Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 36.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Tout ce qui vient du Dieu bon est toujours “ bon ”. MĂȘme si ces biens sont pauvres et peu abondants, l’amour leur donne de la saveur et du prix, l’amour qui vous fait reconnaĂźtre en l’éternel CrĂ©ateur le PĂšre qui vous aime.

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EMV 36.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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La nourriture est bonne, le repos agrĂ©able, le coeur satisfait quand on a bien travaillĂ© et on apprĂ©cie un moment de dĂ©tente entre un travail et un autre. Le vice aux multiples visages n’entre pas dans la maison et dans l’esprit de ceux qui aiment le travail. De ce fait, il s’y dĂ©veloppe affection, estime, respect rĂ©ciproque. Dans une atmosphĂšre de puretĂ© grandissent les tendres rejetons qui donneront naissance Ă  de futures familles oĂč fleurira la saintetĂ©.

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EMV 36.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Dans cette maison rĂšgne l’humilitĂ©. Quelle leçon pour vous, qui ĂȘtes si orgueilleux ! Marie aurait eu, humainement parlant, mille raisons de s’enorgueillir et de se faire adorer par son conjoint. Tant de femmes le font parce qu’elles ont une culture plus Ă©tendue, une naissance noble, une fortune supé­rieure Ă  celle de leur mari ! Marie a beau ĂȘtre Epouse et MĂšre de Dieu, elle sert son conjoint, elle ne se fait pas servir et elle est tout affection pour lui. Joseph est le chef de maison que Dieu a jugĂ© digne, si digne, d’ĂȘtre chef de famille, de recevoir de Dieu la garde du Verbe incarnĂ© et de l’Epouse de l’éternel Esprit, et pourtant il veille attentivement Ă  allĂ©ger Marie de tous les gros et ennuyeux travaux. Il se charge des plus humbles occupations d’une maison pour Ă©viter Ă  Marie de se fatiguer ; comme il le peut, autant qu’il le peut, il lui fait plaisir et s’ingĂ©nie Ă  rendre l’habitation plus pratique et Ă  Ă©gayer de fleurs le petit jardin.

Détail

Maria vient de voir une vision de la Sainte Famille en Egypte.

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EMV 37.1-3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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37.1 Je vois apparaĂźtre, doux comme un rayon de soleil un jour de pluie, mon JĂ©sus, petit enfant de cinq ans environ, tout blond et charmant dans un simple vĂȘtement bleu ciel qui descend Ă  la moitiĂ© de ses mollets potelĂ©s.

Il joue dans le petit jardin avec de la terre. Il en fait des petits tas, y plante de petites branches comme pour faire des bosquets en miniature et se sert de cailloux pour crĂ©er des chemins ; il voudrait ensuite faire un petit lac au pied de ces minuscules collines. Pour y arriver, il prend un fond de quelque vieux plat qu’il enterre jusqu’au bord. Puis il le remplit d’eau avec un rĂ©cipient qu’il plonge dans un bassin qui doit servir pour la lessive ou l’arrosage du petit jardin. Mais il n’arrive qu’à mouiller son vĂȘtement, surtout les manches. L’eau fuit du plat fĂȘlĂ© et peut-ĂȘtre fissurĂ© et... le lac est Ă  sec.

Joseph paraĂźt sur le seuil, observe en silence pendant quelque temps le travail de l’Enfant et sourit. C’est bien un spectacle rĂ©jouissant et qui fait sourire. Puis, pour l’empĂȘcher de se mouiller davantage, il l’appelle. JĂ©sus se retourne, tout content de voir son pĂšre et court vers lui, les bras tendus. Joseph essuie les petites mains salies et mouillĂ©es avec un pan de son court vĂȘtement de travail et les embrasse. Puis un doux dialogue s’engage entre eux deux.

JĂ©sus explique son travail, son jeu et les difficultĂ©s qu’il rencontre dans l’exĂ©cution. Il voulait faire un lac comme celui de GĂ©nĂ©sareth (ce qui me laisse supposer qu’on lui en avait parlĂ© ou qu’on l’y avait conduit). Il voulait le recrĂ©er en petit pour s’amuser. Ici se trouvait TibĂ©riade, lĂ  Magdala, plus loin CapharnaĂŒm. Cette route conduisait Ă  Nazareth en passant par Cana. Il voulait lancer de petites barques sur le lac : ces feuilles sont des barques pour aborder l’autre rive, mais l’eau fuit...

Joseph observe et s’intĂ©resse comme si c’était une chose sĂ©rieuse. Puis il lui propose de faire le lendemain un petit lac, non pas avec un plat Ă©brĂ©chĂ©, mais avec un petit bassin de bois, bien poissĂ© et jointif, sur lequel JĂ©sus pourrait lancer de petites barques de bois que Joseph va lui apprendre Ă  fabriquer. 37.2 Justement il vient lui apporter de petits instruments de travail fabriquĂ©s tout exprĂšs pour lui afin qu’il puisse sans effort apprendre Ă  s’en servir.

« Comme ça, je t’aiderai ! Dit JĂ©sus avec un sourire.

– Comme ça tu m’aideras et tu deviendras un bon menuisier. Viens les voir. »

Ils entrent dans l’atelier. Joseph lui montre un petit marteau, une petite scie, de minuscules tournevis, un petit rabot Ă©talĂ©s sur un Ă©tabli de menuisier en herbe, un Ă©tabli Ă  la taille du petit JĂ©sus.

« Vois : pour scier, on met le bois en l’appuyant de cette façon. On prend la scie de cette maniĂšre et on scie en prenant garde de ne pas toucher les doigts. Essaie... »

La leçon commence. JĂ©sus rougit sous l’effort, il serre les lĂšvres, scie avec attention puis rabote la petite planche et, mĂȘme si elle est un peu tordue, elle lui semble jolie. Joseph le fĂ©licite et lui apprend Ă  travailler avec patience et amour.

37.3 Marie revient. Elle Ă©tait sĂ»rement sortie de la maison. Elle s’arrĂȘte Ă  l’entrĂ©e et regarde. Aucun des deux ne la voit, car ils lui tournent le dos. La Maman sourit en voyant le zĂšle avec lequel JĂ©sus manie le rabot et la tendresse avec laquelle Joseph l’instruit.

Mais JĂ©sus devait sentir ce sourire. Il se retourne, voit sa MĂšre et court Ă  elle avec sa planche Ă  moitiĂ© rabotĂ©e et la lui montre. Marie admire et se penche pour donner un baiser Ă  JĂ©sus. Elle recoiffe ses cheveux Ă©bouriffĂ©s, essuie la sueur de son visage, Ă©coute affectueusement l’Enfant qui lui promet de lui faire un petit escabeau pour qu’elle soit plus Ă  l’aise quand elle travaille. Joseph, debout prĂšs du minuscule Ă©tabli, les mains sur les hanches, regarde et sourit.

J’ai assistĂ© Ă  la premiĂšre leçon de travail de mon JĂ©sus et je me suis imprĂ©gnĂ©e de la paix de cette sainte famille.

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EMV 37.4-9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

37.4 Jésus dit :

« Je t’ai consolĂ©e, mon Ăąme, par une vision de ma petite enfance heureuse malgrĂ© sa pauvretĂ©, parce qu’entourĂ©e de l’affection de deux saints, les plus grands que le monde ait portĂ©s.

37.5 On dit que Joseph fut mon pĂšre nourricier. Bien sĂ»r, il n’a pas pu, puisqu’il Ă©tait homme, me donner du lait comme Marie qui m’en a nourri, mais il s’est usĂ© au travail pour me procurer le pain et des aliments fortifiants. Il a eu pour moi la tendresse d’une vraie mĂšre. C’est de lui que j’ai appris – et jamais Ă©lĂšve n’eut un meilleur maĂźtre – tout ce qui d’un enfant fait un homme, et un homme qui doit gagner son pain.

Si mon intelligence de Fils de Dieu Ă©tait parfaite, il faut rĂ©flĂ©chir et croire que je n’ai pas voulu m’affranchir de façon sensationnelle des rĂšgles de la croissance. Rabaissant donc la perfection de mon intelligence divine au niveau de la comprĂ©hension humaine, je me suis assujetti Ă  avoir pour maĂźtre un homme et Ă  avoir besoin d’un maĂźtre. Si, par la suite, j’ai appris rapidement et en faisant preuve de bonne volontĂ©, cela ne m’enlĂšve pas le mĂ©rite de m’ĂȘtre mis sous la dĂ©pendance d’un homme, ni Ă  cet homme juste le mĂ©rite d’avoir nourri ma petite intelligence des connaissances nĂ©cessaires Ă  la vie.

Ces doux moments passĂ©s Ă  cĂŽtĂ© de Joseph qui m’amenait comme en jouant Ă  ĂȘtre capable de travailler, je ne les oublierai jamais, mĂȘme maintenant que je suis au Ciel. Et quand je regarde mon pĂšre putatif, je revois le petit jardinet et l’atelier enfumĂ©, et il me semble voir apparaĂźtre ma MĂšre avec son sourire qui illuminait notre maison et me comblait de joie.

37.6 Combien les familles auraient Ă  apprendre de cette perfection d’époux qui s’aimĂšrent comme nuls autres ne se sont aimĂ©s !

Joseph en Ă©tait le chef. Son autoritĂ© dans la famille Ă©tait indiscutĂ©e et indiscutable. Devant elle s’inclinait respectueusement celle de l’Epouse et MĂšre de Dieu, et le Fils de Dieu s’y assujettissait. Tout ce que Joseph dĂ©cidait de faire Ă©tait bien fait, sans discussions, sans objections, sans rĂ©sistances. Sa parole Ă©tait notre petite loi. Et, malgrĂ© cela, quelle humilitĂ© chez lui ! Jamais un abus de pouvoir du fait de son autoritĂ©, jamais une volontĂ© dĂ©raisonnable sous prĂ©texte que c’était lui le chef. Son Ă©pouse Ă©tait sa douce conseillĂšre et si, dans sa profonde humilitĂ©, elle se considĂ©rait comme la servante de son conjoint, Joseph tirait de la sagesse de celle qui Ă©tait pleine de grĂące, la lumiĂšre qui le guidait en toutes circonstances.

Et moi, je grandissais comme une fleur protĂ©gĂ©e par deux arbres vigoureux, entre ces deux amours qui s’entrelaçaient au-dessus de moi, pour me protĂ©ger et m’aimer.

Non, tant que ma jeunesse me fit ignorer le monde, je n’ai pas regrettĂ© le Paradis. Dieu le PĂšre et l’Esprit de Dieu n’étaient pas absents parce que Marie en Ă©tait remplie, et les anges avaient lĂ  leur demeure car rien ne les Ă©loignait de cette maison. L’un d’eux, pourrais-je dire, s’était incarnĂ© et c’était Joseph, une Ăąme angĂ©lique, libĂ©rĂ©e du poids de la chair et uniquement occupĂ©e Ă  servir Dieu et ses intĂ©rĂȘts, et Ă  l’aimer comme l’aiment les sĂ©raphins. Le regard de Joseph ! Serein et pur comme la lu­miĂšre d’une Ă©toile qui ignore les concupiscences de la terre. C’était notre repos, notre force.

37.7 Bien des gens s’imaginent que je n’ai pas souffert humainement quand s’éteignit le regard de ce saint qui veillait sur notre maison. Si j’étais Dieu et si, comme tel, je connaissais le bienheureux sort de Joseph, donc si, pour cette raison, je n’étais pas affligĂ© de son dĂ©part qui devait lui ouvrir le Ciel aprĂšs un court sĂ©jour dans les limbes, comme homme, j’ai pleurĂ© dans la maison privĂ©e de son affectueuse prĂ©sence. J’ai pleurĂ© sur l’ami disparu. N’aurais-je donc pas dĂ» pleurer sur ce saint qui m’était si proche, sur le coeur duquel j’avais dormi tout petit et qui pendant tant d’annĂ©es m’avait entourĂ© de son amour ?

37.8 Enfin, je fais observer aux parents comment Joseph a su faire de moi un bon travailleur sans le secours d’une formation pĂ©dagogique.

A peine Ă©tais-je arrivĂ© Ă  l’ñge oĂč je pouvais manier les outils, il ne me laissa pas moisir dans l’oisivetĂ©, il me mit au travail et devint le premier auxiliaire de mon amour pour Marie pour m’encourager au travail. Confectionner des objets utiles Ă  sa mĂšre, c’est ainsi qu’il inculquait le respect dĂ» Ă  la mĂšre que tout fils devrait avoir. C’était sur ce levier du respect et de l’amour qu’il s’appuyait pour former le futur charpentier.

OĂč sont aujourd’hui les familles dans lesquelles on fait aimer le travail aux jeunes enfants pour leur apprendre Ă  faire plaisir Ă  leurs parents ? Les enfants, maintenant, sont des despotes dans la maison. Ils grandissent, durs, indiffĂ©rents, grossiers envers leurs parents. Ils les considĂšrent comme leurs domestiques, leurs esclaves. Ils ne les aiment pas et en sont peu aimĂ©s. Car, tout en faisant de vos enfants des capricieux tout-puissants, vous vous sĂ©parez d’eux par un absentĂ©isme honteux.

Ils sont les enfants de tout le monde. Mais, Ă  vous, ils ne vous appartiennent guĂšre, ĂŽ parents du XXe siĂšcle. Ils sont beaucoup plus les enfants de la nourrice, de l’institutrice, ils appartiennent au collĂšge, si vous ĂȘtes riches, Ă  leurs compagnons, Ă  la rue, Ă  l’école, si vous ĂȘtes pauvres. Mais ils ne sont plus Ă  vous. Vous, les mĂšres, vous les mettez au monde, et c’est tout. Vous, les pĂšres, vous n’en avez pas davantage souci. Mais un enfant, ce n’est pas seulement un ĂȘtre de chair. C’est une intelligence, un coeur, une Ăąme. Soyez-en donc sĂ»rs, personne plus qu’un pĂšre et une mĂšre n’a le droit et le devoir de former cette intelligence, ce coeur, cette Ăąme.

37.9 La famille existe et doit exister. Il n’y a pas de thĂ©orie ou de progrĂšs qui puisse s’opposer Ă  cette vĂ©ritĂ© sans provoquer des dĂ©gĂąts. Une famille qui se dĂ©sagrĂšge ne peut que susciter Ă  l’avenir des hommes et des femmes toujours plus dĂ©pravĂ©s et qui causeront de plus grands dĂ©gĂąts. Et je vous dis en vĂ©ritĂ© qu’il vaudrait mieux qu’il n’y ait plus de mariages ni d’enfants sur la terre, plutĂŽt que d’y avoir des familles moins unies que ne le sont les tribus de singes, des familles qui ne sont pas des Ă©coles de vertu, de travail, d’amour, de foi, mais un chaos oĂč chacun vit pour soi comme des engrenages mal assemblĂ©s qui finissent par se rompre.

Rompez, dĂ©sagrĂ©gez. Les fruits de cette dĂ©sagrĂ©gation de la forme la plus sainte de la vie sociale, vous les voyez, vous les subissez. Continuez donc, si vous le voulez. Mais ne venez pas vous plaindre si cette terre devient toujours plus un enfer, un re­paire de monstres qui dĂ©vorent familles et nations. Vous le voulez : qu’il en soit ainsi. »

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EMV 37.4-5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« Je t’ai consolĂ©e, mon Ăąme, par une vision de ma petite enfance heureuse malgrĂ© sa pauvretĂ©, parce qu’entourĂ©e de l’affection de deux saints, les plus grands que le monde ait portĂ©s.

37.5 On dit que Joseph fut mon pĂšre nourricier. Bien sĂ»r, il n’a pas pu, puisqu’il Ă©tait homme, me donner du lait comme Marie qui m’en a nourri, mais il s’est usĂ© au travail pour me procurer le pain et des aliments fortifiants. Il a eu pour moi la tendresse d’une vraie mĂšre. C’est de lui que j’ai appris – et jamais Ă©lĂšve n’eut un meilleur maĂźtre – tout ce qui d’un enfant fait un homme, et un homme qui doit gagner son pain.

Si mon intelligence de Fils de Dieu Ă©tait parfaite, il faut rĂ©flĂ©chir et croire que je n’ai pas voulu m’affranchir de façon sensationnelle des rĂšgles de la croissance. Rabaissant donc la perfection de mon intelligence divine au niveau de la comprĂ©hension humaine, je me suis assujetti Ă  avoir pour maĂźtre un homme et Ă  avoir besoin d’un maĂźtre. Si, par la suite, j’ai appris rapidement et en faisant preuve de bonne volontĂ©, cela ne m’enlĂšve pas le mĂ©rite de m’ĂȘtre mis sous la dĂ©pendance d’un homme, ni Ă  cet homme juste le mĂ©rite d’avoir nourri ma petite intelligence des connaissances nĂ©cessaires Ă  la vie.

Ces doux moments passĂ©s Ă  cĂŽtĂ© de Joseph qui m’amenait comme en jouant Ă  ĂȘtre capable de travailler, je ne les oublierai jamais, mĂȘme maintenant que je suis au Ciel. Et quand je regarde mon pĂšre putatif, je revois le petit jardinet et l’atelier enfumĂ©, et il me semble voir apparaĂźtre ma MĂšre avec son sourire qui illuminait notre maison et me comblait de joie.

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EMV 37.6-7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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37.6 Combien les familles auraient Ă  apprendre de cette perfection d’époux qui s’aimĂšrent comme nuls autres ne se sont aimĂ©s !

Joseph en Ă©tait le chef. Son autoritĂ© dans la famille Ă©tait indiscutĂ©e et indiscutable. Devant elle s’inclinait respectueusement celle de l’Epouse et MĂšre de Dieu, et le Fils de Dieu s’y assujettissait. Tout ce que Joseph dĂ©cidait de faire Ă©tait bien fait, sans discussions, sans objections, sans rĂ©sistances. Sa parole Ă©tait notre petite loi. Et, malgrĂ© cela, quelle humilitĂ© chez lui ! Jamais un abus de pouvoir du fait de son autoritĂ©, jamais une volontĂ© dĂ©raisonnable sous prĂ©texte que c’était lui le chef. Son Ă©pouse Ă©tait sa douce conseillĂšre et si, dans sa profonde humilitĂ©, elle se considĂ©rait comme la servante de son conjoint, Joseph tirait de la sagesse de celle qui Ă©tait pleine de grĂące, la lumiĂšre qui le guidait en toutes circonstances.

Et moi, je grandissais comme une fleur protĂ©gĂ©e par deux arbres vigoureux, entre ces deux amours qui s’entrelaçaient au-dessus de moi, pour me protĂ©ger et m’aimer.

Non, tant que ma jeunesse me fit ignorer le monde, je n’ai pas regrettĂ© le Paradis. Dieu le PĂšre et l’Esprit de Dieu n’étaient pas absents parce que Marie en Ă©tait remplie, et les anges avaient lĂ  leur demeure car rien ne les Ă©loignait de cette maison. L’un d’eux, pourrais-je dire, s’était incarnĂ© et c’était Joseph, une Ăąme angĂ©lique, libĂ©rĂ©e du poids de la chair et uniquement occupĂ©e Ă  servir Dieu et ses intĂ©rĂȘts, et Ă  l’aimer comme l’aiment les sĂ©raphins. Le regard de Joseph ! Serein et pur comme la lu­miĂšre d’une Ă©toile qui ignore les concupiscences de la terre. C’était notre repos, notre force.

37.7 Bien des gens s’imaginent que je n’ai pas souffert humainement quand s’éteignit le regard de ce saint qui veillait sur notre maison. Si j’étais Dieu et si, comme tel, je connaissais le bienheureux sort de Joseph, donc si, pour cette raison, je n’étais pas affligĂ© de son dĂ©part qui devait lui ouvrir le Ciel aprĂšs un court sĂ©jour dans les limbes, comme homme, j’ai pleurĂ© dans la maison privĂ©e de son affectueuse prĂ©sence. J’ai pleurĂ© sur l’ami disparu. N’aurais-je donc pas dĂ» pleurer sur ce saint qui m’était si proche, sur le coeur duquel j’avais dormi tout petit et qui pendant tant d’annĂ©es m’avait entourĂ© de son amour ?

Détail

Jésus parle de ses parents et dit :

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EMV 37.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Un enfant, ce n’est pas seulement un ĂȘtre de chair. C’est une intelligence, un coeur, une Ăąme. Soyez-en donc sĂ»rs, personne plus qu’un pĂšre et une mĂšre n’a le droit et le devoir de former cette intelligence, ce coeur, cette Ăąme.

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EMV 38 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Maria voit la maison de Nazareth. JĂ©sus, Jacques et Jude jouent ensemble dans le jardin : ils sont encore enfants. Marie n'est pas loin. Ils dĂ©cident d'interprĂ©ter un passage de la Bible. On propose de jouer la scĂšne du veau d'or, dans l'Exode, mais l'un des cousins ne veut pas jouer Myriam, qui s'est prosternĂ©e devant l'idole. JĂ©sus propose alors de jouer le passage oĂč JosuĂ© est Ă©lu comme successeur de MoĂŻse. Cette idĂ©e convient Ă  tout le monde. AprĂšs avoir interrogĂ© Marie sur un point dans l'Exode, ils s'en vont jouer et JĂ©sus joue MoĂŻse Ă  la perfection. Ses cousins s'Ă©tonnent qu'il rĂ©cite si bien les textes.

Marie d'AlphĂ©e arrive alors avec AlphĂ©e. Ils reviennent de Cana et amĂšnent avec eux trois agneaux. L'une est pour JĂ©sus, et est toute blanche ; les autres sont plutĂŽt noires. C'est Joseph qui a eu l'idĂ©e d'offrir cela Ă  son Fils et AlphĂ©e a voulu alors faire de mĂȘme avec ses enfants.

Ce dernier suggĂšre alors que JĂ©sus devra bientĂŽt aller Ă  l'Ă©cole et Marie s'y refuse catĂ©goriquement : c'est elle qui donnera des leçons Ă  son Enfant. Joseph appuie d'ailleurs sa dĂ©cision et AlphĂ©e trouve que son frĂšre s'incline trop vite devant la dĂ©cision de son Ă©pouse. Joseph lui rĂ©pond avec sagesse, et Marie d'AlphĂ©e demande alors que la Vierge enseigne aussi Ă  ses enfants. Elle dit que cela ne la dĂ©range pas et convainc AlphĂ©e de les laisser venir quelques heures chez elle. Les enfants promettent de l'aimer et d'ĂȘtre attentif Ă  ses leçons.

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