Notes du thĂšme

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Confort de lecture

EMV 76.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

– Je t’ai dĂ©jĂ  prĂȘchĂ©, Seigneur JĂ©sus. Aux enfants qui venaient, quand je suis arrivĂ© dans ce village, boiteux, mendiant mon pain et faisant encore quelques travaux de tonte ou de traite et puis, lorsque le mal s’est aggravĂ© au-dessous de la taille, quand ils venaient autour de mon lit. Je parlais de toi aux enfants de ce temps-lĂ , comme aussi aux enfants de maintenant, leurs fils... Les enfants sont bons et croient toujours. Je leur parlais du temps de ta naissance... des anges... de l’étoile et des mages... et de ta MĂšre... Ah ! Dis-moi, elle est vivante ?

– Elle est vivante et te salue. Elle parlait toujours de vous.

– Ah ! Si je pouvais la voir !

– Tu la verras. Tu viendras dans ma maison, un jour. Marie te saluera en t’appelant : mon ami.

– Marie... Oui. Son nom, dans ma bouche est doux comme le miel.

Détail

Isaac, le berger de la Nativité, bien de retrouver Jésus. Il parle des enfants qu'il a évangélisés et il en vient à parler de la Vierge.

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EMV 76.10-11 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

JĂ©sus forme un groupe autour de lui, avec tous les petits autour de lui, et aussi les bergers et les disciples. On entend au dehors les bĂȘlements des brebis qu’Elie a enfermĂ©es dans un enclos, et, dans la maison, le bruit de la fĂȘte. On apporte Ă  JĂ©sus et aux siens des friandises et des boissons, mais JĂ©sus les distribue aux petits.

« Tu ne bois pas, MaĂźtre ? Tu n’acceptes rien ? C’est de bon coeur.

– Je le sais, Joachim, et je les accepte volontiers. Mais laisse-moi faire plaisir aux petits. C’est ma joie... (...) Jean, emmùne les deux petits voir les brebis. 76.11 Quant à toi, Marie, viens plus prùs et dis-moi : Qui suis-je ?

– Tu es JĂ©sus, le fils de Marie de Nazareth, nĂ© Ă  BethlĂ©em. Isaac t’a vu et m’a donnĂ© le nom de ta MĂšre pour que je sois bonne.

– Pour l’imiter, tu dois ĂȘtre bonne comme l’ange de Dieu, plus pure qu’un lys Ă©clos au sommet de la montagne, pieuse comme le lĂ©vite le plus saint doit l’ĂȘtre. Seras-tu cela ?

– Oui, JĂ©sus.

– Dis : Maütre ou Seigneur, mon enfant.

– Laisse-la m’appeler par mon nom, Judas. Ce n’est qu’en passant sur des lĂšvres innocentes qu’il ne perd pas le son qu’il a sur les lĂšvres de ma MĂšre. Tous, au cours des siĂšcles, diront ce nom, les uns par intĂ©rĂȘt, d’autres pour des raisons diffĂ©rentes et beaucoup pour blasphĂ©mer. Seuls les innocents, sans calcul et sans haine, le diront avec un amour Ă©gal Ă  celui de cette petite et de ma MĂšre. Les pĂ©cheurs aussi m’appelleront comme cela, mais par besoin de pitiĂ©. Ma MĂšre et les enfants ! Pourquoi m’appelles-tu JĂ©sus ? dit-il, en caressant la fillette.

– Parce que je t’aime bien... comme mon pĂšre, ma maman et mes petits frĂšres » dit-elle en embrassant les genoux de JĂ©sus, et elle rit en levant son visage.

JĂ©sus se penche pour lui donner un baiser, et c’est ainsi que tout prend fin.

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EMV 76.11 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

76.11 Quant Ă  toi, Marie, viens plus prĂšs et dis-moi : Qui suis-je ?

– Tu es JĂ©sus, le fils de Marie de Nazareth, nĂ© Ă  BethlĂ©em. Isaac t’a vu et m’a donnĂ© le nom de ta MĂšre pour que je sois bonne.

– Pour l’imiter, tu dois ĂȘtre bonne comme l’ange de Dieu, plus pure qu’un lys Ă©clos au sommet de la montagne, pieuse comme le lĂ©vite le plus saint doit l’ĂȘtre. Seras-tu cela ?

– Oui, JĂ©sus.

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EMV 77 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Le groupe apostolique se dirige vers HĂ©bron. Judas est nerveux et est irritĂ© qu'ils n'aillent pas Ă  KĂ©rioth avant, car cela aurait Ă©tĂ© plus court. JĂ©sus lui assure cependant qu'il tient toujours ses promesses. S'il va Ă  HĂ©bron auparavant, c'est parce que Samuel, qui est dĂ©cĂ©dĂ©, a Ă©normĂ©ment souffert pour lui et qu'il n'a jamais trahi le souvenir de JĂ©sus Enfant. Il est restĂ© fidĂšle mĂȘme s'il ne savait pas qu'il Ă©tait vivant et cet homme mĂ©rite donc que le Christ l'honore et prie pour lui.

L'Iscariothe fait alors remarquer que les bergers Ă©taient justes, saints, et que pourtant, ils ont Ă©tĂ© maltraitĂ©s. Anne de BethlĂ©em en est mĂȘme morte... Et il conclut donc incidemment que l'amour qu'on porte Ă  JĂ©sus lui porte malheur. Le MaĂźtre empĂȘche Jean et Simon d'intervenir, disant qu'il prĂ©fĂšre que Judas dise toujours sa pensĂ©e. Et il lui rĂ©pond que, mĂȘme si les bergers ont beaucoup reçu, il ne serait pas juste qu'ils aient reçu un privilĂšge spĂ©cial parce qu'ils ont reçu tel ou tel don, dont celui d'ĂȘtre prĂ©sent Ă  la NativitĂ©. Simon, d'ailleurs, dĂ©clare qu'il ne faut pas mettre des choses terrestres lĂ  oĂč se trouve des choses cĂ©lestes.

Judas ironise alors directement, en faisant remarquer que, si tÎt guéri, le Zélote a récupéré tous ses biens, et qu'il ne vit donc pas que de l'esprit. Mais l'ami de Lazare répond qu'il a donné des ordres précis et qu'il est libéré de tout pour suivre Jésus.

Judas rùle au final, parce qu'il a à nouveau tort, et Jean tente de le consoler en disant qu'il a le sens pratique, mais qu'il changera bientÎt en présence de Jésus.

Ce dernier change habilement la conversation quand Judas continue de bougonner et il donne des instructions à Lévi et Elie : ils le conduiront à Jonas, et Joseph restera avec le groupe jusqu'à Jéricho.

Enfin, ils arrivent Ă  HĂ©bron, prĂšs de la maison de Zacharie. Mais celle-ci est entourĂ©e d'un mur, qu'il n'y avait pas avant. Un homme leur explique alors qu'un hĂ©rodien a pris possession de la maison et qu'il a avec lui une prostituĂ©e. Il parle longtemps de Jean - qu'il voit comme le Messie, et ce malgrĂ© le dialogue avec JĂ©sus et Jean - et le MaĂźtre n'insiste pas quand l'homme s'entĂȘte et croit dĂ©tenir la vĂ©ritĂ©.

En chemin vers la synagogue, ils contournent la maison et rencontrent AglaĂ©. JĂ©sus entre alors dans la maison de Zacharie et s'engage une conversation trĂšs sincĂšre avec la courtisane. Celle-ci entame dĂšs lors un chemin de rĂ©demption, mais aprĂšs l'avoir quittĂ©e, JĂ©sus est rejetĂ© de la synagogue. On ne parle pas aux prostituĂ©es, et quand Judas lui fait des remarques, une fois sorti en ville, le Seigneur dĂ©clare qu'AglaĂ© le surpassera et que viendra bientĂŽt le temps oĂč les paĂŻens adoreront le vrai Dieu, plutĂŽt que le peuple Ă©lu qui devrait recevoir le Messie.

En définitive, il n'a pas pu honorer la dépouille de Samuel et de Zacharie, mais il leur dit de se réjouir, car la premiÚre résurrection est proche.

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EMV 77.2-3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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[Judas parle des bergers de la Nativité.]

77.2 – A propos : cela fait quelques jours que la question me brĂ»le les lĂšvres. Ce sont tes amis et ceux de Dieu, n’est-ce pas ? Les anges les ont bĂ©nis avec la paix du Ciel, non ? Ils sont restĂ©s justes malgrĂ© toutes les tentations, n’est-ce pas ? Alors explique-moi pourquoi ils ont Ă©tĂ© malheureux. Et Anne ? Elle a Ă©tĂ© tuĂ©e pour t’avoir aimĂ©...

– Tu en conclus, par consĂ©quent, que mon amour et celui qu’on me donne portent malheur.

– Non... mais...

– Mais c’est bien cela. (...) Viens ici, Judas, Ă©coute. Tu pars d’un jugement partagĂ© par beaucoup d’hommes qui vivent ou vivront. J’ai parlĂ© de jugement. Je devrais dire : erreur. Mais Ă©tant donnĂ© que vous le faites sans malice, par ignorance de la vĂ©ritĂ©, ce n’est pas une erreur, mais seulement un jugement imparfait comme peut l’ĂȘtre celui d’un enfant. Or enfants, vous l’ĂȘtes, pauvres hommes. Et je suis ici votre MaĂźtre, pour faire de vous des adultes capables de discerner le vrai du faux, le bon du mauvais, le meilleur du bon. Ecoutez donc.

Qu’est-ce que la vie ? C’est un temps d’attente, je dirais les limbes des Limbes que vous donne le Dieu PĂšre, pour prouver votre nature de bons fils ou de bĂątards et pour vous rĂ©server, en fonction de vos actes, un avenir qui ne connaĂźtra plus ni attentes ni Ă©preuves. Maintenant, dites-moi : serait-il juste que quelqu’un jouisse aussi d’un privilĂšge spĂ©cial sa vie durant, sous prĂ©texte qu’il a eu le rare avantage d’avoir la possibilitĂ© de servir Dieu d’une maniĂšre particuliĂšre ? Ne vous semble-t-il pas qu’il a dĂ©jĂ  beaucoup reçu et donc qu’il peut s’estimer heureux mĂȘme s’il ne l’est pas humainement ? Ne serait-il pas injuste que celui qui possĂšde dĂ©jĂ  en son coeur la lumiĂšre d’une manifestation divine et le sourire approbateur de sa conscience possĂšde encore des honneurs et des biens terrestres ? Qui plus est, ne serait-ce pas imprudent ?

77.3 – MaĂźtre, je dis que ce serait encore de la profanation. Pourquoi mettre des joies humaines, lĂ  oĂč tu es, toi ? Quand quelqu’un te possĂšde – et ils t’ont possĂ©dĂ©, eux, les seuls riches en IsraĂ«l pour t’avoir eu depuis trente ans – il ne lui faut rien avoir d’autre. On ne pose pas d’objet humain sur le propitiatoire... et un vase consacrĂ© ne sert que pour des usages saints. Eux, ce sont des consacrĂ©s, Ă  partir du jour oĂč ils ont vu ton sourire... et rien, non, rien qui ne soit pas toi ne doit entrer dans le coeur qui te possĂšde. Si je pouvais ĂȘtre comme eux ! Dit Simon.

Détail

Judas évoque les bergers de la Nativité et la mort d'Anne de Bethléem. Il se dit donc que l'amour qu'on porte à Jésus porte malheur et le Christ lui répond.

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EMV 77.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Qu’est-ce que la vie ? C’est un temps d’attente, je dirais les limbes des Limbes que vous donne le Dieu PĂšre, pour prouver votre nature de bons fils ou de bĂątards et pour vous rĂ©server, en fonction de vos actes, un avenir qui ne connaĂźtra plus ni attentes ni Ă©preuves.

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EMV 77.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« (...) Que d’ennuis nous avons eus Ă  cause de Jean-Baptiste ! Mais c’est notre grand homme ! Notre vraiment grand homme ! DĂ©jĂ , sa naissance Ă©tait un miracle. Elisabeth, vieille comme un chardon sec, devint fĂ©conde comme un pommier en Adar, premier miracle. Puis arriva une de ses cousines, une sainte, pour l’aider et dĂ©lier la langue du prĂȘtre. Elle s’appelait Marie. Je me souviens d’elle bien qu’on ne l’ait vue que trĂšs rarement. Comment cela arriva-t-il ? Je ne sais. On dit que, pour faire plaisir Ă  Elisabeth, elle lui fit poser la bouche muette de Zacharie sur son sein qui avait conçu, ou qu’on lui fit mettre ses doigts dans la bouche. Je ne sais pas bien. Ce qui est sĂ»r, c’est qu’aprĂšs neuf mois de silence, Zacharie a parlĂ© en louant le Seigneur et en disant que le Messie est lĂ . Je n’ai pas d’autres renseignements. Mais ma femme assure, elle qui Ă©tait prĂ©sente ce jour-lĂ , que Zacharie a dit, en louant le Seigneur, que son fils passerait avant lui. Maintenant, moi, je dis : ce n’est pas ce que les gens croient. Jean est le Messie et il vient avant le Seigneur, comme Abraham marchait devant Dieu. VoilĂ . N’ai-je pas raison ?

– Tu as raison pour ce qui concerne l’esprit de Jean-Baptiste qui prĂ©cĂšde toujours Dieu, mais tu n’as pas raison en ce qui concerne le Messie.

– Alors celle dont on disait qu’elle Ă©tait la MĂšre du Fils de Dieu – au dire de Samuel –, elle ne l’était pas rĂ©ellement ? Elle ne l’est pas encore ?

– Elle l’était. Le Messie est nĂ©, prĂ©cĂ©dĂ© par celui qui au dĂ©sert Ă©leva la voix, comme l’a dit le prophĂšte.

– Tu es le premier qui l’affirme. Jean, la derniĂšre fois que JoĂ«l lui a apportĂ© une peau de mouton, comme il le faisait tous les ans Ă  l’entrĂ©e de l’hiver, n’a pas dit, quand on l’a interrogĂ© sur le Messie : “ Il existe. ” Quand lui, il le dira...

– Homme, j’ai Ă©tĂ© disciple de Jean et je lui ai entendu dĂ©clarer : “ Voici l’Agneau de Dieu ” en le montrant du doigt..., dit Jean.

– Non, non, l’Agneau c’est lui. VĂ©ritable Agneau qui s’est dĂ©veloppĂ© tout seul, sans l’aide de sa mĂšre et de son pĂšre, pour ainsi dire. A peine fils de la Loi, il s’est retirĂ© dans les cavernes des montagnes en face du dĂ©sert, et c’est lĂ  qu’il a grandi, s’entretenant avec Dieu. Elisabeth et Zacharie sont morts et il n’est pas venu. Dieu Ă©tait pour lui pĂšre et mĂšre. Il n’y a pas de saint plus grand que lui. Demandez Ă  tout HĂ©bron. Samuel le disait, mais ce sont les habitants de BethlĂ©em qui doivent avoir eu raison. Le saint de Dieu, c’est Jean.

– Si quelqu’un te disait : “ Je suis le Messie ”, que lui dirais-tu ? demande JĂ©sus.

– Je le traiterais de blasphĂ©mateur et je le chasserais Ă  coups de pierres.

– Et s’il faisait un miracle pour prouver qu’il l’est ?

– Je l’appellerais “ possĂ©dĂ© du dĂ©mon ”. Le Messie viendra quand Jean se fera connaĂźtre sous sa vĂ©ritable identitĂ©. La haine mĂȘme d’HĂ©rode en est la preuve. Lui, le rusĂ©, il sait que Jean est le Messie.

– Il n’est pas nĂ© Ă  BethlĂ©em.

– Mais quand il sera libĂ©rĂ©, aprĂšs avoir annoncĂ© lui-mĂȘme son prochain avĂšnement, il se manifestera Ă  BethlĂ©em. BethlĂ©em aussi l’attend. Tandis que... ah ! Vas-y, si tu as du cran, parle aux habitants de BethlĂ©em d’un autre Messie... et tu verras.

– Vous avez une synagogue ?

– Oui, tout droit, Ă  deux cents pas, par ce chemin. Tu ne peux te tromper. La sĂ©pulture des restes profanĂ©s est tout prĂšs.

– Adieu et que le Seigneur t’éclaire. »

Détail

Un bûcheron d'Hébron parle avec Jésus, Jean, Judas et le berger Elie. Il déclare :

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