Christ sera la balle lĂ©gĂšre que le vent du monde emporte avec lui. Celui qui est ennemi du Christ est une semence nuisible qui renaĂźtra dans le royaume de Satan...

96.3 Je sais pourquoi vous ĂȘtes venus, vous les habitants de CapharnaĂŒm. J’ai parfaitement conscience du pĂ©chĂ© qu’on m’impute ; c’est au nom de ce pĂ©chĂ© inexistant qu’on murmure dans mon dos, en insinuant que m’écouter et me suivre est faire oeuvre de complicitĂ© avec le pĂ©cheur. J’en ai une conscience si claire que je ne crains pas d’en rendre compte aux habitants de BethsaĂŻde.

Parmi vous, habitants de BethsaĂŻde, il y a des anciens qui, pour diverses raisons, n’ont pas oubliĂ© la Belle de ChorazeĂŻn. Il y a des hommes qui ont pĂ©chĂ© avec elle, des femmes qu’elle a fait pleurer. Je n’étais pas encore venu dire : “ Aimez celui qui vous cause du tort ” ! AprĂšs les pleurs, vint la jubilation d’apprendre qu’elle Ă©tait atteinte de la pourriture, passĂ©e de ses entrailles impures Ă  la surface de son corps magnifique. C’était le symbole de la lĂšpre – plus grave – qui avait rongĂ© son Ăąme adultĂšre, homicide, prostituĂ©e. Soixante-dix fois sept fois adultĂšre avec tout ce qui s’appelait “ homme ” et avait de l’argent. Homicide autant de fois, de ses enfantements bĂątards ; prostituĂ©e par vice et non par besoin.

Ah ! Comme je vous comprends, femmes trahies ! Je comprends votre joie quand on vous a appris : “ La chair de la Belle est plus puante et plus pourrie que celle d’une charogne qui gĂźt dans le fossĂ© d’un grand chemin et est devenue la proie des corbeaux et des vers. ” Mais je vous dis : sachez pardonner. Dieu s’est chargĂ© de votre vengeance, et puis Dieu a pardonnĂ©. A votre tour de pardonner. Moi, je lui ai pardonnĂ© en votre nom, parce que je sais que vous ĂȘtes bonnes, femmes de BethsaĂŻde, qui me saluez du cri : “ BĂ©ni soit l’Agneau de Dieu ! BĂ©ni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! ” Si je suis l’Agneau – et vous le reconnaissez –, si je viens parmi vous, moi l’Agneau, vous devez toutes devenir de douces brebis, mĂȘme celles auxquelles une douleur, lointaine dĂ©sormais, d’épouses trahies a donnĂ© l’instinct de fauve qui dĂ©fend sa nichĂ©e. Je ne pourrais rester parmi vous si vous Ă©tiez des tigresses et des hyĂšnes, car je suis l’Agneau.

Celui qui vient au nom trĂšs saint de Dieu rassembler les justes et les pĂ©cheurs pour les amener au Ciel est allĂ© vers cette femme repentie et lui a dit : “ Sois purifiĂ©e. Va, et expie. ” J’ai fait cela un jour de sabbat, ce dont on m’accuse. Accusation officielle. La seconde est d’avoir approchĂ© une prostituĂ©e. Une femme qui avait Ă©tĂ© prostituĂ©e, mais qui n’était plus qu’une Ăąme pleurant son pĂ©chĂ©.

Eh bien ! je vous dis : je l’ai fait et le ferai encore. Apportez-moi le Livre : scrutez-le, Ă©tudiez-le, dans toute sa profondeur. Trouvez, si possible, un passage qui dĂ©fend au mĂ©decin de soigner un malade, Ă  un lĂ©vite de s’occuper de l’autel, Ă  un prĂȘtre d’écouter un fidĂšle, uniquement parce que c’est le sabbat. Si vous en trouvez un et me le montrez, je me battrai la poitrine et je reconnaĂźtrai : “ Seigneur, j’ai pĂ©chĂ© en ta prĂ©sence et en prĂ©sence des hommes. Je ne suis pas digne de ton pardon, mais si tu veux prendre pitiĂ© de ton serviteur, je te bĂ©nirai jusqu’à mon dernier soupir. ” Car cette Ăąme Ă©tait malade, et les malades ont besoin du mĂ©decin. C’était un autel profanĂ© et il Ă©tait nĂ©cessaire qu’un lĂ©vite le purifie. C’était un fidĂšle qui allait pleurer dans le vrai Temple du vrai Dieu et il avait besoin du prĂȘtre pour l’y introduire. En vĂ©ritĂ©, je vous dis que je suis MĂ©decin, LĂ©vite, PrĂȘtre. En vĂ©ritĂ© je vous dis que si, au lieu de faire mon devoir, je laisse se perdre ne serait-ce qu’une seule Ăąme poussĂ©e par le dĂ©sir du salut, en ne la sauvant pas, le Dieu PĂšre m’en demandera compte et me punira pour la perte de cette Ăąme.

VoilĂ  mon pĂ©chĂ©, d’aprĂšs les puissants de CapharnaĂŒm. Bien sĂ»r, j’aurais pu attendre le lendemain du sabbat pour la guĂ©rir. Mais pourquoi attendre vingt-quatre heures de plus pour remettre dans la paix de Dieu un coeur contrit ? Ce coeur faisait preuve d’une humilitĂ© vraie, d’une rĂ©elle sincĂ©ritĂ©, d’une douleur parfaite. J’ai lu dans ce coeur. Son corps Ă©tait encore lĂ©preux, mais son coeur Ă©tait dĂ©jĂ  guĂ©ri par le baume des annĂ©es de repentir, de larmes, d’expiation. Ce coeur avait besoin d’une seule chose pour ĂȘtre approchĂ© de Dieu sans pour cela rendre impur par ce voisinage l’air de saintetĂ© qui entoure Dieu : ma consĂ©cration renouvelĂ©e. Je l’ai faite. Elle est sortie du lac pure, certes dans sa chair, mais plus encore dans son coeur.

96.4 Combien de ceux qui sont entrĂ©s dans les eaux du Jourdain pour obĂ©ir Ă  l’ordre du PrĂ©curseur n’en sont pas sortis aussi purs qu’elle ! Car leur baptĂȘme n’était pas l’acte volontaire, sincĂšre, loyal, d’une Ăąme qui voulait se prĂ©parer Ă  mon avĂšnement, mais une formalitĂ© pour paraĂźtre parfaits en saintetĂ© aux yeux du monde. Ce n’était donc rien de plus qu’hypocrisie et orgueil, deux pĂ©chĂ©s qui venaient s’ajouter au monceau de fautes qui existaient dĂ©jĂ  dans leurs coeurs. Le baptĂȘme de Jean n’était qu’un symbole. Il voulait dire : “ Purifiez-vous de l’orgueil, humiliez-vous en vous avouant pĂ©cheurs ; purifiez-vous de vos pĂ©chĂ©s de luxure en vous lavant de ce qui en reste en vous. ” Le baptĂȘme efficace est celui qui rĂ©pond Ă  la volontĂ© de votre Ăąme de devenir pure pour le banquet de Dieu. Il n’est pas de faute si grande qu’elle ne puisse ĂȘtre lavĂ©e par le repentir d’abord, par la grĂące ensuite, enfin par le Sauveur. Il n’est pas de si grand pĂ©cheur qu’il ne puisse lever son visage humiliĂ© et sourire Ă  une espĂ©rance de rĂ©demption. Il lui suffit de renoncer complĂštement Ă  la faute, de rĂ©sister hĂ©roĂŻquement Ă  la tentation, d’avoir une volontĂ© sincĂšre de renaĂźtre.

96.5 Je vais maintenant vous dire une vĂ©ritĂ© qui pourrait paraĂźtre blasphĂ©matoire Ă  mes ennemis. Mais vous, vous ĂȘtes mes amis. Je parle d’abord pour vous, mes disciples que j’ai dĂ©jĂ  choisis, puis pour vous tous qui m’écoutez. Je vous l’affirme : les anges — ces esprits purs et parfaits qui vivent dans la lumiĂšre de la trĂšs sainte TrinitĂ© et en elle sont comblĂ©s de joie — ont, en dĂ©pit de leur perfection, une infĂ©rioritĂ© par rapport Ă  vous qui ĂȘtes si loin du Ciel. Ils le reconnaissent d’ailleurs. Ils ont l’infĂ©rioritĂ© de ne pouvoir se sacrifier et souffrir pour coopĂ©rer Ă  la rĂ©demption de l’homme. Qu’en pensez-vous ? Dieu ne prend pas un ange pour lui dire : “ Sois le rĂ©dempteur de l’humanitĂ©. ” Mais il prend son Fils. Certes, ce sacrifice a une valeur incalculable et une puissance infinie. Mais bien que sa bontĂ© de PĂšre ne veuille pas faire de diffĂ©rence entre le Fils de son amour et les fils de sa puissance, il sait qu’il manque quelque chose Ă  la somme des mĂ©rites qu’il faut opposer Ă  la somme des pĂ©chĂ©s que d’heure en heure l’humanitĂ© accumule. Or il ne prend pas d’autres anges pour combler la mesure, il ne leur dit pas : “ Souffrez pour imiter le Christ ”, mais c’est Ă  vous qu’il s’adresse, Ă  vous les hommes. Il vous dit : “ Souffrez, sacrifiez-vous, soyez semblables Ă  mon Agneau. Soyez des corĂ©dempteurs... ” Ah ! Je vois des cohortes d’anges qui, cessant un instant de tourner dans une extase d’adoration autour de la TrinitĂ© qui est leur pivot, s’agenouillent, tournĂ©s vers la Terre et disent : “ BĂ©nis soyez-vous, vous qui pouvez souffrir avec le Christ et pour le Dieu Ă©ternel, le nĂŽtre et le vĂŽtre ! ”

Beaucoup ne comprendront pas encore cette grandeur. Elle est trop Ă©levĂ©e pour l’homme. Mais quand l’Hostie sera immolĂ©e, quand le Grain Ă©ternel ressuscitera pour ne plus jamais mourir, aprĂšs avoir Ă©tĂ© moissonnĂ©, battu, dĂ©cortiquĂ© et enseveli dans les entrailles du sol, alors viendra l’Illuminateur spirituel et il Ă©clairera les Ăąmes, mĂȘme les plus lentes, demeurĂ©es cependant fidĂšles au Christ RĂ©dempteur. Alors vous comprendrez que je n’ai pas blasphĂ©mĂ©, mais que je vous ai annoncĂ© la plus haute dignitĂ© de l’homme : celle d’ĂȘtre corĂ©dempteur, mĂȘme si d’abord il n’était qu’un pĂ©cheur.

96.6 En attendant, prĂ©parez-vous Ă  cette destinĂ©e avec puretĂ© de coeur et d’intention. Plus purs vous serez, mieux vous comprendrez. Car l’impuretĂ©, quelle qu’elle soit, est toujours une fumĂ©e qui obscurcit la vue et appesantit l’intelligence.

Soyez purs. Commencez Ă  l’ĂȘtre dans votre corps pour passer ensuite Ă  l’ñme. Commencez par les cinq sens pour passer aux sept passions. Commencez par l’oeil : le sens de la vue est roi, il ouvre la voie Ă  la plus mordante et la plus complexe des faims. L’oeil voit la chair de la femme et dĂ©sire la chair. L’oeil voit l’opulence des riches et dĂ©sire l’or. L’oeil voit la puissance de ceux qui gouvernent et dĂ©sire le pouvoir. Ayez donc un regard paisible, honnĂȘte, sobre, pur, et vous aurez des dĂ©sirs paisibles, honnĂȘtes, sobres et purs. Votre coeur sera d’autant plus pur que votre regard le sera. Veillez avec soin sur votre regard, toujours si avide de dĂ©couvrir des pommes tentatrices. Ayez un regard chaste si vous voulez ĂȘtre chastes dans votre corps. Si vous avez la chastetĂ© de la chair, vous aurez la chastetĂ© des richesses et de la puissance. Vous aurez toutes les chastetĂ©s et serez les amis de Dieu. Ne craignez pas qu’on vous raille si vous ĂȘtes chastes. Craignez seulement d’ĂȘtre les ennemis de Dieu.

Un jour, j’ai entendu dire : “ Le monde te ridiculisera comme menteur ou comme eunuque si tu montres que tu n’as pas d’attrait pour la femme. ” En vĂ©ritĂ©, je vous dis que Dieu a Ă©tabli le mariage pour vous Ă©lever Ă  l’imiter par la procrĂ©ation et Ă  coopĂ©rer avec lui pour peupler le Ciel. Mais il y a un Ă©tat plus Ă©levĂ©, devant lequel s’inclinent les anges qui en voient la sublimitĂ© sans pouvoir l’imiter. Cet Ă©tat, parfait quand il dure de la naissance Ă  la mort, n’est cependant pas fermĂ© Ă  ceux qui ne sont plus vierges, mais qui rĂ©duisent Ă  rien leur fĂ©conditĂ© d’hommes ou de femmes, qui dĂ©laissent leur virilitĂ© animale pour ne devenir fĂ©conds et virils que spirituellement. C’est l’état d’eunuque, sans imperfection naturelle ni mutilation violente ou volontaire. Cet Ă©tat n’interdit pas d’approcher de l’autel ; dans les siĂšcles Ă  venir, au contraire, ceux qui s’y obligent serviront l’autel et l’entoureront. C’est l’état le plus Ă©levĂ© car il sĂ©pare la volontĂ© de tout ce qui n’est pas l’appartenance Ă  Dieu seul, gardant pour lui la chastetĂ© du corps et du coeur pour conserver Ă©ternellement la puretĂ© lumineuse chĂšre Ă  l’Agneau.

96.7 J’ai parlĂ© pour le peuple et pour ceux du peuple qui sont choisis. Maintenant, avant d’entrer pour rompre le pain et partager le sel dans la maison de Philippe, je vais tous vous bĂ©nir : les bons pour les rĂ©compenser, les pĂ©cheurs pour leur mettre au coeur le courage d'approcher Celui qui est venu pour pardonner. Que la paix soit avec vous tous. »

JĂ©sus descend de la barque et passe Ă  travers la foule qui se presse autour de lui. Au coin d’une maison se tient encore Matthieu qui, de lĂ , a Ă©coutĂ© le MaĂźtre, sans rien oser de plus. ArrivĂ© Ă  sa hauteur, JĂ©sus s’arrĂȘte et, comme s’il bĂ©nissait tout le monde, bĂ©nit une seconde fois, regarde Matthieu et rejoint le groupe des siens, suivi du peuple. Il disparaĂźt dans une maison.

Tout prend fin.

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EMV 96.1 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Je ne trompe personne, et je ne veux pas vous tromper, vous, mes fidĂšles amis. C’est pourquoi je vous dis que pour me nuire, pour me faire souffrir, pour triompher de moi en m’isolant, les puissants (...) mettront en oeuvre tous les moyens... : insinuations aussi bien que menaces, dĂ©rision et calomnies. L’Ennemi commun se servira de tout pour arracher des Ăąmes au Christ et s’en faire une proie. Je vous le dis : celui qui persĂ©vĂ©rera sera sauvĂ© ; mais aussi : celui qui prĂ©fĂšre sa vie et son bien-ĂȘtre Ă  son salut Ă©ternel est libre de partir, de me quitter, de s’occuper de sa petite existence et d’un bien-ĂȘtre passager. Moi, je ne retiens personne.

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Ce passage peut s'appliquer aussi Ă  l'Oeuvre, selon moi...

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L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Je vous le dis : celui qui persĂ©vĂ©rera sera sauvĂ© ; mais aussi : celui qui prĂ©fĂšre sa vie et son bien-ĂȘtre Ă  son salut Ă©ternel est libre de partir, de me quitter, de s’occuper de sa petite existence et d’un bien-ĂȘtre passager. Moi, je ne retiens personne.

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96.2 L’homme est un ĂȘtre libre. Je suis venu l’amener Ă  une toujours plus grande libĂ©ration, du pĂ©chĂ© en ce qui concerne son Ăąme, et des chaĂźnes d’une religion dĂ©formĂ©e, oppressive, qui Ă©touffe, sous des flots de dĂ©tails, de verbiage, de prescriptions, la vraie parole de Dieu qui est nette, brĂšve, claire, facile, sainte, parfaite. Ma venue passe les consciences au crible. Je rassemble mon grain sur l’aire, je le bats par la doctrine du sacrifice et je le passe au tamis de sa propre volontĂ©. La balle, le sorgho, la vesce, l’ivraie s’envoleront, lĂ©gĂšres et inutiles, puis retomberont, lourdes et nuisibles, et les oiseaux s’en nourriront. Dans mon grenier n’entrera que le grain choisi, pur, rĂ©sistant, excellent. Ce grain, ce sont les saints.

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L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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L’homme est un ĂȘtre libre. Je suis venu l’amener Ă  une toujours plus grande libĂ©ration, du pĂ©chĂ© en ce qui concerne son Ăąme, et des chaĂźnes d’une religion dĂ©formĂ©e, oppressive, qui Ă©touffe, sous des flots de dĂ©tails, de verbiage, de prescriptions, la vraie parole de Dieu qui est nette, brĂšve, claire, facile, sainte, parfaite.

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Un dĂ©fi sĂ©culaire a eu lieu entre l’Eternel et Satan. Satan, bouffi d’orgueil Ă  la suite de sa premiĂšre victoire sur l’homme, a dit Ă  Dieu : “ Tes crĂ©atures seront pour toujours Ă  moi. Rien, pas mĂȘme le chĂątiment, pas mĂȘme la Loi que tu veux leur donner, ne les rendra capables de gagner le Ciel. Cette demeure dont tu m’as chassĂ©, moi, le seul ĂȘtre intelligent de toutes tes crĂ©atures, restera vide, inutile, triste comme tout ce qui est inutile. ” Alors l’Eternel a rĂ©pondu au Maudit : “ C’est encore en ton pouvoir tant que ton venin est le seul Ă  rĂ©gner dans l’homme. Mais j’enverrai mon Verbe, et sa parole neutralisera ton venin, assainira les coeurs, les guĂ©rira de la folie dont tu les as salis ou endiablĂ©s ; alors ils reviendront Ă  moi. Comme des brebis Ă©garĂ©es qui retrouvent leur berger, ils reviendront Ă  mon bercail et le Ciel sera peuplĂ©. C’est pour eux que je l’ai fait. Et toi, dans ta rage impuissante, tu grinceras de tes horribles dents lĂ , dans ton horrible royaume, prisonnier et maudit. Les anges rabattront sur toi la pierre de Dieu ; une fois scellĂ©e, les tĂ©nĂšbres et la haine seront ton partage et celui des tiens. En revanche, les chants bienheureux, la libertĂ© infinie, Ă©ternelle, sublime, sera le lot des miens. ” Alors Mammon, Ă©clatant d’un rire moqueur, a jurĂ© : “ Et sur ma gĂ©henne, je jure que quand ce sera l’heure, je viendrai. Je serai partout prĂ©sent auprĂšs de ceux qui seront Ă©vangĂ©lisĂ©s et nous verrons qui des deux, moi ou toi, sera le vainqueur. ”

Oui, c’est pour vous passer au crible que Satan vous dresse des embĂ»ches et que, moi, je vous entoure. Il y a deux adversaires : moi et lui. Vous ĂȘtes entre les deux. C’est le duel de l’Amour contre la Haine, de la Sagesse contre la Folie, de la BontĂ© contre le Mal sur vous et autour de vous. Pour dĂ©tourner les mauvais coups qu’il dirige contre vous, ma simple prĂ©sence suffit. Je m’interposerai entre les armes sataniques et votre personne, et j’accepte d’ĂȘtre blessĂ© Ă  votre place, parce que je vous aime. Mais les coups qui vous frappent au-dedans, c’est Ă  vous qu’il revient de les dĂ©tourner par votre volontĂ©, en courant vers moi, en vous mettant sur ma voie qui est vĂ©ritĂ© et vie. Celui qui n’a pas le ferme dĂ©sir du Ciel ne le possĂ©dera pas. Celui qui n’est pas capable d’ĂȘtre le disciple du Christ sera la balle lĂ©gĂšre que le vent du monde emporte avec lui. Celui qui est ennemi du Christ est une semence nuisible qui renaĂźtra dans le royaume de Satan...

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EMV 96.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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En vĂ©ritĂ©, je vous dis que je suis MĂ©decin, LĂ©vite, PrĂȘtre. En vĂ©ritĂ© je vous dis que si, au lieu de faire mon devoir, je laisse se perdre ne serait-ce qu’une seule Ăąme poussĂ©e par le dĂ©sir du salut, en ne la sauvant pas, le Dieu PĂšre m’en demandera compte et me punira pour la perte de cette Ăąme.

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