Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 192 sur 198

Confort de lecture

EMV 215 · Tome 3, p. 442-449

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Philippe et AndrĂ© parlent Ă  Bet-Ginna. GuĂ©rison de la fille lunatique de l’aubergiste

Date de la vision : Mercredi 11 juillet 1945

Calendrier : Mercredi 3 mai 28

Lieux (carte) : Bet-Ginna

Cycle : Apostolat en Judée

RĂ©sumĂ© : Marziam et les femmes disciples ne sont plus lĂ . JĂ©sus est avec les apĂŽtres et ceux-ci ont peur de prĂȘcher. Le Christ les rĂ©conforte en disant qu'il faut simplement dire ce qu'on pense et ce dont on est convaincu, car un homme convaincu convainc toujours. Ensuite, ils montent sur une montagne qui a un vaste panorama et qui permet de voir toute une sĂ©rie de lieux historiques. JĂ©sus les commente puis envoie AndrĂ© et Philippe Ă  Bet-Ginna. Ils marchent ainsi un peu au hasard jusqu'Ă  une petite auberge. Un homme accourt pour leur demander s'ils veulent loger, et les deux apĂŽtres acquiescent, en disant qu'il en faut un aussi pour le rabbi d'IsraĂ«l, qui vient apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres. L'aubergiste est dubitatif quand on lui dit que JĂ©sus est pauvre et bon, et il en parle avec des clients, qui accostent alors AndrĂ© et Philippe. Ils demandent d'oĂč vient le Christ, et cela leur permet de parler du baptĂȘme, de tĂ©moigner encore. Ils rĂ©pondent aux questions qu'on leur pose, et ils confirment qu'il n'y a rien de mauvais dans le MaĂźtre, mais qu'il prie pour nous, qu'il enseigne, qu'il accomplit des miracles, qu'il a mĂȘme pouvoir sur la mort. Le cas de NaĂŻm est ainsi Ă©voquĂ©, et l'hĂŽtelier demande finalement s'il ne fait que des prodiges pour ses amis. Quand Philippe lui dĂ©clare qu'il agit ainsi pour tous ceux qui croient en lui, il est convaincue et parle de sa fille lunatique, possĂ©dĂ©e par un dĂ©mon. Il demande sa guĂ©rison et AndrĂ© va donc trouver JĂ©sus. Le Christ se prĂ©sente et chasse l'esprit mauvais, ce qui Ă©meut beaucoup l'homme. Comme remerciement, il leur offre Ă  tous un logement.

Contenu du chapitre : 215.1 : Les apĂŽtres ont peur d'aller prĂȘcher. 215.2 : JĂ©sus leur commente un panorama de villes historiques. 215.3 : EnvoyĂ©s Ă  Bet-Ginna, Philippe et d'AndrĂ© annoncent JĂ©sus Ă  un aubergiste et ses clients. 215.4 : ApĂŽtres et clients s’échangent : Est-il un saint ou un dĂ©mon ? Il est le Saint entre les saints. Il commande mĂȘme Ă  la mort. 215.5 : La fille de l'hĂŽtelier est lunatique. Peut-il la guĂ©rir ? 215.6 : Vite, AndrĂ© va chercher JĂ©sus qui lui fait constater qu’ils ont rĂ©ussi leur mission. 215.7 : L'hĂŽtelier supplie JĂ©sus. JĂ©sus exorcise la fille de Samuel.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 77

Mots-clés

EMV 215.1 · Tome 3, p. 442

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

215.1Je ne vois ni le retour Ă  Bet-çur, ni les roseraies de BĂ©ther que j’ai tellement dĂ©sirĂ© voir. JĂ©sus est seul avec les apĂŽtres. MĂȘme Marziam n’est plus lĂ . Il est certainement restĂ© avec Marie et les femmes disciples. L’endroit est trĂšs montagneux, mais avec encore une vĂ©gĂ©tation trĂšs riche de bois de conifĂšres, ou plutĂŽt de pins pignons, et l’odeur de la rĂ©sine se rĂ©pand partout, balsamique et vivifiante. Dans ces montagnes verdoyantes, JĂ©sus chemine avec ses disciples, tournant le dos Ă  l’orient.

J’entends que l’on parle d’Elise — qui a paru trĂšs changĂ©e et qui s’est dĂ©cidĂ©e Ă  suivre Jeanne dans son domaine de BĂ©ther —, et aussi de la bontĂ© de Jeanne. Ils parlent Ă©galement d’un nouveau dĂ©placement Ă  faire en direction des plaines fertiles qui prĂ©cĂšdent la cĂŽte. Et les noms des gloires passĂ©es reviennent Ă  la mĂ©moire, donnant lieu Ă  des rĂ©cits, des questions, des explications et des discussions courtoises.

Mots-clés

EMV 215.1 · Tome 3, p. 442

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Dites simplement ce que vous pensez, ce dont vous ĂȘtes convaincus. Soyez-en sĂ»rs : un homme convaincu persuade toujours.

Détail

Pour évangéliser.

Mots-clés

EMV 215.5-7 · Tome 3, p. 444-449

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Maintenant, entrons à Bet-Ginna. Toi, oui toi, Philippe, qui me regardes avec des yeux implorants, tu traverseras le village avec André. Pendant ce temps, nous resterons prÚs de la fontaine ou sur la place du village.

– Oh ! Seigneur ! Ne nous y envoie pas seuls ! Viens, toi aussi ! Disent les deux apîtres d’un ton suppliant.

– Je vous ai dit d’y aller. L’obĂ©issance vous aidera davantage que ma prĂ©sence muette. »

215.3 
 Philippe et AndrĂ© marchent donc dans le village, au hasard, jusqu’à ce qu’ils trouvent une minuscule auberge, ou plutĂŽt une gargote, Ă  l’intĂ©rieur de laquelle des courtiers en bĂ©tail nĂ©gocient des agneaux avec des bergers. Ils entrent et s’arrĂȘtent, interdits, au milieu de la cour entourĂ©e de portiques trĂšs rustiques.

L’hîtelier accourt :

« Que désirez-vous ? Un logement ? »

Les deux apĂŽtres se consultent du regard. Ils ont l’air dĂ©contenancĂ©s. TrĂšs probablement, ils ne trouvent plus un seul mot de ce qu’ils avaient dĂ©cidĂ© de dire. Mais AndrĂ©, justement, est le premier Ă  se ressaisir :

« Oui, un logement pour nous et pour le Rabbi d’IsraĂ«l.

– Quel rabbi ? Il y en a tant ! Mais ce sont de grands seigneurs. Ils ne viennent pas dans des villages de pauvres leur apporter leur sagesse. Ce sont les pauvres qui doivent aller les trouver, et encore, c’est une grñce s’ils supportent notre voisinage !

– Le Rabbi d’IsraĂ«l est unique et il vient justement apporter la Bonne Nouvelle aux pauvres ; plus ils sont pauvres et pĂ©cheurs, plus il les recherche et les approche, rĂ©pond doucement AndrĂ©.

– dans ce cas, il ne fera pas fortune !

– Il ne recherche pas les richesses. Il est pauvre et bon. Sa journĂ©e est bien remplie quand il a pu sauver une Ăąme, rĂ©pond encore AndrĂ©.

– Hum ! C’est la premiĂšre fois que j’entends dire d’un rabbi qu’il est bon et pauvre. Jean-Baptiste est pauvre, mais il est sĂ©vĂšre. Tous les autres sont sĂ©vĂšres et riches, avides comme des sangsues. Vous avez entendu, vous autres ? Venez ici, vous qui parcourez le monde. Ces hommes assurent qu’il y a un maĂźtre pauvre, bon, qui vient Ă  la recherche des pauvres et des pĂ©cheurs.

– Ah ! Ce doit ĂȘtre celui qui est vĂȘtu de blanc comme un essĂ©nien. Je l’ai vu aussi, il y a quelque temps, Ă  JĂ©richo, intervient l’un des courtiers.

– Non. Celui-lĂ  est seul. Ce doit ĂȘtre celui dont parlait Thomas : il s’était trouvĂ© par hasard Ă  parler de lui avec des bergers du Liban, rĂ©pond un grand berger musclĂ©.

– Oui, vraiment ! Et il vient jusqu’ici alors qu’il Ă©tait sur le mont Liban ! Pour tes yeux de chat ! » s’exclame un autre.

Pendant que l’hĂŽtelier s’entretient avec ses clients, les deux apĂŽtres sont restĂ©s plantĂ©s lĂ , au milieu de la cour. Finalement un homme dit :

215.4 « HĂ© ! Vous ! Venez ici ! De qui s’agit-il ? D’oĂč vient celui dont vous parlez ?

– C’est JĂ©sus, fils de Joseph, de Nazareth » rĂ©pond sĂ©rieusement Philippe.

Il reste lĂ , comme s’il s’attendait Ă  ce qu’on se moque de lui. Mais AndrĂ© ajoute :

« C’est le Messie annoncĂ©. Je vous en conjure, pour votre bien, Ă©coutez-le. Vous avez citĂ© Jean-Baptiste. Eh bien, j’étais avec lui et c’est lui qui nous a dĂ©signĂ© JĂ©sus qui passait, en disant : “ Voici l’Agneau de Dieu qui enlĂšve les pĂ©chĂ©s du monde. ” Quand JĂ©sus descendit au Jourdain pour s’y faire baptiser, les Cieux s’ou­vrirent et une voix cria : “ Voici mon Fils bien-aimĂ©, en qui je me suis complu ”, et l’amour de Dieu descendit sous la forme d’une colombe pour resplendir sur sa tĂȘte.

– Tu vois ? Il s’agit bien du NazarĂ©en ! Mais, dites un peu, vous qui vous prĂ©sentez comme ses amis


– Amis, non. Nous sommes ses apĂŽtres, ses disciples, envoyĂ©s par lui pour annoncer son arrivĂ©e, afin que celui qui a besoin d’ĂȘtre sauvĂ© aille Ă  lui, corrige AndrĂ©.

– Bon, mais dites un peu : est-il bien, comme certains l’af­firment, un saint, plus grand que Jean-Baptiste, ou bien un dĂ©mon, comme le prĂ©tendent les autres ? Vous qui ĂȘtes avec lui – puisque, si vous ĂȘtes ses disciples, vous ĂȘtes ensemble –, dites un peu, et sincĂšrement : est-il vrai qu’il est luxurieux et noceur ? Qu’il aime les courtisanes et les publicains ? Qu’il pratique la nĂ©cromancie et que, la nuit, il invoque les esprits pour connaĂźtre les secrets des cƓurs ?

– Mais pourquoi demandes-tu cela Ă  ces hommes ? Demande-leur plutĂŽt s’il est vrai qu’il est bon. Ces deux hommes vont le prendre mal, ils rapporteront au Rabbi nos mauvaises raisons, et il nous maudira. On ne sait jamais
 Qu’il soit Dieu ou diable, il est prĂ©fĂ©rable de bien le traiter. »

Cette fois, c’est Philippe qui intervient :

« Nous pouvons vous rĂ©pondre sincĂšrement, car il n’y a rien de mauvais ni rien qu’il faille tenir cachĂ©. Lui, notre MaĂźtre, est le Saint entre les saints. Sa journĂ©e se passe dans les fatigues de l’enseignement. Il va inlassablement d’un endroit Ă  l’autre Ă  la recherche des cƓurs. Sa nuit, il la passe Ă  prier pour nous. S’il ne dĂ©daigne pas la table et l’amitiĂ©, ce n’est par intĂ©rĂȘt personnel, mais pour approcher ceux qu’il ne pourrait accoster autrement. Il ne repousse pas les publicains et les courtisanes ; mais c’est seulement pour les racheter. Il marque sa route de miracles de rĂ©demption et de miracles sur les maladies. Les vents et la mer lui obĂ©issent, mais il n’a besoin de personne pour opĂ©rer des prodiges, ni d’invoquer les esprits pour connaĂźtre les cƓurs.

– Et comment le peut-il ? Tu as dit que les vents et la mer lui obĂ©issent, mais ce sont des Ă©lĂ©ments privĂ©s de raison. Comment donc peut-il leur commander ? demande l’hĂŽtelier.

– RĂ©ponds-moi, homme : Ă  ton avis, est-il plus difficile de commander au vent et Ă  la mer, ou Ă  la mort ?

– Pardi ! On ne commande pas Ă  la mort ! On peut jeter de l’huile sur la mer, on peut lui opposer les voiles, on peut, sagement, ne pas s’embarquer. Au vent, on peut opposer les serrures. Mais Ă  la mort, on ne commande pas. Il n’y a pas d’huile pour la calmer et il n’est pas de voile qui, montĂ©e sur notre petit bateau, le rende si rapide qu’il distance la mort. Il n’existe pas de serrures contre elle. Quand elle veut venir, elle passe, mĂȘme si on pousse les verrous. Personne ne commande Ă  cette reine !

– Et pourtant notre MaĂźtre la commande. Non seulement quand elle est proche, mais mĂȘme quand elle a dĂ©jĂ  saisi sa proie. On allait mettre un jeune homme de NaĂŻm dans la gueule horrible du tombeau, quand il a ordonnĂ© : “ Je te le dis : lĂšve-toi ! ” et le jeune homme est redevenu vivant. NaĂŻm n’est pas au bout du monde. Vous pouvez aller voir.

– De cette maniùre-là ? Devant tout le monde ?

– Sur le chemin, devant tout NaĂŻm. »

215.5 L’hîtelier et les clients se regardent en silence. Puis l’hîtelier dit :

« Mais il fera cela pour des amis ?

– Non, homme : pour tous ceux qui croient en lui, et pas seulement pour eux. C’est la PitiĂ© sur la terre, sois-en sĂ»r. Personne ne se tourne vers lui en vain. Ecoutez, vous tous. En est-il parmi vous qui souffrent et qui pleurent Ă  cause de maladies dans leur famille, ou Ă  cause de doutes, de remords, de tentations, d’ignorances ? Adressez-vous Ă  JĂ©sus, le Messie de la Bonne Nouvelle. Il est ici aujourd’hui. Demain, il sera ailleurs. Ne laissez pas s’envoler sans en profiter la grĂące du Seigneur qui passe », dit Philippe qui prend toujours plus d’assurance.

L’hĂŽtelier s’ébouriffe les cheveux, ouvre et ferme la bouche, tourmente les franges de sa ceinture
 et dit enfin :

« Je vais essayer !
 J’ai une fille. Jusqu’à l’étĂ© dernier, elle allait bien. Puis elle est devenue lunatique. Elle reste muette comme une bĂȘte dans un coin, toujours plantĂ©e lĂ , et sa mĂšre a du mal Ă  l’habiller et Ă  la faire manger. Les mĂ©decins affirment que le soleil lui a brĂ»lĂ© la cervelle, d’autres que c’est un chagrin d’amour. Le peuple prĂ©tend qu’elle est possĂ©dĂ©e. Mais comment, si cette petite n’est jamais sortie d’ici ? OĂč a-t-elle pris ce dĂ©mon ? Qu’en dit ton MaĂźtre ? Que le dĂ©mon peut possĂ©der mĂȘme un innocent ? »

Philippe, sûr de lui, répond :

« Oui, pour tourmenter les parents et les pousser au désespoir.

– Et
 Lui, il guĂ©rit les lunatiques ? Dois-je espĂ©rer ?

– Tu dois croire », rĂ©pond vivement AndrĂ©.

Il raconte alors le miracle des Géraséniens et ajoute pour finir :

« Si ces dĂ©mons, qui Ă©taient lĂ©gion dans les cƓurs des pĂ©cheurs, ont ainsi pris la fuite, comment celui qui a pĂ©nĂ©trĂ© de force dans un jeune cƓur ne s’enfuirait-il pas ? Je te le dis, homme : pour qui espĂšre en lui, l’impossible devient aussi facile que respirer. J’ai vu les Ɠuvres de mon Seigneur et je tĂ©moigne de sa puissance.

– Oh ! Alors, lequel de vous va l’appeler ?

– Moi-mĂȘme, homme. Attends-moi un instant. »

Et André part promptement pendant que Philippe reste à parler.

215.6 Quand André voit Jésus abrité sous un porche pour fuir le soleil implacable qui remplit la petite place du village, il court vers lui en disant :

« Viens, viens, MaĂźtre. La fille de l’hĂŽtelier est lunatique. Son pĂšre implore de toi sa guĂ©rison.

– Mais il me connaissait ?

– Non, MaĂźtre. Nous avons essayĂ© de te faire connaĂźtre


– Et vous y avez rĂ©ussi. Quand quelqu’un arrive Ă  croire que je peux guĂ©rir un mal sans remĂšde, il est dĂ©jĂ  avancĂ© dans la foi. Et vous aviez peur de ne pas savoir faire ! Qu’avez-vous dit ?

– Je ne saurais mĂȘme pas te le rĂ©pĂ©ter. Nous avons dit ce que nous pensons de toi et de tes Ɠuvres. Surtout, nous avons dit que tu es l’Amour et la PitiĂ©. Le monde te connaĂźt si mal !

– Mais vous, vous me connaissez bien. Et cela suffit. »

215.7 Ils arrivent à la petite auberge. Curieux, tous les clients se tiennent sur la porte et, au milieu d’eux, Philippe, avec l’hîtelier qui continue son monologue.

DĂšs qu’il voit JĂ©sus, il court Ă  sa rencontre :

« MaĂźtre, Seigneur, JĂ©sus
 je
 je crois, je crois que tu es toi, que tu sais tout, que tu vois tout, que tu connais tout, que tu peux tout. Je le crois tellement que je te dis : aie pitiĂ© de ma fille, bien que j’aie beaucoup de fautes sur le cƓur. Que ma fille ne soit pas chĂątiĂ©e parce que j’ai Ă©tĂ© malhonnĂȘte dans mon mĂ©tier. Je ne serai plus cupide, je le jure. Tu vois mon cƓur avec son passĂ© et ce qu’il pense maintenant. Pardon et pitiĂ©, MaĂźtre. Je parlerai de toi Ă  tous ceux qui viennent ici dans ma maison
 »

L’homme est à genoux.

Jésus lui dit :

« LÚve-toi et persévÚre dans tes sentiments actuels. Conduis-moi à ta fille.

– Elle est dans une Ă©curie, Seigneur. Cette chaleur accablante la rend encore plus malade, et elle refuse de sortir.

– Peu importe. C’est moi qui vais aller la trouver. Ce n’est pas la chaleur, mais le dĂ©mon qui me sent venir. »

Ils entrent dans la cour, puis dans une écurie obscure, et tous les autres à la suite.

La fillette, dĂ©coiffĂ©e, chĂ©tive, s’agite dans le coin le plus sombre et, quand elle voit JĂ©sus, elle hurle :

« ArriĂšre, arriĂšre ! Ne me dĂ©range pas. Tu es le Christ du Seigneur et moi l’un de ceux que tu poursuis. Laisse-moi tranquille. Pourquoi viens-tu toujours sur mes traces ?

– Sors de cette enfant. Va-t’en. Je le veux. Rends Ă  Dieu ta proie et tais-toi ! »

Un cri dĂ©chirant, une brusque dĂ©tente, un corps qui s’ef­fondre sur la paille
 et puis, calmes, tristes, Ă©tonnĂ©es, les questions : « OĂč suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Qui sont ces gens ? » suivies de l’appel : « Maman ! » de la jeune fille qui a honte d’ĂȘtre sans voile, avec un vĂȘtement dĂ©chirĂ©, sous les yeux de plusieurs Ă©trangers.

« Oh, Seigneur Ă©ternel ! Mais elle est guĂ©rie !
 »

Il paraĂźt Ă©trange de voir sur le visage rubicond et bouffi de l’aubergiste des pleurs d’enfant
 Il est heureux, il sanglote, il ne sait que baiser les mains de JĂ©sus, pendant que la mĂšre pleure, au milieu de ses petits enfants Ă©tonnĂ©s, en embrassant sa fille aĂźnĂ©e dĂ©livrĂ©e du dĂ©mon.

Les personnes prĂ©sentes crient toutes ensemble et d’autres accourent pour voir le prodige. La cour est pleine.

« Reste, Seigneur. La nuit va tomber. Reste sous mon toit.

– Nous sommes treize, homme.

– Seriez-vous mĂȘme trois cents, ce ne serait rien. Je sais ce que tu veux dire. Mais le Samuel avide et malhonnĂȘte est mort, Seigneur. Mon dĂ©mon aussi est parti. Maintenant, c’est un nouveau Samuel. Il fera encore l’hĂŽtelier, mais en saint. Viens, viens avec moi, que je t’honore comme un roi, comme un dieu. Ce que tu es. Ah ! BĂ©ni soit le soleil d’aujourd’hui qui t’a amenĂ© Ă  moi ! » 

Détail

André et Philippe partent évangéliser Betginna sur ordre de Jésus. L'un des habitants leur parle de sa fille possédée à partir de l'EMV 215.5.

Annotation

Vous avez citĂ© Jean-Baptiste. Eh bien, j’étais avec lui et c’est lui qui nous a dĂ©signĂ© JĂ©sus qui passait, en disant : “ Voici l’Agneau de Dieu qui enlĂšve les pĂ©chĂ©s du monde. ” Quand JĂ©sus descendit au Jourdain pour s’y faire baptiser, les Cieux s’ou­vrirent et une voix cria : “ Voici mon Fils bien-aimĂ©, en qui je me suis complu ”, et l’amour de Dieu descendit sous la forme d’une colombe pour resplendir sur sa tĂȘte. Cf. EMV 45.

On allait mettre un jeune homme de NaĂŻm dans la gueule horrible du tombeau, quand il a ordonnĂ© : “ Je te le dis : lĂšve-toi ! ” et le jeune homme est redevenu vivant. NaĂŻm n’est pas au bout du monde. Vous pouvez aller voir. Cf EMV 189.

Il raconte alors le miracle des Géraséniens. Cf. EMV 186 ou le mot-clé "les possédés géraséniens".

Mots-clés

EMV 215.5 · Tome 3, p. 447

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ecoutez, vous tous. En est-il parmi vous qui souffrent et qui pleurent Ă  cause de maladies dans leur famille, ou Ă  cause de doutes, de remords, de tentations, d’ignorances ? Adressez-vous Ă  JĂ©sus, le Messie de la Bonne Nouvelle. Il est ici aujourd’hui. Demain, il sera ailleurs. Ne laissez pas s’envoler sans en profiter la grĂące du Seigneur qui passe,

Mots-clés

EMV 216 · Tome 3, p. 449-455

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Les infidélités des disciples, dans la parabole du pissenlit.

Date de la vision : Jeudi 12 juillet 1945

Calendrier : Samedi 6 mai 28

Lieux (carte) : PrĂšs d'AshqelĂŽn

Cycle : Apostolat en Philistie

RĂ©sumĂ© : Les apĂŽtres progressent sur une plaine inondĂ©e par le soleil. Avant de s'attarder sur la vision en elle-mĂȘme, Maria dĂ©crit les saisons et leurs diffĂ©rences, ainsi que la variĂ©tĂ© des heures et des lieux. Comme l'odeur de l'aurore n'est pas semblable Ă  celle de midi, l'odeur des rivages n'est pas comparables Ă  l'odeur des tempĂȘtes ou de la mer. Le CrĂ©ateur a ainsi pu donner un cachet Ă  chacune des choses qu'il a créée. Maria revient ensuite sur la vision et constate que le groupe apostolique est en sueurs tellement il fait chaud. Ceux-ci ont soif et regrettent l'absence d'un ruisseau, le fait de ne pas ĂȘtre en montagne ou mĂȘme sur le lac de GalilĂ©e. JĂ©sus les encourage alors en disant qu'ils vont bientĂŽt arriver sur le bord de la mer et qu'il fera alors plus doux. Apparemment, ils n'ont pas Ă©tĂ© accueillis dans le prĂ©cĂ©dent village, oĂč ils auraient de l'ombre, de l'eau et un lieu oĂč se reposer.

BientĂŽt, c'est Thomas qui avoue avoir faim et Simon le ZĂ©lote comme JĂ©sus sont prĂȘts Ă  donner leur part. Ils mangent, et peu aprĂšs, L'ancien lĂ©preux et ami de Lazare trouve un mince filet d'eau oĂč ils peuvent venir s'abreuver et remplir leurs gourdes. Puis, ils sommeillent contre un arbre, Ă©puisĂ©s. En voyant les disciples ainsi, JĂ©sus hoche la tĂȘte et il explique Ă  Simon le ZĂ©lote qu'un jour ils seront heureux d'avoir marchĂ© sous la canicule, en Ă©tant Ă©puisĂ©s, assoiffĂ©s, Ă  la suite de leur MaĂźtre persĂ©cutĂ©. Quand l'apĂŽtre souligne qu'ils sont heureux de le suivre ainsi, JĂ©sus rĂ©pond que Simon le ZĂ©lote est toujours content oui, mais pas forcĂ©ment les autres et il prend l'exemple d'un pissenlit. Il souffle dessus et explique que bien peu d'ombrelles vont sur son coeur et que mĂȘme plus tard, certaines se dĂ©tachent encore de lui. Il en ira de mĂȘme des disciples : les uns s'en iront par agitation, les autres par inconstance, par pesanteur, par orgueil, par lĂ©gĂšretĂ©.

Simon lui avoue peu de temps aprÚs qu'il n'arrive pas à aimer Judas et il lui demande s'il lui paraßt sincÚre. Jésus ne lui répond pas tout de suite et observe intensément des libellules sur le bord de l'eau. Face à l'insistance de Simon, il répond de maniÚre allusive.

Contenu du chapitre : 216.1 : Maria Valtorta s’attarde Ă  dĂ©crire la variĂ©tĂ© des odeurs et la beautĂ© de l'univers. 216.2 : Les apĂŽtres progressent sous le soleil, tiraillĂ©s par l’accueil, la faim et la soif. Le ZĂ©lote dĂ©couvre un filet d'eau. 216.3 : JĂ©sus s'entretient avec le ZĂ©lote et compare la fidĂ©litĂ© de ses disciples Ă  la fleur de pissenlit qui se disperse. 216.4 : JĂ©sus rĂ©pond de façon allusive Ă  sa pensĂ©e sur Judas.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 78

Mots-clés

EMV 216.2-4 · Tome 3, p. 451-454

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

JĂ©sus marche donc Ă  travers les moissons. La journĂ©e est chaude, la rĂ©gion dĂ©serte. On ne voit pas Ăąme qui vive dans les champs. Rien que les Ă©pis mĂ»rs et, çà et lĂ , des arbres. Soleil, blĂ©s, oi­seaux, lĂ©zards, touffes vertes et immobiles dans l’air paisible : voilĂ  ce qui entoure JĂ©sus. Aux deux extrĂ©mitĂ©s de la grand-route que suit JĂ©sus, ruban poussiĂ©reux et Ă©blouissant Ă  travers la mer des grains, se trouvent d’un cĂŽtĂ© un petit village, de l’autre une ferme. Rien d’autre.

Tous avancent en silence, en sueur. Ils ont ĂŽtĂ© leurs manteaux mais doivent souffrir pareillement sous leurs vĂȘtements de laine, mĂȘme s’ils sont lĂ©gers. Seuls JĂ©sus, ses deux cousins et Judas Iscariote sont habillĂ©s de lin ou de chanvre. Les vĂȘtements de JĂ©sus et de Judas sont sĂ»rement en lin blanc, les autres, ceux des fils d’AlphĂ©e me paraissent, Ă  cause de leur Ă©paisseur, plus lourds que du lin, et ils sont teints d’une couleur ivoire foncĂ©, prĂ©cisĂ©ment comme celle du chanvre non blanchi. Les autres portent leurs vĂȘtements habituels et marchent en essuyant leur transpiration avec le voile de lin qui leur couvre la tĂȘte.

Ils parviennent Ă  un bouquet d’arbres, Ă  un carrefour. Ils s’ar­rĂȘtent Ă  leur ombre salutaire et boivent avidement Ă  leurs gourdes.

« Elle est aussi chaude que si elle avait été sur le feu, bougonne Pierre.

– Si seulement il y avait un ruisseau ! Soupire BarthĂ©lemy. Mais rien, rien ! BientĂŽt, je n’en aurai plus.

– Je dirais presque que mieux vaut la montagne, gĂ©mit Jacques, fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e, congestionnĂ© par la chaleur.

– Le mieux, c’est la barque. Elle est fraĂźche, reposante, propre, ah ! » dit Pierre.

Son cƓur s’envole vers le lac et sa barque.

« Vous avez tous raison ! Dit JĂ©sus pour les encourager. Mais les pĂ©cheurs se trouvent en montagne comme en plaine. S’ils ne nous avaient pas chassĂ©s de la Belle Eau et s’ils n’avaient pas Ă©tĂ© toujours sur nos talons, je serais venu ici entre TĂ©bet et Shebat. Mais nous allons bientĂŽt arriver au bord de la mer. L’air y est tempĂ©rĂ© par le vent du large.

– On en a bien besoin ! Ici, on ressemble Ă  des brochets mourants. Mais comment font les blĂ©s pour ĂȘtre si beaux, s’il n’y a pas d’eau ? demande Pierre.

– Il y a des eaux souterraines, elles maintiennent le terrain humide, explique JĂ©sus.

– Il vaudrait mieux qu’elles soient en surface au lieu d’ĂȘtre en dessous. A quoi me servent-elles, si elles sont en dessous ? Je ne suis pas une racine, moi ! » dit impĂ©tueusement Pierre, ce qui les fait tous rire.

Mais Jude devient sérieux :

« Le sol est Ă©goĂŻste comme le sont les Ăąmes, et aride de la mĂȘme maniĂšre. S’ils nous avaient laissĂ© sĂ©journer dans ce village et y passer le sabbat, nous aurions eu de l’ombre, de l’eau, un lieu oĂč nous reposer. Mais ils nous ont chassĂ©s


– On aurait eu aussi de la nourriture, mais pas mĂȘme cela. Moi, j’ai faim. S’il y avait des fruits ! Mais les arbres fruitiers sont tout prĂšs des maisons, et qui y va ? S’ils sont tous de l’humeur de ceux-lĂ  ! Dit Thomas en montrant le village qu’ils ont laissĂ© derriĂšre eux, Ă  l’est.

– Prends ma part. Moi, je n’ai jamais trĂšs faim, dit Simon le ZĂ©lote.

– Prenez aussi la mienne, dit JĂ©sus. Que les plus affamĂ©s mangent. »

Cependant, mĂȘme mis en commun, les vivres de JĂ©sus, de Simon le ZĂ©lote et de NathanaĂ«l semblent bien peu de chose et le regard inquiet de Thomas et des jeunes l’exprime bien. Mais ils se taisent, en grignotant leurs portions minuscules.

Simon le ZĂ©lote, patient, se dirige vers un endroit oĂč une trace verte sur le sol brĂ»lĂ© fait supposer l’existence de l’humiditĂ©. Effectivement, il y coule un filet d’eau sur un fond sableux, rien qu’un filet destinĂ© Ă  disparaĂźtre rapidement. Il pousse un cri pour hĂ©ler ceux qui sont loin afin qu’ils viennent se rafraĂźchir, et tous accourent, en suivant l’ombre irrĂ©guliĂšre d’une rangĂ©e d’arbres qui longent la rive de ce ruisselet presque Ă  sec ; lĂ , ils peuvent rafraĂźchir leurs pieds couverts de poussiĂšre, laver leurs visages en sueur, et auparavant encore remplir leurs gourdes dĂ©sormais vides et les laisser dans l’eau, Ă  l’ombre, pour qu’elles soient plus fraĂźches.

Ils s’assoient au pied d’un arbre et sommeillent, Ă©puisĂ©s.

216.3

JĂ©sus les regarde avec amour et compassion et hoche la tĂȘte. Simon le ZĂ©lote, qui Ă©tait retournĂ© boire, l’aperçoit et lui demande :

« Qu’as- tu, MaĂźtre ? »

JĂ©sus se lĂšve, va vers lui et, l’entourant de son bras, il l’amĂšne vers un autre arbre en disant :

« Ce que j’ai ? Je m’afflige de votre lassitude. Si je ne savais pas ce que je suis en train de faire de vous, je ne serais pas tranquille Ă  l’idĂ©e de vous causer tant de privations.

– Des privations ? Non, MaĂźtre : c’est notre joie. Tout cela disparaĂźt devant le fait de t’accompagner. Nous sommes tous heureux, tu peux en ĂȘtre sĂ»r. Nous n’éprouvons ni regret ni


– Tais-toi, Simon. L’humanitĂ© crie, mĂȘme chez les bons et, humainement parlant, vous n’avez pas tort. Je vous ai enlevĂ©s Ă  vos maisons, Ă  vos familles, Ă  vos intĂ©rĂȘts, et vous ĂȘtes venus, en pensant que, me suivre, ce serait bien autre chose
 Mais votre cri de maintenant, ce qui crie Ă  l’intĂ©rieur de vous, s’apaisera un jour ; alors vous comprendrez qu’il aura Ă©tĂ© beau de cheminer dans les brumes, la boue, la poussiĂšre et la canicule, persĂ©cutĂ©s, assoiffĂ©s, Ă©puisĂ©s, sans nourriture, Ă  la suite d’un MaĂźtre persĂ©cutĂ©, mal-aimĂ©, calomnié  et plus encore. Alors tout vous paraĂźtra beau, car vous penserez autrement et vous verrez tout sous une autre lumiĂšre. Et vous me bĂ©nirez de vous avoir conduits sur mes voies difficiles


– Tu es triste, Maütre, et le monde justifie ta tristesse. Mais pas nous. Nous sommes tous contents


– Tous ? En es-tu sĂ»r ?

– Penses-tu autrement ?

– Oui, Simon, autrement. Toi, tu es toujours content. Tu as compris. Beaucoup d’autres, non. Vois-tu ceux qui dorment ? Sais-tu combien de pensĂ©es ils ruminent, mĂȘme dans leur sommeil ? Et tous ceux qui sont au nombre des disciples ? Crois-tu qu’ils seront fidĂšles jusqu’à ce que tout soit accompli ? regarde : jouons Ă  ce vieux jeu auquel tu as sĂ»rement jouĂ© toi aussi quand tu Ă©tais enfant (JĂ©sus cueille un beau pissenlit qui se dresse au milieu des cailloux et qui a atteint sa parfaite maturitĂ©. Il le porte Ă  sa bouche dĂ©licatement, souffle et le pissenlit se dĂ©compose en minuscules ombrelles qui volettent en l’air ici et lĂ , leur petite aigrette bien droite sur sa tige minuscule). Tu vois ? Regarde
 Combien sont retombĂ©es sur ma poitrine comme si elles Ă©taient Ă©prises de moi ? Compte-les
 Il y en a vingt-trois. Il y en avait au moins trois fois plus. Et les autres ? Regarde. Certaines errent encore, d’autres sont dĂ©jĂ  retombĂ©es comme entraĂźnĂ©es par leur poids, d’autres encore montent orgueilleusement, fiĂšres de leur panache argentĂ©, enfin d’autres tombent dans la vase que nous avons remuĂ©e avec nos gourdes. Seulement
 Regarde, regarde !
 MĂȘme sur ces vingt-trois qui sont tombĂ©es sur mes genoux, sept sont reparties. Il a suffi du vol de ce bourdon pour qu’elles s’envolent !
 De quoi avaient-elles peur ? Ou qu’est-ce qui les a attirĂ©es ? Peut-ĂȘtre son aiguillon ou bien ses belles couleurs noir et jaune, son aspect gracieux ou ses ailes irisĂ©es
 Elles sont parties
 Ă  la suite d’une beautĂ© mensongĂšre


Simon, il en sera ainsi de mes disciples. Les uns s’en iront par agitation, d’autres par inconstance, d’autres par pesanteur, d’autres encore par orgueil, par lĂ©gĂšretĂ©, Ă  cause de l’attrait de la fange, par peur ou par naĂŻvetĂ©. Crois-tu que, Ă  l’heure dĂ©cisive de ma mission, je retrouverai Ă  mes cĂŽtĂ©s tous ceux qui me disent aujourd’hui : “ Je viens avec toi ” ? les petites ombrelles de la plante que mon PĂšre a créée Ă©taient certainement plus de soixante-dix
 alors qu’il n’y en a plus que sept maintenant sur ma poitrine, car les autres se sont envolĂ©es sous ce souffle de vent qui a fait dire oui aux plus lĂ©gĂšres. Ainsi en sera-t-il, et je pense Ă  tout ce qui lutte en vous pour me rester fidĂšles


216.4

Viens, Simon. Allons regarder ces libellules qui dansent sur l’eau. A moins que tu ne prĂ©fĂšres te reposer.

– Non, MaĂźtre. Tes paroles m’ont attristĂ©. Mais j’espĂšre que le lĂ©preux que tu as guĂ©ri, l’homme persĂ©cutĂ© que tu as rĂ©habilitĂ©, le solitaire Ă  qui tu as donnĂ© des compagnons, le nostalgique des affections auquel tu as ouvert le Ciel et le monde pour qu’il trouve et donne de l’amour, ne t’abandonneront pas
 »

Détail

André, Philippe, Jacques d'Alphée, Judas et Jean ne parlent pas dans cet épisode, mais ils sont présents tout le long du chapitre. Les apÎtres se plaignent de la chaleur, de la soif, de la faim et Jésus finit par expliquer qu'ils seront un jour heureux d'avoir vécu cette période ; puis, il raconte la parabole du pissenlit pour parler de l'infidélité des disciples. Simon le Zélote est fort mis en avant, puisque c'est lui qui dialogue avec le Christ.

Annotation

S’ils ne nous avaient pas chassĂ©s de la Belle Eau et s’ils n’avaient pas Ă©tĂ© toujours sur nos talons, je serais venu ici entre TĂ©bet et Shebat. DĂ©but janvier. Les disciples chassĂ©s de la "Belle Eau", une propriĂ©tĂ© de Lazare en bordure du Jourdain, Cf. EMV 133.5-7 quand les apĂŽtres apprennent la menace. Ils sont chassĂ©s dans l'EMV 137, spĂ©cialement dans l'EMV 137.5.

Mots-clés

EMV 216.3 · Tome 3, p. 453-454

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Vois-tu ceux qui dorment ? Sais-tu combien de pensĂ©es ils ruminent, mĂȘme dans leur sommeil ? Et tous ceux qui sont au nombre des disciples ? Crois-tu qu’ils seront fidĂšles jusqu’à ce que tout soit accompli ? regarde : jouons Ă  ce vieux jeu auquel tu as sĂ»rement jouĂ© toi aussi quand tu Ă©tais enfant (JĂ©sus cueille un beau pissenlit qui se dresse au milieu des cailloux et qui a atteint sa parfaite maturitĂ©. Il le porte Ă  sa bouche dĂ©licatement, souffle et le pissenlit se dĂ©compose en minuscules ombrelles qui volettent en l’air ici et lĂ , leur petite aigrette bien droite sur sa tige minuscule). Tu vois ? Regarde
 Combien sont retombĂ©es sur ma poitrine comme si elles Ă©taient Ă©prises de moi ? Compte-les
 Il y en a vingt-trois. Il y en avait au moins trois fois plus. Et les autres ? Regarde. Certaines errent encore, d’autres sont dĂ©jĂ  retombĂ©es comme entraĂźnĂ©es par leur poids, d’autres encore montent orgueilleusement, fiĂšres de leur panache argentĂ©, enfin d’autres tombent dans la vase que nous avons remuĂ©e avec nos gourdes. Seulement
 Regarde, regarde !
 MĂȘme sur ces vingt-trois qui sont tombĂ©es sur mes genoux, sept sont reparties. Il a suffi du vol de ce bourdon pour qu’elles s’envolent !
 De quoi avaient-elles peur ? Ou qu’est-ce qui les a attirĂ©es ? Peut-ĂȘtre son aiguillon ou bien ses belles couleurs noir et jaune, son aspect gracieux ou ses ailes irisĂ©es
 Elles sont parties
 Ă  la suite d’une beautĂ© mensongĂšre


Simon, il en sera ainsi de mes disciples. Les uns s’en iront par agitation, d’autres par inconstance, d’autres par pesanteur, d’autres encore par orgueil, par lĂ©gĂšretĂ©, Ă  cause de l’attrait de la fange, par peur ou par naĂŻvetĂ©. Crois-tu que, Ă  l’heure dĂ©cisive de ma mission, je retrouverai Ă  mes cĂŽtĂ©s tous ceux qui me disent aujourd’hui : “ Je viens avec toi ” ? les petites ombrelles de la plante que mon PĂšre a créée Ă©taient certainement plus de soixante-dix
 alors qu’il n’y en a plus que sept maintenant sur ma poitrine, car les autres se sont envolĂ©es sous ce souffle de vent qui a fait dire oui aux plus lĂ©gĂšres. Ainsi en sera-t-il, et je pense Ă  tout ce qui lutte en vous pour me rester fidĂšles


Détail

Simon le ZĂ©lote atteste que tous les apĂŽtres sont contents de suivre JĂ©sus, mĂȘme s'ils connaissent la faim, la soif, et s'ils sont rejetĂ©s. Mais JĂ©sus affirme qu'il n'en est pas ainsi.

Mots-clés

EMV 217 · Tome 3, p. 455-460

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Les épis cueillis le jour du sabbat

Date de la vision : Vendredi 13 juillet 1945

Calendrier : Samedi 6 mai 28 (24 lyyar ou ziv 3788)

Lieux (carte) : AshqĂȘlon (Ascalon)

Cycle : Apostolat en Philistie

Résumé : Les apÎtres ont faim et rùlent car personne n'accepte de leur donner à manger. Ils s'éparpillent donc dans un champ de blé pour aller se nourrir. En chemin, Jésus rencontre des pharisiens qui lui sont hostiles. Jonathas ben Ouziel lui demande donc pourquoi il est ici et le Maßtre répond qu'il y a des ùmes à sauver. Il est envoyé pour évangéliser, et le sanhédriste rétorque que rien ne prouve qu'il est envoyé par Dieu. Jésus finit par lui dire qu'il ne demande rien, mais qu'il accomplit sa mission, qu'il veut donner la vie éternelle, ce compris à Jonathas, et que celui-ci peut la perdre en offensant Dieu et en rejetant son Messie.

L'homme fait alors son cinĂ©ma en se prĂ©tendant juste et aprĂšs que JĂ©sus ait fourni une prophĂ©tie Ă  son encontre, le pharisien demande pourquoi il permet que ses apĂŽtres se nourrissent dans les champs et commettent un pĂ©chĂ©, puisque c'est le sabbat. Pierre se justifie au nom de tous, mais Jonathas fait savoir qu'il est scandalisĂ©, et JĂ©sus prend alors la parole en reprenant les paroles de l'Evangile. Il Ă©nonce David et les pains consacrĂ©s, dĂ©clare que les disciples ont cueilli les Ă©pis de blĂ©s qui appartiennent aussi aux oiseaux, mais plus encore aux enfants du PĂšre. Il finit par dire que le Fils de l'Homme est le maĂźtre du sabbat et donne encore une prophĂ©tie sur Jonathas. Puis le groupe apostolique quitte le groupe et va dormir dans des sortes de dunes de sable, puisqu'ils se rapprochent de la mer et d'AsqĂȘlon.

Contenu du chapitre : 217.1 : Les apĂŽtres, repoussĂ©s, finissent par manger des Ă©pis de blĂ©. 217.2 : Jonathas, fils d'Uziel, cherche querelle Ă  JĂ©sus. 217.3 : JĂ©sus rĂ©pond par l’exemple de David Ă  l’accusation de vol et de viol du sabbat. 217.4 : JĂ©sus misĂ©ricordieux, Maitre du sabbat.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 79

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