EMV 207.9 · Tome 3, p. 384
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Dieu nous donne son secours, heure aprĂšs heure, si nous restons humbles et fidĂšlesâŠ
Notes du thĂšme
EMV 207.9 · Tome 3, p. 384
Dieu nous donne son secours, heure aprĂšs heure, si nous restons humbles et fidĂšlesâŠ
EMV 207.10 · Tome 3, p. 384-385
« Maintenant, venez au-dehors, prĂšs du ruisseau, Ă lâombre de ce bon arbre. Si lâĂ©tĂ© Ă©tait plus avancĂ©, il vous donnerait ses pommes en plus de son ombre. Venez. Nous allons manger avant de partir⊠pour aller oĂč, mon Fils ?
â A Jala. Câest tout prĂšs. Et demain nous irons Ă Bet-çur. »
Ils sâasseyent Ă lâombre du pommier et Marie sâappuie contre son tronc robuste.
BarthĂ©lemy la regarde fixement â elle qui est si jeune et encore animĂ©e dâune maniĂšre cĂ©leste par tout ce quâelle vient dâĂ©voquer â, recevoir de son Fils la nourriture quâil a bĂ©nite et lui sourire dâun regard plein dâamour, et il murmure :
« â A son ombre je me suis assise et son fruit est doux Ă mon palais. â »
Jude lui répond :
« Câest vrai. Elle meurt dâamour, mais on ne peut certainement pas dire que â câest sous un pommier quâelle a Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©e. â
â Et pourquoi pas, mon frĂšre ? Que savons-nous des secrets du Roi ? » rĂ©pond Jacques, fils dâAlphĂ©e.
Jésus intervient en souriant :
« La nouvelle Eve a Ă©tĂ© conçue par la PensĂ©e au pied du pommier du paradis pour que son sourire et ses larmes mettent en fuite le serpent et dĂ©sintoxiquent le fruit empoisonnĂ©. Elle est devenue lâarbre du fruit rĂ©dempteur. Venez, mes amis, et mangez-en, car se nourrir de sa douceur, câest se nourrir du miel de Dieu.
â MaĂźtre, rĂ©ponds Ă un dĂ©sir de savoir que jâai depuis longtemps. Le Cantique que nous citons[5] annonce-t-il Marie ? demande doucement BarthĂ©lemy pendant que Marie sâoccupe de lâenfant et parle avec ces compagnes.
Jésus se tourne vers les femmes.
â On parle dâelle dĂšs le commencement du Livre, et on en parlera dans les livres Ă venir jusquâĂ ce que la parole de lâhomme devienne lâĂ©ternel hosanna de lâĂ©ternelle CitĂ© de Dieu. »
« On voit bien quâil descend de David ! Quelle sagesse, quelle poĂ©sie ! » dit Simon le ZĂ©lote Ă ses compagnons.
La Vierge Marie a raconté la naissance de son Fils.
Livre des Cantiques 2, 3
Ct 2,3 "Comme un pommier parmi les arbres de la forĂȘt est mon ami parmi les jeunes gens, jâai grand plaisir Ă mâasseoir Ă son ombre. Combien son fruit est doux Ă mon palais."
Livre des Cantiques 8, 5
Ct 8,5 : Quelle est celle-ci qui monte du dĂ©sert, appuyĂ©e sur son bien-aimĂ© ? L'ĂPOUX. Je t'ai rĂ©veillĂ©e sous le pommier ; lĂ , ta mĂšre t'a conçue ; lĂ , elle t'a conçue, lĂ , elle t'a donnĂ© le jour.
EMV 207.11 · Tome 3, p. 386
En vĂ©ritĂ©, je suis une chair, et Marie est la MĂšre du Verbe fait chair. Si lâheure de ma naissance ne fut quâextase, câest parce quâelle est la nouvelle Eve qui ne porte pas le poids de la faute ni lâhĂ©ritage du chĂątiment. Mais cela nâa pas Ă©tĂ© pour moi une dĂ©gradation de reposer en elle.
Jésus dit :
EMV 208 · Tome 3, p. 387-399
Titre du chapitre : Marie revoit le berger Ălie et va chez Ălise de Bet-Ăur (Bethsur).
Date de la vision : Mercredi 4 juillet 1945
Calendrier : Vendredi 7 avril 28 (24 Nissan 3788)
Lieux (carte) : Vers Bet-Ăur
Cycle : Voyage dans l'attente de la PentecĂŽte
RĂ©sumĂ© : JĂ©sus envoie les apĂŽtres en avant pour chercher Elie et les bergers de la NativitĂ©. Marziam reste avec lui, la Vierge, Marie d'AlphĂ©e et Marie SalomĂ©. L'enfant veut en apprendre plus sur les bergers et il s'Ă©tonne qu'on les ait mal traitĂ©s. La Vierge et Marziam parlent ensuite du massacre des Innocents puis des Limbes, et Marie lui assure qu'il n'ira pas dans le ShĂ©ol, puisque JĂ©sus aura dĂ©jĂ ouvert les portes des Cieux Ă sa mort. Le jeune garçon se demande enfin comment on peut ĂȘtre avec Dieu si le PĂšre se trouve dans les Cieux, et la MĂšre de JĂ©sus explique que Dieu est omniprĂ©sent et qu'il nous aime. Le fait que le Seigneur puisse mĂȘme aimer Doras perturbe l'enfant, et quand Marie lui suggĂšre de prier pour qu'il se repente, Marziam rĂ©pond avec fougue qu'il prierait plutĂŽt pour que le pharisien meure. Tout le monde rit face Ă sa rĂ©partie, et Marie le corrige ensuite en disant que Dieu ne peut approuver une telle attitude. Mais Marziam a trop souffert Ă cause de Doras, et aprĂšs avoir racontĂ© certains de ses souvenirs, il pleure, crie, se tord de douleur. JĂ©sus intervient alors et lui enjoint Ă ne pas haĂŻr qui que ce soit, sous aucun prĂ©texte, et de demander au PĂšre de penser lui-mĂȘme Ă ce qu'il dĂ©sire. La paix est rĂ©tablie dans le coeur de l'enfant, et le groupe continue sa route.
JĂ©sus retrouve les apĂŽtres et ils commentent la beautĂ© de ce coin de JudĂ©e. AprĂšs avoir Ă©noncĂ© Salomon, ils continuent leur route jusqu'Ă Bet-Ăur. Marie y rencontre le berger Elie, pour la premiĂšre fois, et elle voit Ă©galement Joseph et LĂ©vi. La Vierge les interroge alors sur une certaine Elise de Bet-Ăur, qui Ă©tait une amie d'enfance et une ancienne compagne au Temple. Il lui apprenne que son mari, Abraham, et ses deux enfants, Daniel et LĂ©vi, sont dĂ©cĂ©dĂ©s et la Vierge veut aller la consoler. Elle y va accompagnĂ©e de JĂ©sus et Ă deux, ils arrivent Ă apporter un peu de paix Ă la sexagĂ©naire. Puisque le soir descend, le Christ laisse sa MĂšre sur place, et il s'en va rejoidnre les bergers et les apĂŽtres, aprĂšs avoir demandĂ© Ă Elise s'il pouvait les retrouver prĂšs de sa maison le lendemain.
Contenu du chapitre : 208.1 : JĂ©sus envoie les apĂŽtres Ă la recherche des bergers. 208.2 : Marie parle Ă Marziam des Saints Innocents, des Limbes et du Ciel. 208.3 : Elle lui parle du pardon Ă donner mĂȘme Ă Doras qui lâa fait tat souffrir mais Marziam ne peut s'empĂȘcher de le haĂŻr. 208.4 : JĂ©sus le convainc de ne pas haĂŻr mais de prier. 208.5 : On arrive aux Piscines de Salomon oĂč se trouvaient ses splendides jardins. 208.6 : En route vers Bet-Ăur. 208.7 : Ă Bet-Ăur Marie salue Ălie qui lui rapporte de bien mauvaises nouvelles d'Ălise. 208.8 : Marie et JĂ©sus parviennent Ă entrer chez elle. 208.9 : Face au chagrin dâĂlise, Marie lui dit que son fils mort lui amĂšne le Christ qu'il cherchait. 208.10 : JĂ©sus lui confirme que les siens vivent encore Ă©ternellement. 208.11 : Demain il parlera prĂšs de sa maison. Marie restera chez elle. Devant le changement dâĂlise, la servante crie au miracle.
Ancienne édition : Tome 3, chapitre 70
EMV 208.1-4 · Tome 3, p. 387-391
208.1 « Il est Ă peu prĂšs sĂ»r que nous les trouverons si nous revenons un moment sur la route dâHĂ©bron. Je vous en prie, partez deux par deux Ă leur recherche sur les sentiers de la montagne. Dâici aux piscines de Salomon, puis de lĂ Ă Bet-çur. Nous vous suivrons. Câest ici sa zone de pĂąturage » dit le Seigneur aux douze.
Je me rends compte alors quâil parle des bergers.
Les apĂŽtres sâapprĂȘtent Ă partir, chacun avec son compagnon prĂ©fĂ©rĂ©. Seul le couple presque insĂ©parable de Jean et AndrĂ© ne se forme pas car ils se dirigent tous deux vers Judas en disant : « Je viens avec toi », et Judas rĂ©pond :
« Oui, viens, AndrĂ©. Cela vaut mieux ainsi, Jean. Toi et moi nous serions deux qui connaissons dĂ©jĂ les bergers. Il vaut donc mieux que tu accompagnes quelquâun dâautre.
â Moi, alors, mon garçon » dit Pierre en quittant Jacques, fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e.
Sans protester, ce dernier part avec Thomas, tandis que Simon le ZĂ©lote sâen va avec Jude, Jacques, fils dâAlphĂ©e, avec Matthieu et les deux insĂ©parables Philippe et BarthĂ©lemy ensemble. Lâenfant reste avec JĂ©sus et les deux Marie.
FraĂźche et belle, la route passe Ă travers les montagnes couvertes de verdure, quâil sâagisse de forĂȘts ou de prĂ©s. On rencontre des troupeaux qui, Ă la lumiĂšre blonde de lâaurore, se dirigent vers les pĂąturages.
A chaque tintement de clarine, JĂ©sus cesse de parler, regarde, puis il demande aux bergers si Elie, le berger bethlĂ©emite, se trouve dans les parages. Je saisis que dĂ©sormais Elie est surnommĂ© â le bethlĂ©emite â. MĂȘme si dâautres bergers sont originaires de BethlĂ©em, ce surnom lui appartient de droit ; mais il peut aussi traduire le mĂ©pris. Mais personne nâest au courant. Ils rĂ©pondent en arrĂȘtant leur troupeau et en cessant de jouer de leurs flĂ»tes rustiques.
Les jeunes possĂšdent presque tous lâune de ces flĂ»tes primitives en roseau, devant lesquelles Marziam sâextasie, jusquâĂ ce quâun bon vieux berger lui donne celle de son petit-fils en disant :
« Il sâen fabriquera une autre. »
Et Marziam sâen va, tout heureux, avec son instrument en bandouliĂšre car, pour le moment, il ne sait pas sâen servir.
208.2 « Jâaimerais tant les rencontrer ! Sâexclame Marie.
â Nous les trouverons certainement. A cette saison, ils sont toujours du cĂŽtĂ© dâHĂ©bron. »
Lâenfant sâintĂ©resse Ă ces bergers qui ont vu JĂ©sus enfant et il pose mille questions Ă Marie qui rĂ©pond avec patience et bontĂ©.
« Mais pourquoi ont-ils Ă©tĂ© punis ? Ils nâavaient fait que du bienâŠ, demande lâenfant aprĂšs le rĂ©cit de leurs malheurs.
â Il est frĂ©quent que lâhomme commette des erreurs en accusant des innocents du mal quâen rĂ©alitĂ© un autre a fait. Mais, comme eux sont restĂ©s bons et ont su pardonner, JĂ©sus les aime beaucoup. Il faut toujours savoir pardonner.
â Mais tous ces enfants qui ont Ă©tĂ© tuĂ©s, comment ont-ils fait pour pardonner Ă HĂ©rode ?
â Ce sont de petits martyrs, Marziam, et les martyrs sont saints. Eux, non seulement pardonnent Ă leur bourreau, mais ils lâaiment, car il leur a ouvert le Ciel.
â Mais sont-ils au Ciel ?
â Non, pas pour le moment. Ils sont dans les limbes oĂč ils font la joie des patriarches et des justes.
â Pourquoi ?
â Parce quâils ont dit, en arrivant avec leur Ăąme rougie de sang : â Nous voici. Nous sommes les hĂ©rauts du Christ Sauveur. RĂ©jouissez-vous, vous qui attendez, car il est dĂ©jĂ sur la terre. â Et tous les aiment parce quâils apportent cette bonne nouvelle.
â La bonne nouvelle, mâa dit mon pĂšre, câest aussi la Parole de JĂ©sus. Alors, lorsque mon pĂšre ira dans les limbes aprĂšs lâavoir proclamĂ©e sur terre, et que moi aussi jâirai, ils nous aimeront nous aussi ?
â Toi, tu nâiras pas dans les limbes, mon petit.
â Pourquoi ?
â Parce que JĂ©sus sera dĂ©jĂ remontĂ© aux Cieux et les aura ouverts, et tous les bons, Ă leur mort, iront immĂ©diatement au Ciel.
â Je serai bon, je le promets. Et Simon-Pierre ? Lui aussi, hein ? Parce que je ne veux pas devenir orphelin une seconde fois !
â Lui aussi, sois-en sĂ»r. Mais, au Ciel, il nây a pas dâorphelins. Nous avons Dieu, et Dieu est tout. Nous ne le sommes mĂȘme pas ici-bas, car le PĂšre est toujours avec nous.
â Mais, dans cette belle priĂšre que ma mĂšre et toi mâavez enseignĂ©e, elle, la nuit et toi, pendant la journĂ©e, JĂ©sus dit : â Notre PĂšre qui es aux Cieux. â Nous ne sommes pas encore au Ciel, comment donc sommes-nous avec lui ?
â Parce que Dieu est partout, mon enfant. Il veille sur le bĂ©bĂ© qui naĂźt comme sur le vieillard qui meurt. Lâenfant qui naĂźt en ce moment, Ă lâendroit le plus reculĂ© de la terre, a sur lui le regard et lâamour de Dieu, et ce jusquâĂ sa mort.
â MĂȘme sâil est mĂ©chant comme Doras ?
â Oui.
â Mais Dieu, qui est bon, peut-il aimer ce Doras qui est si mĂ©chant et fait pleurer mon vieux pĂšre ?
â Il le regarde avec indignation et douleur, mais sâil se repentait, il lui dirait ce que dit le pĂšre de la parabole Ă son fils repentant.
208.3 Tu devrais prier pour quâil se repente etâŠ
â Oh non, MĂšre ! Je prierai pour quâil meure ! » dit lâenfant avec fougue.
Bien que sa sortie soit peu⊠angélique, son impétuosité est telle et si sincÚre que les autres sont obligés de rire.
Mais ensuite Marie reprend son doux sérieux de maßtresse :
« Non, mon chĂ©ri, tu ne dois pas faire cela envers un pĂ©cheur. Dieu ne tâĂ©couterait pas et il te regarderait mĂȘme avec sĂ©vĂ©ritĂ©. Nous devons souhaiter du bien Ă notre prochain, mĂȘme sâil est trĂšs mĂ©chant, le plus grand bien possible. La vie est un bien, car elle donne Ă lâhomme la possibilitĂ© dâacquĂ©rir des mĂ©rites aux yeux de Dieu.
â Mais, si quelquâun est mĂ©chant, il nâacquiert que des pĂ©chĂ©s !
â On prie pour quâil devienne bon. »
Lâenfant rĂ©flĂ©chit⊠mais cette instruction sublime ne lui convient guĂšre et il conclut :
« Doras ne deviendra jamais bon, mĂȘme si je prie. Il est trop mĂ©chant. MĂȘme si tous les enfants martyrs de BethlĂ©em priaient avec moi, il le resterait. Tu ne sais pas que⊠tu ne sais pas que⊠quâun jour il a frappĂ© mon vieux pĂšre avec une verge de fer sous prĂ©texte quâil lâa trouvĂ© assis Ă lâheure du travail ? Il ne pouvait se lever car il se sentait mal, et lui⊠il lâa frappĂ© en le laissant pour mort, puis il lui a donnĂ© un coup de pied dans la figure⊠Moi, je le voyais, car jâĂ©tais cachĂ© derriĂšre une haie⊠JâĂ©tais allĂ© jusque lĂ car personne ne mâavait apportĂ© de pain depuis deux jours, et je mourais de faim⊠Jâai dĂ» mâĂ©chapper pour quâon ne mâentende pas, car je pleurais de voir mon pĂšre dans cet Ă©tat, avec du sang sur la barbe, allongĂ© par terre, comme mort⊠En pleurant, je suis allĂ© mendier un pain⊠mais ce pain me reste toujours sur le cĆur⊠: il a le goĂ»t du sang et des larmes de mon pĂšre, des miennes et de celles de tous les hommes torturĂ©s et qui ne peuvent aimer leur bourreau. Moi, je voudrais frapper Doras pour quâil sache ce que sont les coups, je voudrais le laisser sans pain pour quâil apprenne ce quâest la faim, je voudrais le faire travailler sous le soleil, dans la boue, sous la menace du surveillant et sans manger, pour quâil sache ce quâil inflige aux pauvres⊠Je ne peux pas lâaimer car⊠il tue mon vieux pĂšre, et moi, si je ne vous avais pas trouvĂ©s, Ă qui serais-je maintenant ? »
Lâenfant se tord de douleur, il crie et pleure, tremblant, bouleversĂ©, frappant lâair de ses petits poings fermĂ©s Ă dĂ©faut de pouvoir frapper le bourreau. StupĂ©faites, trĂšs Ă©mues, les femmes essaient de le calmer. Mais il fait vraiment une crise de nerfs et nâentend rien. Il hurle :
« Je ne peux pas, je ne peux pas lâaimer et lui pardonner. Je le hais, pour tous, je le hais, je le hais, je le hais !⊠»
Il fait de la peine, il fait peur.
208.4 Câest la rĂ©action dâune personne qui a trop souffert.
Et Jésus le dit bien :
« Voilà le plus grand crime de Doras : pousser un innocent à la haine⊠»
Mais aussitĂŽt, il prend lâenfant dans ses bras :
« Ecoute, Marziam : veux-tu rejoindre un jour ta maman, ton pÚre, tes frÚres, ton vieux pÚre ?
â OuiâŠ
â Dans ce cas, tu ne dois haĂŻr personne. Celui qui hait nâentre pas au Ciel. Tu ne peux pas, maintenant, prier pour Doras ? Eh bien, ne prie pas, mais ne hais pas. Sais-tu ce que tu dois faire ? Tu ne dois jamais te retourner en arriĂšre pour penser au passĂ©âŠ
â Mais mon pĂšre qui souffre, ce nâest pas du passĂ©âŠ
â Câest vrai, Marziam, mais essaie de faire cette simple priĂšre : â Notre PĂšre, qui es aux Cieux, pense toi-mĂȘme Ă ce que je dĂ©sire⊠â Tu verras que le PĂšre tâĂ©coute de la meilleure des maniĂšres. MĂȘme si tu tuais Doras, quâobtiendrais-tu ? Tu perdrais lâamour de Dieu, le Ciel, lâunion avec tes parents, et tu ne ferais pas disparaĂźtre les souffrances du vieillard que tu aimes. Tu es trop petit pour pouvoir le faire. Mais Dieu, lui, le peut. Parles-en lui. Dis-lui : â Tu sais Ă quel point jâaime mon vieux pĂšre et tous les malheureux. Occupe-toi dâeux, toi qui peux tout. â Comment ? Ne veux-tu pas annoncer la Bonne Nouvelle ? Mais elle parle dâamour et de pardon ! Comment peux-tu dire Ă un autre : â Ne hais pas. Pardonne â si, toi-mĂȘme, tu ne sais pas aimer et pardonner ? Laisse faire le bon Dieu, laisse-le faire et tu verras comment il rĂšgle bien toutes choses. Le feras-tu ?
â Oui, parce que je tâaime. »
JĂ©sus embrasse lâenfant et le met par terre. Lâaffaire est rĂ©glĂ©e et on arrive au bout de la route.
Cela vaut mieux ainsi, Jean. Toi et moi nous serions deux qui connaissons déjà les bergers. Cf. EMV 75.2 et EMV 75.6.
A chaque tintement de clarine, Jésus cesse de parler. Clarine : Clochette placée au cou du bétail.
Dans cette belle priĂšre que ma mĂšre et toi mâavez enseignĂ©e, elle, la nuit et toi, pendant la journĂ©e : cf. l'EMV 206.14.
Sâil se repentait, il lui dirait ce que dit le pĂšre de la parabole Ă son fils repentant. Dans la parabole du fils prodigue (EMV 205.5).
EMV 208.2 · Tome 3, p. 388
Il faut toujours savoir pardonner.
EMV 208.2 · Tome 3, p. 389
Dieu est partout, mon enfant. Il veille sur le bĂ©bĂ© qui naĂźt comme sur le vieillard qui meurt. Lâenfant qui naĂźt en ce moment, Ă lâendroit le plus reculĂ© de la terre, a sur lui le regard et lâamour de Dieu, et ce jusquâĂ sa mort.
EMV 208.3 · Tome 3, p. 389
Nous devons souhaiter du bien Ă notre prochain, mĂȘme sâil est trĂšs mĂ©chant, le plus grand bien possible. La vie est un bien, car elle donne Ă lâhomme la possibilitĂ© dâacquĂ©rir des mĂ©rites aux yeux de Dieu.
EMV 208.4 · Tome 3, p. 390
Tu ne dois haĂŻr personne. Celui qui hait nâentre pas au Ciel.
EMV 208.4 · Tome 3, p. 391
Comment ? Ne veux-tu pas annoncer la Bonne Nouvelle ? Mais elle parle dâamour et de pardon ! Comment peux-tu dire Ă un autre : â Ne hais pas. Pardonne â si, toi-mĂȘme, tu ne sais pas aimer et pardonner ?