Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 31.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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L’obĂ©issance sauve toujours. Rappelle-le-toi.

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EMV 31.10 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Sauver une Ăąme, c’est prĂ©destiner la sienne au Ciel. Mais sauver une Ăąme sacerdotale, c’est sauver un grand nombre d’ñmes, puisque chaque saint prĂȘtre est un filet qui amĂšne des Ăąmes Ă  Dieu. Et sauver un prĂȘtre, autrement dit le sanctifier, le sanctifier Ă  nouveau, c’est recrĂ©er ce filet mystique. Chacune de ses conquĂȘtes est une lumiĂšre qui s’ajoute Ă  votre couronne Ă©ternelle.

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EMV 32 · Tome 1, p. 209-215

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : PrĂ©sentation de JĂ©sus au Temple. La vertu de SymĂ©on et la prophĂ©tie d’Anne.

Date de la vision et de la dictée : Mardi 1er février 1944

Calendrier : Lundi 20 janvier de l'an -4

Lieux (carte) : Jérusalem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie et Joseph partent de Bethléem pour aller à Jérusalem. Ils vont présenter Jésus au Temple. La cérémonie se passe sans accroc. Quand le rite est fini, ils rencontrent Syméon, qui demande à prendre l'enfant. Les parents acceptent la demande du vieillard et celui-ci pleure de joie : il dit ensuite les paroles qu'on connaßt dans l'Evangile. En entendant les paroles sur sa douleur future, Marie ne sourit plus et serre l'Enfant contre son coeur, tout en se rapprochant de Joseph. Anne de Phanuel vient alors la réconforter.

JĂ©sus donne ensuite une dictĂ©e et donne deux enseignements. Le premier, c'est que la vĂ©ritĂ© n'est pas rĂ©vĂ©lĂ©e au prĂȘtre qui cĂ©lĂšbre le rite et qui est spirituellement absent. La vĂ©ritĂ© est rĂ©vĂ©lĂ©e Ă  SymĂ©on, qui est un simple fidĂšle mais qui s'est laissĂ© pousser par l'Esprit, en ayant toujours en lui la bonne volontĂ©. Le deuxiĂšme enseignement porte sur Anne de Phanuel qui rĂ©conforte Marie. Il s'adresse alors aux contemporains de Maria et Ă  notre Ă©poque pour dire que le Seigneur aussi peut envoyer son ange pour consoler son peuple. Il suffit que nous ayons suffisamment de foi pour l'appeler, pour recevoir sa misĂ©ricorde et son pardon. Le Sauveur souligne d'ailleurs que Dieu est restĂ© fidĂšle Ă  sa promesse de ne plus envoyer le DĂ©luge, alors que l'homme, lui, ne tient pas ses promesses. Pourtant, Dieu nous aiderait une fois de plus si la majoritĂ© d'entre nous l'appelait avec foi et amour.

Il déclare enfin à ceux qui essaient de contrebalancer la sévérité de Dieu de ne pas craindre, car le TrÚs-Haut saura nous envoyer son ange pour nous consoler. Il faut rester unis à la Croix car elle a toujours triomphé.

Contenu du chapitre : 32.1 : À travers la campagne. 32.2 : et dans la ville. 32.3 : La purification de la mĂšre. 32.4 : La prĂ©sentation de l’enfant. 32.5 : Les prophĂ©ties de SymĂ©on. 32.6 : La prophĂ©tesse Anne de Phanuel. 32.7 : La bonne volontĂ© ne se dĂ©ploie pas dans les pratiques extĂ©rieures, mais dans la priĂšre. 32.8 : SymĂ©on avait cette bonne volontĂ© et la persĂ©vĂ©rance. 32.9 : Mettez votre angoisse aux pieds de Dieu.

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EMV 32.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Je reconnais notre MĂšre. Elle est toujours la mĂȘme, blonde et pĂąle, svelte ; chacun de ses gestes est gracieux. Elle est vĂȘtue de blanc et s’enveloppe dans un manteau bleu pĂąle. Sur sa tĂȘte, un voile blanc. Elle porte son Enfant avec mille prĂ©cautions.

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Description physique de Marie lors de la Présentation au Temple.

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EMV 32.1 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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32.1 Je vois partir un couple de personnes d’une maison des plus modestes. D’un petit escalier extĂ©rieur, descend une toute jeune mĂšre tenant dans les bras un bĂ©bĂ©, enveloppĂ© dans du linge blanc.

Je reconnais notre MĂšre. Elle est toujours la mĂȘme, blonde et pĂąle, svelte ; chacun de ses gestes est gracieux. Elle est vĂȘtue de blanc et s’enveloppe dans un manteau bleu pĂąle. Sur sa tĂȘte, un voile blanc. Elle porte son Enfant avec mille prĂ©cautions.

Joseph l’attend au pied de l’escalier auprĂšs d’un Ăąne gris. Sa tunique comme son manteau sont marron clair. Il regarde Marie et lui sourit. Lorsque Marie s’approche de l’ñne, il se passe la bride de l’ñne sur le bras gauche et prend un instant l’enfant, qui dort paisiblement, pour permettre Ă  Marie de mieux s’installer sur la selle. Il lui rend ensuite JĂ©sus et ils se mettent en route.

Joseph chemine Ă  cĂŽtĂ© de Marie, sans cesser de tenir sa monture par la bride et en veillant Ă  ce qu’elle marche droit, sans trĂ©bucher. Marie tient JĂ©sus sur son sein et, par crainte qu’il prenne mal Ă  cause du froid, elle Ă©tend sur lui un pan de son manteau. Les deux Ă©poux parlent Ă  peine, mais ils se sourient souvent.

La route, qui n’est pas un modĂšle du genre, se dĂ©roule Ă  travers une campagne que la saison a dĂ©nudĂ©e. Quelques autres voyageurs les dĂ©passent ou les croisent, mais ils sont rares.

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EMV 32.2-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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32.2 Plus tard, on voit apparaĂźtre des maisons et des murs qui enserrent une ville. Les deux Ă©poux y pĂ©nĂštrent par une porte ; commence alors le parcours sur le pavĂ© (trĂšs disjoint) de la ville. Il devient plus difficile d’avancer, d’une part parce que la circulation force l’ñne Ă  s’arrĂȘter Ă  tout instant, d’autre part parce que, sur les pierres et les trous qui remplacent les pavĂ©s manquants, l’ñne fait de continuels faux pas qui gĂȘnent Marie et l’Enfant.

La route n’est pas plane. Elle monte, bien que lĂ©gĂšrement. Etroite, elle passe entre des maisons hautes aux portes exiguĂ«s et basses, dont rares sont les fenĂȘtres qui donnent sur la rue. En haut, le ciel apparaĂźt sous la forme de multiples portions d’azur entre les maisons, ou plutĂŽt entre les terrasses. En bas, c’est la foule et le brouhaha, et l’on croise d’autres personnes Ă  pied, ou montĂ©es sur un Ăąne, ou conduisant des Ăąnes chargĂ©s, et d’autres encore qui suivent une encombrante caravane de chameaux. A un certain endroit, une patrouille de lĂ©gionnaires romains passe dans un grand bruit de sabots et d’armes, puis disparaĂźt derriĂšre une arcade qui enjambe une rue trĂšs Ă©troite et caillouteuse.

Joseph tourne Ă  gauche et prend une voie plus large et plus belle. J’aperçois, tout au bout de la rue, l’enceinte crĂ©nelĂ©e que je connais dĂ©jĂ .

Marie descend de l’ñne prĂšs de la porte oĂč se trouve une sorte d’abri pour les Ăąnes. Je parle d’“abri” parce qu’il s’agit d’une espĂšce de cabanon, ou plutĂŽt de hangar jonchĂ© de paille, avec des piquets munis d’anneaux pour attacher les quadrupĂšdes.

Joseph remet quelques piĂšces Ă  un petit homme qui est accouru, pour acheter un peu de foin, et il puise un seau d’eau Ă  un puits rudimentaire qui se trouve dans un coin pour le donner Ă  son Ăąne. Il rejoint ensuite Marie et tous deux pĂ©nĂštrent dans l’enceinte du Temple.

32.3 Ils se dirigent d’abord vers un portique oĂč se tiennent ceux que JĂ©sus fustigera plus tard vigoureusement : les vendeurs de tourterelles et d’agneaux, ainsi que les changeurs. Joseph achĂšte deux colombes blanches. Il ne change pas d’argent. On comprend qu’il a ce qu’il lui faut.

Joseph et Marie s’avancent maintenant vers une porte latĂ©rale Ă  huit marches,­ comme toutes les portes, Ă  ce qu’il me semble, de sorte que le cube du Temple est surĂ©levĂ© par rapport au sol. Cette porte a un grand vestibule, comme les portes cochĂšres de nos maisons en ville, pour vous en donner une idĂ©e, mais plus vaste et mieux dĂ©corĂ©. A droite et Ă  gauche, il s’y trouve deux espĂšces d’autels, deux constructions rectangulaires dont je ne saisis pas immĂ©diatement Ă  quoi elles peuvent bien servir. On dirait des bassins peu profonds, car l’intĂ©rieur est plus bas que le bord extĂ©rieur surĂ©levĂ© de quelques centimĂštres.

Un prĂȘtre accourt ; je ne sais si c’est Joseph qui l’a appelĂ© ou s’il vient de lui-mĂȘme. Marie offre les deux pauvres colombes et, comme je comprends leur sort, je dĂ©tourne les yeux. J’observe les ornements du lourd portail, du plafond, du vestibule. Du coin de l’oeil, il me semble toutefois voir le prĂȘtre asperger Marie d’eau. Ce doit ĂȘtre de l’eau, car je ne vois aucune tache sur son vĂȘtement. Ensuite Marie, qui avait donnĂ© au prĂȘtre une poignĂ©e de piĂšces avec les colombes (j’avais oubliĂ© de le dire), pĂ©nĂštre avec Joseph dans le Temple proprement dit, en compagnie du prĂȘtre.

Je regarde de tous cĂŽtĂ©s. C’est un endroit trĂšs ornĂ©. Sculptures Ă  tĂȘte d’ange, palmes et ornements courent le long des colonnes, sur les murs et au plafond. La lumiĂšre entre par des fenĂȘtres curieuses, longues et Ă©troites, sans vitre naturellement, disposĂ©es en diagonale sur les murs. Je suppose que c’est pour empĂȘcher les averses d’entrer.

32.4 Marie avance jusqu’à un certain point, puis s’arrĂȘte. A quelques mĂštres d’elle il y a d’autres marches, et au-dessus une autre sorte d’autel au-delĂ  duquel se trouve un autre Ă©difice.

Je me rends compte que je croyais ĂȘtre dans le Temple, alors que je me trouve dans des bĂątiments qui entourent le Temple proprement dit, c’est-Ă -dire le Saint, au-delĂ  duquel il semble que personne ne puisse entrer, hormis les prĂȘtres. Ce que je croyais ĂȘtre le Temple n’est donc qu’un vestibule clos qui, sur trois cĂŽtĂ©s, entoure le Temple qui renferme le Tabernacle. Je ne sais si je me suis bien expliquĂ©e. Mais je ne suis ni architecte ni ingĂ©nieur...

Marie prĂ©sente au prĂȘtre l’Enfant, qui s’est Ă©veillĂ© et regarde innocemment autour de lui avec ce regard Ă©tonnĂ© des bĂ©bĂ©s qui n’ont que quelques jours. Il le prend dans ses bras et le soulĂšve Ă  bras tendus, tournĂ© vers le Temple, en se tenant contre une sorte d’autel Ă©difiĂ© au-dessus des marches. Le rite est accompli. L’Enfant est rendu Ă  sa MĂšre, et le prĂȘtre s’en va.

Détail

Marie et Joseph vont présenter Jésus au Temple.

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EMV 32.5-6 · Tome 1

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32.5 Il y a des curieux qui regardent. D’entre eux, se dĂ©gage un petit vieux tout courbĂ© qui avance pĂ©niblement et s’appuie sur un bĂąton. Il doit ĂȘtre fort ĂągĂ©, Ă  mon avis, il doit avoir plus de quatre-vingts ans. Il s’approche de Marie et lui demande de lui donner le BĂ©bĂ© un instant. Marie le satisfait en souriant.

SymĂ©on, dont j’ai toujours cru qu’il appartenait Ă  la caste sacerdotale, mais n’est qu’un simple fidĂšle, le saisit et l’embrasse. JĂ©sus lui sourit avec l’expression incertaine des nourrissons. On dirait qu’il l’observe avec curiositĂ©, car le vieillard pleure et rit tout Ă  la fois ; ses larmes tracent toute une broderie de scintillements entre ses rides et couvrent de perles sa longue barbe blanche vers laquelle JĂ©sus tend les mains. C’est JĂ©sus, mais c’est encore un petit bĂ©bĂ©, et ce qui bouge devant lui attire son attention et lui donne envie de l’attraper pour mieux comprendre ce que c’est. Marie et Joseph sourient, tout comme les personnes prĂ©sentes qui louent la beautĂ© du BĂ©bĂ©.

J’entends les paroles du saint vieillard, et je vois le regard Ă©tonnĂ© de Joseph, Ă©mu de Marie, Ă  la fois Ă©tonnĂ© et Ă©mu d’une partie de la petite assistance, les autres Ă©tant pris d’un fou rire. Parmi ces derniers se trouvent des barbus et des membres hautains du SanhĂ©drin qui hochent la tĂȘte et regardent SymĂ©on avec un air de compassion ironique. Ils doivent penser que son grand Ăąge lui a fait perdre la raison.

32.6 Le sourire de Marie s’éteint et elle devient encore plus pĂąle quand SymĂ©on lui prĂ©dit ses propres souffrances. Bien qu’elle le sache dĂ©jĂ , ces mots lui transpercent l’ñme. Elle s’approche davantage de Joseph pour trouver quelque rĂ©confort, elle serre passionnĂ©ment son Enfant sur son coeur ; c’est donc comme une Ăąme assoiffĂ©e qu’elle boit les paroles d’Anne, qui arrive Ă  son tour : Ă©tant femme, elle a pitiĂ© de sa douleur et lui promet que l’Eternel adoucira l’heure de sa souffrance par une force sur­­naturelle.

« Femme, celui qui a donnĂ© le Sauveur Ă  son peuple aura le pouvoir d’envoyer son ange pour te consoler de tes larmes. Jamais l’aide du Seigneur n’a fait dĂ©faut aux grandes femmes d’IsraĂ«l, et tu es bien plus que Judith ou YaĂ«l. Notre Dieu crĂ©era en toi un coeur d’or de la plus grande puretĂ© pour rĂ©sister Ă  la mer de douleur qui fera de toi la plus grande femme de la crĂ©ation, la MĂšre. Et toi, petit Enfant, souviens-toi de moi Ă  l’heure de ta mission. »

C’est ainsi que s’achùve ma vision.

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EMV 32.7-9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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La vertu de SymĂ©on et la prophĂ©tie d’Anne

32.7 Jésus dit :

« Deux enseignements valables pour tous se dégagent de la description que tu as faite.

En voici le premier : la vĂ©ritĂ© n’est pas rĂ©vĂ©lĂ©e au prĂȘtre, plongĂ© dans les rites mais spirituellement absent, mais Ă  un simple fidĂšle.

Le prĂȘtre, qui est constamment en contact avec la DivinitĂ©, appliquĂ© Ă  tout ce qui a trait Ă  Dieu, consacrĂ© Ă  tout ce qui est au-dessus de la chair, aurait dĂ» comprendre immĂ©diatement qui Ă©tait l’Enfant qu’on venait offrir au Temple ce matin-lĂ . Mais, pour cela, il lui aurait fallu avoir une vie spirituelle vivante et pas simplement le vĂȘtement qui recouvrait une Ăąme, si ce n’est morte, du moins trĂšs assoupie.

S’il le veut, l’Esprit de Dieu peut tonner et secouer comme la foudre ou un tremblement de terre l’esprit le plus obtus. Il le peut. Mais puisqu’il est Esprit d’ordre tout comme Dieu est ordre en toutes ses Personnes et sa maniĂšre d’agir, il se rĂ©pand et parle gĂ©nĂ©ralement, je ne dis pas lĂ  oĂč il rencontre un mĂ©rite suffisant pour recevoir son effusion –­ car alors ceux qui la recevraient seraient bien rares et toi-mĂȘme ne connaĂźtrais pas ses lumiĂšres –, mais lĂ  oĂč il trouve la “ bonne volontĂ© ” de recevoir cette effusion.

Comment s’exerce cette bonne volontĂ© ? Par une vie oĂč, dans la mesure du possible, Dieu prend toute la place. Dans la foi, l’obĂ©issance, la puretĂ©, la charitĂ©, la gĂ©nĂ©rositĂ©, la priĂšre. Non pas par les pratiques extĂ©rieures, mais par la priĂšre. Il y a moins de diffé­rence entre le jour et la nuit qu’entre les pratiques et la priĂšre. Cette derniĂšre est communion spirituelle avec Dieu, dont vous sortez revigorĂ©s et dĂ©cidĂ©s Ă  appartenir toujours davantage Ă  Dieu. Les pratiques sont une habitude comme une autre dont les buts sont divers mais toujours Ă©goĂŻstes. Elles vous laissent tels que vous ĂȘtes ou mĂȘme vous surchargent d’un pĂ©chĂ© de mensonge et de paresse.

32.8 SymĂ©on avait cette bonne volontĂ©. La vie ne lui avait Ă©pargnĂ© ni les angoisses ni les Ă©preuves, mais il n’avait pas perdu sa bonne volontĂ©. Les annĂ©es et les vicissitudes n’avaient pas entamĂ© ni Ă©branlĂ© cette disposition Ă  ĂȘtre toujours plus digne de Dieu. Et Dieu, avant que les yeux de son serviteur fidĂšle ne se ferment Ă  la lumiĂšre du soleil pour s’ouvrir au Soleil de Dieu, rayonnant des cieux ouverts Ă  mon ascension aprĂšs mon martyre, lui envoya le rayon de l’Esprit qui le mena au Temple, pour voir la LumiĂšre venue au monde.

“ PoussĂ© par l’Esprit ”, dit l’Evangile. Ah, si les hommes savaient quel parfait ami est l’Esprit Saint, quel guide, quel maĂźtre ! S’ils l’aimaient et l’invoquaient, cet amour de la sainte TrinitĂ©, cette lumiĂšre de la LumiĂšre, ce feu du Feu, cette Intelligence, cette Sagesse ! Comme ils seraient plus instruits de ce qu’il est nĂ©cessaire de savoir !

Vois, Maria, voyez, mes enfants : SymĂ©on a attendu toute une longue vie avant de “ voir la LumiĂšre ”, avant de savoir que la promesse de Dieu Ă©tait accomplie. Mais il n’a jamais doutĂ©. Jamais il ne s’est dit : “ Il est inutile que je persĂ©vĂšre dans l’espĂ©rance et la priĂšre. ” Il a persĂ©vĂ©rĂ©. Et il a obtenu de “ voir ” ce que n’ont pas vu le prĂȘtre et les membres du SanhĂ©drin bouffis d’orgueil et aveuglĂ©s : le Fils de Dieu, le Messie, le Sauveur, dans ce corps d’enfant qui lui donnait tiĂ©deur et sourire. Par mes lĂšvres de bĂ©bĂ©, il a reçu le sourire de Dieu en guise de premiĂšre rĂ©compense pour sa vie honnĂȘte et pieuse.

32.9 Deuxiùme enseignement : les paroles d’Anne.

Elle aussi, qui Ă©tait prophĂ©tesse, reconnaĂźt le Messie en ce nouveau-nĂ© que j’étais. Etant donnĂ© son don de prophĂ©tie, c’est naturel. Mais Ă©coute, Ă©coutez ce que, poussĂ©e par la foi et la charitĂ©, elle dit Ă  ma MĂšre. Que cela vous serve de lumiĂšre pour votre Ăąme, qui tremble Ă  cette Ă©poque de tĂ©nĂšbres et en cette fĂȘte de la LumiĂšre : “ Celui qui a donnĂ© le Sauveur Ă  son peuple aura le pouvoir d’envoyer son ange pour te consoler de tes larmes, de vos larmes. ”

RĂ©flĂ©chissez : Dieu s’est donnĂ© lui-mĂȘme pour anĂ©antir l’oeuvre de Satan dans les Ăąmes. Ne pourra-t-il pas vaincre maintenant les satans qui vous torturent ? Ne pourra-t-il pas essuyer vos larmes en les mettant en fuite et en vous rendant de nouveau la paix de son Christ ? Pourquoi ne le lui demandez-vous pas avec foi ? Une foi authentique, puissante, une foi devant laquelle la sĂ©vĂ©ritĂ© de Dieu, indignĂ© par vos nombreuses fautes, tombe avec un sourire ? Alors viendrait le pardon qui est aide, et sa bĂ©nĂ©diction qui est l’arc-en-ciel tendu au-dessus de cette terre submergĂ©e par un dĂ©luge de sang que vous avez vous-mĂȘmes voulu ?

RĂ©flĂ©chissez Ă  ceci : aprĂšs avoir puni les hommes par le dĂ©luge, le PĂšre se dit en lui-mĂȘme et dit Ă  son patriarche : “ Je ne maudirai plus jamais la terre Ă  cause de l’homme, parce que les desseins du coeur de l’homme sont mauvais dĂšs son enfance ; plus jamais je ne frapperai tous les vivants comme je l’ai fait. ”

Et il fut fidĂšle Ă  sa parole. Il n’a plus envoyĂ© de dĂ©luge. Mais vous, combien de fois vous ĂȘtes-vous dit, combien de fois avez-vous dit Ă  Dieu : “ Si nous sommes sauvĂ©s cette fois-ci, si tu nous sauves, nous ne ferons plus jamais de guerre, plus jamais ! ” sans en faire ensuite de plus terribles ? Combien de fois ? Vous ĂȘtes menteurs et n’avez aucun respect ni pour le Seigneur ni pour votre parole. Et pourtant Dieu vous aiderait une fois de plus si la grande masse des fidĂšles l’appelait avec une foi et un amour irrĂ©sistibles.

Vous tous, qui ĂȘtes trop peu nombreux pour contrebalancer la foule de ceux qui entretiennent la sĂ©vĂ©ritĂ© de Dieu, mais lui restez nĂ©anmoins fidĂšles malgrĂ© les menaces terribles qui ap­prochent et augmentent d’instant en instant, dĂ©posez votre angoisse aux pieds de Dieu. Il saura vous envoyer son ange comme il a envoyĂ© le Sauveur au monde. N’ayez pas peur. Restez unis Ă  la croix. Elle a toujours triomphĂ© des piĂšges du dĂ©mon, qui utilise la fĂ©rocitĂ© des hommes et les tristesses de la vie pour tenter de pousser au dĂ©sespoir –­ c’est-Ă -dire Ă  la sĂ©paration d’avec Dieu –­ les coeurs qu’il ne peut se gagner autrement. »

Détail

Maria vient de voir la présentation de Jésus au Temple.

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EMV 32.7 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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S’il le veut, l’Esprit de Dieu peut tonner et secouer comme la foudre ou un tremblement de terre l’esprit le plus obtus. Il le peut. Mais puisqu’il est Esprit d’ordre tout comme Dieu est ordre en toutes ses Personnes et sa maniĂšre d’agir, il se rĂ©pand et parle gĂ©nĂ©ralement, je ne dis pas lĂ  oĂč il rencontre un mĂ©rite suffisant pour recevoir son effusion –­ car alors ceux qui la recevraient seraient bien rares et toi-mĂȘme ne connaĂźtrais pas ses lumiĂšres –, mais lĂ  oĂč il trouve la “ bonne volontĂ© ” de recevoir cette effusion.

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