Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 186 sur 198

Confort de lecture

EMV 207.10 · Tome 3, p. 384-385

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

« Maintenant, venez au-dehors, prĂšs du ruisseau, Ă  l’ombre de ce bon arbre. Si l’étĂ© Ă©tait plus avancĂ©, il vous donnerait ses pommes en plus de son ombre. Venez. Nous allons manger avant de partir
 pour aller oĂč, mon Fils ?

– A Jala. C’est tout prĂšs. Et demain nous irons Ă  Bet-çur. »

Ils s’asseyent à l’ombre du pommier et Marie s’appuie contre son tronc robuste.

BarthĂ©lemy la regarde fixement — elle qui est si jeune et encore animĂ©e d’une maniĂšre cĂ©leste par tout ce qu’elle vient d’évoquer —, recevoir de son Fils la nourriture qu’il a bĂ©nite et lui sourire d’un regard plein d’amour, et il murmure :

« “ A son ombre je me suis assise et son fruit est doux Ă  mon palais. ” »

Jude lui répond :

« C’est vrai. Elle meurt d’amour, mais on ne peut certainement pas dire que “ c’est sous un pommier qu’elle a Ă©tĂ© rĂ©veillĂ©e. ”

– Et pourquoi pas, mon frĂšre ? Que savons-nous des secrets du Roi ? » rĂ©pond Jacques, fils d’AlphĂ©e.

Jésus intervient en souriant :

« La nouvelle Eve a Ă©tĂ© conçue par la PensĂ©e au pied du pommier du paradis pour que son sourire et ses larmes mettent en fuite le serpent et dĂ©sintoxiquent le fruit empoisonnĂ©. Elle est devenue l’arbre du fruit rĂ©dempteur. Venez, mes amis, et mangez-en, car se nourrir de sa douceur, c’est se nourrir du miel de Dieu.

– MaĂźtre, rĂ©ponds Ă  un dĂ©sir de savoir que j’ai depuis longtemps. Le Cantique que nous citons[5] annonce-t-il Marie ? demande doucement BarthĂ©lemy pendant que Marie s’occupe de l’enfant et parle avec ces compagnes.

Jésus se tourne vers les femmes.

– On parle d’elle dĂšs le commencement du Livre, et on en parlera dans les livres Ă  venir jusqu’à ce que la parole de l’homme devienne l’éternel hosanna de l’éternelle CitĂ© de Dieu. »

« On voit bien qu’il descend de David ! Quelle sagesse, quelle poĂ©sie ! » dit Simon le ZĂ©lote Ă  ses compagnons.

Détail

La Vierge Marie a raconté la naissance de son Fils.

Annotation

Livre des Cantiques 2, 3

Ct 2,3 "Comme un pommier parmi les arbres de la forĂȘt est mon ami parmi les jeunes gens, j’ai grand plaisir Ă  m’asseoir Ă  son ombre. Combien son fruit est doux Ă  mon palais."

Livre des Cantiques 8, 5

Ct 8,5 : Quelle est celle-ci qui monte du dĂ©sert, appuyĂ©e sur son bien-aimĂ© ? L'ÉPOUX. Je t'ai rĂ©veillĂ©e sous le pommier ; lĂ , ta mĂšre t'a conçue ; lĂ , elle t'a conçue, lĂ , elle t'a donnĂ© le jour.

Mots-clés

EMV 207.11 · Tome 3, p. 386

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

En vĂ©ritĂ©, je suis une chair, et Marie est la MĂšre du Verbe fait chair. Si l’heure de ma naissance ne fut qu’extase, c’est parce qu’elle est la nouvelle Eve qui ne porte pas le poids de la faute ni l’hĂ©ritage du chĂątiment. Mais cela n’a pas Ă©tĂ© pour moi une dĂ©gradation de reposer en elle.

Détail

Jésus dit :

Mots-clés

EMV 208 · Tome 3, p. 387-399

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Détail

Titre du chapitre : Marie revoit le berger Élie et va chez Élise de Bet-Çur (Bethsur).

Date de la vision : Mercredi 4 juillet 1945

Calendrier : Vendredi 7 avril 28 (24 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Vers Bet-Çur

Cycle : Voyage dans l'attente de la PentecĂŽte

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus envoie les apĂŽtres en avant pour chercher Elie et les bergers de la NativitĂ©. Marziam reste avec lui, la Vierge, Marie d'AlphĂ©e et Marie SalomĂ©. L'enfant veut en apprendre plus sur les bergers et il s'Ă©tonne qu'on les ait mal traitĂ©s. La Vierge et Marziam parlent ensuite du massacre des Innocents puis des Limbes, et Marie lui assure qu'il n'ira pas dans le ShĂ©ol, puisque JĂ©sus aura dĂ©jĂ  ouvert les portes des Cieux Ă  sa mort. Le jeune garçon se demande enfin comment on peut ĂȘtre avec Dieu si le PĂšre se trouve dans les Cieux, et la MĂšre de JĂ©sus explique que Dieu est omniprĂ©sent et qu'il nous aime. Le fait que le Seigneur puisse mĂȘme aimer Doras perturbe l'enfant, et quand Marie lui suggĂšre de prier pour qu'il se repente, Marziam rĂ©pond avec fougue qu'il prierait plutĂŽt pour que le pharisien meure. Tout le monde rit face Ă  sa rĂ©partie, et Marie le corrige ensuite en disant que Dieu ne peut approuver une telle attitude. Mais Marziam a trop souffert Ă  cause de Doras, et aprĂšs avoir racontĂ© certains de ses souvenirs, il pleure, crie, se tord de douleur. JĂ©sus intervient alors et lui enjoint Ă  ne pas haĂŻr qui que ce soit, sous aucun prĂ©texte, et de demander au PĂšre de penser lui-mĂȘme Ă  ce qu'il dĂ©sire. La paix est rĂ©tablie dans le coeur de l'enfant, et le groupe continue sa route.

JĂ©sus retrouve les apĂŽtres et ils commentent la beautĂ© de ce coin de JudĂ©e. AprĂšs avoir Ă©noncĂ© Salomon, ils continuent leur route jusqu'Ă  Bet-Çur. Marie y rencontre le berger Elie, pour la premiĂšre fois, et elle voit Ă©galement Joseph et LĂ©vi. La Vierge les interroge alors sur une certaine Elise de Bet-Çur, qui Ă©tait une amie d'enfance et une ancienne compagne au Temple. Il lui apprenne que son mari, Abraham, et ses deux enfants, Daniel et LĂ©vi, sont dĂ©cĂ©dĂ©s et la Vierge veut aller la consoler. Elle y va accompagnĂ©e de JĂ©sus et Ă  deux, ils arrivent Ă  apporter un peu de paix Ă  la sexagĂ©naire. Puisque le soir descend, le Christ laisse sa MĂšre sur place, et il s'en va rejoidnre les bergers et les apĂŽtres, aprĂšs avoir demandĂ© Ă  Elise s'il pouvait les retrouver prĂšs de sa maison le lendemain.

Contenu du chapitre : 208.1 : JĂ©sus envoie les apĂŽtres Ă  la recherche des bergers. 208.2 : Marie parle Ă  Marziam des Saints Innocents, des Limbes et du Ciel. 208.3 : Elle lui parle du pardon Ă  donner mĂȘme Ă  Doras qui l’a fait tat souffrir mais Marziam ne peut s'empĂȘcher de le haĂŻr. 208.4 : JĂ©sus le convainc de ne pas haĂŻr mais de prier. 208.5 : On arrive aux Piscines de Salomon oĂč se trouvaient ses splendides jardins. 208.6 : En route vers Bet-Çur. 208.7 : À Bet-Çur Marie salue Élie qui lui rapporte de bien mauvaises nouvelles d'Élise. 208.8 : Marie et JĂ©sus parviennent Ă  entrer chez elle. 208.9 : Face au chagrin d’Élise, Marie lui dit que son fils mort lui amĂšne le Christ qu'il cherchait. 208.10 : JĂ©sus lui confirme que les siens vivent encore Ă©ternellement. 208.11 : Demain il parlera prĂšs de sa maison. Marie restera chez elle. Devant le changement d’Élise, la servante crie au miracle.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 70

Mots-clés

EMV 208.1-4 · Tome 3, p. 387-391

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

208.1 « Il est Ă  peu prĂšs sĂ»r que nous les trouverons si nous revenons un moment sur la route d’HĂ©bron. Je vous en prie, partez deux par deux Ă  leur recherche sur les sentiers de la montagne. D’ici aux piscines de Salomon, puis de lĂ  Ă  Bet-çur. Nous vous suivrons. C’est ici sa zone de pĂąturage » dit le Seigneur aux douze.

Je me rends compte alors qu’il parle des bergers.

Les apĂŽtres s’apprĂȘtent Ă  partir, chacun avec son compagnon prĂ©fĂ©rĂ©. Seul le couple presque insĂ©parable de Jean et AndrĂ© ne se forme pas car ils se dirigent tous deux vers Judas en disant : « Je viens avec toi », et Judas rĂ©pond :

« Oui, viens, AndrĂ©. Cela vaut mieux ainsi, Jean. Toi et moi nous serions deux qui connaissons dĂ©jĂ  les bergers. Il vaut donc mieux que tu accompagnes quelqu’un d’autre.

– Moi, alors, mon garçon » dit Pierre en quittant Jacques, fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e.

Sans protester, ce dernier part avec Thomas, tandis que Simon le ZĂ©lote s’en va avec Jude, Jacques, fils d’AlphĂ©e, avec Matthieu et les deux insĂ©parables Philippe et BarthĂ©lemy ensemble. L’enfant reste avec JĂ©sus et les deux Marie.

FraĂźche et belle, la route passe Ă  travers les montagnes couvertes de verdure, qu’il s’agisse de forĂȘts ou de prĂ©s. On rencontre des troupeaux qui, Ă  la lumiĂšre blonde de l’aurore, se dirigent vers les pĂąturages.

A chaque tintement de clarine, JĂ©sus cesse de parler, regarde, puis il demande aux bergers si Elie, le berger bethlĂ©emite, se trouve dans les parages. Je saisis que dĂ©sormais Elie est surnommĂ© “ le bethlĂ©emite ”. MĂȘme si d’autres bergers sont originaires de BethlĂ©em, ce surnom lui appartient de droit ; mais il peut aussi traduire le mĂ©pris. Mais personne n’est au courant. Ils rĂ©pondent en arrĂȘtant leur troupeau et en cessant de jouer de leurs flĂ»tes rustiques.

Les jeunes possĂšdent presque tous l’une de ces flĂ»tes primitives en roseau, devant lesquelles Marziam s’extasie, jusqu’à ce qu’un bon vieux berger lui donne celle de son petit-fils en disant :

« Il s’en fabriquera une autre. »

Et Marziam s’en va, tout heureux, avec son instrument en bandouliùre car, pour le moment, il ne sait pas s’en servir.

208.2 « J’aimerais tant les rencontrer ! S’exclame Marie.

– Nous les trouverons certainement. A cette saison, ils sont toujours du cĂŽtĂ© d’HĂ©bron. »

L’enfant s’intĂ©resse Ă  ces bergers qui ont vu JĂ©sus enfant et il pose mille questions Ă  Marie qui rĂ©pond avec patience et bontĂ©.

« Mais pourquoi ont-ils Ă©tĂ© punis ? Ils n’avaient fait que du bien
, demande l’enfant aprĂšs le rĂ©cit de leurs malheurs.

– Il est frĂ©quent que l’homme commette des erreurs en accusant des innocents du mal qu’en rĂ©alitĂ© un autre a fait. Mais, comme eux sont restĂ©s bons et ont su pardonner, JĂ©sus les aime beaucoup. Il faut toujours savoir pardonner.

– Mais tous ces enfants qui ont Ă©tĂ© tuĂ©s, comment ont-ils fait pour pardonner Ă  HĂ©rode ?

– Ce sont de petits martyrs, Marziam, et les martyrs sont saints. Eux, non seulement pardonnent à leur bourreau, mais ils l’aiment, car il leur a ouvert le Ciel.

– Mais sont-ils au Ciel ?

– Non, pas pour le moment. Ils sont dans les limbes oĂč ils font la joie des patriarches et des justes.

– Pourquoi ?

– Parce qu’ils ont dit, en arrivant avec leur Ăąme rougie de sang : “ Nous voici. Nous sommes les hĂ©rauts du Christ Sauveur. RĂ©jouissez-vous, vous qui attendez, car il est dĂ©jĂ  sur la terre. ” Et tous les aiment parce qu’ils apportent cette bonne nouvelle.

– La bonne nouvelle, m’a dit mon pĂšre, c’est aussi la Parole de JĂ©sus. Alors, lorsque mon pĂšre ira dans les limbes aprĂšs l’avoir proclamĂ©e sur terre, et que moi aussi j’irai, ils nous aimeront nous aussi ?

– Toi, tu n’iras pas dans les limbes, mon petit.

– Pourquoi ?

– Parce que JĂ©sus sera dĂ©jĂ  remontĂ© aux Cieux et les aura ouverts, et tous les bons, Ă  leur mort, iront immĂ©diatement au Ciel.

– Je serai bon, je le promets. Et Simon-Pierre ? Lui aussi, hein ? Parce que je ne veux pas devenir orphelin une seconde fois !

– Lui aussi, sois-en sĂ»r. Mais, au Ciel, il n’y a pas d’orphelins. Nous avons Dieu, et Dieu est tout. Nous ne le sommes mĂȘme pas ici-bas, car le PĂšre est toujours avec nous.

– Mais, dans cette belle priĂšre que ma mĂšre et toi m’avez enseignĂ©e, elle, la nuit et toi, pendant la journĂ©e, JĂ©sus dit : “ Notre PĂšre qui es aux Cieux. ” Nous ne sommes pas encore au Ciel, comment donc sommes-nous avec lui ?

– Parce que Dieu est partout, mon enfant. Il veille sur le bĂ©bĂ© qui naĂźt comme sur le vieillard qui meurt. L’enfant qui naĂźt en ce moment, Ă  l’endroit le plus reculĂ© de la terre, a sur lui le regard et l’amour de Dieu, et ce jusqu’à sa mort.

– MĂȘme s’il est mĂ©chant comme Doras ?

– Oui.

– Mais Dieu, qui est bon, peut-il aimer ce Doras qui est si mĂ©chant et fait pleurer mon vieux pĂšre ?

– Il le regarde avec indignation et douleur, mais s’il se repentait, il lui dirait ce que dit le pùre de la parabole à son fils repentant.

208.3 Tu devrais prier pour qu’il se repente et


– Oh non, MĂšre ! Je prierai pour qu’il meure ! » dit l’enfant avec fougue.

Bien que sa sortie soit peu
 angélique, son impétuosité est telle et si sincÚre que les autres sont obligés de rire.

Mais ensuite Marie reprend son doux sérieux de maßtresse :

« Non, mon chĂ©ri, tu ne dois pas faire cela envers un pĂ©cheur. Dieu ne t’écouterait pas et il te regarderait mĂȘme avec sĂ©vĂ©ritĂ©. Nous devons souhaiter du bien Ă  notre prochain, mĂȘme s’il est trĂšs mĂ©chant, le plus grand bien possible. La vie est un bien, car elle donne Ă  l’homme la possibilitĂ© d’acquĂ©rir des mĂ©rites aux yeux de Dieu.

– Mais, si quelqu’un est mĂ©chant, il n’acquiert que des pĂ©chĂ©s !

– On prie pour qu’il devienne bon. »

L’enfant rĂ©flĂ©chit
 mais cette instruction sublime ne lui convient guĂšre et il conclut :

« Doras ne deviendra jamais bon, mĂȘme si je prie. Il est trop mĂ©chant. MĂȘme si tous les enfants martyrs de BethlĂ©em priaient avec moi, il le resterait. Tu ne sais pas que
 tu ne sais pas que
 qu’un jour il a frappĂ© mon vieux pĂšre avec une verge de fer sous prĂ©texte qu’il l’a trouvĂ© assis Ă  l’heure du travail ? Il ne pouvait se lever car il se sentait mal, et lui
 il l’a frappĂ© en le laissant pour mort, puis il lui a donnĂ© un coup de pied dans la figure
 Moi, je le voyais, car j’étais cachĂ© derriĂšre une haie
 J’étais allĂ© jusque lĂ  car personne ne m’avait apportĂ© de pain depuis deux jours, et je mourais de faim
 J’ai dĂ» m’échapper pour qu’on ne m’entende pas, car je pleurais de voir mon pĂšre dans cet Ă©tat, avec du sang sur la barbe, allongĂ© par terre, comme mort
 En pleurant, je suis allĂ© mendier un pain
 mais ce pain me reste toujours sur le cƓur
 : il a le goĂ»t du sang et des larmes de mon pĂšre, des miennes et de celles de tous les hommes torturĂ©s et qui ne peuvent aimer leur bourreau. Moi, je voudrais frapper Doras pour qu’il sache ce que sont les coups, je voudrais le laisser sans pain pour qu’il apprenne ce qu’est la faim, je voudrais le faire travailler sous le soleil, dans la boue, sous la menace du surveillant et sans manger, pour qu’il sache ce qu’il inflige aux pauvres
 Je ne peux pas l’aimer car
 il tue mon vieux pĂšre, et moi, si je ne vous avais pas trouvĂ©s, Ă  qui serais-je maintenant ? »

L’enfant se tord de douleur, il crie et pleure, tremblant, bouleversĂ©, frappant l’air de ses petits poings fermĂ©s Ă  dĂ©faut de pouvoir frapper le bourreau. StupĂ©faites, trĂšs Ă©mues, les femmes essaient de le calmer. Mais il fait vraiment une crise de nerfs et n’entend rien. Il hurle :

« Je ne peux pas, je ne peux pas l’aimer et lui pardonner. Je le hais, pour tous, je le hais, je le hais, je le hais !
 »

Il fait de la peine, il fait peur.

208.4 C’est la rĂ©action d’une personne qui a trop souffert.

Et Jésus le dit bien :

« VoilĂ  le plus grand crime de Doras : pousser un innocent Ă  la haine
 »

Mais aussitît, il prend l’enfant dans ses bras :

« Ecoute, Marziam : veux-tu rejoindre un jour ta maman, ton pÚre, tes frÚres, ton vieux pÚre ?

– Oui


– Dans ce cas, tu ne dois haĂŻr personne. Celui qui hait n’entre pas au Ciel. Tu ne peux pas, maintenant, prier pour Doras ? Eh bien, ne prie pas, mais ne hais pas. Sais-tu ce que tu dois faire ? Tu ne dois jamais te retourner en arriĂšre pour penser au passé 

– Mais mon pĂšre qui souffre, ce n’est pas du passé 

– C’est vrai, Marziam, mais essaie de faire cette simple priĂšre : “ Notre PĂšre, qui es aux Cieux, pense toi-mĂȘme Ă  ce que je dĂ©sire
 ” Tu verras que le PĂšre t’écoute de la meilleure des maniĂšres. MĂȘme si tu tuais Doras, qu’obtiendrais-tu ? Tu perdrais l’amour de Dieu, le Ciel, l’union avec tes parents, et tu ne ferais pas disparaĂźtre les souffrances du vieillard que tu aimes. Tu es trop petit pour pouvoir le faire. Mais Dieu, lui, le peut. Parles-en lui. Dis-lui : “ Tu sais Ă  quel point j’aime mon vieux pĂšre et tous les malheureux. Occupe-toi d’eux, toi qui peux tout. ” Comment ? Ne veux-tu pas annoncer la Bonne Nouvelle ? Mais elle parle d’amour et de pardon ! Comment peux-tu dire Ă  un autre : “ Ne hais pas. Pardonne ” si, toi-mĂȘme, tu ne sais pas aimer et pardonner ? Laisse faire le bon Dieu, laisse-le faire et tu verras comment il rĂšgle bien toutes choses. Le feras-tu ?

– Oui, parce que je t’aime. »

JĂ©sus embrasse l’enfant et le met par terre. L’affaire est rĂ©glĂ©e et on arrive au bout de la route.

Annotation

Cela vaut mieux ainsi, Jean. Toi et moi nous serions deux qui connaissons déjà les bergers. Cf. EMV 75.2 et EMV 75.6.

A chaque tintement de clarine, Jésus cesse de parler. Clarine : Clochette placée au cou du bétail.

Dans cette belle priĂšre que ma mĂšre et toi m’avez enseignĂ©e, elle, la nuit et toi, pendant la journĂ©e : cf. l'EMV 206.14.

S’il se repentait, il lui dirait ce que dit le pùre de la parabole à son fils repentant. Dans la parabole du fils prodigue (EMV 205.5).

Mots-clés

EMV 208.2 · Tome 3, p. 389

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Dieu est partout, mon enfant. Il veille sur le bĂ©bĂ© qui naĂźt comme sur le vieillard qui meurt. L’enfant qui naĂźt en ce moment, Ă  l’endroit le plus reculĂ© de la terre, a sur lui le regard et l’amour de Dieu, et ce jusqu’à sa mort.

Mots-clés

EMV 208.3 · Tome 3, p. 389

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Nous devons souhaiter du bien Ă  notre prochain, mĂȘme s’il est trĂšs mĂ©chant, le plus grand bien possible. La vie est un bien, car elle donne Ă  l’homme la possibilitĂ© d’acquĂ©rir des mĂ©rites aux yeux de Dieu.

Mots-clés