Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 92.3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Que personne n’accuse autrui de ce qu’il voit en quelqu’un d’autre ou en lui-mĂȘme. Les maĂźtres ne tiennent qu’un seul langage pour tous leurs Ă©lĂšves. Comment se fait-il alors que dix deviennent justes et dix mauvais ? C’est parce que chacun y ajoute du sien, de ce qu’il a dans le coeur, et c’est cela qui incline vers le bien ou vers le mal. Dans ce cas, comment peut-on accuser le maĂźtre d’avoir donnĂ© un mauvais enseignement si le bien qu’il cherche Ă  inculquer est anĂ©anti par l’excĂšs de mal qui rĂšgne dans un coeur ? Le premier facteur de rĂ©ussite est en vous. Le maĂźtre travaille votre moi. Mais si vous n’ĂȘtes pas susceptibles d’amĂ©lioration, que peut-il faire ? Qui suis-je, moi ? En vĂ©ritĂ©, je vous dis que vous n’aurez pas de maĂźtre plus sage, plus patient et plus parfait que moi. Et pourtant l’on dira mĂȘme de l’un de mes disciples : “ Mais quel maĂźtre avait-il ? ”

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EMV 92.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ne vous laissez jamais dominer, dans vos jugements, par des motifs personnels. Hier Judas, par un amour exagĂ©rĂ© de sa rĂ©gion, a estimĂ© voir en moi une injustice envers elle. L’homme est souvent influencĂ© par ces Ă©lĂ©ments impondĂ©rables que sont l’amour de la patrie ou d’une idĂ©e, et il dĂ©vie de son but comme un alcyon dĂ©sorientĂ©. Le but, c’est Dieu. Voyez tout en Dieu pour y voir clair. Ne placez rien, et surtout pas vous-mĂȘmes, au-dessus de Dieu. Et s’il arrive que quelqu’un se trompe... (...) ĂŽ vous tous ! Ne soyez pas intransigeants. L’erreur de l’autre qui vous choque tant, est-il bien sĂ»r que vous ne l’ayez jamais faite ? En ĂȘtes-vous bien certains ? Et, en admettant que vous ne l’ayez jamais commise, que vous reste-t-il Ă  faire ? Vous devez remercier Dieu, et c’est tout. Et ĂȘtre vigilants, extrĂȘmement vigilants, continuellement, pour ne pas tomber demain dans ce que vous avez Ă©vitĂ© jusqu’à ce jour. Vous voyez ? Aujourd’hui le ciel est sombre, Ă  cause d’une chute de grĂȘle imminente. En observant le ciel, nous nous sommes dit : “ Ne nous Ă©loignons pas de la maison. ” Eh bien, si nous savons ainsi juger des choses qui, pour dangereuses qu’elles soient, ne sont rien en comparaison de la perte de l’amitiĂ© de Dieu par le pĂ©chĂ©, pourquoi ne savons-nous pas juger de ce qui peut mettre l’ñme en pĂ©ril ?

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EMV 92.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ne vous laissez jamais dominer, dans vos jugements, par des motifs personnels.

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EMV 92.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’homme est souvent influencĂ© par ces Ă©lĂ©ments impondĂ©rables que sont l’amour de la patrie ou d’une idĂ©e, et il dĂ©vie de son but comme un alcyon dĂ©sorientĂ©. Le but, c’est Dieu. Voyez tout en Dieu pour y voir clair.

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EMV 92.4 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

S’il arrive que quelqu’un se trompe... (...) ĂŽ vous tous ! Ne soyez pas intransigeants. L’erreur de l’autre qui vous choque tant, est-il bien sĂ»r que vous ne l’ayez jamais faite ? En ĂȘtes-vous bien certains ? Et, en admettant que vous ne l’ayez jamais commise, que vous reste-t-il Ă  faire ? Vous devez remercier Dieu, et c’est tout. Et ĂȘtre vigilants, extrĂȘmement vigilants, continuellement, pour ne pas tomber demain dans ce que vous avez Ă©vitĂ© jusqu’à ce jour.

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EMV 92.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

92.5 Voyez ma MĂšre : pouvez-vous imaginer qu’il puisse y avoir en elle la moindre tendance au mal ? Eh bien, Ă©tant donnĂ© que l’amour la pousse Ă  me suivre, elle quittera sa maison quand mon amour le voudra. Ce matin, elle m’en a encore priĂ© ; alors que c’est elle qui m’a instruit, elle me disait : “ Au nombre de tes disciples, fais qu’il y ait aussi ta MĂšre, mon Fils. Je veux apprendre ta doctrine. ” Elle, qui a possĂ©dĂ© cette doctrine en son sein et d’abord en son esprit, par un don de Dieu Ă  la future MĂšre de son Verbe incarnĂ©, elle me disait : “ Cependant... c’est Ă  toi de juger si je puis venir sans risquer de perdre l’union Ă  Dieu, sans que ce monde, dont tu me dis qu’il pĂ©nĂštre partout avec ses puanteurs, puisse corrompre mon coeur, qui a Ă©tĂ©, est, et ne veut ĂȘtre qu’à Dieu. Je m’examine et, autant que je sache, il me semble pouvoir le faire, parce que... (et lĂ , elle s’est fait le plus grand Ă©loge sans mĂȘme y penser), parce que je ne trouve pas de diffĂ©rence entre la paix candide de l’époque oĂč j’étais une fleur du Temple et celle que je possĂšde en moi, maintenant que cela fait plus de trente ans que je suis la maĂźtresse de la maison. Mais je suis une indigne servante qui connaĂźt mal et juge plus mal encore des choses de l’esprit. Toi, tu es le Verbe, la Sagesse, la LumiĂšre et tu peux ĂȘtre lumiĂšre pour ta pauvre Maman qui accepte de ne plus te voir plutĂŽt que de n’ĂȘtre pas agrĂ©able au Seigneur. ” Et moi, j’ai dĂ» lui dire, le coeur tremblant d’admiration : “ Maman, je te l’affirme : ce n’est pas le monde qui pourra te corrompre, mais c’est lui qui sera embaumĂ© par toi. ”

Ma MĂšre, vous l’entendez, a su voir les dangers de la vie au milieu du monde. MĂȘme pour elle, ce sont des dangers, mĂȘme pour elle. Et vous, hommes, vous ne les voyez pas ?

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EMV 93 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus demeure Ă  Nazareth Il y a eu une tempĂȘte la veille. Il va retrouver sa MĂšre et aprĂšs l'avoir embrassĂ©e tendrement, lui demande si ses plantes ont souffert. Mais Pierre veille et est un vĂ©ritable jardinier. Il Ă©voque lĂ©gĂšrement PorphyrĂ©e, mais est vaillant et essaie de ne pas mĂ©dire sur sa belle-mĂšre. JĂ©sus lui confirme en tout cas qu'il viendra Ă  CapharnaĂŒm et il est ravi. Arrivent les autres disciples. Sont donc prĂ©sent Simon de Jonas, Jean, Judas, Simon le ZĂ©lote, Thomas, AndrĂ©, Jacques, Philippe et le berger Joseph. Jude ThaddĂ©e est lĂ  ce qui n'Ă©tait pas le cas le chapitre prĂ©cĂ©dent. Le Christ parle en tout cas de la formation apostolique, et fait pour cela des comparaisons avec la nature (l'orage, les terres gelĂ©es en hiver). Puis, il s'arrĂȘte sur la souffrance de Jude, qui souffre de voir le comportement d'AlphĂ©e Ă  l'approche de la mort. Il parle ainsi du martyre de la famille, du fait qu'il faut toujours savoir rĂ©pondre Ă  l'appel de Dieu et privilĂ©gier le Seigneur avant le sang. Le MaĂźtre donne bien sĂ»r une grande importance Ă  l'amour filial, mais la famille ne doit pas ĂȘtre un frein dans notre montĂ©e vers Dieu.

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EMV 93.1-3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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93.1 JĂ©sus sort dans le jardin qui apparaĂźt tout lavĂ© par l’orage de la veille au soir. Il voit sa MĂšre penchĂ©e sur des petites plantes, la rejoint, la salue. Comme il est doux, leur baiser ! JĂ©sus entoure ses Ă©paules de son bras gauche et l’attire Ă  lui en lui donnant un baiser sur le front, Ă  la racine des cheveux, puis il s’incline pour que sa MĂšre l’embrasse sur la joue. Mais ce qui complĂšte la douceur de ce geste, c’est le regard qui accompagne leur Ă©treinte. Le baiser de JĂ©sus est tout amour, avec pourtant quelque chose de majestueux et de protecteur ; celui de Marie est plein de vĂ©nĂ©ration tout en Ă©tant tout amour. Dans ce baiser, on dirait que JĂ©sus est le plus ĂągĂ© et elle une toute jeune fille qui reçoit le baiser matinal de son pĂšre ou d’un frĂšre bien plus grand.

93.2 « Tes fleurs ont-elles beaucoup souffert de la grĂȘle d’hier soir et du vent de la nuit ? demande JĂ©sus.

– Absolument pas, MaĂźtre. Mais les feuillages sont un peu Ă©bouriffĂ©s » rĂ©pond, avant Marie, la voix un peu rauque de Pierre.

JĂ©sus lĂšve la tĂȘte et aperçoit Simon Pierre qui, vĂȘtu de sa seule tunique courte, s’efforce de redresser des branches tordues en haut du figuier.

« Tu es déjà au travail ?

– Eh ! Nous autres pĂȘcheurs, nous dormons comme les poissons : Ă  toute heure, en tout lieu, pourvu qu’on nous laisse en repos. Nous en prenons l’habitude. Ce matin Ă  l’aube, j’ai entendu grincer la porte et je me suis dit : “ Simon, elle est dĂ©jĂ  debout. Allons, vite ! Va l’aider de tes grosses mains. ” Je pensais qu’elle songeait Ă  ses fleurs pendant cette nuit de tempĂȘte. Et je ne me suis pas trompĂ©. Ah, je les connais, les femmes !... La mienne se retourne dans le lit comme un poisson dans le filet quand il y a de la tempĂȘte, et elle pense Ă  ses plantes... La pauvre ! Je lui dis parfois : “ Je parie que tu t’agites moins quand ton Simon bourlingue sur le lac. ” Mais je suis injuste, car c’est une bonne Ă©pouse. On ne dirait pas qu’elle a pour mĂšre... Bon, tais-toi, Pierre. Il ne s’agit pas de cela. Ce n’est pas bien de murmurer et de faire imprudemment connaĂźtre ce qu’il vaut mieux taire. Tu vois, MaĂźtre, que ta parole est entrĂ©e mĂȘme dans ma tĂȘte d’ñne ? »

Jésus répond en riant :

« Tu dis tout toi-mĂȘme. Je n’ai plus qu’à approuver et Ă  admirer ta science de jardinier.

– Il a dĂ©jĂ  rattachĂ© tous les sarments qui s’étaient dĂ©faits, note Marie. Il a Ă©tayĂ© le poirier trop chargĂ© et passĂ© des cordages sous le grenadier qui ne s’est dĂ©veloppĂ© que d’un cĂŽtĂ©.

– Oui ! Il ressemble Ă  un vieux pharisien : il penche du cĂŽtĂ© qui lui plaĂźt. Je l’ai arrangĂ© comme une voile et je lui ai dit : “ Ne sais-tu pas que c’est le juste milieu qui est appropriĂ© ? Viens par-lĂ , tĂȘte dure, pour ne pas rompre sous le poids. ” je m’occupe maintenant du figuier, mais c’est par Ă©goĂŻsme : je pense Ă  l’appĂ©tit de tout le monde pour les figues fraĂźches et le pain chaud ! Ah ! HĂ©rode Antipas en personne n’a pas un si bon repas ! Mais il faut y aller doucement, car le figuier a des branches tendres comme le coeur d’une fillette quand elle fait son premier aveu d’amour, or moi je suis lourd, et les meilleures figues sont tout en haut. Elles sont dĂ©jĂ  toutes ressuyĂ©es sous ce premier rayon de soleil. Elles doivent ĂȘtre dĂ©licieuses.

93.3 Hé ! Mon garçon ! Ne te contente pas de me regarder. Réveille-toi ! Passe-moi ce panier. »

Jean, qui sort de l’atelier, obĂ©it et grimpe lui aussi sur le gros figuier. Quand les deux pĂȘcheurs en redescendent, Simon le ZĂ©lote, Joseph et Judas sont eux aussi sortis de l’atelier. Je ne vois pas les autres.

Marie apporte du pain frais : de petites miches rondes de pain bis. Pierre, avec son petit couteau, les ouvre puis ouvre les figues par-dessus et offre le tout Ă  JĂ©sus, puis Ă  Marie et aux autres. Ils mangent de bon appĂ©tit, dans la fraĂźcheur du jardin resplendissant au soleil d’un matin serein, embelli par la pluie rĂ©cente qui a purifiĂ© l’air.

Pierre dit :

« C’est vendredi... MaĂźtre, demain c’est le sabbat...

– Tu ne fais pas une dĂ©couverte, constate Judas.

– Non. Mais le Maütre sait ce que je veux dire...

– Je le sais. Ce soir, nous irons au lac oĂč tu as laissĂ© la barque et nous ferons voile pour CapharnaĂŒm. Demain j’y parlerai. »

Pierre est aux anges.

Thomas, André, Jacques, Philippe, Barthélemy et Jude, qui ont dormi sûrement ailleurs, arrivent en groupe. Tous se saluent.

Détail

JĂ©sus demeure Ă  Nazareth Il y a eu une tempĂȘte la veille. Il va retrouver sa MĂšre.

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EMV 93.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ce n’est pas bien de murmurer et de faire imprudemment connaütre ce qu’il vaut mieux taire.

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