Notes du thĂšme

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Confort de lecture

EMV 34.3 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

C’est en rayonnant avec encore plus d’éclat que l’étoile s’arrĂȘte sur la petite maison qui se trouve du cĂŽtĂ© le plus Ă©troit de la place. Ni ses occupants ni les villageois ne la voient, parce qu’ils dorment dans leurs maisons bien closes. Cependant, les palpitations lumineuses de l’astre s’accĂ©lĂšrent, son sillage ondule et tourbillonne plus fort en traçant presque des demi-cercles dans le ciel, qui s’illumine tout entier sous l’effet de cette poussiĂšre d’étoiles qu’elle entraĂźne, ce filet de pierres prĂ©cieuses qui resplendissent de mille couleurs sur les autres Ă©toiles, comme pour leur communiquer un message de joie.

La maison tout entiĂšre est baignĂ©e de ce feu liquide de joyaux. Le toit de la petite terrasse, l’escalier de pierre grise, la petite porte, tout ne forme qu’un bloc d’argent pur saupoudrĂ© d’une poussiĂšre de diamants et de perles. Aucun palais royal sur terre n’a jamais eu et n’aura jamais d’escalier pareil Ă  celui-ci, fait pour recevoir le passage des anges et pour servir Ă  la MĂšre, qui est MĂšre de Dieu. Ses petits pieds de Vierge immaculĂ©e peuvent se poser sur cette Ă©clatante blancheur, ses petits pieds destinĂ©s Ă  se poser sur les marches du trĂŽne de Dieu. Mais la Vierge ignore tout. Elle veille Ă  cĂŽtĂ© du berceau de son Fils et prie. Son Ăąme recĂšle des splendeurs qui surpassent celles dont l’étoile embellit toutes choses.

Détail

L'Ă©toile a guidĂ© les Rois Mages jusqu'Ă  la Sainte Famille. Elle s'est arrĂȘtĂ©e devant l'auberge oĂč rĂ©side la MĂšre de Dieu et son Fils. La lumiĂšre de l'Ă©toile est trĂšs intense. Maria Ă©crit que "son globe ressemble Ă  un Ă©norme saphir, Ă©clairĂ© de l’intĂ©rieur par un soleil ; il en sort une traĂźnĂ©e lumineuse oĂč prĂ©domine un bleu cĂ©leste, mais oĂč se fondent les blonds des topazes, les verts des Ă©meraudes, l’éclat irisĂ© des opales, les clartĂ©s sanguines des rubis et le doux scintillement des amĂ©thystes. On retrouve toutes les pierres prĂ©cieuses de la terre dans cette traĂźnĂ©e qui balaye le ciel d’un mouvement rapide et ondulant comme si elle Ă©tait vivante. Mais la couleur prĂ©dominante qui semble pleuvoir du globe de l’étoile, c’est la teinte paradisiaque de saphir clair qui vient colorer d’un bleu argentĂ© les maisons, les rues et le sol de BethlĂ©em, ce berceau du Sauveur. "

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EMV 34.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

34.6 Marie est assise, l’enfant sur son sein, et Joseph se tient debout auprĂšs d’elle. Mais elle se lĂšve elle aussi et s’incline quand elle voit entrer les trois mages. Elle est entiĂšrement vĂȘtue de blanc. Elle est si belle dans le simple vĂȘtement immaculĂ© qui la re­couvre de la base du cou aux pieds, des Ă©paules Ă  ses fins poignets, si belle avec sa tĂȘte couronnĂ©e de tresses blondes, son visage rosi par l’émotion, ses yeux qui sourient avec douceur, sa bouche qui s’ouvre pour saluer : « Que Dieu soit avec vous ! », que les trois hommes en restent un instant interdits. Puis ils s’a­vancent, se prosternent Ă  ses pieds et la prient de s’asseoir.

Eux non, ils ne s’asseyent pas, bien que Marie les en prie. Ils restent Ă  genoux, appuyĂ©s sur leurs talons. Les trois serviteurs se tiennent en retrait, eux aussi Ă  genoux, tout de suite derriĂšre le seuil. Ils ont dĂ©posĂ© devant eux les objets qu’ils portaient, et attendent.

Les trois sages contemplent l’Enfant, qui, Ă  ce qu’il me semble, doit avoir de neuf mois Ă  un an, tant il est Ă©veillĂ© et robuste. Il se tient assis sur le sein de sa MĂšre, sourit et gazouille avec une voix de petit oiseau. Comme sa MĂšre, il est entiĂšrement vĂȘtu de blanc et porte des sandalettes Ă  ses pieds minuscules. Un petit vĂȘtement tout simple : une tunique d’oĂč sortent de beaux petits petons remuants, de petites mains potelĂ©es qui voudraient bien tout attraper, et surtout un trĂšs joli visage oĂč resplendissent des yeux bleu foncĂ© ; sa bouche fait des fossettes des deux cĂŽtĂ©s quand il rit, dĂ©couvrant des dents minuscules. Les boucles de ses cheveux font penser Ă  une poussiĂšre d’or tant elles sont bril­lantes et vaporeuses.

Détail

Rencontre des Rois-Mages avec Marie, Joseph et Jésus.

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EMV 34.7-8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

34.7 Le plus ùgé des sages parle au nom de tous.

Il explique Ă  Marie que, une nuit du dernier mois de dé­cembre, ils ont vu, dans le ciel, apparaĂźtre une nouvelle Ă©toile d’un Ă©clat inhabituel. Jamais aucune carte du ciel n’avait mentionnĂ© cet astre et nul n’en avait jamais parlĂ©. On ne connaissait pas son nom, parce qu’il n’en avait pas. NĂ©e du sein de Dieu, cette Ă©toile s’était Ă©panouie pour apprendre aux hommes une vĂ©ritĂ© bĂ©nie, un secret de Dieu. Mais les hommes ne s’en Ă©taient guĂšre souciĂ©s, parce que leur Ăąme Ă©tait plongĂ©e dans la boue. Ils ne levaient pas les yeux vers Dieu et ne savaient pas lire les paroles qu’il trace ­– qu’il en soit Ă©ternellement bĂ©ni –­ avec des astres de feu sur la voĂ»te des cieux.

Eux, ils l’avaient vue et s’étaient efforcĂ©s d’en comprendre le sens. C’est de bon coeur qu’ils avaient perdu le peu de sommeil qu’ils accordaient Ă  leurs membres et en oubliaient de manger pour se plonger dans l’étude du zodiaque. Or les conjonctions des pla­nĂštes, le temps, la saison, le calcul des heures passĂ©es et des combinaisons astronomiques leur avaient appris le nom et le secret de l’étoile. Son nom Ă©tait “ Messie ”, et son secret : “ Etre le Messie venu au monde. ” Ils avaient donc pris la route pour l’adorer, Ă  l’insu les uns des autres. Par monts et par vaux, Ă  travers dĂ©serts et fleuves, voyageant de nuit, ils avaient marchĂ© en direction de la Palestine, vers oĂč l’étoile les guidait. Pour chacun, de trois points diffĂ©rents de la terre, elle allait dans cette direction. Et puis ils s’étaient rencontrĂ©s, de l’autre cĂŽtĂ© de la mer Morte. C’est lĂ  que la volontĂ© de Dieu les avait rĂ©unis, et ils avaient continuĂ© ensemble, en se comprenant, bien que chacun parle sa propre langue, et en comprenant et pouvant parler la langue du pays traversĂ©, par quelque miracle de l’Eternel.

Ensemble, ils Ă©taient allĂ©s Ă  JĂ©rusalem, puisque le Messie devait ĂȘtre le roi de JĂ©rusalem, le roi des Juifs. Mais l’étoile s’était cachĂ©e sur le ciel de cette ville ; ils avaient senti leur coeur se briser de douleur et s’étaient examinĂ©s pour savoir s’ils avaient dĂ©mĂ©ritĂ© de Dieu. Mais, leur conscience les rassurant, ils s’étaient adressĂ©s au roi HĂ©rode pour lui demander dans quel palais Ă©tait nĂ© le roi des Juifs qu’ils Ă©taient venus adorer. Ayant convoquĂ© les prĂȘtres et les scribes, le roi leur avait demandĂ© oĂč devait naĂźtre le Messie, et ils avaient rĂ©pondu :

« A Bethléem de Judée. »

Les mages Ă©taient donc venus Ă  BethlĂ©em et l’étoile Ă©tait rĂ©apparue Ă  leurs yeux, une fois quittĂ©e la citĂ© sainte. La veille au soir, son Ă©clat s’était accru ­– le ciel entier Ă©tait embrasĂ© ­– puis, unissant la lumiĂšre des autres Ă©toiles Ă  son propre rayonnement, elle s’était arrĂȘtĂ©e au-dessus de cette maison. Ils avaient compris que c’était lĂ  que se trouvait le Nouveau-nĂ© divin. Et maintenant ils l’adoraient et lui offraient leurs pauvres cadeaux et, par-dessus tout, leur coeur qui ne cesserait jamais de bĂ©nir Dieu de la grĂące qu’il leur avait accordĂ©e et d’aimer son Nouveau-nĂ©, dont ils voyaient la sainte humanitĂ©. Ils allaient ensuite en rendre compte au roi HĂ©rode, car lui aussi dĂ©sirait l’adorer.

34.8 « Voici Ă  la fois l’or qu’il convient Ă  un roi de possĂ©der, l’encens comme il convient Ă  Dieu, et voilĂ , MĂšre, voilĂ  la myrrhe, puisque ton Nouveau-nĂ© n’est pas seulement Dieu mais homme, et connaĂźtra donc l’amertume de la chair et de la vie humaine ainsi que la loi inĂ©vitable de la mort. Notre amour aurait prĂ©fĂ©rĂ© ne pas te dire ces mots et penser que sa chair est Ă©ternelle Ă  l’instar de son Esprit. Mais, Femme, si nos cartes ne se trompent pas, et plus encore nos Ăąmes, ton Fils est le Sauveur, le Christ de Dieu qui devra, pour sauver la terre, prendre sur lui le mal du monde dont l’un des chĂątiments est la mort. Cette rĂ©sine est destinĂ©e Ă  cette heure-lĂ , pour que ses chairs ­– qui sont saintes – ne con­naissent pas la pourriture de la corruption et gardent leur intĂ©gritĂ© jusqu’à leur rĂ©surrection. Que par nos cadeaux il se souvienne de nous et sauve ses serviteurs en leur donnant son Royaume.

Pour l’instant, et pour ĂȘtre sanctifiĂ©s par lui, que sa MĂšre offre son Enfant Ă  notre amour. Qu’en baisant ses pieds la bĂ©nĂ©diction cĂ©leste descende sur nous ».

Marie, qui a dominĂ© l’effroi provoquĂ© par les paroles du savant et a dissimulĂ© par un sourire la tristesse de l’évocation funĂšbre, leur offre l’enfant. Elle le pose dans les bras du plus ĂągĂ©, qui l’embrasse et reçoit des caresses, puis il le passe aux deux autres.

JĂ©sus sourit et joue avec les chaĂźnettes et les franges des trois hommes, et il regarde avec curiositĂ© l’écrin ouvert, rempli d’une matiĂšre jaune et luisante. Il rit quand il voit que le soleil forme un arc-en-ciel en tombant sur le couvercle de la myrrhe.

Détail

Résumé : Les Rois Mages racontent leur périple.

Matthieu 2,1-12 :
JĂ©sus Ă©tait nĂ© Ă  BethlĂ©em en JudĂ©e, au temps du roi HĂ©rode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivĂšrent Ă  JĂ©rusalem et demandĂšrent : « OĂč est le roi des Juifs qui vient de naĂźtre ? Nous avons vu son Ă©toile Ă  l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »

En apprenant cela, le roi HĂ©rode fut bouleversĂ©, et tout JĂ©rusalem avec lui. Il rĂ©unit tous les grands prĂȘtres et les scribes du peuple, pour leur demander oĂč devait naĂźtre le Christ. Ils lui rĂ©pondirent : « À BethlĂ©em en JudĂ©e, car voici ce qui est Ă©crit par le prophĂšte : Et toi, BethlĂ©em, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple IsraĂ«l. » Alors HĂ©rode convoqua les mages en secret pour leur faire prĂ©ciser Ă  quelle date l’étoile Ă©tait apparue ; puis il les envoya Ă  BethlĂ©em, en leur disant : « Allez vous renseigner avec prĂ©cision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvĂ©, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » AprĂšs avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue Ă  l’orient les prĂ©cĂ©dait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrĂȘter au-dessus de l’endroit oĂč se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se rĂ©jouirent d’une trĂšs grande joie. Ils entrĂšrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mĂšre ; et, tombant Ă  ses pieds, ils se prosternĂšrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs prĂ©sents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez HĂ©rode, ils regagnĂšrent leur pays par un autre chemin.

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EMV 34.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

34.9 Puis les trois personnages rendent l’Enfant Ă  Marie et se lĂšvent. Marie en fait de mĂȘme. Le plus jeune donne un ordre Ă  son serviteur, qui sort, et les uns et les autres s’inclinent. Les mages parlent encore un peu, comme s’ils ne pouvaient se ré­soudre Ă  quitter cette maison. Des larmes d’émotion brillent dans les yeux. Finalement, ils se dirigent vers la sortie, accompagnĂ©s par Marie et Joseph.

L’Enfant a voulu descendre et donner la main au plus ĂągĂ© des trois, et il marche comme cela, une main dans la main de Marie, l’autre dans celle du sage, qui se penche pour le retenir. JĂ©sus a le pas encore incertain d’un enfant et il rit en frappant du pied le rayon de lumiĂšre que le soleil dessine par terre.

Parvenus sur le seuil – il ne faut pas oublier que cette piĂšce prenait toute la longueur de la maison – les trois visiteurs prennent congĂ© en s’agenouillant encore une fois pour baiser les pieds de JĂ©sus. Marie, penchĂ©e sur son Fils, prend sa petite main et, en la guidant, lui fait faire un geste de bĂ©nĂ©diction sur la tĂȘte de chacun des mages. C’est dĂ©jĂ  un signe de croix que tracent les petits doigts de JĂ©sus guidĂ©s par Marie.

AprĂšs cela, les trois mages descendent l’escalier. La cara­vane est dĂ©jĂ  prĂȘte, elle les attend. Le harnachement des chevaux brille sous le soleil couchant. Les gens se sont rassemblĂ©s sur la petite place pour observer ce spectacle insolite.

JĂ©sus bat des mains en riant. Sa MĂšre l’a soulevĂ© et appuyĂ© contre un large parapet qui borde le palier. Elle le maintient par un bras sur sa poitrine pour l’empĂȘcher de tomber. Joseph est descendu avec les trois personnages et tient l’étrier Ă  chacun pendant qu’ils montent Ă  cheval ou Ă  chameau.

DĂ©sormais, maĂźtres et serviteurs sont tous en selle. L’ordre de marche est donnĂ©. Les trois hommes se penchent jusque sur le cou de leur monture en un dernier salut. Joseph s’incline, Marie en fait de mĂȘme et guide de nouveau la main de JĂ©sus en un geste d’adieu et de bĂ©nĂ©diction.

Détail

Les Rois Mages ont conté leur voyage, offert leurs cadeaux, et adoré le Christ. Maintenant, ils s'en vont.

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EMV 34.10-18 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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34.10 Jésus dit :

« Et maintenant ? Que vous dire, ĂŽ Ăąmes qui sentez mourir votre foi ? Rien ne pouvait apporter Ă  ces sages d’Orient la certitude de la vĂ©ritĂ©. Rien de surnaturel. Ils n’avaient que leurs calculs d’astronomie et leur rĂ©flexion qu’une vie intĂšgre rendait parfaite. Et pourtant ils ont eu foi, foi en tout : dans la science, dans leur conscience, dans la bontĂ© de Dieu.

Par la science, ils ont cru au signe de la nouvelle Ă©toile qui ne pouvait ĂȘtre que “ celle ” que l’humanitĂ© attendait depuis des siĂšcles : le Messie. Par ailleurs, ils ont eu foi en la voix de leur conscience qui recevait des “ voix ” cĂ©lestes et leur disait : “ C’est l’étoile qui indique l’avĂšnement du Messie. ” GrĂące Ă  leur bontĂ©, ils ont cru avec foi que Dieu ne les tromperait pas et que, puisque leur intention Ă©tait droite, il allait les aider de mille façons Ă  atteindre leur but.

Et ils y sont parvenus. Parmi tant de personnes qui étudient les signes, eux seuls ont compris ce signe-là, car eux seuls avaient au fond du coeur le désir de connaßtre les paroles de Dieu avec une intention droite, dont le but principal était de rendre aussitÎt à Dieu honneur et louange.

34.11 Ils ne recherchaient pas quelque intĂ©rĂȘt personnel. Au contraire, ils vont au devant de fatigues et de dĂ©penses, sans demander la moindre compensation humaine. Ils demandent seulement Ă  Dieu de se souvenir d’eux et de les sauver pour l’éternitĂ©.

De mĂȘme qu’ils ne pensaient Ă  aucune compensation humaine future, ils n’ont aucune prĂ©occupation humaine lorsqu’ils entreprennent ce voyage. Vous, vous auriez coupĂ© les cheveux en quatre de mille maniĂšres : “ Comment vais-je pouvoir faire un tel voyage dans des pays et parmi des peuples d’une autre langue ? Va-t-on me croire ou m’emprisonner comme espion ? Quelle aide m’apportera-t-on pour traverser dĂ©serts, montagnes et fleuves ? Et la chaleur ? Les vents des hauts plateaux ? Les fiĂšvres qui rĂšgnent dans les rĂ©gions marĂ©cageuses ? Les fleuves gonflĂ©s par les pluies ? Les diffĂ©rences de nourriture, de langues ? ” Et ainsi de suite. C’est comme cela que, vous, vous raisonnez. Mais pas eux. Eux, ils disent avec une sincĂšre, une sainte audace : “ Toi, mon Dieu, tu lis dans les coeurs et tu vois quel est notre but. Nous nous remettons entre tes mains. Accorde-nous la joie surna­turelle d’adorer ta deuxiĂšme Personne faite chair pour le salut du monde. ”

Cela suffit. Ils se mettent en route Ă  partir des Indes lointaines, des chaĂźnes de montagnes de Mongolie sur lesquelles planent seulement les aigles et les vautours, oĂč Dieu parle par le tumulte des vents et des torrents, oĂč il Ă©crit de mystĂ©rieuses paroles sur les pages illimitĂ©es des nĂ©vĂ©s, des terres oĂč le Nil naĂźt puis coule, tel une veine bleu vert, Ă  la rencontre du coeur de la MĂ©diterranĂ©e couleur d’azur. Ni pics, ni forĂȘts, ni sables, ni ocĂ©ans dessĂ©chĂ©s plus dangereux que les mers, rien n’arrĂȘte leur marche. L’étoile brille sur leurs nuits, elle les empĂȘche de dormir. Quand on cherche Dieu, les habitudes animales doivent cĂ©der le pas aux impatiences et aux nĂ©cessitĂ©s surnaturelles.

L’étoile les amĂšne du nord, de l’orient et du midi et, par un miracle de Dieu, elle s’avance pour tous trois vers un mĂȘme point comme, par un autre miracle, elle les rĂ©unit aprĂšs un tel parcours Ă  cet endroit. Un troisiĂšme miracle leur donne, anticipation de la sagesse de la PentecĂŽte, le don de se comprendre et de se faire comprendre comme au Paradis, oĂč l’on ne parle qu’une seule et mĂȘme langue, celle de Dieu.

34.12 Un seul moment d’effroi les assaille lorsque l’étoile disparaĂźt. Dans leur humilitĂ© – parce qu’ils sont rĂ©ellement grands –, ils n’imaginent pas que cela puisse ĂȘtre dĂ» Ă  la mĂ©chancetĂ© d’autrui et que les hommes corrompus de JĂ©rusalem ne mĂ©ritent pas de voir l’étoile de Dieu. Ils pensent avoir eux-mĂȘmes dĂ©mĂ©ritĂ© de Dieu et font leur examen de conscience, tremblants, contrits et dĂ©jĂ  prĂȘts Ă  demander pardon.

Mais leur conscience les rassure. Les Ăąmes habituĂ©es Ă  la mĂ©ditation ont une conscience extrĂȘmement sensible, affinĂ©e par une attention constante, par une introspection aiguĂ« qui a fait de leur vie intĂ©rieure un miroir sur lequel se reflĂštent les moindres traces des Ă©vĂ©nements quotidiens. Ils s’en sont fait une maß­­tresse, une voix qui les avertit et se fait entendre, je ne dis pas Ă  la moindre erreur, mais Ă  un simple regard vers l’erreur, vers l’humain, vers la complaisance pour leur moi. Par consĂ©quent, quand ils se remettent en face de cette maĂźtresse, de ce miroir sĂ©vĂšre et limpide, ils savent qu’elle ne mentira pas. Or, Ă  cet instant, elle les rassure et ils reprennent courage.

“ Ah, qu’il est doux de sentir que rien en nous ne s’oppose Ă  Dieu ! Qu’il regarde avec bienveillance l’ñme de son enfant fidĂšle et la bĂ©nit... Ce sentiment provoque un accroissement de la foi et de la confiance, de l’espĂ©rance, de la force et de la patience. Certes, en ce moment c’est la tempĂȘte. Mais elle passera, puisque Dieu m’aime et sait que je l’aime, et jamais son aide ne me fera dĂ©faut. ” Ainsi parlent ceux qui ont en eux la paix que donne une conscience droite qui dirige souverainement chacun de leurs actes.

34.13 J’ai dit qu’ils Ă©taient “ humbles parce qu’ils Ă©taient rĂ©ellement grands ”. Dans votre vie, que se passe-t-il au contraire ? Un individu n’est jamais humble, du fait qu’il est grand, mais parce qu’il est vaniteux et tire sa puissance de son influence et de votre sotte idolĂątrie. Il y a des malheureux qui, pour la simple raison qu’ils sont majordomes d’un puissant, huissiers d’un bureau, fonctionnaires dans une administration, bref au service de celui qui leur a procurĂ© cette place, prennent des poses de demi-dieux. Comme ils font pitiĂ© !...

Mais eux, les trois, parce qu’ils Ă©taient sages, Ă©taient rĂ©ellement grands. D’abord par leurs vertus surnaturelles, ensuite par leur science, enfin par leur richesse. Mais ils se considĂšrent comme moins que rien : poussiĂšre sur la poussiĂšre de la terre par rapport au Dieu trĂšs-haut qui crĂ©e les mondes par un sourire et les sĂšme comme des grains de blĂ© pour rassasier les yeux des anges par des colliers d’étoiles.

Ils se considĂšrent comme moins que rien par rapport au Dieu trĂšs-haut qui a créé la planĂšte sur laquelle ils vivent et lui a donnĂ© une extraordinaire variĂ©tĂ©. En Sculpteur infini d’oeuvres sans limites, il y a disposĂ© d’un coup de pouce, ici un chapelet de douces collines, lĂ  une ossature de dĂŽmes et de sommets en guise de vertĂšbres de la terre, de ce corps dĂ©mesurĂ© qui a pour veines les riviĂšres, pour bassins les lacs, pour coeur les ocĂ©ans, pour vĂȘtements les forĂȘts, pour voiles les nuages, pour ornements les glaciers de cristal, pour bijoux les turquoises et les Ă©me­raudes, les opales et les bĂ©ryls de toutes les eaux qui, avec les bois et les vents, chantent un grand choeur de louanges Ă  leur Seigneur.

Mais malgrĂ© leur sagesse, ils se sentent moins que rien face au Dieu trĂšs-haut dont cette sagesse provient et qui leur a donnĂ© un regard plus pĂ©nĂ©trant que celui de leurs yeux pour voir les rĂ©alitĂ©s : c’est le regard de l’ñme qui sait reconnaĂźtre en toute chose des paroles qu’aucune main humaine n’a Ă©crites, mais qui ont Ă©tĂ© gravĂ©es par la pensĂ©e de Dieu.

MalgrĂ© leurs richesses, ils se sentent moins que rien, un atome en comparaison de la richesse du MaĂźtre de l’univers, qui sĂšme mĂ©taux et pierres prĂ©cieuses sur les astres et les planĂštes, ainsi que des richesses en profusion inĂ©puisable dans le coeur de ceux qui l’aiment.

34.14 ArrivĂ©s devant une pauvre maison dans la plus insignifiante des villes de Juda, ils ne hochent pas la tĂȘte en disant : “ C’est impossible ! ” : ils s’inclinent, s’agenouillent, s’humilient de tout leur coeur et adorent. Dieu est lĂ , derriĂšre ce misĂ©rable mur, ce Dieu qu’ils ont toujours invoquĂ© sans jamais oser – mĂȘme de trĂšs loin – espĂ©rer pouvoir le voir ; mais ils l’invoquent pour le bien de l’humanitĂ© tout entiĂšre, et pour “ leur ” propre bien Ă©ternel. Ah, ils n’espĂ©raient que cela : pouvoir le voir, le connaĂźtre, le possĂ©der dans la vie qui ne connaĂźt plus ni aubes ni crĂ©puscules !

Il est lĂ , derriĂšre ce pauvre mur. Qui sait si son coeur d’enfant, qui est toujours le coeur de Dieu, n’entend pas le coeur de ces trois hommes qui, prosternĂ©s dans la poussiĂšre de la rue, s’écrient : “ Saint, Saint, Saint ! BĂ©ni soit le Seigneur notre Dieu. Gloire, gloire, gloire et bĂ©nĂ©diction ” ? Ils se le demandent avec un coeur tremblant d’amour.

Pendant la nuit et le matin suivant, c’est par la plus vive des priĂšres qu’ils prĂ©parent leur Ăąme Ă  communier Ă  l’Enfant-Dieu. Ils ne vont pas vers cet autel qu’est le sein virginal portant l’Hostie divine comme vous y allez, vous, l’esprit habitĂ© de prĂ©occupations matĂ©rielles. Ils oublient sommeil et nourriture et, s’ils portent leurs plus beaux atours, ce n’est pas par vanitĂ© humaine, mais pour faire honneur au Roi des rois. Les dignitaires entrent Ă  la cour des souverains avec leurs plus beaux vĂȘtements. Les mages ne devraient-ils donc pas s’avancer vers ce Roi en habits de fĂȘte ? Et quelle fĂȘte, pour eux, pourrait ĂȘtre plus grande que celle-ci ?

Dans leurs contrĂ©es lointaines, ils ont dĂ» maintes et maintes fois se parer pour des hommes qui Ă©taient leurs Ă©gaux, pour les fĂȘter et leur faire honneur. Il est donc juste de prosterner aux pieds du Roi suprĂȘme pourpre et joyaux, soies et plumes prĂ©cieuses, de dĂ©poser Ă  ses pieds, Ă  ses doux petits pieds, les fibres de la terre, les parfums de la terre, les mĂ©taux de la terre, les pierres prĂ©cieuses de la terre – tout cela est son oeuvre – pour qu’elles aussi, ces richesses de la terre, adorent leur CrĂ©ateur. Et ils seraient heureux si ce petit BĂ©bĂ© leur ordonnait de s’allonger sur le sol pour offrir un tapis vivant Ă  ses premiers pas d’enfant et leur marchait sur le corps, lui qui a quittĂ© les Ă©toiles pour eux, qui ne sont que poussiĂšre, poussiĂšre, poussiĂšre.

34.15 Ils sont humbles, gĂ©nĂ©reux, obĂ©issants aux “ voix ” du TrĂšs-Haut qui leur enjoignent d’apporter des cadeaux au Roi nouveau-nĂ©. C’est ce qu’ils font. Ils ne disent pas : “ Il est riche et n’a besoin de rien, il est Dieu et ne connaĂźtra pas la mort. ” Ils obĂ©issent. Ils subviennent sans affectation Ă  la pauvretĂ© du Sauveur. Qu’il sera utile, cet or, pour ceux qui demain seront des fugitifs ! Quel sens revĂȘt donc cette myrrhe pour celui qui sera bientĂŽt mis Ă  mort ! Quelle piĂ©tĂ© dans cet encens pour celui qui devra respirer la puanteur de la luxure des hommes qui s’exhale autour de son infinie puretĂ© !

Ils sont humbles, gĂ©nĂ©reux, obĂ©issants et respectueux les uns des autres. Les vertus engendrent toujours d’autres vertus. AprĂšs les vertus qui s’adressent Ă  Dieu, voici celles qui s’adressent aux autres. Le respect, qui devient charitĂ©. Il appartient au plus ĂągĂ© de parler au nom de tous, de recevoir en premier le baiser du Sauveur et de le conduire par la main. Les autres pourront encore le voir, mais pas lui : il est ĂągĂ©, et le jour de son retour Ă  Dieu s’approche. Il le verra, le Christ, aprĂšs sa mort cruelle, et il le suivra dans le sillage des sauvĂ©s pour retourner au Ciel. Mais il ne le verra plus sur cette terre. Alors, il lui restera pour viatique la tiĂ©deur de la petite main qui s’est confiĂ©e Ă  sa main ridĂ©e.

Il n’y a aucune envie chez les autres, mais un respect plus grand pour le vieux sage. Il a certainement plus de mĂ©rites qu’eux, et depuis plus longtemps. L’Enfant-Dieu le sait. Si celui qui est la Parole du PĂšre ne sait pas encore parler, son geste est parole. BĂ©nie soit son innocente parole qui dĂ©signe celui-lĂ  comme son prĂ©fĂ©rĂ© !

34.16 Mais, mes enfants, il y a deux autres enseignements Ă  tirer de cette vision.

C’est d’abord l’attitude de Joseph qui sait rester Ă  “ sa ” place. Il est prĂ©sent en tant que gardien et protecteur de la PuretĂ© et de la SaintetĂ©, mais il n’en usurpe pas les droits. C’est Marie qui, avec son JĂ©sus, reçoit les hommages et Ă  qui les mages s’a­dressent. Joseph s’en rĂ©jouit pour elle et ne s’afflige pas d’ĂȘtre une figure secondaire. Joseph est un juste, il est le Juste. Et il est toujours juste, mĂȘme Ă  ce moment-lĂ . Les vapeurs de la fĂȘte ne lui montent pas Ă  la tĂȘte. Il reste humble et juste.

Il se rĂ©jouit des cadeaux. Non pas pour lui-mĂȘme, mais parce qu’il pense qu’ils lui serviront Ă  rendre plus agrĂ©able la vie de son Ă©pouse et de son doux enfant. Il n’y a aucune cupiditĂ© en Joseph. C’est un travailleur et il continuera Ă  travailler. Mais il se rĂ©jouit qu’eux, ses deux amours, connaissent un peu d’aisance et de confort. Ni les mages ni lui ne savent que ces dons serviront Ă  une fuite et Ă  une vie d’exil au cours desquelles ces richesses s’évaporeront comme des nuages chassĂ©s par le vent, puis au retour dans leur patrie. Ils auront alors tout perdu, clients et meubles. Il ne leur restera que les murs de leur maison, protĂ©gĂ©e par Dieu parce que c’est lĂ  qu’il s’est uni Ă  la Vierge et s’est fait chair.

Joseph est humble, lui, le gardien de Dieu et de la MĂšre de Dieu et Epouse du TrĂšs-Haut, jusqu’à prĂ©senter l’étrier Ă  ces vassaux de Dieu. C’est un pauvre charpentier, car la violence des hommes a dĂ©pouillĂ© les hĂ©ritiers de David de leurs possessions royales. Mais il est toujours de race royale et a les maniĂšres d’un roi. C’est aussi de lui qu’il a Ă©tĂ© dit : “ Il Ă©tait humble parce qu’il Ă©tait rĂ©ellement grand. ”

34.17 Dernier enseignement, doux et expressif :

C’est Marie qui prend la main de JĂ©sus, qui ne sait pas encore bĂ©nir, et la guide pour faire ce geste saint.

C’est toujours Marie qui prend la main de JĂ©sus et la guide. Aujourd’hui encore. Aujourd’hui, JĂ©sus sait bĂ©nir. Mais il ar­rive que sa main transpercĂ©e retombe, lasse et dĂ©couragĂ©e, parce qu’il sait qu’il est inutile de bĂ©nir. Vous dĂ©truisez ma bĂ©nĂ©diction. Elle retombe encore sous l’effet de l’indignation, parce que vous me maudissez. C’est alors Marie qui contient cette indignation en dĂ©posant un baiser sur ma main. Ô le baiser de ma MĂšre, qui saurait y rĂ©sister ? Puis, de ses doigts dĂ©licats, mais avec un amour si impĂ©rieux, elle saisit mon poignet et me force Ă  bĂ©nir.

Je ne puis repousser ma MĂšre. Mais il vous faut aller Ă  elle pour qu’elle soit votre avocate. Elle est ma Reine avant d’ĂȘtre la vĂŽtre, et son amour pour vous a des indulgences que mĂȘme le mien ne connaĂźt pas. Sans paroles, mais avec les perles de ses larmes et l’évocation de ma croix dont elle me fait tracer le signe en l’air, elle plaide votre cause et m’exhorte : “ Tu es le Sauveur. Sauve ! ”

34.18 VoilĂ , mes enfants, “ l’Evangile de la foi ” dans l’apparition de la scĂšne des mages. MĂ©ditez et imitez, pour votre bien. »

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EMV 34.12 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Les Ăąmes habituĂ©es Ă  la mĂ©ditation ont une conscience extrĂȘmement sensible, affinĂ©e par une attention constante, par une introspection aiguĂ« qui a fait de leur vie intĂ©rieure un miroir sur lequel se reflĂštent les moindres traces des Ă©vĂ©nements quotidiens. Ils s’en sont fait une maß­­tresse, une voix qui les avertit et se fait entendre, je ne dis pas Ă  la moindre erreur, mais Ă  un simple regard vers l’erreur, vers l’humain, vers la complaisance pour leur moi. Par consĂ©quent, quand ils se remettent en face de cette maĂźtresse, de ce miroir sĂ©vĂšre et limpide, ils savent qu’elle ne mentira pas.

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EMV 34.12 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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“ Ah, qu’il est doux de sentir que rien en nous ne s’oppose Ă  Dieu ! Qu’il regarde avec bienveillance l’ñme de son enfant fidĂšle et la bĂ©nit... Ce sentiment provoque un accroissement de la foi et de la confiance, de l’espĂ©rance, de la force et de la patience. Certes, en ce moment c’est la tempĂȘte. Mais elle passera, puisque Dieu m’aime et sait que je l’aime, et jamais son aide ne me fera dĂ©faut. ” Ainsi parlent ceux qui ont en eux la paix que donne une conscience droite qui dirige souverainement chacun de leurs actes.

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