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Confort de lecture

EMV 31 · Tome 1, p. 202-208

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Visite de Zacharie. La saintetĂ© de Joseph et l’obĂ©issance aux prĂȘtres.

Date de la vision et de la dictĂ©e : Jeudi 8 juin 1944 (FĂȘte-Dieu)

Calendrier : Lundi 30 décembre de l'an -5

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

RĂ©sumĂ© : Zacharie arrive Ă  BethlĂ©em. C'est Joseph qui vient l'accueillir, car Marie donne du lait Ă  JĂ©sus. Le charpentier prend des nouvelles de Jean, qui grandit trĂšs bien, mais qui souffre des dents : il ne l'a donc pas emmenĂ© avec lui. Elisabeth non plus n'est pas venue, non seulement pour veiller sur son fils, mais aussi parce qu'il fait trĂšs froid. Joseph comprend et il dĂ©crit au prĂȘtre les conditions difficiles qu'ils ont vĂ©cues aprĂšs la naissance de JĂ©sus. Comme le dit l'Ă©poux de Marie, tout Ă©tait prĂȘt Ă  Nazareth, mais ils n'avaient rien ici.

La Vierge arrive sur ces entrefaites et elle prĂ©sente l'Enfant, aprĂšs avoir saluĂ© le prĂȘtre. Zacharie vĂ©nĂšre JĂ©sus avec le plus grand des respects. Le vieillard donne alors des cadeaux de sa part et d'Elisabeth. L'ImmaculĂ©e regrette qu'elle n'ait pas su venir avec Jean et Zacharie assure qu'elle les verra bientĂŽt. En effet, le vieil homme pense qu'ils doivent habiter Ă  BethlĂ©em, pour que, le temps venu, il soit mieux acceptĂ© par le SanhĂ©drin, et pour que Zacharie puisse lui servir de maĂźtre.

Joseph et Marie se regardent, ne sont pas spĂ©cialement d'accord avec la vision de Zacharie. L'un pense Ă  son travail, l'autre Ă  sa maison et Ă  tout ce qu'ils ont laissĂ© sur place. C'est ce qu'affirme Marie, d'autant qu'aller chercher leurs affaires est difficile, comme ils n'ont aucune maison pour tout entreposer Ă  BethlĂ©em. Puis, surtout, Marie pense Ă  Joseph et Joseph pense Ă  Marie. Son chaste Ă©poux est cependant prĂȘt Ă  travailler le double si c'est pour JĂ©sus.

Marie tente enfin d'objecter une derniÚre fois, en soulignant que le Messie sera appelé Nazaréen, mais Zacharie n'entend pas raison, et les saints parents obtempÚrent à son désir...

Marie donne alors une dictĂ©e sur la saintetĂ© de Joseph, qui ne se prĂ©occupe pas de travailler plus, de tout abandonner si c'est pour ses deux trĂ©sors : Marie et Joseph. Elle parle ensuite de Zacharie, qui est prĂȘtre, mais qui a moins le coeur tournĂ© vers le Ciel que Joseph. Zacharie pense humainement et se pensait plus savant que Marie, au point mĂȘme de pouvoir servir de maĂźtre au MaĂźtre. Bien sĂ»r, Marie objecte face Ă  ses propos et celle-ci aurait pu triompher dans leur conversation, mais elle se retire Ă  cause de la dignitĂ© du prĂȘtre.

AprĂšs avoir soulignĂ© qu'un prĂȘtre est gĂ©nĂ©ralement Ă©clairĂ© par Dieu, Marie souligne enfin qu'obĂ©ir sauve toujours, mĂȘme si le conseil qu'on reçoit n'est pas absolument parfait. Rester Ă  BethlĂ©em et en JudĂ©e fut une bonne chose lorsque survint la fuite en Égypte : de Nazareth, cela aurait Ă©tĂ© bien plus difficile.

Pour terminer, Marie nous apprend que le respect du prĂȘtre est toujours le signe d'une bonne formation chrĂ©tienne. MĂȘme s'ils perdent leur flamme apostolique, c'est toujours eux qui font descendre du Paradis le Pain du Ciel, et ce contact les rend "aussi saints qu'un calice sacrĂ©". Nous devons donc les considĂ©rer comme tels et prier pour eux si leur Ăąme est paralysĂ©e et malade. Nous devons prier le Christ pour leur sanctification, car sauver une Ăąme sacerdotale, "c'est sauver un grand nombre d'Ăąmes".

Contenu du chapitre : 31.1 : ArrivĂ©e de Zacharie seul Ă  qui Joseph raconte les pĂ©ripĂ©ties de la NativitĂ©. 31.2 : "L'Hostie" dans les bras de Zacharie. 31.3 : Des cadeaux d'Élisabeth pour l'enfant. 31.4 : Le Messie doit grandir Ă  BethlĂ©em. 31.5 : Zacharie convainc le couple de s'Ă©tablir Ă  BethlĂ©em. 31.6 : La saintetĂ© de Joseph. 31.7 : Zacharie versus Joseph. 31.8 : Les vrais prĂȘtres et les autres. 31.9 : L'obĂ©issance sauve toujours. 31.10 : Le respect Ă  l'Ă©gard du prĂȘtre est toujours une marque d'intĂ©gritĂ© chrĂ©tienne.

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EMV 31.2 · Tome 1

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31.2 Marie, qui les a entendus parler, entre. Elle est entiĂšrement vĂȘtue de laine blanche. Elle a retirĂ© l’habit sombre qu’elle portait pour le voyage et dans la grotte, et elle porte un vĂȘtement tout blanc que je lui ai dĂ©jĂ  vu Ă  d’autres reprises. Elle n’a rien sur la tĂȘte et tient dans ses bras JĂ©sus, qui dort, rassasiĂ© de lait, dans ses langes blancs.

Détail

Description physique de Marie aprÚs la Nativité.

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EMV 31.3 · Tome 1

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31.3 Tous s’asseyent et Zacharie rĂ©pĂšte Ă  Marie la raison pour laquelle Elisabeth n’est pas venue, et la peine qu’elle en Ă©prouve.

« Les mois derniers, elle avait prĂ©parĂ© du linge pour ton Fils bĂ©ni. Je te l’ai apportĂ©. Il est sur le chariot, en bas. »

Il se lĂšve et sort, pour revenir avec un gros paquet accompagnĂ© d’un autre plus petit. Du premier – dont Joseph le dĂ©barrasse immĂ©diatement comme du second - il tire aussitĂŽt ses cadeaux : une couverture de laine bien moelleuse, tissĂ©e Ă  la main, du linge et de petits vĂȘtements. Du second, il sort du miel, de la farine trĂšs blanche, du beurre et des pommes pour Marie, ainsi que des galettes pĂ©tries et cuites par Elisabeth, et bien d’autres choses encore qui montrent l’affection maternelle de la reconnaissante cousine de Marie pour la jeune mĂšre.

« Tu diras Ă  Elisabeth que je lui en suis trĂšs reconnaissante, tout comme je te le suis. J’aurais beaucoup aimĂ© la voir, mais je comprends ses raisons. J’aurais aussi voulu revoir le petit Jean...

– ­ Vous le verrez au printemps : nous viendrons chez vous.

– Nazareth est trop loin, dit Joseph.

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EMV 31.4-5 · Tome 1

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31.4 – Nazareth ? Mais vous devez rester ici ! Le Messie doit grandir Ă  BethlĂ©em. C’est la citĂ© de David. Le TrĂšs-Haut l’a conduit, par le biais de la volontĂ© de CĂ©sar, Ă  naĂźtre sur la terre de David, la terre sainte de JudĂ©e. Pourquoi l’emmener Ă  Nazareth ? Vous savez comment les juifs jugent les NazarĂ©ens. Demain, cet Enfant devra ĂȘtre le Sauveur de son peuple. Il ne faut pas que la capitale mĂ©prise son Roi sous prĂ©texte qu’il vient d’une terre qu’ils dĂ©nigrent. Vous savez aussi bien que moi combien le SanhĂ©drin est susceptible et comme les trois castes principales sont mĂ©prisantes... D’ailleurs, en restant ici, non loin de moi, je pourrai vous aider quelque peu et mettre tout ce que j’ai au service du Nouveau-NĂ©, moins en biens matĂ©riels qu’en dons moraux. Et lorsqu’il sera en Ăąge de comprendre, je serai trĂšs heureux de lui servir de maĂźtre comme Ă  mon enfant, pour que, une fois devenu grand, il me bĂ©nisse. Nous devons garder Ă  l’esprit la grandeur de son destin et donc penser qu’il doit pouvoir se prĂ©senter au monde avec toutes les cartes en main pour gagner facilement sa partie. Certes, il possĂšdera la Sagesse. Mais le simple fait qu’un prĂȘtre lui aura servi de maĂźtre le fera accepter plus aisĂ©ment par les pharisiens difficiles Ă  convaincre et par les scribes. Cela lui facilitera sa mission. »

31.5 Marie regarde Joseph et Joseph regarde Marie. Un Ă©change de questions muettes s’engage par-dessus la tĂȘte innocente de l’Enfant, qui dort, tout rose et ignorant. Et ce sont des questions empreintes de tristesse. Marie pense Ă  sa petite maison, Joseph Ă  son travail. Ici, tout est Ă  recommencer, Ă  un endroit oĂč, il y a quelques jours Ă  peine, ils Ă©taient des inconnus. Il n’y a ici aucun de ces objets chers laissĂ©s lĂ -bas et prĂ©parĂ©s avec tant d’amour pour l’Enfant.

C’est bien ce que dit Marie :

« Mais comment faire ? Nous avons tout laissĂ© lĂ -bas. Joseph a tellement travaillĂ© pour mon JĂ©sus, sans s’épargner ni effort ni argent ! Il le faisait de nuit pour pouvoir travailler pendant la journĂ©e pour les autres et gagner ainsi de quoi acheter les plus beaux bois, la laine la plus moelleuse, le lin le plus blanc pour tout prĂ©parer pour JĂ©sus. Il avait construit des ruches et entrepris des travaux de maçonnerie pour organiser autrement la maison, afin que le berceau puisse ĂȘtre mis dans ma chambre et y rester jusqu’à ce que JĂ©sus ait grandi, et pour pouvoir y crĂ©er de la place pour un lit, puisque JĂ©sus couchera dans ma chambre tant qu’il sera un jeune garçon.

– Joseph peut aller chercher ce que vous avez laissĂ© lĂ -bas.

– Mais oĂč le mettre ? Tu le sais, Zacharie, nous sommes pauvres. Nous n’avons que notre travail et notre maison. L’un et l’autre nous permettent d’aller de l’avant sans avoir faim. Mais ici... nous trouverons peut-ĂȘtre du travail. Mais il nous faudra toujours nous occuper de trouver une maison. Cette brave femme ne peut nous hĂ©berger continuellement. Et moi, je ne peux imposer Ă  Joseph davantage de sacrifices qu’il n’en fait dĂ©jĂ  pour moi !

– Oh, moi ! Ce n’est rien pour moi... Je pense plutĂŽt Ă  la douleur de Marie de ne pas vivre chez elle... »

Marie a deux grosses larmes aux yeux.

« Je pense que cette maison doit lui ĂȘtre aussi chĂšre que le Paradis en raison du miracle qui s’y est accompli... MĂȘme si je parle peu, je comprends beaucoup. Si ce n’était pas pour cela, je me sacrifierais volontiers. Je travaillerais deux fois plus, voilĂ  tout. Je suis assez fort et jeune pour travailler le double de ce que je faisais et pourvoir Ă  tout. Et si Marie n’en souffre pas trop... si tu dis qu’il est bien d’agir ainsi... pour ma part, me voici. Je fais ce qui vous semble le plus juste. Il me suffit que cela soit utile pour JĂ©sus.

– Cela lui sera sĂ»rement utile. Pensez-y et vous en verrez les raisons.

– On dit Ă©galement que le Messie sera appelĂ© NazarĂ©en..., objecte Marie.

– C’est juste. Du moins, faites en sorte qu’il grandisse en JudĂ©e jusqu’à ce qu’il devienne adulte. Le prophĂšte dit : “ Et toi, BethlĂ©em Ephrata, tu seras la plus grande parce que de toi sortira le Sauveur. ” Il ne parle pas de Nazareth. Ce nom lui sera peut-ĂȘtre donnĂ© pour une raison que nous ignorons. Mais sa terre, c’est celle-ci.

– C’est toi qui le dis, prĂȘtre, et nous... nous... avec quelle douleur nous t’écoutons... et nous te donnons raison. Mais quelle souffrance ! Quand reverrai-je cette maison oĂč je suis devenue mĂšre ? »

Marie pleure doucement. Comme je comprends son chagrin, ah, comme je le comprends !

La vision s’arrĂȘte sur ces larmes de Marie.

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AprÚs la Nativité, Zacharie va visiter Joseph et Marie. Il est est opposé à ce que la Sainte Famille retourne à Nazareth.

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EMV 31.5 · Tome 1

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Si Marie n’en souffre pas trop... si tu dis qu’il est bien d’agir ainsi... pour ma part, me voici. Je fais ce qui vous semble le plus juste. Il me suffit que cela soit utile pour JĂ©sus.

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EMV 31.6-10 · Tome 1

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31.6 Marie me dit ensuite :

« Tu le comprends. Je le sais. Mais tu me verras pleurer encore plus fort.

Pour l’instant, j’élĂšve ton Ăąme en te montrant la saintetĂ© de Joseph, qui Ă©tait homme, c’est-Ă -dire qu’il n’avait pour son Ăąme d’autre aide que sa saintetĂ©. Moi, j’avais tous les dons de Dieu par ma condition d’ImmaculĂ©e. J’ignorais que je l’étais, mais dans mon Ăąme ces dons Ă©taient actifs et me procuraient des forces spirituelles. Mais lui n’était pas immaculĂ©. L’humanitĂ© pesait en lui de tout son poids, et c’est avec ce fardeau qu’il devait s’élever vers la perfection, au prix d’un effort continuel de toutes ses facultĂ©s pour avoir la volontĂ© d’atteindre la perfection et de plaire Ă  Dieu.

Ah, mon saint Ă©poux ! Saint en tout, mĂȘme dans les choses les plus humbles de l’existence. Saint par sa chastetĂ© d’ange. Saint par son honnĂȘtetĂ© d’homme. Saint par sa patience, par son ardeur au travail, par sa sĂ©rĂ©nitĂ© toujours Ă©gale, par sa modestie, par tout.

Sa saintetĂ© Ă©clate aussi dans cet Ă©vĂ©nement. Un prĂȘtre lui dit : “ Il est bon que tu t’établisses ici ” et lui, qui sait pourtant quel sera son surcroĂźt de travail, rĂ©pond : “ Ce n’est rien pour moi... Je pense plutĂŽt Ă  la douleur de Marie. Si ce n’était pas pour cela, je me sacrifierais volontiers. Il me suffit que cela soit utile pour JĂ©sus. ” JĂ©sus, Marie : ce sont ses amours angĂ©liques. Mon saint Ă©poux n’a rien aimĂ© d’autre sur terre, et il s’est fait le serviteur de cet amour.

On a fait de lui le protecteur des familles chrĂ©tiennes, des travailleurs et de bien d’autres catĂ©gories. Mais ce n’est pas seulement des agonisants, des Ă©poux, des ouvriers qu’il faudrait le faire protecteur, mais bien aussi des consacrĂ©s. Quel consacrĂ© de ce monde au service de Dieu, quel qu’il soit, s’est-il consacrĂ© comme lui au service de son Dieu, acceptant tout, renonçant Ă  tout, supportant tout, accomplissant tout avec promptitude, gaietĂ©, Ă©galitĂ© d’humeur, comme il l’a fait ? Aucun.

31.7 Je veux encore te faire remarquer une chose, ou mĂȘme deux.

Zacharie est un prĂȘtre. Joseph ne l’est pas, mais vois comme celui qui ne l’est pas a le coeur tournĂ© vers le Ciel plus que le prĂȘtre. Zacharie pense humainement, et c’est humainement qu’il interprĂšte les Ecritures : il se laisse trop guider par le bon sens humain ; ce n’est d’ailleurs pas la premiĂšre fois qu’il le fait­. Il en a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© puni, mais il retombe dans ce travers, bien que moins gravement. Au sujet de la naissance de Jean, il avait dit : “ Comment cela pourrait-il se produire puisque je suis vieux et que ma femme est stĂ©rile ? ” Il affirme maintenant : “ Pour aplanir son chemin, le Christ doit grandir ici ” et, avec cette racine d’orgueil qui persiste chez les meilleurs, il pense pouvoir ĂȘtre utile, lui, Ă  JĂ©sus. Non pas utile comme Joseph veut l’ĂȘtre en le servant, mais utile en lui servant de maĂźtre... Dieu le lui a pardonnĂ© parce que son intention Ă©tait bonne. Mais le “ MaĂźtre ” avait-il donc besoin d’avoir des maĂźtres ?

J’ai essayĂ© de lui faire voir la lumiĂšre dans les prophĂ©ties. Mais il se sentait plus savant que moi et accommodait Ă  sa façon son interprĂ©tation. J’aurais pu insister et l’emporter. Mais - et c’est lĂ  la seconde observation que je te fais faire - je fais preuve de respect envers le prĂȘtre en raison de sa dignitĂ©, et non en raison de ses connaissances.

31.8 GĂ©nĂ©ralement, un prĂȘtre est Ă©clairĂ© par Dieu. J’ai bien dit : “ gĂ©nĂ©ralement ”. Il l’est quand c’est un vrai prĂȘtre. Ce n’est pas l’habit qui lui donne son caractĂšre sacrĂ©, c’est son Ăąme. Pour juger si un homme est un vrai prĂȘtre, il faut juger de ce qui sort de son Ăąme. Comme l’a dit mon JĂ©sus, c’est de l’ñme que sortent les choses qui sanctifient ou qui corrompent, celles qui rĂ©vĂšlent tout de la maniĂšre d’agir d’un individu. Or, quand il s’agit d’un vrai prĂȘtre, il est gĂ©nĂ©ralement inspirĂ© par Dieu. A l’égard de ceux qui ne le sont pas, il faut faire preuve de charitĂ© surnaturelle et prier pour eux.

Mais mon Fils t’a dĂ©jĂ  mise au service de cette rĂ©demption, et je n’ajoute rien. Sois heureuse de souffrir pour qu’augmente le nombre des vrais prĂȘtres. Et toi, repose-toi sur la parole de celui qui te guide. Crois et obĂ©is Ă  ses conseils. 31.9ObĂ©ir sauve toujours. MĂȘme si le conseil qu’on reçoit n’est pas absolument parfait.

Tu le vois : nous avons obĂ©i, et ce fut une bonne chose. Il est vrai qu’HĂ©rode s’est contentĂ© de faire exterminer les enfants de BethlĂ©em et des environs. Mais Satan n’aurait-il pas pu le pousser Ă  Ă©tendre cette marĂ©e de haine bien plus loin, et inciter tous les puissants de Palestine Ă  commettre pareil crime pour supprimer le futur Roi des Juifs ? Il l’aurait pu. Et cela serait arrivĂ© dans les premiers temps du Christ, quand l’accumulation des prodiges avait attirĂ© l’attention des foules et le regard des grands. Si cela s’était produit, comment aurions-nous pu traverser toute la Palestine pour aller de la lointaine Nazareth en Egypte, cette terre hospitaliĂšre pour les HĂ©breux persĂ©cutĂ©s, qui plus est avec un petit enfant et pendant le dĂ©chaĂźnement d’une persĂ©cution ? Il Ă©tait plus facile de s’enfuir de BethlĂ©em, mĂȘme si ce fut tout aussi douloureux.

L’obĂ©issance sauve toujours. Rappelle-le-toi.

31.10 Et le respect du prĂȘtre est toujours un signe de bonne formation chrĂ©tienne. Malheur ­– c’est JĂ©sus qui l’a dit –­, malheur aux prĂȘtres qui perdent leur flamme apostolique ! Mais malheur aussi Ă  ceux qui se croient permis de les mĂ©priser ! Car ce sont eux qui consacrent et distribuent le vrai Pain descendu du Ciel. Ce contact les rend aussi saints qu’un calice sacrĂ©, mĂȘme si leur personne ne l’est pas. Ils en rĂ©pondront devant Dieu. En ce qui vous concerne, considĂ©rez-les comme tels et ne vous souciez pas du reste. Ne soyez pas plus intransigeants que votre Seigneur JĂ©sus qui, sur leur ordre, quitte le Ciel et descend pour ĂȘtre Ă©levĂ© par leurs mains. Imitez-le. S’ils sont aveugles ou sourds, si leur Ăąme est paralysĂ©e et leur intelligence malade, s’ils ont la lĂšpre de fautes trop contraires Ă  leur mission, s’ils sont des Lazare au tombeau, suppliez JĂ©sus pour qu’il leur rende la santĂ© et la vie.

Appelez-le par votre priĂšre et votre souffrance, ĂŽ Ăąmes victimes. Sauver une Ăąme, c’est prĂ©destiner la sienne au Ciel. Mais sauver une Ăąme sacerdotale, c’est sauver un grand nombre d’ñmes, puisque chaque saint prĂȘtre est un filet qui amĂšne des Ăąmes Ă  Dieu. Et sauver un prĂȘtre, autrement dit le sanctifier, le sanctifier Ă  nouveau, c’est recrĂ©er ce filet mystique. Chacune de ses conquĂȘtes est une lumiĂšre qui s’ajoute Ă  votre couronne Ă©ternelle.

Va en paix. »

Détail

Marie vient de voir la rencontre entre Zacharie, Joseph et Marie. Le prĂȘtre leur conseille de rester Ă  BethlĂ©em et ils obĂ©issent. La vision se termine sur les larmes de Marie et celle-ci lui donne une dictĂ©e ensuite.

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EMV 31.6 · Tome 1

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Moi, j’avais tous les dons de Dieu par ma condition d’ImmaculĂ©e. J’ignorais que je l’étais, mais dans mon Ăąme ces dons Ă©taient actifs et me procuraient des forces spirituelles.

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EMV 31.7 · Tome 1

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Zacharie est un prĂȘtre. Joseph ne l’est pas, mais vois comme celui qui ne l’est pas a le coeur tournĂ© vers le Ciel plus que le prĂȘtre. Zacharie pense humainement, et c’est humainement qu’il interprĂšte les Ecritures : il se laisse trop guider par le bon sens humain ; ce n’est d’ailleurs pas la premiĂšre fois qu’il le fait­. Il en a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© puni, mais il retombe dans ce travers, bien que moins gravement. Au sujet de la naissance de Jean, il avait dit : “ Comment cela pourrait-il se produire puisque je suis vieux et que ma femme est stĂ©rile ? ” Il affirme maintenant : “ Pour aplanir son chemin, le Christ doit grandir ici ” et, avec cette racine d’orgueil qui persiste chez les meilleurs, il pense pouvoir ĂȘtre utile, lui, Ă  JĂ©sus. Non pas utile comme Joseph veut l’ĂȘtre en le servant, mais utile en lui servant de maĂźtre... Dieu le lui a pardonnĂ© parce que son intention Ă©tait bonne. Mais le “ MaĂźtre ” avait-il donc besoin d’avoir des maĂźtres ?

J’ai essayĂ© de lui faire voir la lumiĂšre dans les prophĂ©ties. Mais il se sentait plus savant que moi et accommodait Ă  sa façon son interprĂ©tation. J’aurais pu insister et l’emporter. Mais - et c’est lĂ  la seconde observation que je te fais faire - je fais preuve de respect envers le prĂȘtre en raison de sa dignitĂ©, et non en raison de ses connaissances.

Détail

Marie fait référence à la vision donnée dans l'EMV 31.1-5.

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Le “ Maütre ” avait-il donc besoin d’avoir des maütres ?

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Je fais preuve de respect envers le prĂȘtre en raison de sa dignitĂ©, et non en raison de ses connaissances.

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