Notes du thĂšme

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Confort de lecture

EMV 53.6-7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Ecoutez, hommes d’IsraĂ«l ! Dans le DeutĂ©ronome, il est dit : “ Tu Ă©tabliras des juges et des scribes en chacune des villes... Ils jugeront le peuple avec justice. Tu ne feras pas dĂ©vier le droit, tu n’auras pas Ă©gard aux personnes. Tu n’accepteras pas de prĂ©sents, car le prĂ©sent aveugle les yeux des sages et ruine les causes des justes. C’est la stricte justice que tu rechercheras, afin de vivre et de possĂ©der le pays que YahvĂ© ton Dieu te donne. ”

Ecoutez, hommes d’IsraĂ«l ! Dans le DeutĂ©ronome il est dit : “ Les prĂȘtres lĂ©vites, toute la tribu de LĂ©vi n’auront point de part ni d’hĂ©ritage avec IsraĂ«l : ils vivront des mets offerts Ă  YahvĂ© et de son patrimoine ; cette tribu n’aura pas d’hĂ©ritage au milieu de ses frĂšres : c’est YahvĂ© qui sera son hĂ©ritage. ”

Ecoutez, hommes d’IsraĂ«l ! Dans le DeutĂ©ronome il est dit : “ Tu ne prĂȘteras pas Ă  intĂ©rĂȘt Ă  ton frĂšre, qu’il s’agisse de prĂȘt d’argent ou de vivres, ou de quoi que ce soit dont on exige intĂ©rĂȘt. A l’étranger tu pourras prĂȘter Ă  intĂ©rĂȘt, mais tu prĂȘteras sans intĂ©rĂȘt Ă  ton frĂšre. ”

Voilà ce qu’a dit le Seigneur.

Vous voyez maintenant que c’est sans justice Ă  l’égard du pauvre que les juges siĂšgent en IsraĂ«l. On ne penche pas en faveur du juste, mais de celui qui est fort. Etre pauvre, appartenir au petit peuple, cela veut dire subir l’oppression. Comment le peuple peut-il dire : “ Celui qui nous juge est juste ”, s’il voit que seuls les puissants sont respectĂ©s et Ă©coutĂ©s, alors que le pauvre ne trouve personne qui veuille l’entendre ? Comment le peuple peut-il respecter le Seigneur s’il voit que ceux qui en ont plus que d’autres le devoir ne le respectent pas ? Est-ce respecter le Seigneur que de violer son commandement ? Et pourquoi, en IsraĂ«l, les prĂȘtres ont-ils des propriĂ©tĂ©s et reçoivent-ils des cadeaux de la part des publicains et des pĂ©cheurs, qui agissent ainsi pour obtenir la bienveillance des prĂȘtres, de mĂȘme que ceux-ci les acceptent pour avoir un coffret bien garni ?

C’est Dieu qui est l’hĂ©ritage de ses prĂȘtres. Lui, le PĂšre d’IsraĂ«l, est plus PĂšre pour eux qu’aucun autre pĂšre ne l’a jamais Ă©tĂ©, et il pourvoit Ă  leur nourriture comme cela est juste. Mais pas plus. Il n’a promis aux serviteurs de son Sanctuaire ni richesses ni propriĂ©tĂ©s. Dans l’éternitĂ©, ils auront le Ciel pour rĂ©compenser leur justice, comme l’ont MoĂŻse et Elie, Jacob et Abraham ; mais sur cette terre ils ne doivent possĂ©der qu’un vĂȘtement de lin et un diadĂšme d’or incorruptible : puretĂ© et charitĂ©. Le corps doit ĂȘtre le serviteur de l’ñme, qui est le serviteur du Dieu vrai. Ce n’est pas le corps qui doit dominer l’ñme et s’opposer Ă  Dieu.

On m’a demandĂ© de quelle autoritĂ© je fais cela. Et eux, de quelle autoritĂ© profanent-ils le commandement de Dieu et permettent-ils, Ă  l’ombre des murs sacrĂ©s, l’usure au dĂ©triment des frĂšres d’IsraĂ«l venus obĂ©ir au commandement de Dieu ? On m’a demandĂ© de quelle Ă©cole je viens et j’ai rĂ©pondu : “ De l’école de Dieu. ” Oui, IsraĂ«l. Je viens te ramener Ă  cette Ă©cole sainte et immuable.

53.7 Que celui qui veut connaĂźtre la lumiĂšre, la vĂ©ritĂ©, la vie, qui veut entendre la voix de Dieu parlant Ă  son peuple, vienne Ă  moi. Vous avez suivi MoĂŻse Ă  travers les dĂ©serts, hommes d’IsraĂ«l. Suivez-moi, que je vous conduise, Ă  travers un dĂ©sert bien plus dĂ©pouillĂ©, Ă  la vĂ©ritable Terre bienheureuse. A travers la mer qui s’ouvre au commandement de Dieu, c’est vers elle que je vous entraĂźne. En Ă©levant mon Signe, je vous guĂ©ris de tout mal.

L’heure de la grĂące est venue. Les patriarches l’ont attendue, et ils sont morts en l’attendant. Les prophĂštes l’ont prĂ©dite, et ils sont morts avec cette espĂ©rance. Les justes l’ont vue en songe, et ils sont morts rĂ©confortĂ©s par ce songe. Maintenant, elle est venue.

Venez. “ Le Seigneur va juger son peuple et faire misĂ©ri­corde Ă  ceux qui le servent ”, comme il l’a promis par la bouche de MoĂŻse. »

Détail

Contextualisation : Jésus vient de purifier Temple pour la premiÚre fois.

Annotation

Livre du Deutéronome

Dt 16, 18-20 : Dans toutes les villes que te donne le Seigneur ton Dieu, tu Ă©tabliras des juges et des scribes sur tes tribus ; ils jugeront le peuple en de justes jugements. Tu ne feras pas dĂ©vier le droit, tu n’agiras pas avec partialitĂ©, et tu n’accepteras pas de prĂ©sent, car le prĂ©sent aveugle les sages et compromet la cause des justes. C’est la justice, rien que la justice, que tu rechercheras, afin de vivre et de prendre possession du pays que te donne le Seigneur ton Dieu.

Dt 18, 1-2 : es prĂȘtres lĂ©vites, la tribu de LĂ©vi tout entiĂšre, n’auront ni part ni hĂ©ritage avec IsraĂ«l : ils se nourriront des sacrifices par le feu, offerts au Seigneur, et de son patrimoine. Cette tribu n’aura pas d’hĂ©ritage au milieu de ses frĂšres, mais le Seigneur sera son hĂ©ritage, comme il le lui a dit.

Dt 23, 19-20 : Tu n’apporteras jamais dans la Maison du Seigneur ton Dieu, pour t’acquitter d’un voeu quelconque, le gain d’une prostituĂ©e ou le salaire d’un « chien », car tous deux sont une abomination pour le Seigneur ton Dieu. Tu ne feras Ă  ton frĂšre aucun prĂȘt Ă  intĂ©rĂȘt : qu’il s’agisse d’argent, de nourriture ou de quoi que ce soit qui puisse rapporter des intĂ©rĂȘts.

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EMV 53.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

53.7 Que celui qui veut connaĂźtre la lumiĂšre, la vĂ©ritĂ©, la vie, qui veut entendre la voix de Dieu parlant Ă  son peuple, vienne Ă  moi. Vous avez suivi MoĂŻse Ă  travers les dĂ©serts, hommes d’IsraĂ«l. Suivez-moi, que je vous conduise, Ă  travers un dĂ©sert bien plus dĂ©pouillĂ©, Ă  la vĂ©ritable Terre bienheureuse. A travers la mer qui s’ouvre au commandement de Dieu, c’est vers elle que je vous entraĂźne. En Ă©levant mon Signe, je vous guĂ©ris de tout mal.

L’heure de la grĂące est venue. Les patriarches l’ont attendue, et ils sont morts en l’attendant. Les prophĂštes l’ont prĂ©dite, et ils sont morts avec cette espĂ©rance. Les justes l’ont vue en songe, et ils sont morts rĂ©confortĂ©s par ce songe. Maintenant, elle est venue.

Venez. “ Le Seigneur va juger son peuple et faire misĂ©ri­corde Ă  ceux qui le servent ”, comme il l’a promis par la bouche de MoĂŻse. »

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EMV 54 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus est Ă  l'oliveraie de GethsĂ©mani. Le maĂźtre de maison - Jonas - fait savoir au Christ que trois hommes l'attendent dont un qui est vraisemblablement malade et lĂ©preux. JĂ©sus va vers ce dernier en premier : c'est Simon le ZĂ©lote qui lui demande la guĂ©rison. Le Sauveur lui accorde son voeu et voilĂ  que le futur apĂŽtre est totalement guĂ©ri. Puis, il s'intĂ©resse aux deux nouveaux-venus : c'est Judas de KĂ©rioth et Thomas. Le premier veut ardemment suivre le Sauveur, pour participer Ă  sa gloire "selon le Ciel". Mais JĂ©sus lui demande de bien y rĂ©flĂ©chir et refuse de le prendre tout de suite. Il croit de sa part Ă  une impulsion et ne croit pas Ă  sa constance. JĂ©sus lui demande donc de bien discerner et il lui dit qu'il sera au Temple pour la PentecĂŽte. Thomas, pour sa part, veut le suivre aussi, mais il est effrayĂ© par les paroles dites Ă  Judas. JĂ©sus le rassure alors, en disant que la prĂ©somption, c'est la ruine, mais que la crainte doublĂ©e de l'humilitĂ© peut ĂȘtre une aide. Il lui propose de rĂ©flĂ©chir, puis, quand le disciple est parti, JĂ©sus explique Ă  Jean et aux autres pourquoi il a fait une diffĂ©rence entre les deux disciples. Thomas est en ce sens plus parfait, car il veut le suivre par amour, et non Ă  cause du dĂ©sir d'une gloire humaine. Tous les disciples prĂ©sents affirment alors qu'ils aiment JĂ©sus, et quand ils demandent s'ils sont parfaits, JĂ©sus leur explique que Dieu seul est parfait, mais qu'ils le deviendront s'ils persistent dans leur volontĂ© d'amour.

AprÚs avoir parlé de sa nature de Verbe de Dieu, et de sa perfection d'Homme-Dieu, Jésus se décrit comme étant le Fils de l'Homme. Puis, il répond à Pierre, qui s'interroge sur l'absence de Jude, et il répond à une question d'André, sur pourquoi il a fait un miracle à Cana et pas dans sa patrie. Le Seigneur énonce d'ailleurs sa MÚre.

Enfin, le Christ accueille Dydyme, qui est revenu sur ses pas, et il accueille donc Thomas parmi ses disciples.

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EMV 54.2-3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

54.2 Un homme tout emmitouflé est adossé au vieux muret qui soutient une corniche, tout à cÎté de la limite du domaine. Il a dû monter par un sentier qui le borde, en cÎtoyant le petit torrent.

Lorsqu’il voit JĂ©sus venir Ă  lui, il crie :

« ArriÚre, arriÚre ! Mais pitié aussi ! »

Et il se dĂ©couvre le torse en laissant tomber son vĂȘtement. Si son visage est dĂ©jĂ  couvert de croĂ»tes, son torse n’est qu’une mosaĂŻque de plaies. Certaines sont profondĂ©ment creusĂ©es, d’autres ressemblent Ă  des brĂ»lures rouges, d’autres encore sont blanchĂątres et translucides, comme si elles Ă©taient recouvertes de verre blanc.

« Tu es lépreux ! Que veux-tu de moi ?

– Ne me maudis pas ! Ne me lapide pas ! On m’a dit qu’hier soir tu t’es manifestĂ© comme la Voix de Dieu et le Porteur de la grĂące. On m’a dit que tu as certifiĂ© qu’en Ă©levant ton signe, tu guĂ©ris tout mal. ElĂšve-le sur moi. Je viens des tombeaux... lĂ ... J’ai rampĂ© comme un serpent parmi les ronces du torrent pour arriver ici sans ĂȘtre vu. J’ai attendu le soir pour le faire, parce que, dans la pĂ©nombre, on distingue moins bien ce que je suis. J’ai osĂ©... j’ai trouvĂ© cet homme de la maison, qui est assez bon. Il ne m’a pas tuĂ©. Il m’a dit seulement : “ Attends contre le muret. ” Toi aussi, aie pitiĂ©. »

JĂ©sus s’avance – lui seul, car les six disciples et le propriĂ©taire en compagnie des deux inconnus restent loin et manifestent clairement leur dĂ©goĂ»t. Le lĂ©preux dit encore :

« N’avance pas davantage ! N’avance plus ! Je suis infectĂ© ! »

Mais JĂ©sus s’avance. Il le regarde avec une telle pitiĂ© que l’homme se met Ă  pleurer. Il s’agenouille, le visage presque Ă  terre, et gĂ©mit :

« Ton signe ! Ton signe !

– Il s’élĂšvera en son heure. Mais Ă  toi, je te dis : relĂšve-toi. Sois guĂ©ri. Je le veux. Et sois pour moi un signe dans cette citĂ© qui doit me connaĂźtre. LĂšve-toi, je te le dis ! Et ne pĂšche plus, par reconnaissance pour Dieu ! »

L’homme se lĂšve trĂšs lentement. On dirait qu’il Ă©merge des herbes hautes et fleuries comme s’il se dĂ©gageait d’un linceul... Il est guĂ©ri. Il se regarde aux derniĂšres clartĂ©s du jour. Il est guĂ©ri. Il crie :

« Je suis pur ! Oh ! Que dois-je faire maintenant pour toi ?

– ObĂ©ir Ă  la Loi. Va trouver le prĂȘtre. Sois bon dĂ©sormais. Va. »

L’homme esquisse un mouvement pour se jeter aux pieds de JĂ©sus, mais il se rappelle qu’il est encore impur aux yeux de la Loi ; et il se retient. Mais il se baise les mains et envoie le baiser Ă  JĂ©sus. Il pleure de joie.

54.3 Les autres sont pétrifiés. Jésus tourne le dos au lépreux guéri et en souriant les secoue :

« Mes amis, ce n’était qu’une lĂšpre de la chair, mais vous verrez s’effacer la lĂšpre des coeurs. (...) »

Détail

Guérison de la lÚpre de Simon le Zélote. Six disciples sont présents : il s'agit de Jean et de Jacques de Zébédée, de Pierre et d'André, de Philippe et de Nathanaël.

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EMV 54.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

– Pourquoi me cherchez-vous ?

– Pour te suivre, si tu veux de nous, parce que tu as des pa­roles de vĂ©ritĂ©.

– Me suivre ? Savez-vous seulement oĂč je me dirige ?

– Non, Maütre, mais certainement vers la gloire.

– Oui, mais vers une gloire qui n’est pas de cette terre, vers une gloire qui rĂ©side au Ciel et qui se conquiert par la vertu et le sacrifice.

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EMV 54.5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Il m’aime parce qu’il m’aime.

– Moi aussi !

– Moi de mĂȘme.

– Et moi aussi.

– Moi aussi.

– Moi aussi.

– Moi aussi.

– Je le sais. Je vous connais pour ce que vous ĂȘtes.

– Nous sommes donc parfaits ?

– Oh non ! Mais, comme Thomas, vous le deviendrez si vous persistez dans votre volontĂ© d’amour. Parfaits ? ! Oh, mes amis ! Qui donc est parfait hormis Dieu ? »

Détail

Jésus parle de Thomas et dit aux autres apÎtres présents :

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EMV 54.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

54.7 – Je voudrais poser une question...

– Quoi, AndrĂ© ?

– Jean m’a racontĂ© le miracle que tu as fait Ă  Cana... Nous espĂ©rions tant que tu en ferais un Ă  CapharnaĂŒm... Or tu nous as dit que tu ne faisais pas de miracle sans avoir auparavant accompli la Loi. Pourquoi alors Ă  Cana ? Pourquoi lĂ  et pas dans ta patrie ?

– Toute obĂ©issance Ă  la Loi est union Ă  Dieu et donc accroissement de notre capacitĂ©. Le miracle est la preuve de l’union Ă  Dieu, de la prĂ©sence bienveillante et consentante de Dieu. C’est pour cela que j’ai voulu remplir mon devoir d’israĂ©lite avant de commencer la sĂ©rie des prodiges.

– Mais tu n’étais pas tenu d’observer la Loi.

– Pourquoi ? Comme Fils de Dieu, non. Mais comme fils de la Loi, si. IsraĂ«l, pour le moment, ne me connaĂźt que comme tel... Et mĂȘme aprĂšs, presque tout IsraĂ«l me connaĂźtra comme tel, comme moins encore. Mais je ne veux pas scandaliser IsraĂ«l et j’obĂ©is Ă  la Loi.

– Tu es saint.

– La saintetĂ© n’exclut pas l’obĂ©issance, elle la perfectionne au contraire. Il y a l’exemple Ă  donner, en plus du reste. Que dirais-tu, d’un pĂšre, d’un frĂšre aĂźnĂ©, d’un maĂźtre, d’un prĂȘtre qui ne donnerait pas le bon exemple ?

– Et Cana alors ?

– Cana, c’était la joie qu’il fallait faire Ă  ma MĂšre. Cana, c’est un acompte de ce qui est dĂ» Ă  Ma mĂšre. C’est elle qui, la pre­miĂšre, a apportĂ© la grĂące. Ici, j’honore la ville sainte en inaugurant publiquement ma puissance de Messie, mais lĂ -bas, Ă  Cana, je devais rendre honneur Ă  la Sainte de Dieu, Ă  la Toute-Sainte. C’est par elle que le monde m’a eu. Il est juste que ce soit Ă  elle qu’aille mon premier prodige en ce monde. »

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