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Confort de lecture

EMV 93.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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93.4 Jésus dit :

« Restons ici réunis. Comme cela, il y aura un nouveau disciple : Maman, viens. »

Ils s’asseyent, qui sur un rocher, qui sur un tabouret, en faisant cercle autour de JĂ©sus qui s’est assis sur le banc de pierre contre la maison. A cĂŽtĂ© de lui se trouve sa MĂšre, et Ă  ses pieds Jean qui a prĂ©fĂ©rĂ© rester par terre pour ĂȘtre plus prĂšs. JĂ©sus parle doucement et avec majestĂ©, comme toujours.

Détail

Quand Jésus parle du "nouveau disciple", il parle de sa MÚre, qui a demandé à son Fils d'apprendre sa doctrine le chapitre précédent.

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EMV 93.4-7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« A quoi comparerai-je la formation apostolique ? A la nature qui nous entoure. Voyez : en hiver, la terre paraĂźt morte, mais, Ă  l’intĂ©rieur, les graines travaillent et la sĂšve se nourrit d’humiditĂ©, gonflant les rameaux souterrains – c’est ainsi que je pourrais nommer les racines – pour en avoir en profusion en vue des floraisons, quand sera venu le temps des fleurs. Vous aussi, vous ĂȘtes comparables Ă  cette terre hivernale : nue, aride, grossiĂšre. Mais sur vous est passĂ© le semeur et il a jetĂ© sa semence. PrĂšs de vous est passĂ© le cultivateur et il a sarclĂ© le sol autour de votre tronc plantĂ© dans une terre aussi dure et rugueuse que lui, pour que la nourriture venue des nuages et de l’air puisse parvenir aux racines afin de les fortifier pour les fruits Ă  venir. Quant Ă  vous, vous avez reçu la semence et acceptĂ© le travail de la bĂȘche, parce que vous avez la bonne volontĂ© de porter du fruit dans l’oeuvre de Dieu.

Je comparerai encore la formation apostolique Ă  cet orage qui a frappĂ©. Cela paraĂźt ĂȘtre une violence inutile. Mais voyez quel bien il a fait. Aujourd’hui, l’air est plus pur, il semble renouvelĂ©, sans poussiĂšre. L’orage a tout rafraĂźchi. Le soleil est le mĂȘme qu’hier, mais il n’a plus la mĂȘme ardeur fiĂ©vreuse parce que ses rayons nous arrivent Ă  travers des couches d’air purifiĂ©es et fraĂźches. La verdure, les plantes sont soulagĂ©es comme les hommes, car la propretĂ©, la sĂ©rĂ©nitĂ© sont des choses qui apportent la joie. MĂȘme les discordes servent Ă  atteindre une plus exacte connaissance et une plus grande clartĂ©. Autrement, elles ne seraient que mĂ©chancetĂ©s. Or que sont les discordes sinon des orages provoquĂ©s par des nuages de diffĂ©rentes espĂšces ? Et ces nuages ne s’accumulent-ils pas insensiblement dans les coeurs, par des mauvaises humeurs inutiles, de petites jalousies, des orgueils ombrageux ? Puis vient le vent de la grĂące qui les rassemble pour qu’ils se dĂ©chargent de toutes ces sombres humeurs et il ramĂšne la sĂ©rĂ©nitĂ©.

La formation apostolique est encore semblable au travail que Pierre accomplissait ce matin pour faire plaisir Ă  ma MĂšre : redresser, rattacher, Ă©tayer ou dĂ©lier, selon les tendances et les besoins, pour faire de vous des “ forts ” au service de Dieu. Il faut redresser les idĂ©es fausses, maĂźtriser les excĂšs charnels, soutenir les faiblesses, au besoin modĂ©rer les penchants, libĂ©rer des servitudes et des timiditĂ©s. Vous devez ĂȘtre libres et forts, comme des aigles qui abandonnent la cime oĂč ils sont nĂ©s pour ne penser qu’à voler toujours plus haut. Le service de Dieu, c’est le vol. La cime, ce sont les affections...

93.5 L’un de vous, aujourd’hui, est triste parce que son pĂšre voit venir la mort, qui plus est le coeur fermĂ© Ă  la VĂ©ritĂ© et Ă  son fils qui la suit. Plus que fermĂ©, d’ailleurs : hostile. Encore ne lui a-t-il pas dit l’injuste : “ Va-t’en ” dont je parlais hier, en se proclamant lui-mĂȘme supĂ©rieur Ă  Dieu. Mais son coeur serrĂ© et ses lĂšvres closes ne sont pas mĂȘme capables de dire encore : “ Suis la voix qui t’appelle. ” Je ne prĂ©tendrais pas, moi qui vous parle, et son fils pas davantage, voir s’ouvrir ces lĂšvres pour dire : “ Viens, et qu’avec toi vienne le MaĂźtre. Et que Dieu soit bĂ©ni pour s’ĂȘtre choisi un serviteur de ma maison, en crĂ©ant ainsi une parentĂ© plus Ă©levĂ©e que celle du sang avec le Verbe du Seigneur. ” Mais, moi pour son bien, et son fils pour des raisons encore plus complexes, nous souhaiterions au moins entendre de lui des paroles qui ne soient plus hostiles.

Mais, qu’il ne pleure pas, ce fils. Qu’il sache qu’il n’y a en moi ni rancoeur ni mĂ©pris Ă  l’égard de son pĂšre, mais seulement de la pitiĂ©. Je suis venu et j’ai attendu, tout en sachant l’inutilitĂ© de cette attente, pour qu’un jour son fils ne me dise pas : “ Ah, pourquoi n’es-tu pas venu ? ” Je suis venu le persuader que tout est inutile quand le coeur se ferme avec animositĂ©. Je suis venu aussi rĂ©conforter la bonne personne qui souffre de cette scission dans la famille, comme sous l’effet d’un couteau qui sĂ©pare des faisceaux de fibres... Mais que ce fils, aussi bien que cette bonne mĂšre soient persuadĂ©s que, moi, je ne rĂ©ponds pas au ressentiment par le ressentiment.

93.6 Je respecte l’honnĂȘtetĂ© d’un croyant ĂągĂ©, qui est fidĂšle malgrĂ© la dĂ©viation de sa foi, au point oĂč en est restĂ©e sa religion jusqu’à aujourd’hui.

Il y en a tant comme lui en IsraĂ«l... C’est pour cela que je vous dis : je serai mieux reçu par les paĂŻens que par les fils d’Abraham. L’humanitĂ© a corrompu l’idĂ©e du Sauveur et en a abaissĂ© la royautĂ© surnaturelle Ă  une pauvre idĂ©e de souverainetĂ© humaine. Il me faut fendre la dure Ă©corce du judaĂŻsme, pĂ©nĂ©trer, blesser pour arriver au fond, et porter, lĂ  oĂč est l’ñme du judaĂŻsme, la fĂ©condation de la Loi nouvelle.

Ah ! Il est bien vrai qu’IsraĂ«l, qui a poussĂ© autour du noyau vital de la Loi du SinaĂŻ, est devenu semblable Ă  un fruit monstrueux dont la pulpe Ă  couches toujours plus fibreuses et plus dures, protĂ©gĂ©es Ă  l’extĂ©rieur par une carapace rĂ©sistante Ă  toute pĂ©nĂ©tration, empĂȘche mĂȘme la sortie du germe. Et pourtant l’Eternel juge le moment venu de crĂ©er le nouvel arbre de la foi au Dieu un et trine. Moi, pour permettre Ă  la volontĂ© de Dieu de s’accomplir et au judaĂŻsme de devenir le christianisme, je dois entailler, percer, pĂ©nĂ©trer, aller jusqu’au noyau et le rĂ©chauffer de mon amour pour qu’il se rĂ©veille et se gonfle, germe, croisse continuellement et devienne l’arbre puissant du christianisme, cette religion parfaite, Ă©ternelle, divine. Et en vĂ©ritĂ©, je vous dis que le judaĂŻsme ne se laissera percer que dans la proportion de un pour cent.

VoilĂ  pourquoi je ne considĂšre pas comme rĂ©prouvĂ© cet israĂ©lite qui ne veut pas de moi et qui ne voudrait pas me donner son fils. Aussi, je dis au fils : ne pleure pas pour la chair et le sang qui souffrent de se voir repoussĂ©s par la chair et le sang qui les ont engendrĂ©s. Je lui dis encore : ne pleure pas non plus pour l’esprit. Ta souffrance oeuvre plus que tout au profit de l’ñme du tien et du sien, de ce pĂšre qui est le tien et ne comprend ni ne voit. 93.7J’ajoute mĂȘme : ne te fais pas de scrupule d’appartenir plus Ă  Dieu qu’à ton pĂšre.

Et Ă  tous je vous dis : Dieu est plus que votre pĂšre, que votre mĂšre, que vos frĂšres. Je ne suis pas venu pour unir la chair et le sang Ă  la maniĂšre terrestre, mais d’une maniĂšre spirituelle et cĂ©leste. Aussi me faut-il sĂ©parer ce qui est chair et sang pour prendre avec moi les Ăąmes capables, dĂšs cette terre, de s’élever Ă  la hauteur du Ciel pour en faire les serviteurs du Ciel. Je suis donc venu appeler les “ forts ” et les rendre encore plus forts, car ce sont eux qui composent l’armĂ©e des doux. Doux pour les frĂšres, forts Ă  Ă©gard de leur moi et du moi de leur sang familial.

Ne pleure pas, mon cousin. Ta souffrance, je te l’assure, oeuvre auprĂšs de Dieu au profit de ton pĂšre et de tes frĂšres plus que n’importe quelle parole, non seulement de toi, mais mĂȘme de moi. La parole ne rentre pas lĂ  oĂč le prĂ©jugĂ© fait barriĂšre, crois-le bien. Mais la grĂące entre. Et le sacrifice, c’est l’aimant qui attire la grĂące.

En vĂ©ritĂ©, je vous dis que lorsque j’appelle quelqu’un au service de Dieu, il n’y a pas d’obĂ©issance plus Ă©levĂ©e que de rĂ©pondre Ă  cet appel. Et il faut le faire sans mĂȘme s’arrĂȘter Ă  calculer Ă  quel point et de quelle façon les autres rĂ©agiront Ă  notre fidĂ©litĂ© Ă  l’appel de Dieu. Il ne faut pas mĂȘme s’arrĂȘter pour ensevelir son pĂšre. Vous serez rĂ©compensĂ©s pour cet hĂ©roĂŻsme. D’ailleurs, cette rĂ©compense ne sera pas pour vous seuls, mais aussi pour ceux dont vous vous sĂ©parez avec un cri qui vient du coeur, pour ceux dont la parole vous frappe souvent plus durement qu’une gifle parce qu’ils vous accusent d’ĂȘtre des fils ingrats et vous maudissent, dans leur Ă©goĂŻsme, comme si vous Ă©tiez des rebelles. Non : vous ĂȘtes loin d’ĂȘtre des rebelles... vous ĂȘtes des saints. Les premiers ennemis des personnes appelĂ©es sont les membres mĂȘme de leur famille. Mais entre amour et amour, il faut savoir distinguer, et aimer surnaturellement. C’est dire qu’il faut aimer davantage le MaĂźtre du surnaturel que les serviteurs de ce MaĂźtre. Il convient d’aimer ses parents en Dieu et non pas plus que Dieu. »

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EMV 93.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« A quoi comparerai-je la formation apostolique ? A la nature qui nous entoure. Voyez : en hiver, la terre paraĂźt morte, mais, Ă  l’intĂ©rieur, les graines travaillent et la sĂšve se nourrit d’humiditĂ©, gonflant les rameaux souterrains – c’est ainsi que je pourrais nommer les racines – pour en avoir en profusion en vue des floraisons, quand sera venu le temps des fleurs. Vous aussi, vous ĂȘtes comparables Ă  cette terre hivernale : nue, aride, grossiĂšre. Mais sur vous est passĂ© le semeur et il a jetĂ© sa semence. PrĂšs de vous est passĂ© le cultivateur et il a sarclĂ© le sol autour de votre tronc plantĂ© dans une terre aussi dure et rugueuse que lui, pour que la nourriture venue des nuages et de l’air puisse parvenir aux racines afin de les fortifier pour les fruits Ă  venir. Quant Ă  vous, vous avez reçu la semence et acceptĂ© le travail de la bĂȘche, parce que vous avez la bonne volontĂ© de porter du fruit dans l’oeuvre de Dieu.

Je comparerai encore la formation apostolique Ă  cet orage qui a frappĂ©. Cela paraĂźt ĂȘtre une violence inutile. Mais voyez quel bien il a fait. Aujourd’hui, l’air est plus pur, il semble renouvelĂ©, sans poussiĂšre. L’orage a tout rafraĂźchi. Le soleil est le mĂȘme qu’hier, mais il n’a plus la mĂȘme ardeur fiĂ©vreuse parce que ses rayons nous arrivent Ă  travers des couches d’air purifiĂ©es et fraĂźches. La verdure, les plantes sont soulagĂ©es comme les hommes, car la propretĂ©, la sĂ©rĂ©nitĂ© sont des choses qui apportent la joie. MĂȘme les discordes servent Ă  atteindre une plus exacte connaissance et une plus grande clartĂ©. Autrement, elles ne seraient que mĂ©chancetĂ©s. Or que sont les discordes sinon des orages provoquĂ©s par des nuages de diffĂ©rentes espĂšces ? Et ces nuages ne s’accumulent-ils pas insensiblement dans les coeurs, par des mauvaises humeurs inutiles, de petites jalousies, des orgueils ombrageux ? Puis vient le vent de la grĂące qui les rassemble pour qu’ils se dĂ©chargent de toutes ces sombres humeurs et il ramĂšne la sĂ©rĂ©nitĂ©.

La formation apostolique est encore semblable au travail que Pierre accomplissait ce matin pour faire plaisir Ă  ma MĂšre : redresser, rattacher, Ă©tayer ou dĂ©lier, selon les tendances et les besoins, pour faire de vous des “ forts ” au service de Dieu. Il faut redresser les idĂ©es fausses, maĂźtriser les excĂšs charnels, soutenir les faiblesses, au besoin modĂ©rer les penchants, libĂ©rer des servitudes et des timiditĂ©s. Vous devez ĂȘtre libres et forts, comme des aigles qui abandonnent la cime oĂč ils sont nĂ©s pour ne penser qu’à voler toujours plus haut. Le service de Dieu, c’est le vol. La cime, ce sont les affections...

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EMV 93.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Il faut redresser les idĂ©es fausses, maĂźtriser les excĂšs charnels, soutenir les faiblesses, au besoin modĂ©rer les penchants, libĂ©rer des servitudes et des timiditĂ©s. Vous devez ĂȘtre libres et forts, comme des aigles qui abandonnent la cime oĂč ils sont nĂ©s pour ne penser qu’à voler toujours plus haut. Le service de Dieu, c’est le vol. La cime, ce sont les affections...

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EMV 93.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Je respecte l’honnĂȘtetĂ© d’un croyant ĂągĂ©, qui est fidĂšle malgrĂ© la dĂ©viation de sa foi, au point oĂč en est restĂ©e sa religion jusqu’à aujourd’hui.

Détail

Jésus parle d'Alphée, Israélite qui ne croit pas qu'il est le Messie, mais cela peut sans doute s'appliquer à tous les croyants non catholiques et à tous les athées.

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EMV 93.6 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Je dis au fils [au chrĂ©tien catholique] : ne pleure pas pour la chair et le sang qui souffrent de se voir repoussĂ©s par la chair et le sang qui les ont engendrĂ©s. Je lui dis encore : ne pleure pas non plus pour l’esprit. Ta souffrance oeuvre plus que tout au profit de l’ñme du tien et du sien, de ce pĂšre qui est le tien et ne comprend ni ne voit.

Détail

Jésus s'adresse à Jude d'Alphée qui se voit repoussé par son pÚre par fidélité au Christ.

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EMV 93.7 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Je suis donc venu appeler les “ forts ” et les rendre encore plus forts, car ce sont eux qui composent l’armĂ©e des doux. Doux pour les frĂšres, forts Ă  Ă©gard de leur moi et du moi de leur sang familial.

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