EMV 32.7 · Tome 1
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
La priÚre est "communion spirituelle avec Dieu, dont vous sortez revigorés et décidés à appartenir toujours davantage à Dieu."
Notes du thĂšme
EMV 32.7 · Tome 1
La priÚre est "communion spirituelle avec Dieu, dont vous sortez revigorés et décidés à appartenir toujours davantage à Dieu."
EMV 32.8 · Tome 1
â PoussĂ© par lâEsprit â, dit lâEvangile. Ah, si les hommes savaient quel parfait ami est lâEsprit Saint, quel guide, quel maĂźtre ! Sâils lâaimaient et lâinvoquaient, cet amour de la sainte TrinitĂ©, cette lumiĂšre de la LumiĂšre, ce feu du Feu, cette Intelligence, cette Sagesse ! Comme ils seraient plus instruits de ce quâil est nĂ©cessaire de savoir !
EMV 32.9 · Tome 1
RĂ©flĂ©chissez : Dieu sâest donnĂ© lui-mĂȘme pour anĂ©antir lâoeuvre de Satan dans les Ăąmes. Ne pourra-t-il pas vaincre maintenant les satans qui vous torturent ?
EMV 32.9 · Tome 1
Dieu vous aiderait une fois de plus si la grande masse des fidĂšles lâappelait avec une foi et un amour irrĂ©sistibles.
EMV 32.9 · Tome 1
Nâayez pas peur. Restez unis Ă la croix. Elle a toujours triomphĂ© des piĂšges du dĂ©mon, qui utilise la fĂ©rocitĂ© des hommes et les tristesses de la vie pour tenter de pousser au dĂ©sespoir â câest-Ă -dire Ă la sĂ©paration dâavec Dieu â les coeurs quâil ne peut se gagner autrement.
EMV 33 · Tome 1, p. 215-218
Titre du chapitre : Berceuse de la Vierge.
Date de la vision : Mardi 28 novembre 1944
Calendrier : Juillet de l'an -4
Lieux (carte) : Bethléem
Cycle : Naissance et enfance de Jésus
Résumé : A Bethléem, Marie berce son enfant.
Contenu du chapitre : 33.1 : Le bĂ©bĂ© de quelques mois tardait Ă s'endormir. 33.2 : La berceuse de Marie. 33.3 : Lâenfant-JĂ©sus dans les bras de sa mĂšre. 33.4 : La grĂące de la vision.
EMV 33.1-4 · Tome 1
33.1 Ce matin, jâai eu un rĂ©veil bien doux : jâĂ©tais encore dans les brumes du sommeil quand jâai entendu une voix trĂšs pure fredonner doucement une lente berceuse. On aurait dit une berÂceuse de NoĂ«l, tant elle Ă©tait lĂ©gĂšre et archaĂŻque. Je suivais cette mĂ©lodie et cette voix, qui me charmaient de plus en plus et me rendaient ma luciditĂ© sous leur douce musique. Lorsque jâeus retrouvĂ© pleinement mes esprits, jâai compris. Jâai dit alors : « Je te salue, Marie, pleine de grĂące ! », parce que câĂ©tait elle qui chantait. Et aprĂšs mâavoir rĂ©pondu : « Moi aussi, je te salue, Maria. Viens, et sois heuÂreuse ! », elle sâest mise Ă chanter plus fort.
Et je lâai vue, dans la maison de BethlĂ©em, dans la piĂšce quâelle occupait, en train de bercer JĂ©sus pour lâendormir. Il y avait lĂ le mĂ©tier Ă tisser de Marie et des travaux de couture. On avait lâimpression que Marie avait fait une pause dans son travail pour donner le sein Ă lâenfant, changer ses langes, ou plutĂŽt ses draps, car câĂ©tait dĂ©jĂ un enfant de quelques mois, de six Ă huit mois tout au plus, Ă mon avis. Elle comptait pouvoir reprendre son travail une fois lâenfant endormi.
On approchait du soir. Le crĂ©puscule touchait Ă sa fin et avait saupoudrĂ© le ciel serein de flocons dâor. Des troupeaux rentraient au bercail tout en broutant les derniĂšres herbes dâun prĂ© en fleurs, les brebis bĂȘlaient en levant le museau.
LâEnfant tardait Ă sâendormir. Il semblait un peu agitĂ© comme sâil avait mal aux dents ou quelque autre bobo de lâenfance.
33.2 Dans lâobscuritĂ© de cette heure plus que matinale, jâai Ă©crit ce chant comme je lâai pu sur un morceau de papier, et je le recopie maintenant :
« Petits nuages dorés, vous ressemblez aux troupeaux du Seigneur.
Sur le pré tout en fleurs, un autre troupeau est là qui regarde.
Mais mĂȘme si je possĂ©dais tous les troupeaux de la terre,
Le petit agneau qui me serait le plus cher, ce serait toujours toi...
Dors, dors, dors, dors...
Ne pleure plus...
Mille étoiles brillantes regardent du haut du ciel.
Ne fais plus pleurer tes doux yeux.
Tes yeux de saphir sont les étoiles de mon coeur.
Tes larmes en sont la souffrance, oh ! ne pleure plus...
Dors, dors, dors, dors...
Ne pleure plus...
Tous les anges resplendissants qui sont au paradis
Te font une couronne, Ă toi lâInnocent, pour se rĂ©jouir de ton visage.
Mais tu pleures. Tu veux ta maman, ta maman, maman, ma...
A ton cÎté pour te bercer. Dodo, dodo, dodo, do...
Dors, dors, dors, dors...
Ne pleure plus...
Puis le ciel rosira... câest lâaurore qui reviendra
Et ta maman nâira pas encore se reposer, pour ne pas te faire pleurer.
A ton rĂ©veil tu diras : â Maman ! â, je te rĂ©pondrai : â Mon Fils ! â,
Et avec mon baiser, câest Ă la fois lâamour, la vie et le lait que je te donnerai.
Dors, dors, dors, dors...
Ne pleure plus...
Tu ne peux rester sans ta maman, mĂȘme si tu rĂȘves du Ciel.
Viens, viens ! Sous mon voile je te ferai dormir,
Avec ma poitrine pour oreiller et mes bras pour berceau.
Ne crains rien ! Je suis ici avec toi
Dors, dors, dors, dors...
Ne pleure plus...
Je resterai toujours avec toi. Tu es la vie de mon coeur...
Il dort... On dirait une fleur, posée sur le sein...
Il dort... Faites doucement ! Peut-ĂȘtre voit-il le PĂšre saint...
Cette vision essuie les larmes... de mon doux Jésus...
Il dort, dort, dort, dort...
Il ne pleure plus... »
33.3 Dire la grĂące de cette scĂšne est impossible. Ce nâest quâune mĂšre qui berce un enfant. Mais câest cette MĂšre-ci et cet Enfant-ci ! On imaginera donc quelle grĂące, quel amour, quelle puretĂ©, quel Ciel transparaissent dans cette scĂšne Ă la fois petite et grande, dont le seul souvenir me rĂ©jouit et dont il me reste, pour en confirmer la vĂ©ritĂ©, la mĂ©lodie que je me rĂ©pĂšte pour pouvoir vous la faire entendre. Mais je nâai pas la voix dâargent trĂšs pur de Marie, la voix virginale de la Vierge ! Jâaurais lâair dâun accordĂ©on essoufflĂ© ! Peu importe, je ferai comme je pourrai. Ce serait une bien belle pastorale Ă chanter autour de la crĂšche de NoĂ«l !
Au dĂ©but, la MĂšre balançait lentement le berceau en bois. Voyant que JĂ©sus ne se calmait pas, elle lâa ensuite pris dans ses bras ; assise prĂšs de la fenĂȘtre ouverte, Ă cĂŽtĂ© du berceau, elle le berçait doucement au rythme du chant en rĂ©pĂ©tant deux fois sa berceuse, jusquâĂ ce que le petit JĂ©sus ferme les yeux, appuie sa tĂȘte sur le sein de sa MĂšre et sâendorme ainsi, son petit visage enfoui dans la chaleur de sa poitrine, une main appuyĂ©e sur son sein prĂšs de sa joue toute rose, lâautre abandonnĂ©e sur sa poitrine. Le voile de Marie couvrait son Enfant saint.
Puis Marie sâest levĂ©e avec dâinfinies prĂ©cautions et a dĂ©posĂ© son JĂ©sus dans son berceau, lâa recouvert de ses petits draps, a Ă©tendu un voile pour le protĂ©ger des mouches et de lâair, et est restĂ©e Ă contempler son TrĂ©sor endormi. Elle avait une main sur le coeur, et lâautre Ă©tait posĂ©e sur le berceau, prĂȘte Ă le bercer sâil avait fait mine de se rĂ©veiller, et elle souriait, tout heureuse, un peu penchĂ©e, tandis que les ombres et le silence descendaient sur la terre et envahissaient sa chambre virginale.
Quelle paix ! Quelle beautĂ© ! Jâen suis ravie !
33.4 Ce nâest pas une vision grandiose et peut-ĂȘtre la jugera-t-on inutile par rapport Ă lâensemble des autres, parce quâelle nâapÂporte aucune rĂ©vĂ©lation particuliĂšre. Je le sais. Mais pour moi, câest une vraie grĂące et câest ainsi que je la considĂšre : elle mâaÂpaise lâĂąme, me la rend pure, pleine dâamour, comme recréée par les mains de la MĂšre. Je pense que, sous cet angle, elle vous plaira Ă vous aussi. Nous sommes des â enfants â, nous, et cela vaut mieux ! Nous plaisons Ă JĂ©sus. Les autres, les savants et les compliquĂ©s, quâils pensent ce quâils veulent et nous traitent de â puĂ©rils â, nous nâavons pas Ă nous en occuper. Nâest-ce pas ?
EMV 33.4 · Tome 1
Nous plaisons Ă JĂ©sus. Les autres, les savants et les compliquĂ©s, quâils pensent ce quâils veulent et nous traitent de â puĂ©rils â, nous nâavons pas Ă nous en occuper. Nâest-ce pas ?
EMV 34 · Tome 1
Titre du chapitre : Lâadoration des mages. Câest âlâĂvangile de la foiâ.
Date de la vision : Lundi 28 février 1944.
Calendrier : Octobre de l'an -4
Lieux (carte) : Bethléem
Cycle : Naissance et enfance de Jésus
RĂ©sumĂ© : Maria voit BethlĂ©em en pleine nuit. La ville est endormie. Puis elle voit l'Ă©toile qui guide les Rois Mages et qui resplendit de mille feux, de maniĂšre surnaturelle. L'astre s'arrĂȘte devant l'auberge oĂč rĂ©side la Sainte Famille. Les sages s'arrĂȘtent alors avec leurs serviteurs et adorent dĂ©jĂ une premiĂšre fois le Sauveur en s'inclinant jusqu'Ă terre. Puis ils se retirent jusqu'au lendemain matin. Pour Maria, la vision s'arrĂȘte et reprend trois heures plus tard.
Les mages se sont apprĂȘtĂ©s et sont revĂȘtus de majestueux habits. Ils viennent respectueusement saluer l'Enfant. Ils en profitent pour raconter Ă sa MĂšre leur voyage et ils lui offrent trois cadeaux : l'or, comme il convient Ă un Roi d'en possĂ©der, l'encens en sa qualitĂ© de Dieu, et la myrrhe parce que son Fils, qui est le RĂ©dempteur du monde, devra mourir. Marie pĂąlit Ă cette mention mais contient sa souffrance derriĂšre un sourire. Les trois Sages veulent alors saluer une derniĂšre fois l'Enfant, et ils s'en vont. Joseph les accompagnent jusqu'Ă leurs montures.
Jésus donne alors une dictée pour notre époque contemporaine. Il souligne la foi des trois hommes, de leur abandon à Dieu, car ils ne doutent pas et ils lui confient leur voyage, sans couper les cheveux en quatre. Leur coeur tremble seulement quand ils arrivent à Jérusalem et que l'étoile se cache, mais leur conscience les rassure. Le Christ déclare ainsi que ceux qui sont habitués à méditer et qui ont une conscience droite ont appris à s'examiner, pour se rectifier au moindre écart de conduite.
Les Rois-Mages sont Ă©galement trĂšs riches, mais ils sont humbles et donc rĂ©ellement grands Ă cause de leur humilitĂ©. Ils se considĂšrent comme poussiĂšre face au TrĂšs-Haut, et quand ils arrivent devant une pauvre maison, ils ne se disent pas : "C'est impossible !" Ils adorent et puis ils repartent, en se prĂ©parant Ă aller voir dignement leur Roi. Ils revĂȘtent donc leurs meilleurs habits, au contraire des hommes qui vont Ă l'Eucharistie avec mille prĂ©occupations matĂ©rielles.
JĂ©sus donne enfin deux considĂ©rations. La premiĂšre concerne Joseph, qui se rĂ©jouit des cadeaux, mais reste humble. Il ne s'offense pas que Marie soit sur le devant de la scĂšne. Lui aussi Ă©tait humble parce que rĂ©ellement grand. La deuxiĂšme est centrĂ©e sur Marie, qui pousse JĂ©sus Ă bĂ©nir, mĂȘme quand il est dĂ©couragĂ© face Ă nos mauvaises actions. Elle donne un baiser sur sa main transpercĂ©e et lui dĂ©clare : "Tu es le Sauveur. Sauve !". Or JĂ©sus ne peut rien refuser Ă sa MĂšre, mais on doit faire l'effort d'aller vers elle.
Contenu du chapitre : 34.1 : Les Ăvangiles de la foi. 34.2 : Le plan de la citĂ© de BethlĂ©em. 34.3 : Une Ă©toile y crĂ©e une fĂ©erie. 34.4 : Les Mages s'y arrĂȘtent de nuit. 34.5 : En plein jour ils apportent leurs cadeaux. 34.6 : Ils s'agenouillent devant l'enfant. 34.7 : Le plus ĂągĂ© fait le rĂ©cit de leur voyage. 34.8 : La signification de l'or, de l'encens et de la myrrhe. 34.9 : Ils quittent Ă regret la maison. 34.10 : Les mages ont eu foi en tout. 34.11 : Ils ne recherchaient pas quelque intĂ©rĂȘt personnel. 34.12 : La rectitude de leur conscience. 34.13 : Leur humilitĂ© devant Dieu. 34.14 : Leur piĂ©tĂ©. 34.15 : Ils sont humbles, gĂ©nĂ©reux, obĂ©issants et respectueux les uns des autres. 34.16 : Joseph gardien et protecteur de la PuretĂ© et de la SaintetĂ©, sans usurper les droits. 34.17 : Marie est notre Avocate. 34.18 : MĂ©ditez et imitez.
EMV 34 · Tome 1
Jésus dit :
"Ecris cela seulement. Il y a quelques jours, tu disais que tu meurs sans voir satisfait ton désir de visiter les Lieux Saints. Tu les vois et comme ils étaient quand je les ai sanctifiés par ma présence. Maintenant, aprÚs vingt siÚcles de profanation par haine ou par amour, ils ne sont plus comme ils étaient. Donc, à présent, toi, tu les vois et qui va en Palestine ne les vois pas. Ne t'attriste donc pas.
DeuxiĂšme chose : tu te lamentes de ce que mĂȘme les livres qui parlent de Moi te semblent n'avoir plus de saveur aucune alors qu'autrefois tu les aimais tant. Cela aussi vient des conditions oĂč tu te trouves. Comment veux-tu que te paraissent plus parfaites les oeuvres humaines lorsque c'est par mes soins que se manifeste Ă toi la rĂ©alitĂ© des faits ? Cette impression peut se produire mĂȘme avec de bonnes traductions. Les descriptions humaines, aussi bien pour les lieux que pour les faits et les sentiments sont des "traductions" et pour cela toujours incomplĂštes, inectactes, sinon dans les paroles et les faits, mais dans les sentiments. Surtout maintenant que la rationnalisme a abĂźmĂ© la vie qui s'y exprimait. Aussi, quand je donne Ă quelqu'un de voir et de savoir, toute autre description paraĂźt froide et laisse insatisfait et dĂ©goĂ»tĂ©.
TroisiÚmement : c'est vendredi. Je veux que tu revives ma souffrance. Je veux cela de toi aujourd'hui, que tu la revives dans ton esprit et ta chair. C'est assez. Souffre avec paix et amour. Je te bénis."
Texte présent uniquement dans l'édition de 1985, tome 1, chapitre 57, pp.216-217.