Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 206.6 · Tome 3, p. 364-365

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Celui qui a la foi se laisse guider par les paroles et les commandements de Dieu pour parvenir Ă  possĂ©der Dieu, sa fin ; c’est pourquoi il fuit toute corruption, il n’a ni trouble, ni peur, ni remords, il n’est pas obligĂ© de faire des efforts pour se rappeler ses mensonges ou pour cacher ses mauvaises actions, et il se garde beau et jeune de la belle incorruptibilitĂ© des saints.

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EMV 206.6 · Tome 3, p. 365

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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La vie de chaque jour avec ses dĂ©ceptions, ses constatations, ses contacts, ses tentations, ses frictions, tend Ă  diminuer la foi. Non ! Cela ne doit pas se produire. Allez chaque jour aux sources de l’huile suave, de l’huile de la sagesse, de l’huile de Dieu. Une lampe peu alimentĂ©e peut s’éteindre au moindre souffle, elle peut ĂȘtre Ă©teinte par la lourde rosĂ©e de la nuit. La nuit
 L’heure des tĂ©nĂšbres, du pĂ©chĂ©, de la tentation vient pour tous. C’est la nuit de l’ñme. Mais si elle se remplit, elle-mĂȘme, de foi, sa flamme ne peut ĂȘtre Ă©teinte par les vents du monde ni par le brouillard de la sensualitĂ©.

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EMV 206.8-9.14-17 · Tome 3, p. 366 et 371-374

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation


JĂ©sus est rĂ©ellement infatigable. Alors que le soleil disparaĂźt, laissant le souvenir du rouge du crĂ©puscule, Ă  la premiĂšre stridulation des grillons, indĂ©cise et solitaire, JĂ©sus se dirige vers le centre d’un prĂ© rĂ©cemment fauchĂ©. L’herbe, en sĂ©chant, exhale une odeur pĂ©nĂ©trante et agrĂ©able. Il est suivi par les apĂŽtres, les Marie, Marthe et Lazare avec ceux de sa maison, Isaac avec ses disciples et, pourrais-je mĂȘme dire, tout le village de BĂ©thanie. Parmi les serviteurs se trouvent le vieillard et la femme, les deux qui, au mont des BĂ©atitudes, ont trouvĂ© du rĂ©confort jusque pour leur vie quotidienne.

JĂ©sus s’arrĂȘte pour bĂ©nir le patriarche qui, en pleurant, lui baise la main et caresse l’enfant qui marche Ă  cĂŽtĂ© de JĂ©sus en lui disant :

« Bienheureux es-tu, toi qui peux toujours le suivre ! Sois bon, sois attentif, mon enfant ! C’est pour toi une grande chance ! Une grande chance ! Au-dessus de ta tĂȘte est suspendue une couronne
 Ah ! Bienheureux es-tu ! »

206.9 Quand tout le monde est en place, Jésus commence à parler. (...)

[Jésus raconte la parabole du roi qui fait les noces à son fils.]

206.14 « Levez-vous et allons nous reposer. Vous, les habitants de BĂ©thanie, je vous bĂ©nis tous. Je vous bĂ©nis et vous donne ma paix. Et je te bĂ©nis, toi en particulier, Lazare, mon ami, et toi aussi, Marthe. Je bĂ©nis mes disciples anciens et nouveaux que j’envoie de par le monde appeler, appeler aux noces du Roi. Agenouillez-vous, que je vous bĂ©nisse tous. Pierre, rĂ©cite la priĂšre que je vous ai enseignĂ©e, debout, Ă  cĂŽtĂ© de moi, parce que c’est ainsi que doivent la dire ceux que Dieu destine Ă  cela. »

Toute l’assemblĂ©e s’agenouille sur la paille. Seuls restent debout JĂ©sus, dans son vĂȘtement de lin, grand et trĂšs beau, et Pierre, dans son habit marron foncĂ©, pris par l’émotion, tremblant presque, qui prie de sa voix qui n’est pas belle, mais virile ; il rĂ©cite lentement de crainte de se tromper : “ Notre PĂšre
 ”

On entend quelques sanglots
 d’hommes, de femmes


Marziam, agenouillĂ© juste devant Marie qui lui tient les mains jointes, regarde JĂ©sus avec un sourire d’ange et dit tout bas :

« Regarde, MĂšre, comme il est beau ! Et comme mon pĂšre est beau, lui aussi ! Il paraĂźt ĂȘtre au Ciel
 Est-ce que Maman nous regarde ici ? »

Et Marie, dans un murmure qui se termine par un baiser, répond :

« Oui, mon chéri. Elle est ici et elle apprend la priÚre.

– Et moi, est-ce que je l’apprendrai ?

– Ta mĂšre la murmurera Ă  ton Ăąme pendant que tu dors et moi, je te la rĂ©pĂšterai pendant la journĂ©e. »

L’enfant incline sa tĂȘte brune sur la poitrine de Marie et reste ainsi pendant que JĂ©sus bĂ©nit ses auditeurs avec la bĂ©nĂ©diction mosaĂŻque, toujours aussi solennelle.

Ensuite, tous se lĂšvent et regagnent leurs maisons. Seul Lazare suit encore JĂ©sus et pĂ©nĂštre avec lui dans la maison de Simon pour demeurer en sa compagnie. Tous les autres entrent aussi. Judas se met dans un coin Ă  demi obscur, mortifiĂ©. Il n’ose pas s’approcher tout prĂšs de JĂ©sus comme le font les autres


206.15 Lazare félicite Jésus, et il ajoute :

« Ah ! Cela me peine de te voir partir. Mais je suis plus content que si je t’avais vu partir avant-hier !

– Pourquoi, Lazare ?

– Parce que tu me paraissais tellement triste et fatiguĂ© ! Tu ne parlais pas, tu souriais peu hier, mais aujourd’hui tu es redevenu mon saint et doux MaĂźtre ; cela me donne une telle joie !

– Je l’étais mĂȘme si je me taisais


– Tu l’étais. Mais tu es sĂ©rĂ©nitĂ© et parole. C’est cela que nous voulons de toi. Nous buvons notre force Ă  ces fontaines. Or ces fontaines paraissaient taries. Nous souffrions de la soif
 Tu vois que mĂȘme les paĂŻens s’en sont Ă©tonnĂ©s et sont venus les chercher
 »

Judas, prĂšs de qui Jean s’était approchĂ©, ose parler :

« C’est vrai, ils me l’avaient demandĂ© Ă  moi aussi
 Car j’étais tout prĂšs de l’Antonia, dans l’espoir de te voir.

– Tu savais oĂč j’étais, rĂ©pond briĂšvement JĂ©sus.

– Je le savais, mais j’espĂ©rais que tu n’aurais pas déçu ceux qui t’attendaient. MĂȘme les romains ont Ă©tĂ© déçus. J’ignore pourquoi tu as agi de cette maniĂšre


– Et c’est toi qui me le demandes ? N’es-tu pas au courant des humeurs du SanhĂ©drin, des pharisiens, d’autres encore, Ă  mon Ă©gard ?

– Quoi ? Tu aurais eu peur ?

– Non. J’avais la nausĂ©e.

206.16 L’an dernier, quand j’étais seul – seul contre tout un monde qui ne savait pas mĂȘme si j’étais pro­phĂšte –, j’ai montrĂ© que je n’avais pas peur et je t’ai gagnĂ© par l’audace que j’ai montrĂ©e. J’ai fait entendre ma voix contre tout un monde qui criait. J’ai fait entendre la voix de Dieu Ă  un peuple qui l’avait oubliĂ©e. J’ai purifiĂ© la Maison de Dieu des souillures matĂ©rielles qui s’y trouvaient. Je n’espĂ©rais pas la laver des souillures morales bien plus graves qui y ont fait leur nid, car je n’ignore pas l’avenir des hommes. Mais c’était pour faire mon devoir par zĂšle pour la Maison du Seigneur Ă©ternel : elle Ă©tait devenue le sĂ©jour bruyant de changeurs malhonnĂȘtes, d’usuriers, de voleurs. Je voulais en outre secouer de leur torpeur ceux que des siĂšcles de nĂ©gligence sacerdotale avaient fait tomber dans une lĂ©thargie spirituelle. C’était une sonnerie de rassemblement pour mon peuple, pour l’amener Ă  Dieu
 Cette annĂ©e, je suis revenu
 et j’ai vu que le Temple Ă©tait toujours le mĂȘme
 Qu’il est pire encore. Ce n’est plus un repaire de voleurs, mais l’endroit oĂč l’on conjure. Il deviendra plus tard le siĂšge du Crime, puis un lupanar et, finalement, il sera dĂ©truit par une force plus puissante que celle de Samson, et l’on en chassera une caste indigne de s’appeler sainte. Inutile de parler en ce lieu oĂč, tu t’en souviens, il me fut interdit de parler. Peuple traĂźtre ! Peuple empoisonnĂ© jusque dans ses chefs, peuple qui ose interdire Ă  la Parole de Dieu de parler dans sa Maison ! Cela me fut interdit. Je me suis tu par amour pour les plus petits. Ce n’est pas encore l’heure de me tuer. Trop de gens ont besoin de moi, et mes apĂŽtres ne sont pas encore assez forts pour recevoir dans leurs bras mes enfants, c’est-Ă -dire le monde. Ne pleure pas, MĂšre ; toi qui es bonne, pardonne Ă  ton Fils son besoin de dire, Ă  qui veut ou peut s’illusionner, la vĂ©ritĂ© que je connais
 Je me tais
 Mais malheur Ă  ceux par qui Dieu est rĂ©duit au silence ! MĂšre, Marziam, ne pleurez pas
 Je vous en prie ! Que personne ne pleure
 »

En réalité, tout le monde pleure, plus ou moins douloureu­sement.

Judas, pĂąle comme un mort, dans son vĂȘtement jaune et rouge Ă  rayures ose encore parler, d’une voix ridicule de pleurnicheur :

« Crois bien, MaĂźtre, que je suis Ă©tonnĂ© et contristé  Je ne sais ce que tu veux dire
 Je ne sais rien
 C’est vrai que je n’ai vu personne du Temple. J’ai rompu mes relations avec tous
 Mais, si tu le dis, ce doit ĂȘtre vrai


– Judas ! Et Sadoq, tu ne l’as pas vu ? »

Judas baisse la tĂȘte en bredouillant :

« C’est un ami
 C’est comme tel que je l’ai vu, non pas comme appartenant au Temple
 »

206.17 JĂ©sus ne rĂ©pond pas. Il se tourne vers Isaac et Jean d’En-Dor auxquels il fait des recommandations concernant leur travail. Pendant ce temps, les femmes rĂ©confortent Marie, en larmes, et l’enfant qui pleure de voir pleurer Marie.

Lazare et les apĂŽtres sont attristĂ©s eux aussi, mais JĂ©sus vient Ă  eux. Il a repris son doux sourire et, tout en embrassant sa MĂšre et en caressant l’enfant, il dit :

« Et maintenant, je vous salue, vous qui restez. Car demain, Ă  l’aube, nous partirons. Adieu, Lazare. Adieu, Maximin. Joseph, je te remercie pour tous les services rendus Ă  ma MĂšre et aux femmes disciples qui m’attendaient. Merci pour tout. Toi, Lazare, bĂ©nis encore Marthe en mon nom. Je reviendrai bientĂŽt. Viens, MĂšre, te reposer. Vous aussi, Marie et SalomĂ©, s’il est dans votre intention de vous joindre Ă  nous.

– Bien sĂ»r que nous venons ! RĂ©pondent les deux Marie.

– Alors au lit. Paix Ă  tous. Que Dieu soit avec vous. »

Sur un geste de bĂ©nĂ©diction, il sort, en tenant l’enfant par la main et en Ă©treignant sa MĂšre


Le séjour à Béthanie est terminé.

Annotation

Parmi les serviteurs se trouvent le vieillard et la femme, les deux qui, au mont des Béatitudes, ont trouvé du réconfort jusque pour leur vie quotidienne. Ismaël et Sarah de Béthanie.

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EMV 206.10 · Tome 3, p. 367

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

En vĂ©ritĂ©, je vous dis que les pauvres sont en Dieu, comme moi je suis dans le PĂšre. C’est pour cela que moi, le Verbe du PĂšre, j’ai voulu naĂźtre pauvre et demeurer pauvre. Car, parmi les pauvres, je me sens plus proche du PĂšre qui aime les petits et que les petits aiment de toutes leurs forces. Les riches possĂšdent beaucoup. Les pauvres n’ont que Dieu. Les riches ont des amis. Les pauvres sont seuls. Les riches ont beaucoup de consolations. Les pauvres n’en ont guĂšre. Les riches ont des distractions. Les pauvres n’ont que leur travail. L’argent facilite tout pour les riches. Les pauvres ont encore la croix de devoir craindre les maladies et les disettes, car cela signifierait pour eux la faim et la mort. Mais les pauvres ont Dieu. C’est leur Ami. C’est leur Consolateur, celui qui les distrait de leur pĂ©nible prĂ©sent par les espĂ©rances cĂ©lestes, celui Ă  qui l’on peut dire — et eux savent le dire, prĂ©cisĂ©ment parce qu’ils sont pauvres, humbles et seuls — : “ PĂšre, accorde-nous ta misĂ©ricorde. ”

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EMV 206.10 · Tome 3, p. 368

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ©, je vous assure qu’il est beaucoup plus facile Ă  un pauvre qu’à un riche d’ĂȘtre en Dieu ; et au Ciel de mon PĂšre et du vĂŽtre, beaucoup de siĂšges seront occupĂ©s par ceux qui, sur la terre, auront Ă©tĂ© mĂ©prisĂ©s comme Ă©tant les plus petits, comme la poussiĂšre que l’on piĂ©tine.

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EMV 206.10 · Tome 3, p. 368

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Les pauvres gardent au fond de leur cƓur les perles de la Parole de Dieu. Elles sont leur unique trĂ©sor. Celui qui n’a qu’une seule richesse veille sur elle. Celui qui en possĂšde beaucoup est prĂ©occupĂ© et distrait, orgueilleux et sensuel. A cause de tout cela, il n’admire pas avec des yeux humbles et pleins d’amour le trĂ©sor qui lui vient de Dieu, et il le confond avec les autres trĂ©sors, qui ne sont prĂ©cieux qu’en apparence, ces trĂ©sors que sont les richesses de la terre.

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EMV 207 · Tome 3, p. 374-387

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : À BethlĂ©em, Marie Ă©voque la naissance de JĂ©sus.

Date de la vision : Mardi 3 juillet 1945.

Calendrier : Jeudi 6 avril 28 (24 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Bethléem

Cycle : Apostolat en Judée

RĂ©sumĂ© : Le groupe apostolique va Ă  BethlĂ©em avec les femmes disciples. Pierre rĂ©vĂšle alors son dĂ©sir d'aller Ă  la grotte de la NativitĂ© avec Marie. Il est vite convenu que la Vierge leur racontera ses souvenirs sur la naissance de JĂ©sus et c'est ce qu'elle fait avec une vive Ă©motion. La MĂšre du Seigneur raconte oĂč ils se sont arrĂȘtĂ©s et dans quel Ă©tat elle se trouvait elle ainsi que Joseph. Joseph Ă©tait soucieux, mais la Toute Pure brĂ»lait d'amour pour Dieu. Ils se sont arrĂȘtĂ©s prĂšs du tombeau de Rachel avant de reprendre la route. Ils rencontrĂšrent Elie, qui les conseilla oĂč loger, puis ils arrivĂšrent dans BethlĂ©em mĂȘme. La Vierge raconte ses impressions sur la ville avant de se diriger vers la grotte. Elle explique comment un sommeil tomba sur le Juste et ce qu'elle ressentit Ă  la naissance du Christ. Elle Ă©tait en extase, puis, quand elle eut JĂ©sus contre son coeur, elle l'adora, l'offrit au PĂšre, l'emmaillota, en prit soin avec Joseph. Marie raconte encore la venue des bergers et quand on lui demande ce qu'elle fit le lendemain, elle explique que tout fut trĂšs simple : elle prit soin de son bĂ©bĂ© comme n'importe quelle mĂšre. Marie d'AlphĂ©e lui souligne alors que la Sainte Famille aurait pu partir plus tard, pour les EncĂ©nies, mais Marie savait que JĂ©sus naĂźtrait lĂ -bas et il n'Ă©tait pas question d'attendre. De plus, pour Joseph, cela permettait de laver jusqu'au moindre souvenir du soupçon qu'il avait eu Ă  son encontre, puisque les Ecritures se rĂ©alisaient.

Pierre est content de ce rĂ©cit et explique qu'il la vĂ©nĂ©rera comme une Reine et sera son esclave. JĂ©sus intervient alors et aprĂšs avoir Ă©noncĂ© la TrinitĂ©, il explique que son Pontife aura le pouvoir lĂ  oĂč Marie aura l'amour. Il devra toujours la traiter en Reine, mais sans ĂȘtre un esclave. Le groupe fait alors une pause, et pendant que Marie parle avec les femmes, les apĂŽtres se demandent si des versets du Cantique des Cantiques annonce la Vierge promise. Le Christ confirme alors qu'on parle d'elle dĂšs le commencement du Livre et qu'on parlera encore d'elle dans les livres Ă  venir.

Judas déclare alors que le Verbe aurait pu ne pas s'humilier en s'assujétissant aux misÚres de l'enfance. Il aurait pu descendre sur terre dans une chair déjà adulte et avoir une mÚre adoptive, comme son pÚre putatif. Le Maßtre déclare alors que son Incarnation réelle était une chose juste et que des hérésies sur son Incarnation circuleront. Mais il confirme qu'il est bien une chair réelle et que Marie est réellement la MÚre du Verbe fait chair. De plus, il confirme qu'il est éternellement Un avec le PÚre et uni à Dieu en tant que Chair car l'Amour peut tout. Son Incarnation a pour but de réparer toutes les erreurs de l'homme.

Contenu du chapitre : 207.1 : Marie rappellera le passĂ©. 207.2 : Comment Marie se sentait pendant le voyage. 207.3 : Le tombeau de Rachel et la rencontre d'Élie. 207.4 : Comment lui parut la citĂ© de BethlĂ©em. 207.5 : L'installation dans la grotte. 207.6 : L'extase de la naissance. 207.7 : La visite des bergers. 207.8 : Le lendemain, femme et adoratrice. 207.9 : Pierre et Marie : le pouvoir et l'amour. 207.10 : Marie, l'arbre du fruit rĂ©dempteur. 207.11 : Judas aurait aimĂ© une naissance diffĂ©rente. Discours sur la rĂ©alitĂ© charnelle de JĂ©sus.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 69

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EMV 207.1-9 · Tome 3, p. 375-384

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Simon-Pierre s’avance pour rejoindre le groupe de JĂ©sus et demande :

« Allons-nous d’ici Ă  BethlĂ©em ? Jean dit que, la derniĂšre fois, vous aviez pris un autre chemin.

– C’est vrai, rĂ©pond JĂ©sus. Mais c’était parce que nous venions de JĂ©rusalem. D’ici, c’est plus court. Au tombeau de Rachel, que les femmes veulent voir, nous nous sĂ©parerons comme vous l’avez dĂ©cidĂ© il y a un moment. Nous nous retrouverons ensuite Ă  Bet-çur oĂč ma MĂšre dĂ©sire faire halte.

– Oui, c’est ce que nous avons dit... mais ce serait si beau d’y ĂȘtre tous... Ta MĂšre spĂ©cialement... car, enfin, la reine de BethlĂ©em et de la grotte, c’est elle, et elle sait tout parfaitement... Entendu de sa bouche... ce serait diffĂ©rent, voilĂ . »

Jésus sourit en regardant Simon qui insinue doucement son désir.

« Quelle grotte, pÚre ? demande Marziam.

– La grotte oĂč est nĂ© JĂ©sus.

– Oh ! C’est beau ! J’y vais moi aussi !

– Ce serait vraiment beau ! Interviennent Marie, femme d’AlphĂ©e, et SalomĂ©.

– TrĂšs beau !... Ce serait revenir en arriĂšre... Ă  l’époque oĂč le monde t’ignorait, c’est vrai, mais ne te haĂŻssait pas encore... Ce serait retrouver l’amour des simples qui ne surent que croire et aimer, avec humilitĂ© et foi... Ce serait dĂ©poser ce fardeau d’amertume qui me pĂšse sur le coeur depuis que je te sais ainsi haĂŻ, le dĂ©poser lĂ  dans ta crĂšche... Elle doit avoir encore gardĂ© la douceur de ton regard, de ta respiration, de ton sourire incertain... et tout cela me caresserait le coeur... Il est rempli d’une telle amertume ! »

Marie parle doucement, d’une voix empreinte de dĂ©sir et de tristesse.

« Dans ce cas, nous y allons, Maman. A toi de nous conduire. Aujourd’hui tu es la MaĂźtresse et moi l’enfant qui apprend.

– Oh, mon Fils ! Non ! Tu es toujours le Maütre...

– Non, Maman. Simon-Pierre a raison : sur la terre de BethlĂ©em, c’est toi qui es la Reine. Ce fut ton premier chĂąteau. Marie, descendante de David, conduis ce petit peuple Ă  ta demeure. »

Judas allait parler, mais il prĂ©fĂšre se taire. JĂ©sus, qui re­marque son attitude et l’interprĂšte, dit :

« Si l’un d’entre vous, Ă  cause de la fatigue ou pour quelque autre raison, ne veut pas venir, qu’il poursuive librement sa route vers Bet-çur. »

Mais tous gardent le silence.

207.2 Ils continuent leur route par la fraĂźche vallĂ©e orientĂ©e d’est en ouest, puis ils tournent lĂ©gĂšrement vers le nord, longent une colline qui se dresse lĂ  et rejoignent ainsi la route qui mĂšne de JĂ©rusalem Ă  BethlĂ©em, justement Ă  cĂŽtĂ© du cube que surmonte le dĂŽme arrondi du tombeau de Rachel. Tous s’approchent pour prier avec respect.

« Nous nous sommes arrĂȘtĂ©s ici, Joseph et moi. Tout est comme Ă  l’époque. Il n’y a que la saison qui diffĂšre : c’était alors une froide journĂ©e de Casleu. Il avait plu et les routes Ă©taient devenues boueuses, puis il s’était levĂ© un vent glacial et peut-ĂȘtre avait-il gelĂ© pendant la nuit. Les chemins s’étaient durcis mais, sillonnĂ©s par des chars et par la foule, ils ressemblaient tous Ă  une mer couverte de trous, si bien que mon petit Ăąne se fatiguait beaucoup...

– Pas toi, Mùre ?

– Oh moi, je t’avais, toi !... »

Son regard exprime un tel bonheur que c’en est Ă©mouvant. Puis elle reprend la parole :

« La nuit tombait et Joseph Ă©tait trĂšs soucieux... Un vent cinglant se levait et ne cessait de se renforcer... Les gens se hĂątaient vers BethlĂ©em, on se heurtait, et plusieurs prenaient Ă  partie mon petit Ăąne qui avançait bien lentement, cherchant oĂč il devait mettre les sabots... Il semblait savoir que tu Ă©tais lĂ ... et que tu sommeillais pour la derniĂšre fois dans le berceau de mon sein. Il faisait froid... mais moi, je brĂ»lais. Je te sentais arriver... Arriver ? Tu pourrais dire : “ Cela fait neuf mois que j’étais lĂ , Maman. ” Certes, mais Ă  ce moment-lĂ , c’était comme si tu descendais des Cieux. Les Cieux s’abaissaient jusqu’à moi et j’en voyais les splendeurs... Je voyais la DivinitĂ© brĂ»ler de la joie de ta naissance toute proche, et ces feux me pĂ©nĂ©traient, m’incendiaient, m’abstrayaient... de tout... Froid... vent... foule... tout cela n’était rien ! Je voyais Dieu... De temps Ă  autre, avec effort, je rĂ©ussissais Ă  ramener mon esprit sur la terre et je souriais Ă  Joseph qui craignait pour moi le froid et la fatigue ; il guidait le petit Ăąne de peur d’un faux pas et m’enveloppait dans une couverture pour que je ne prenne pas froid... Mais il ne pouvait rien arriver. Je ne sentais pas les secousses. J’avais l’impression d’avancer sur un chemin d’é­toiles, au milieu de nuĂ©es Ă©clatantes que soutenaient les anges... Et je souriais... D’abord Ă  toi... A travers les barriĂšres de la chair, je te regardais dormir, tes petits poings serrĂ©s dans ton petit lit de roses vivantes, mon bouton de lys... Puis je souriais Ă  mon Ă©poux si affligĂ©, si affligĂ©, pour l’encourager... et aussi aux gens qui ne savaient pas que dĂ©jĂ  ils respiraient dans l’aura du Sauveur...

Nous nous sommes arrĂȘtĂ©s prĂšs du tombeau de Rachel pour que le petit Ăąne se repose un moment et pour manger un peu de pain et d’olives, nos provisions de pauvres. Mais je n’avais pas faim. Je ne pouvais pas avoir faim... Ma joie me nourrissait...

207.3 Nous reprĂźmes notre route... Venez, que je vous montre oĂč nous avons rencontrĂ© le berger... Ne craignez pas que je me trompe. Je revis cette heure et je retrouve chaque endroit car je vois tout Ă  travers une grande lumiĂšre angĂ©lique. Peut-ĂȘtre les multitudes des anges sont-elles de nouveau ici, dans leur lumineuse puretĂ©, invisibles pour les corps mais bien visibles pour les Ăąmes. Tout se dĂ©couvre et tout est indiquĂ©. Eux, ils ne peuvent se tromper, et ils me conduisent... pour ma joie et la vĂŽtre. Voici : c’est de ce champ-ci Ă  celui-lĂ  que vint Elie avec ses brebis, et Joseph lui demanda du lait pour moi. Et c’est ici, dans ce prĂ©, que nous nous sommes arrĂȘtĂ©s pendant qu’il trayait le lait chaud et nourrissant et qu’il donnait ses conseils Ă  Joseph. Venez, venez... Voici le sentier du dernier vallon avant BethlĂ©em. Nous l’avons pris parce que la route principale aux abords de BethlĂ©em Ă©tait encombrĂ©e de gens et de montures...

207.4 Voici BethlĂ©em. Oh ! ChĂšre, trĂšs chĂšre terre de mes pĂšres qui m’as donnĂ© le premier baiser de mon Fils ! Tu es ouverte, bonne et odorante comme le pain dont tu portes le nom, pour donner le vrai Pain au monde qui meurt de faim ! Tu m’as embrassĂ©e, toi en qui demeure l’amour maternel de Rachel, comme une mĂšre, terre sainte de la BethlĂ©em de David, premier temple Ă©levĂ© au Sauveur, Ă  l’Etoile du matin nĂ©e de Jacob pour indiquer la route des Cieux Ă  toute l’humanitĂ© ! Regardez comme la ville est belle en ce printemps ! Mais autrefois aussi, malgrĂ© la nuditĂ© des champs et des vignes, elle Ă©tait belle ! Un lĂ©ger voile de givre faisait resplendir les branches nues et elles se couvraient d’une poussiĂšre de diamants comme si elles Ă©taient enveloppĂ©s dans un impalpable voile de paradis. La cheminĂ©e de chaque maison fumait pour le repas tout proche et la fumĂ©e, s’élevant par degrĂ©s jusqu’à ce sommet, montrait la ville elle-mĂȘme toute voilĂ©e...

Tout Ă©tait chaste, recueilli, en attente... de toi, de toi, mon Fils ! La terre te sentait venir... Et les habitants de BethlĂ©em t’ont peut-ĂȘtre senti eux aussi, car ils ne sont pas mĂ©chants, malgrĂ© ce que vous pensez. Ils ne pouvaient pas nous abriter... Dans les maisons honnĂȘtes et bonnes de BethlĂ©em s’entassaient, arrogants comme toujours, sourds et orgueilleux, ceux qui maintenant le sont restĂ©s ; eux, ils ne pouvaient te sentir... Combien de pharisiens, de sadducĂ©ens, d’hĂ©rodiens, de scribes, d’essĂ©niens il y avait ! Si leur coeur est aujourd’hui fermĂ©, cela vient encore de leur duretĂ© de coeur d’alors. Ce soir-lĂ , ils ont fermĂ© leur coeur Ă  l’amour envers leur pauvre soeur... Ils sont restĂ©s dans les tĂ©nĂšbres, et y demeurent encore. Ils ont repoussĂ© Dieu dĂšs cet instant, en repoussant loin d’eux l’amour du prochain.

207.5 Venez. Allons Ă  la grotte. Il est inutile d’entrer dans la ville. Les plus grands amis de mon Enfant n’y sont plus. La nature, cette amie, nous suffit, avec ses pierres, sa petite riviĂšre, son bois pour faire du feu... la nature qui a senti venir son Seigneur... VoilĂ , venez en sĂ»retĂ©. On tourne ici... Voici les ruines de la tour de David. Ah ! Elles me sont plus chĂšres qu’un palais de roi ! Ruines bĂ©nies ! Ruisseau bĂ©ni ! Arbre bĂ©ni que, comme par miracle, le vent a dĂ©pouillĂ© de branches en grand nombre pour que nous trouvions du bois et puissions faire du feu ! »

Marie descend rapidement vers la grotte, franchit le ruisseau sur une planche qui sert de pont, court Ă  l’emplacement qui se trouve devant les ruines et tombe Ă  genoux sur le seuil de la grotte. Elle se penche et en baise le sol. Tous les autres la suivent. Ils sont Ă©mus... L’enfant, qui ne la quitte pas un instant, semble Ă©couter une merveilleuse histoire et ses yeux noirs boivent les paroles et les gestes de Marie sans en perdre un seul.

Marie se relĂšve et entre en disant :

« Tout est restĂ© comme autrefois ! Mais il faisait nuit, Ă  cette Ă©poque... Joseph fit de la lumiĂšre Ă  mon entrĂ©e. C’est alors seulement, en descendant de l’ñne, que je sentis Ă  quel point j’étais fatiguĂ©e et gelĂ©e... Un boeuf nous salua, j’allai Ă  lui pour sentir un peu de chaleur, pour m’appuyer contre le foin... LĂ  oĂč je suis, Joseph Ă©tendit du foin pour me faire un lit et le sĂ©cha pour moi comme pour toi, mon Fils, Ă  la flamme allumĂ©e dans ce coin... car, par amour, cet ange qu’était mon Ă©poux Ă©tait bon comme un pĂšre... Et nous tenant par la main, comme deux frĂšres perdus dans l’obscuritĂ© de la nuit, nous avons mangĂ© du pain et du fromage, puis il alla de ce cĂŽtĂ© alimenter le feu, et ĂŽta son manteau pour boucher l’ouverture... En rĂ©alitĂ©, il fit tomber un voile devant la gloire de Dieu qui descendait des Cieux, toi, mon JĂ©sus... et je restai sur le foin, dans la tiĂ©deur des deux animaux, enveloppĂ©e dans mon manteau et dans la couverture de laine... Mon cher Ă©poux... En cette heure d’anxiĂ©tĂ© oĂč j’étais seule devant le mystĂšre de ma premiĂšre maternitĂ©, toujours pleine d’inconnu pour une femme et, pour moi, dans mon unique maternitĂ©, remplie aussi du mystĂšre qu’allait ĂȘtre la vision du Fils de Dieu Ă©mergeant d’une chair mortelle, lui, Joseph, fut pour moi une mĂšre, il fut un ange... mon rĂ©confort... Ă  cette Ă©poque comme toujours...

207.6 Le silence et le sommeil enveloppĂšrent ensuite le Juste... pour qu’il ne voie pas ce qui Ă©tait pour moi le baiser quotidien de Dieu... Alors, aprĂšs cet intermĂšde des nĂ©cessitĂ©s humaines, survinrent pour moi les flots sans mesure de l’extase arrivant de la mer paradisiaque, qui me soulevaient de nouveau sur des crĂȘtes lumineuses toujours plus Ă©levĂ©es, et m’emportĂšrent avec eux, tout en haut, dans un ocĂ©an de lumiĂšre, de lumiĂšre, de joie, de paix, d’amour jusqu’à ce que je me trouve perdue dans la mer de Dieu, du sein de Dieu... J’entendis encore une voix de la terre : “ Tu dors, Marie ? ”, mais si lointaine... Un Ă©cho, un souvenir de la terre... si faible que l’ñme n’en est pas touchĂ©e... je ne sais quelle rĂ©ponse j’y fis pendant que je ne cessais de m’élever dans cet abĂźme de feu, de bĂ©atitude infinie, d’avant-goĂ»t de Dieu... jusqu’à lui, jusqu’à lui... Oh ! Mais est-ce toi qui es nĂ©, ou est-ce moi qui suis nĂ©e de la splendeur trinitaire, cette nuit-lĂ  ? Est-ce moi qui t’ai donnĂ©, ou toi qui m’as aspirĂ©e pour me donner ? Je ne sais pas...

Puis vint la descente, de choeur en choeur, d’astre en astre, de nuage en nuage, douce, lente, bienheureuse, tranquille comme celle d’une fleur qu’un aigle a emmenĂ©e dans les hauteurs et qu’il a laissĂ©e tomber, et qui redescend lentement sur les ailes de l’air, embellie par une pluie de pierres prĂ©cieuses, par une parcelle d’arc-en-ciel dĂ©robĂ©e au ciel, et qui se retrouve sur sa terre natale... Mon diadĂšme, c’est toi ! Toi, sur mon coeur...

M’étant assise ici, aprĂšs t’avoir adorĂ© Ă  genoux, je t’ai aimĂ©. Enfin, j’ai pu t’aimer sans la barriĂšre de la chair ; je me suis levĂ©e pour te porter Ă  l’amour de celui qui, comme moi, Ă©tait digne de t’aimer dans les premiers. Et ici, entre ces deux rustiques colonnes, je t’ai offert au PĂšre. Et, ici, tu as reposĂ© pour la premiĂšre fois sur le coeur de Joseph... Je t’ai ensuite emmaillotĂ© et, ensemble, nous t’avons dĂ©posĂ© ici... Je te berçais pendant que Joseph sĂ©chait le foin Ă  la flamme et le tenait au chaud en le mettant sur sa poitrine. A cet endroit, nous t’adorions tous deux, penchĂ©s sur toi comme moi maintenant, pour boire ta respiration, pour voir Ă  quel anĂ©antissement peut conduire l’amour, pour verser les larmes que l’on verse sĂ»rement au Ciel sous l’effet de la joie inĂ©puisable de voir Dieu. »

207.7 Marie est allĂ©e et venue pendant cette Ă©vocation, indiquant les endroits, haletante d’amour, une larme scintillant dans ses yeux bleus et un sourire de joie sur les lĂšvres ; elle se penche rĂ©ellement sur son JĂ©sus qui s’est assis sur une grosse pierre pendant cette Ă©vocation, et elle embrasse ses cheveux en pleurant et adorant comme alors...

« Et puis les bergers... Ă  l’intĂ©rieur, ici, pour adorer de toute leur Ăąme pleine de bontĂ©, accompagnĂ©s du grand soupir de la terre qui entrait avec eux et de leur odeur d’hommes, de troupeaux, de foin ; et au-dehors, partout, il y avait des anges pour t’adorer par leur amour, par leurs chants qu’aucune crĂ©ature humaine ne saurait rĂ©pĂ©ter, et par l’amour des Cieux, par l’atmosphĂšre des Cieux qui entrait avec eux, et qu’ils apportaient avec leur Ă©clat... Ta naissance, bĂ©ni !... »

Marie s’est agenouillĂ©e auprĂšs de son Fils ; elle pleure d’émotion, la tĂȘte appuyĂ©e sur ses genoux. Pendant quelques instants, personne n’ose parler. Plus ou moins Ă©mues, les personnes prĂ©sentes regardent autour d’elles comme si, au milieu des araignĂ©es et des cailloux rugueux, elles espĂ©raient voir le spectacle de la scĂšne dĂ©crite...

Marie se ressaisit et dit :

« VoilĂ , je vous ai racontĂ© la naissance de mon Fils dans son infinie simplicitĂ© et son infinie grandeur, avec mon coeur de femme, pas avec la sagesse d’un maĂźtre. Il n’y a rien d’autre, car ce fut la chose la plus grande de la terre, cachĂ©e sous les apparences les plus communes.

207.8 – Mais le lendemain ? Et ensuite ? demandent plusieurs d’entre eux, dont les deux Marie.

– Le lendemain ? C’est trĂšs simple : j’étais la mĂšre qui allaite son bĂ©bĂ©, le lave et l’emmaillote comme le font toutes les mĂšres. Je chauffais l’eau puisĂ©e au ruisseau sur le feu allumĂ© au-dehors, lĂ , pour que la fumĂ©e ne fasse pas pleurer ses deux yeux bleus ; puis, dans le coin le plus abritĂ©, dans un vieux baquet, je lavais mon enfant et je lui mettais des langes frais. J’allais Ă  la riviĂšre laver ses langes et je les Ă©tendais au soleil... et puis, joie entre les joies, je lui donnais le sein, et il tĂ©tait, prenait des couleurs, Ă©tait heureux... Le premier jour, Ă  l’heure la plus chaude, je suis allĂ©e m’asseoir lĂ -dehors pour bien le voir. Ici, le jour filtre sans entrer, et la lumiĂšre et la flamme donnaient un aspect Ă©trange aux choses. Je suis sortie, au soleil... et j’ai regardĂ© le Verbe incarnĂ©. La MĂšre a alors connu son Fils et la servante de Dieu son Seigneur. Et je fus femme et adoratrice... Puis la maison d’Anne... les journĂ©es passĂ©es auprĂšs du berceau, ses premiers pas, ses premiers mots... Mais cela vint plus tard, en son temps... Et rien, rien ne fut semblable Ă  l’heure de ta naissance... Ce n’est qu’en revenant Ă  Dieu que je retrouverai cette plĂ©nitude...

– pourtant... partir ainsi, au dernier moment ! Quelle imprudence ! Pourquoi ne pas avoir attendu ? Le dĂ©cret prĂ©voyait un dĂ©lai pour des cas exceptionnels comme une naissance ou une maladie. C’est ce qu’AlphĂ©e a dit, intervient Marie, femme d’AlphĂ©e.

– Attendre ? Oh, non ! Ce soir-lĂ , quand Joseph m’apporta la nouvelle, toi et moi, mon Fils, nous avons tressailli de joie. C’était l’appel... Car c’était ici, et ici seulement, que tu devais naĂźtre, comme les prophĂštes l’avaient annoncĂ©. Et ce dĂ©cret imprĂ©vu fut comme un acte de pitiĂ© du Ciel pour effacer chez Joseph jusqu’au souvenir de son soupçon. C’était celui que j’attendais, pour toi, pour lui, pour le monde juif comme pour le monde Ă  venir, jusqu’à la fin des siĂšcles. C’était annoncĂ©. Et cela se produisit conformĂ©ment Ă  ce qui Ă©tait annoncĂ©. Attendre ! Est-ce que l’épouse peut retarder son rĂȘve nuptial ? Pourquoi attendre ?

– Mais... Ă  cause de tout ce qui pouvait arriver..., rĂ©pond Marie, femme d’AlphĂ©e.

– Je n’avais aucune crainte. Je me reposais sur Dieu.

– Mais savais-tu que tout allait se passer ainsi ?

– Personne ne me l’avait dit, et moi, je n’y pensais pas du tout, au point que, pour rassurer Joseph, je l’ai laissĂ© penser – et vous aussi – qu’il y avait encore du temps avant la naissance. Mais moi, je savais que ce serait pendant la fĂȘte des LumiĂšres que la LumiĂšre du monde naĂźtrait.

– Et toi, mĂšre, pourquoi n’as-tu pas plutĂŽt accompagnĂ© Marie ? Et pourquoi mon pĂšre n’y a-t-il pas pensĂ© ? Vous auriez dĂ» venir ici, vous aussi. Pourquoi ne sommes-nous pas tous venus ? demande sĂ©vĂšrement Jude.

– Ton pĂšre avait dĂ©cidĂ© de venir aprĂšs les EncĂ©nies, et il l’a dit Ă  son frĂšre, mais Joseph n’a pas voulu attendre.

– Mais toi, du moins... insiste Jude.

– Ne lui fais pas de reproches. C’est d’un commun accord que nous avons trouvĂ© juste de laisser tomber un voile sur le mystĂšre de cette naissance.

– Mais, avec ces signes, Joseph savait-il qu’elle allait survenir ? Si, toi, tu l’ignorais, pouvait-il le savoir, lui ?

– Nous ne savions rien, sauf qu’il devait naütre.

– Et alors ?

– Alors, ce fut la Sagesse divine qui nous conduisit ainsi, comme c’était juste. La naissance de JĂ©sus, sa prĂ©sence dans le monde, devait apparaĂźtre privĂ©e de tout aspect Ă©tonnant, qui aurait excitĂ© Satan... Et vous voyez que l’animositĂ© actuelle de BethlĂ©em Ă  l’égard du Messie est une consĂ©quence de la premiĂšre manifestation du Christ. La haine du dĂ©mon utilisa cette rĂ©vĂ©lation pour faire rĂ©pandre le sang et, par le sang rĂ©pandu, rĂ©pandre la haine.

Es-tu content, Simon-Pierre ? Tu ne dis rien et c’est à peine si tu respires


– Tellement content
 Ă  tel point qu’il me semble ĂȘtre hors du monde, dans un lieu encore plus saint que si j’étais au-delĂ  du velarium du Temple
 Tellement content que
 que, maintenant que je t’ai vue Ă  cet endroit, et avec la lumiĂšre d’alors, je crains de t’avoir traitĂ©e, avec respect, certes, comme une grande femme, mais toujours comme une femme. DĂ©sormais
 dĂ©sormais je n’oserai plus te dire comme avant : “ Marie. ” Tu Ă©tais auparavant pour moi la MĂšre de mon MaĂźtre. Maintenant, maintenant je t’ai vue au sommet de ces flots cĂ©lestes, je t’ai vue comme une Reine et moi, misĂ©rable, voici ce que je fais de cet esclave que je suis. »

Et il se jette Ă  terre, en baisant les pieds de Marie.

C’est maintenant JĂ©sus qui parle :

« Simon, relÚve-toi, et viens ici, tout prÚs de moi. »

Pierre va à gauche de Jésus car Marie est à sa droite.

« Que sommes-nous, maintenant ? demande Jésus.

– Nous ? Mais nous sommes JĂ©sus, Marie et Simon.

– C’est bien, mais combien sommes-nous ?

– Trois, Maütre.

– Une trinitĂ©, donc. Un jour[4], au Ciel, il vint une pensĂ©e Ă  la divine TrinitĂ© : “ Il est temps que le Verbe aille sur la terre ”, et, dans un frĂ©missement d’amour, le Verbe vint sur la terre. Il se sĂ©para donc du PĂšre et de l’Esprit Saint. Il vint Ɠuvrer sur la terre. Au Ciel, les deux Personnes divines qui Ă©taient restĂ©es contemplĂšrent les Ɠuvres du Verbe et restaient plus unies que jamais pour rĂ©pandre la PensĂ©e et l’Amour afin d’aider la Parole qui Ɠuvrait sur la terre. Un jour viendra oĂč cet ordre arrivera du Ciel : “ C’est le moment de revenir, car tout est accompli ” ; alors le Verbe retournera au Ciel, ainsi
 (JĂ©sus fait un pas en arriĂšre en laissant Marie et Pierre Ă  leur place) et, du haut des Cieux, il contemplera les Ɠuvres des deux restĂ©s sur la terre. Ceux-ci, en un mouvement saint, s’uniront plus que jamais pour associer le pouvoir Ă  l’amour et en faire le moyen d’accomplir le dĂ©sir du Verbe : la rĂ©demption du monde par l’enseignement continu de son Eglise. Et le PĂšre, le Fils et l’Esprit Saint feront de leur rayonnement une chaĂźne pour resserrer toujours plus les deux qui seront restĂ©s sur terre : ma MĂšre, l’amour ; toi, le pouvoir. Tu devras donc bien traiter Marie en reine, oui, mais sans ĂȘtre un esclave. Es-tu d’accord ?

– Je suis d’accord avec tout ce que tu veux. Je suis anĂ©anti ! Moi, le pouvoir ? Ah, si je dois ĂȘtre le pouvoir, alors oui, je dois m’appuyer sur elle ! Oh, MĂšre de mon Seigneur ! Ne m’abandonne jamais, jamais, jamais


– N’aie pas peur. Je te tiendrai toujours par la main, comme cela, comme je le faisais avec mon BĂ©bĂ© jusqu’à ce qu’il soit capable de marcher tout seul.

– Et aprùs ?

– AprĂšs, je te soutiendrai par la priĂšre. Allons, Simon, ne doute jamais de la puissance de Dieu. Je n’en ai pas doutĂ©, moi, ni Joseph. Toi non plus, tu ne dois pas douter. Dieu nous donne son secours, heure aprĂšs heure, si nous restons humbles et fidĂšles


Annotation

Allons-nous d’ici Ă  BethlĂ©em ? Jean dit que, la derniĂšre fois, vous aviez pris un autre chemin. PĂ©riple de JĂ©sus, Jean, Judas et Simon le zĂ©lote. Cf. EMV 70 Ă  EMV 74.

Nous nous retrouverons ensuite Ă  Bet-çur : BET-ÇUR : (la maison du veilleur). Betsur (prononcer Betsour) dans l’original de Maria Valtorta. Traduit par BĂ©thsur (1985) et par Bet-Çur (2016) dans les Ă©ditions françaises. Autres orthographes rencontrĂ©es : Bethsur, Beth-Tsur, Beth-Zur, Bethsour. Aujourd’hui Beit Sur, Ă  6 km au nord d’HĂ©bron.

OĂč ma MĂšre dĂ©sire faire halte : Pour retrouver une amie du Temple : Élise. Voir ci-aprĂšs EMV 208.

Mon petit ñne se fatiguait beaucoup
 Cf. EMV 28.

Tombeau de Rachel – GenĂšse 35, 16-19 – Rachel, fille cadette de Laban. Elle Ă©tait trĂšs belle. Jacob la rencontra auprĂšs du puits oĂč elle allait abreuver ses troupeaux, Ă  proximitĂ© de HarĂąn, en MĂ©sopotamie. DĂšs qu’il la vit, il l’aima. Jacob, dĂ©pourvu de biens, ne pouvait payer la somme que tout prĂ©tendant donnait aux parents d’une jeune fille. C’est pourquoi il servit son beau-pĂšre pendant 7 ans, afin d’obtenir Rachel. En mĂȘme temps, Jacob, isolĂ© et fugitif, Ă©tait heureux de se rattacher Ă  un groupe patriarcal. Il se lia par contrat, et on lui donna une femme du clan. DĂšs lors, il ne pouvait pas partir et emmener sa femme et ses enfants sans autorisation, mĂȘme au terme du contrat. À la fin des 7 premiĂšres annĂ©es, Laban trompa Jacob, et lui fit Ă©pouser LĂ©a, son aĂźnĂ©e, beaucoup moins attrayante semble-t-il. Le fils d’Isaac servit encore 7 ans pour avoir la cadette, la seule qu’il ait aimĂ©e. Rachel devint sa femme (GenĂšse 29,1-30) la mĂšre de Joseph (GenĂšse 30,22-25), puis de Benjamin; elle mourut Ă  la naissance de celui-ci (GenĂšse 35,16-20; 48,7). Jacob l’ensevelit un peu au nord de Ephrata, plus connue sous le nom de BethlĂ©em. La tombe se trouvait en un lieu que traversait le voyageur allant de BĂ©thel Ă  BethlĂ©em (source BibleOnLine).

Livre de la GenĂšse 35, 16-19

Gn 35, 16-19 : Ils partirent de BĂ©thel. Il y avait encore une certaine distance avant d’arriver Ă  Ephrata, lorsque Rachel enfanta, et son accouchement fut pĂ©nible. Pendant les douleurs de l’enfantement, la sage-femme lui dit : « Ne crains point, car c’est encore un fils que tu vas avoir. » Comme son Ăąme s’en allait, — car elle Ă©tait mourante, — elle le nomma BĂ©noni ; mais son pĂšre l’appela Benjamin. Rachel mourut, et elle fut enterrĂ©e au chemin d’Éphrata, qui est BethlĂ©em. 20Jacob Ă©leva un monument sur sa tombe ; c’est le monument de la Tombe de Rachel, qui subsiste encore aujourd’hui.

Tu es ouverte, bonne et odorante, comme le pain dont tu portes le nom, parce que BethlĂ©em signifie “ la maison du pain ”.

Les habitants de BethlĂ©em t’ont peut-ĂȘtre senti eux aussi, car ils ne sont pas mĂ©chants, malgrĂ© ce que vous pensez. Cf. le mauvais accueil rĂ©servĂ© par les BethlĂ©emites en EMV 73 et EMV 74.

Le dĂ©cret prĂ©voyait un dĂ©lai pour des cas exceptionnels comme une naissance ou une maladie. L’édit de recensement, voir EMV 27.

Et ce dĂ©cret imprĂ©vu fut comme un acte de pitiĂ© du Ciel pour effacer chez Joseph jusqu’au souvenir de son soupçon. C’était celui que j’attendais, pour toi, pour lui, pour le monde juif comme pour le monde Ă  venir, jusqu’à la fin des siĂšcles. C’était annoncĂ©. Et cela se produisit conformĂ©ment Ă  ce qui Ă©tait annoncĂ©. Comme en MichĂ©e 5,1-2.

Livre de Michée 5, 1-2

Mi 5, 1-2 : Et toi, BethlĂ©em Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner IsraĂ«l. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.

Je savais que ce serait pendant la fĂȘte des LumiĂšres que la LumiĂšre du monde naĂźtrait. Cette fĂȘte est appelĂ©e Hanoukka. Elle commence le 25 Kisleu ou KislĂšv (correspondant approximativement Ă  dĂ©cembre) et dure huit jours ; elle cĂ©lĂ©brait Ă  l’origine le solstice d’hiver, mais commĂ©mora plus tard la purification du temple par Juda MaccabĂ©e en 164 av. J.C. Le nom de FĂȘte des LumiĂšres lui vient de ses traits prĂ©dominants ; la prĂ©sence de JĂ©sus Ă  cette fĂȘte est signalĂ©e en Jean 10,22.

Mots-clés

EMV 207.9 · Tome 3, p. 271-384

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Es-tu content, Simon-Pierre ? Tu ne dis rien et c’est à peine si tu respires


– Tellement content
 Ă  tel point qu’il me semble ĂȘtre hors du monde, dans un lieu encore plus saint que si j’étais au-delĂ  du velarium du Temple
 Tellement content que
 que, maintenant que je t’ai vue Ă  cet endroit, et avec la lumiĂšre d’alors, je crains de t’avoir traitĂ©e, avec respect, certes, comme une grande femme, mais toujours comme une femme. DĂ©sormais
 dĂ©sormais je n’oserai plus te dire comme avant : “ Marie. ” Tu Ă©tais auparavant pour moi la MĂšre de mon MaĂźtre. Maintenant, maintenant je t’ai vue au sommet de ces flots cĂ©lestes, je t’ai vue comme une Reine et moi, misĂ©rable, voici ce que je fais de cet esclave que je suis. »

Et il se jette Ă  terre, en baisant les pieds de Marie.

C’est maintenant JĂ©sus qui parle :

« Simon, relÚve-toi, et viens ici, tout prÚs de moi. »

Pierre va à gauche de Jésus car Marie est à sa droite.

« Que sommes-nous, maintenant ? demande Jésus.

– Nous ? Mais nous sommes JĂ©sus, Marie et Simon.

– C’est bien, mais combien sommes-nous ?

– Trois, Maütre.

– Une trinitĂ©, donc. Un jour, au Ciel, il vint une pensĂ©e Ă  la divine TrinitĂ© : “ Il est temps que le Verbe aille sur la terre ”, et, dans un frĂ©missement d’amour, le Verbe vint sur la terre. Il se sĂ©para donc du PĂšre et de l’Esprit Saint. Il vint Ɠuvrer sur la terre. Au Ciel, les deux Personnes divines qui Ă©taient restĂ©es contemplĂšrent les Ɠuvres du Verbe et restaient plus unies que jamais pour rĂ©pandre la PensĂ©e et l’Amour afin d’aider la Parole qui Ɠuvrait sur la terre. Un jour viendra oĂč cet ordre arrivera du Ciel : “ C’est le moment de revenir, car tout est accompli ” ; alors le Verbe retournera au Ciel, ainsi
 (JĂ©sus fait un pas en arriĂšre en laissant Marie et Pierre Ă  leur place) et, du haut des Cieux, il contemplera les Ɠuvres des deux restĂ©s sur la terre. Ceux-ci, en un mouvement saint, s’uniront plus que jamais pour associer le pouvoir Ă  l’amour et en faire le moyen d’accomplir le dĂ©sir du Verbe : la rĂ©demption du monde par l’enseignement continu de son Eglise. Et le PĂšre, le Fils et l’Esprit Saint feront de leur rayonnement une chaĂźne pour resserrer toujours plus les deux qui seront restĂ©s sur terre : ma MĂšre, l’amour ; toi, le pouvoir. Tu devras donc bien traiter Marie en reine, oui, mais sans ĂȘtre un esclave. Es-tu d’accord ?

– Je suis d’accord avec tout ce que tu veux. Je suis anĂ©anti ! Moi, le pouvoir ? Ah, si je dois ĂȘtre le pouvoir, alors oui, je dois m’appuyer sur elle ! Oh, MĂšre de mon Seigneur ! Ne m’abandonne jamais, jamais, jamais


– N’aie pas peur. Je te tiendrai toujours par la main, comme cela, comme je le faisais avec mon BĂ©bĂ© jusqu’à ce qu’il soit capable de marcher tout seul.

– Et aprùs ?

– AprĂšs, je te soutiendrai par la priĂšre. Allons, Simon, ne doute jamais de la puissance de Dieu. Je n’en ai pas doutĂ©, moi, ni Joseph. Toi non plus, tu ne dois pas douter. Dieu nous donne son secours, heure aprĂšs heure, si nous restons humbles et fidĂšles


Détail

La Vierge vient de raconter la Nativité avec ses propres mots.

Annotation

TrinitĂ© cĂ©leste - TrinitĂ© terrestre : Afin d’établir un parallĂšle entre TrinitĂ© cĂ©leste (PĂšre, Fils et Esprit-Saint) et trinitĂ© terrestre (JĂ©sus, Marie et Pierre), l’explication doit recourir Ă  l’expĂ©dient d’attribuer Ă  Dieu des pensĂ©es et des comportements humains, en Ă©tablissant des sĂ©parations et des rĂ©unions entre Personnes divines.    

Il n’est pas question pour autant, note Maria Valtorta sur une copie dactylographiĂ©e, de nier l’union hypostatique (= union des deux natures, divine et humaine) par laquelle le Verbe, Ă©tant rĂ©ellement dans la chair du Fils de Dieu et de Marie, n’a pas cessĂ© de faire un avec le PĂšre et donc avec l’Amour ; il n’a pas cessĂ© d’ĂȘtre le Saint des saints, car il l’était par sa nature divine et il l’était dans sa nature humaine, par grĂące et par volontĂ© trĂšs parfaites

La prĂ©sente note, accompagnĂ©e des textes d’EMV 207.11 |EMV 324.3 | EMV 567.17 | EMV 630.21 et EMV 634.11 ainsi que des notes d’EMV 54.5 | EMV 68.1 | EMV 342.5 et EMV 346.5 peuvent aussi servir Ă  interprĂ©ter correctement les expressions que l’on trouve en EMV 62.2 (pour m’unir au PĂšre) | EMV 62.4 (j’étais dans le PĂšre) | EMV 123.5 (j’ai quittĂ© le Ciel) | EMV 126.1 (non pas Ă  moi, mais Ă  Celui qui m’a envoyĂ©) | EMV 126.10 | EMV 128.2 (pas moi. Dieu) | EMV 129.3 (Dieu est au Ciel. Lui, il adore et va vers Lui) | EMV 249.4 | EMV 254.3 (Il faudrait le demander Ă  celui qui les a faits) | EMV 272.2 | EMV 287.6 (À Dieu, pas Ă  son Serviteur) | EMV 298.6 (Non pas de moi, mais du PĂšre) | EMV 317.5 | EMV 371.6 | EMV 399.4 (Il a quittĂ© le PĂšre) | EMV 452.11 | EMV 479.2 (Il retourne vers le PĂšre) | EMV 487.9 | EMV 517.2 (Une part de l’union que j’ai laissĂ©e) | EMV 534.8 (La Sagesse a quittĂ© les Cieux) |EMV 600.21 (J’ai quittĂ© le PĂšre) | EMV 618.5 (je ne suis plus sĂ©parĂ© du PĂšre) | EMV 632.34 (Il a quittĂ© le Ciel) | EMV 637.6 (J’ai quittĂ© le Ciel) | EMV 642.9, etc.

Il faut enfin relever le concept exprimĂ© par Maria Valtorta dans le texte de EMV 474.2/3 : la divinitĂ©, toujours unie hypostatiquement Ă  JĂ©sus Homme, n’était pas Ă  tout instant sensible Ă  l’Homme RĂ©dempteur, qui devait aller jusqu’à faire l’expĂ©rience de cette douleur.      

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