EMV 53.5 · Tome 1
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
â Je suis Celui qui peut. Je peux tout. DĂ©truisez ce Temple vrai, et je le relĂšverai pour rendre gloire Ă Dieu.
Notes du thĂšme
EMV 53.5 · Tome 1
â Je suis Celui qui peut. Je peux tout. DĂ©truisez ce Temple vrai, et je le relĂšverai pour rendre gloire Ă Dieu.
EMV 53.6-7 · Tome 1
« Ecoutez, hommes dâIsraĂ«l ! Dans le DeutĂ©ronome, il est dit : â Tu Ă©tabliras des juges et des scribes en chacune des villes... Ils jugeront le peuple avec justice. Tu ne feras pas dĂ©vier le droit, tu nâauras pas Ă©gard aux personnes. Tu nâaccepteras pas de prĂ©sents, car le prĂ©sent aveugle les yeux des sages et ruine les causes des justes. Câest la stricte justice que tu rechercheras, afin de vivre et de possĂ©der le pays que YahvĂ© ton Dieu te donne. â
Ecoutez, hommes dâIsraĂ«l ! Dans le DeutĂ©ronome il est dit : â Les prĂȘtres lĂ©vites, toute la tribu de LĂ©vi nâauront point de part ni dâhĂ©ritage avec IsraĂ«l : ils vivront des mets offerts Ă YahvĂ© et de son patrimoine ; cette tribu nâaura pas dâhĂ©ritage au milieu de ses frĂšres : câest YahvĂ© qui sera son hĂ©ritage. â
Ecoutez, hommes dâIsraĂ«l ! Dans le DeutĂ©ronome il est dit : â Tu ne prĂȘteras pas Ă intĂ©rĂȘt Ă ton frĂšre, quâil sâagisse de prĂȘt dâargent ou de vivres, ou de quoi que ce soit dont on exige intĂ©rĂȘt. A lâĂ©tranger tu pourras prĂȘter Ă intĂ©rĂȘt, mais tu prĂȘteras sans intĂ©rĂȘt Ă ton frĂšre. â
VoilĂ ce quâa dit le Seigneur.
Vous voyez maintenant que câest sans justice Ă lâĂ©gard du pauvre que les juges siĂšgent en IsraĂ«l. On ne penche pas en faveur du juste, mais de celui qui est fort. Etre pauvre, appartenir au petit peuple, cela veut dire subir lâoppression. Comment le peuple peut-il dire : â Celui qui nous juge est juste â, sâil voit que seuls les puissants sont respectĂ©s et Ă©coutĂ©s, alors que le pauvre ne trouve personne qui veuille lâentendre ? Comment le peuple peut-il respecter le Seigneur sâil voit que ceux qui en ont plus que dâautres le devoir ne le respectent pas ? Est-ce respecter le Seigneur que de violer son commandement ? Et pourquoi, en IsraĂ«l, les prĂȘtres ont-ils des propriĂ©tĂ©s et reçoivent-ils des cadeaux de la part des publicains et des pĂ©cheurs, qui agissent ainsi pour obtenir la bienveillance des prĂȘtres, de mĂȘme que ceux-ci les acceptent pour avoir un coffret bien garni ?
Câest Dieu qui est lâhĂ©ritage de ses prĂȘtres. Lui, le PĂšre dâIsraĂ«l, est plus PĂšre pour eux quâaucun autre pĂšre ne lâa jamais Ă©tĂ©, et il pourvoit Ă leur nourriture comme cela est juste. Mais pas plus. Il nâa promis aux serviteurs de son Sanctuaire ni richesses ni propriĂ©tĂ©s. Dans lâĂ©ternitĂ©, ils auront le Ciel pour rĂ©compenser leur justice, comme lâont MoĂŻse et Elie, Jacob et Abraham ; mais sur cette terre ils ne doivent possĂ©der quâun vĂȘtement de lin et un diadĂšme dâor incorruptible : puretĂ© et charitĂ©. Le corps doit ĂȘtre le serviteur de lâĂąme, qui est le serviteur du Dieu vrai. Ce nâest pas le corps qui doit dominer lâĂąme et sâopposer Ă Dieu.
On mâa demandĂ© de quelle autoritĂ© je fais cela. Et eux, de quelle autoritĂ© profanent-ils le commandement de Dieu et permettent-ils, Ă lâombre des murs sacrĂ©s, lâusure au dĂ©triment des frĂšres dâIsraĂ«l venus obĂ©ir au commandement de Dieu ? On mâa demandĂ© de quelle Ă©cole je viens et jâai rĂ©pondu : â De lâĂ©cole de Dieu. â Oui, IsraĂ«l. Je viens te ramener Ă cette Ă©cole sainte et immuable.
53.7 Que celui qui veut connaĂźtre la lumiĂšre, la vĂ©ritĂ©, la vie, qui veut entendre la voix de Dieu parlant Ă son peuple, vienne Ă moi. Vous avez suivi MoĂŻse Ă travers les dĂ©serts, hommes dâIsraĂ«l. Suivez-moi, que je vous conduise, Ă travers un dĂ©sert bien plus dĂ©pouillĂ©, Ă la vĂ©ritable Terre bienheureuse. A travers la mer qui sâouvre au commandement de Dieu, câest vers elle que je vous entraĂźne. En Ă©levant mon Signe, je vous guĂ©ris de tout mal.
Lâheure de la grĂące est venue. Les patriarches lâont attendue, et ils sont morts en lâattendant. Les prophĂštes lâont prĂ©dite, et ils sont morts avec cette espĂ©rance. Les justes lâont vue en songe, et ils sont morts rĂ©confortĂ©s par ce songe. Maintenant, elle est venue.
Venez. â Le Seigneur va juger son peuple et faire misĂ©riÂcorde Ă ceux qui le servent â, comme il lâa promis par la bouche de MoĂŻse. »
Contextualisation : Jésus vient de purifier Temple pour la premiÚre fois.
Livre du Deutéronome
Dt 16, 18-20 : Dans toutes les villes que te donne le Seigneur ton Dieu, tu Ă©tabliras des juges et des scribes sur tes tribus ; ils jugeront le peuple en de justes jugements. Tu ne feras pas dĂ©vier le droit, tu nâagiras pas avec partialitĂ©, et tu nâaccepteras pas de prĂ©sent, car le prĂ©sent aveugle les sages et compromet la cause des justes. Câest la justice, rien que la justice, que tu rechercheras, afin de vivre et de prendre possession du pays que te donne le Seigneur ton Dieu.
Dt 18, 1-2 : es prĂȘtres lĂ©vites, la tribu de LĂ©vi tout entiĂšre, nâauront ni part ni hĂ©ritage avec IsraĂ«l : ils se nourriront des sacrifices par le feu, offerts au Seigneur, et de son patrimoine. Cette tribu nâaura pas dâhĂ©ritage au milieu de ses frĂšres, mais le Seigneur sera son hĂ©ritage, comme il le lui a dit.
Dt 23, 19-20 : Tu nâapporteras jamais dans la Maison du Seigneur ton Dieu, pour tâacquitter dâun voeu quelconque, le gain dâune prostituĂ©e ou le salaire dâun « chien », car tous deux sont une abomination pour le Seigneur ton Dieu. Tu ne feras Ă ton frĂšre aucun prĂȘt Ă intĂ©rĂȘt : quâil sâagisse dâargent, de nourriture ou de quoi que ce soit qui puisse rapporter des intĂ©rĂȘts.
EMV 53.7 · Tome 1
53.7 Que celui qui veut connaĂźtre la lumiĂšre, la vĂ©ritĂ©, la vie, qui veut entendre la voix de Dieu parlant Ă son peuple, vienne Ă moi. Vous avez suivi MoĂŻse Ă travers les dĂ©serts, hommes dâIsraĂ«l. Suivez-moi, que je vous conduise, Ă travers un dĂ©sert bien plus dĂ©pouillĂ©, Ă la vĂ©ritable Terre bienheureuse. A travers la mer qui sâouvre au commandement de Dieu, câest vers elle que je vous entraĂźne. En Ă©levant mon Signe, je vous guĂ©ris de tout mal.
Lâheure de la grĂące est venue. Les patriarches lâont attendue, et ils sont morts en lâattendant. Les prophĂštes lâont prĂ©dite, et ils sont morts avec cette espĂ©rance. Les justes lâont vue en songe, et ils sont morts rĂ©confortĂ©s par ce songe. Maintenant, elle est venue.
Venez. â Le Seigneur va juger son peuple et faire misĂ©riÂcorde Ă ceux qui le servent â, comme il lâa promis par la bouche de MoĂŻse. »
EMV 54 · Tome 1
JĂ©sus est Ă l'oliveraie de GethsĂ©mani. Le maĂźtre de maison - Jonas - fait savoir au Christ que trois hommes l'attendent dont un qui est vraisemblablement malade et lĂ©preux. JĂ©sus va vers ce dernier en premier : c'est Simon le ZĂ©lote qui lui demande la guĂ©rison. Le Sauveur lui accorde son voeu et voilĂ que le futur apĂŽtre est totalement guĂ©ri. Puis, il s'intĂ©resse aux deux nouveaux-venus : c'est Judas de KĂ©rioth et Thomas. Le premier veut ardemment suivre le Sauveur, pour participer Ă sa gloire "selon le Ciel". Mais JĂ©sus lui demande de bien y rĂ©flĂ©chir et refuse de le prendre tout de suite. Il croit de sa part Ă une impulsion et ne croit pas Ă sa constance. JĂ©sus lui demande donc de bien discerner et il lui dit qu'il sera au Temple pour la PentecĂŽte. Thomas, pour sa part, veut le suivre aussi, mais il est effrayĂ© par les paroles dites Ă Judas. JĂ©sus le rassure alors, en disant que la prĂ©somption, c'est la ruine, mais que la crainte doublĂ©e de l'humilitĂ© peut ĂȘtre une aide. Il lui propose de rĂ©flĂ©chir, puis, quand le disciple est parti, JĂ©sus explique Ă Jean et aux autres pourquoi il a fait une diffĂ©rence entre les deux disciples. Thomas est en ce sens plus parfait, car il veut le suivre par amour, et non Ă cause du dĂ©sir d'une gloire humaine. Tous les disciples prĂ©sents affirment alors qu'ils aiment JĂ©sus, et quand ils demandent s'ils sont parfaits, JĂ©sus leur explique que Dieu seul est parfait, mais qu'ils le deviendront s'ils persistent dans leur volontĂ© d'amour.
AprÚs avoir parlé de sa nature de Verbe de Dieu, et de sa perfection d'Homme-Dieu, Jésus se décrit comme étant le Fils de l'Homme. Puis, il répond à Pierre, qui s'interroge sur l'absence de Jude, et il répond à une question d'André, sur pourquoi il a fait un miracle à Cana et pas dans sa patrie. Le Seigneur énonce d'ailleurs sa MÚre.
Enfin, le Christ accueille Dydyme, qui est revenu sur ses pas, et il accueille donc Thomas parmi ses disciples.
EMV 54.2-3 · Tome 1
54.2 Un homme tout emmitouflé est adossé au vieux muret qui soutient une corniche, tout à cÎté de la limite du domaine. Il a dû monter par un sentier qui le borde, en cÎtoyant le petit torrent.
Lorsquâil voit JĂ©sus venir Ă lui, il crie :
« ArriÚre, arriÚre ! Mais pitié aussi ! »
Et il se dĂ©couvre le torse en laissant tomber son vĂȘtement. Si son visage est dĂ©jĂ couvert de croĂ»tes, son torse nâest quâune mosaĂŻque de plaies. Certaines sont profondĂ©ment creusĂ©es, dâautres ressemblent Ă des brĂ»lures rouges, dâautres encore sont blanchĂątres et translucides, comme si elles Ă©taient recouvertes de verre blanc.
« Tu es lépreux ! Que veux-tu de moi ?
â Ne me maudis pas ! Ne me lapide pas ! On mâa dit quâhier soir tu tâes manifestĂ© comme la Voix de Dieu et le Porteur de la grĂące. On mâa dit que tu as certifiĂ© quâen Ă©levant ton signe, tu guĂ©ris tout mal. ElĂšve-le sur moi. Je viens des tombeaux... lĂ ... Jâai rampĂ© comme un serpent parmi les ronces du torrent pour arriver ici sans ĂȘtre vu. Jâai attendu le soir pour le faire, parce que, dans la pĂ©nombre, on distingue moins bien ce que je suis. Jâai osĂ©... jâai trouvĂ© cet homme de la maison, qui est assez bon. Il ne mâa pas tuĂ©. Il mâa dit seulement : â Attends contre le muret. â Toi aussi, aie pitiĂ©. »
JĂ©sus sâavance â lui seul, car les six disciples et le propriĂ©taire en compagnie des deux inconnus restent loin et manifestent clairement leur dĂ©goĂ»t. Le lĂ©preux dit encore :
« Nâavance pas davantage ! Nâavance plus ! Je suis infectĂ© ! »
Mais JĂ©sus sâavance. Il le regarde avec une telle pitiĂ© que lâhomme se met Ă pleurer. Il sâagenouille, le visage presque Ă terre, et gĂ©mit :
« Ton signe ! Ton signe !
â Il sâĂ©lĂšvera en son heure. Mais Ă toi, je te dis : relĂšve-toi. Sois guĂ©ri. Je le veux. Et sois pour moi un signe dans cette citĂ© qui doit me connaĂźtre. LĂšve-toi, je te le dis ! Et ne pĂšche plus, par reconnaissance pour Dieu ! »
Lâhomme se lĂšve trĂšs lentement. On dirait quâil Ă©merge des herbes hautes et fleuries comme sâil se dĂ©gageait dâun linceul... Il est guĂ©ri. Il se regarde aux derniĂšres clartĂ©s du jour. Il est guĂ©ri. Il crie :
« Je suis pur ! Oh ! Que dois-je faire maintenant pour toi ?
â ObĂ©ir Ă la Loi. Va trouver le prĂȘtre. Sois bon dĂ©sormais. Va. »
Lâhomme esquisse un mouvement pour se jeter aux pieds de JĂ©sus, mais il se rappelle quâil est encore impur aux yeux de la Loi ; et il se retient. Mais il se baise les mains et envoie le baiser Ă JĂ©sus. Il pleure de joie.
54.3 Les autres sont pétrifiés. Jésus tourne le dos au lépreux guéri et en souriant les secoue :
« Mes amis, ce nâĂ©tait quâune lĂšpre de la chair, mais vous verrez sâeffacer la lĂšpre des coeurs. (...) »
Guérison de la lÚpre de Simon le Zélote. Six disciples sont présents : il s'agit de Jean et de Jacques de Zébédée, de Pierre et d'André, de Philippe et de Nathanaël.
EMV 54.3 · Tome 1
â Pourquoi me cherchez-vous ?
â Pour te suivre, si tu veux de nous, parce que tu as des paÂroles de vĂ©ritĂ©.
â Me suivre ? Savez-vous seulement oĂč je me dirige ?
â Non, MaĂźtre, mais certainement vers la gloire.
â Oui, mais vers une gloire qui nâest pas de cette terre, vers une gloire qui rĂ©side au Ciel et qui se conquiert par la vertu et le sacrifice.
EMV 54.3 · Tome 1
Il vaut mieux se jauger soi-mĂȘme, avant de prendre une route trĂšs escarpĂ©e.
EMV 54.5 · Tome 1
« Il mâaime parce quâil mâaime.
â Moi aussi !
â Moi de mĂȘme.
â Et moi aussi.
â Moi aussi.
â Moi aussi.
â Moi aussi.
â Je le sais. Je vous connais pour ce que vous ĂȘtes.
â Nous sommes donc parfaits ?
â Oh non ! Mais, comme Thomas, vous le deviendrez si vous persistez dans votre volontĂ© dâamour. Parfaits ? ! Oh, mes amis ! Qui donc est parfait hormis Dieu ? »
Jésus parle de Thomas et dit aux autres apÎtres présents :
EMV 54.6 · Tome 1
Nous avons besoin les uns des autres sur la terre, et les bons sont mélangés aux mauvais comme les fleurs dans un champ : la ciguë y cÎtoie la mauve bienfaisante.
EMV 54.7 · Tome 1
54.7 â Je voudrais poser une question...
â Quoi, AndrĂ© ?
â Jean mâa racontĂ© le miracle que tu as fait Ă Cana... Nous espĂ©rions tant que tu en ferais un Ă CapharnaĂŒm... Or tu nous as dit que tu ne faisais pas de miracle sans avoir auparavant accompli la Loi. Pourquoi alors Ă Cana ? Pourquoi lĂ et pas dans ta patrie ?
â Toute obĂ©issance Ă la Loi est union Ă Dieu et donc accroissement de notre capacitĂ©. Le miracle est la preuve de lâunion Ă Dieu, de la prĂ©sence bienveillante et consentante de Dieu. Câest pour cela que jâai voulu remplir mon devoir dâisraĂ©lite avant de commencer la sĂ©rie des prodiges.
â Mais tu nâĂ©tais pas tenu dâobserver la Loi.
â Pourquoi ? Comme Fils de Dieu, non. Mais comme fils de la Loi, si. IsraĂ«l, pour le moment, ne me connaĂźt que comme tel... Et mĂȘme aprĂšs, presque tout IsraĂ«l me connaĂźtra comme tel, comme moins encore. Mais je ne veux pas scandaliser IsraĂ«l et jâobĂ©is Ă la Loi.
â Tu es saint.
â La saintetĂ© nâexclut pas lâobĂ©issance, elle la perfectionne au contraire. Il y a lâexemple Ă donner, en plus du reste. Que dirais-tu, dâun pĂšre, dâun frĂšre aĂźnĂ©, dâun maĂźtre, dâun prĂȘtre qui ne donnerait pas le bon exemple ?
â Et Cana alors ?
â Cana, câĂ©tait la joie quâil fallait faire Ă ma MĂšre. Cana, câest un acompte de ce qui est dĂ» Ă Ma mĂšre. Câest elle qui, la preÂmiĂšre, a apportĂ© la grĂące. Ici, jâhonore la ville sainte en inaugurant publiquement ma puissance de Messie, mais lĂ -bas, Ă Cana, je devais rendre honneur Ă la Sainte de Dieu, Ă la Toute-Sainte. Câest par elle que le monde mâa eu. Il est juste que ce soit Ă elle quâaille mon premier prodige en ce monde. »