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Confort de lecture

EMV 208.4 · Tome 3, p. 390-391

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Essaie de faire cette simple priĂšre : “ Notre PĂšre, qui es aux Cieux, pense toi-mĂȘme Ă  ce que je dĂ©sire
 ” Tu verras que le PĂšre t’écoute de la meilleure des maniĂšres. (...) Dis-lui : “ Tu sais Ă  quel point j’aime mon vieux pĂšre et tous les malheureux. Occupe-toi d’eux, toi qui peux tout. ” (...) Laisse faire le bon Dieu, laisse-le faire et tu verras comment il rĂšgle bien toutes choses. Le feras-tu ?

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EMV 208.4 · Tome 3, p. 390

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Tu ne peux pas, maintenant, prier pour [quelqu'un] ? Eh bien, ne prie pas, mais ne hais pas. Sais-tu ce que tu dois faire ? Tu ne dois jamais te retourner en arriĂšre pour penser au passé 

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EMV 208.7-11 · Tome 3, p. 394-399

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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208.7 Le crĂ©puscule arrive quand apparaĂźt Bet-çur sur sa colline ; aussitĂŽt aprĂšs, voici venir, sur le chemin secondaire qu’ils ont pris pour s’y rendre, les troupeaux des bergers et avec eux les bergers qui accourent.

Mais quand Elie voit que Marie est là, elle aussi, il lùve les bras de surprise, et reste sans bouger, n’osant en croire ses yeux.

« paix Ă  toi, Elie. C’est bien moi. Cela t’avait Ă©tĂ© promis et, Ă  JĂ©rusalem, il n’a pas Ă©tĂ© possible de nous voir
 Mais n’y pensons plus. Maintenant, nous nous voyons, dit doucement Marie.

– Oh ! MĂšre, MĂšre !
 »

Elie ne sait que dire. Finalement il trouve :

« VoilĂ , c’est maintenant que je fais ma PĂąque. C’est la mĂȘme chose, mĂȘme mieux encore.

– Mais oui, Elie. Nous avons fait une bonne vente : nous pouvons tuer un agneau. Soyez les hĂŽtes de notre pauvre table
, disent LĂ©vi et Joseph.

– Ce soir, nous sommes fatiguĂ©s. Ce sera pour demain. Ecoutez : connaissez-vous une certaine Elise, Ă©pouse d’Abraham, fils de Samuel ?

– Oui, elle est chez elle, Ă  Bet-çur, mais Abraham est mort et, l’an passĂ©, ses fils Ă©galement : un malaise subit pour le premier et on n’a jamais compris de quoi il Ă©tait mort. Le second a dĂ©clinĂ© lentement et rien n’arrĂȘtait sa maladie. Nous lui donnions du lait de jeune chĂšvre, car les mĂ©decins disaient que c’était bon pour le malade. Il en buvait des quantitĂ©s qui venaient de tous les bergers car sa pauvre mĂšre en envoyait chercher auprĂšs de quiconque possĂ©dait une chĂšvre de premier lait dans son troupeau. Mais cela n’a servi Ă  rien. Quand nous sommes revenus dans la plaine, il ne se nourrissait plus. Et Ă  notre retour, au mois d’Adar, il Ă©tait mort depuis deux lunes.

– Ma pauvre amie ! Elle m’aimait bien, au Temple
 nous avions des ancĂȘtres communs
 Elle Ă©tait bonne
 Elle a quittĂ© le Temple pour Ă©pouser Abraham auquel elle Ă©tait promise depuis son enfance, deux ans avant moi, et je me souviens de sa venue au Temple pour l’offrande de son premier-nĂ© au Seigneur. Elle me fit appeler, pas uniquement moi, mais elle voulut me voir seule plus longuement
 Et maintenant, elle est seule
 Ah, il faut que je me hĂąte d’aller la consoler ! Quant Ă  vous, restez. J’y vais avec Elie et je serai seule Ă  entrer chez elle. La douleur veut qu’on la respecte


– Pas mĂȘme moi, MĂšre ?

– Toi, toujours. Mais les autres
 Pas mĂȘme toi, mon petit. Ce serait pour elle une souffrance. Viens, viens, JĂ©sus !

– Attendez-nous sur la place du village. Cherchez un abri pour la nuit. Adieu » leur ordonne JĂ©sus Ă  tous.

208.8 Avec Elie, JĂ©sus et sa MĂšre se dirigent donc vers une grande maison toute fermĂ©e et silencieuse Ă  laquelle le berger frappe avec son bĂąton. Une servante passe la tĂȘte par la fenĂȘtre en demandant qui est lĂ . Marie s’avance en disant :

« Marie, fille de Joachim et son Fils, de Nazareth. Dis-le à ta maßtresse.

– C’est inutile. Elle ne veut voir personne. Elle se laisse mourir en pleurant.

– Essaie.

– Non, je sais comment elle me chasse si je cherche à la distraire. Elle ne veut voir personne ni parler à personne. Elle ne parle qu’au souvenir de ses fils.

– Va, femme, je te l’ordonne. Dis-lui : “ C’est la petite Marie de Nazareth, celle qui Ă©tait ta fille au Temple
 ” Tu verras qu’elle voudra me recevoir. »

La femme s’en va en hochant la tĂȘte.

Marie explique Ă  son Fils et au berger :

« Elise Ă©tait beaucoup plus ĂągĂ©e que moi. Elle attendait au Temple le retour de son Ă©poux, parti en Egypte pour une affaire d’hĂ©ritage, et elle y est restĂ©e jusqu’à un Ăąge inhabituel. Elle a environ dix annĂ©es de plus. Les maĂźtresses avaient l’habitude de donner aux plus jeunes des Ă©lĂšves plus grandes pour les conduire
 et elle fut ma compagne-maĂźtresse. Elle Ă©tait bonne et
 Voici la femme. »

En effet, la servante accourt, stupéfaite, et elle ouvre toute grande la porte principale :

« Entre, entre ! » dit-elle.

Puis, Ă  voix basse :

« Bénie sois-tu, toi qui la fais sortir de cette piÚce. »

Elie se retire et Marie entre avec son Fils.

« Mais cet homme, vraiment
 par pitiĂ© ! Il a l’ñge de LĂ©vi


– Laisse-le entrer. C’est mon Fils, et il la consolera mieux que moi. »

La femme hausse les Ă©paules et les prĂ©cĂšde Ă  travers le long vestibule d’une maison, belle, mais bien triste. Tout est propre, mais tout semble mort


208.9 Une femme, grande, mais toute courbĂ©e, avec des vĂȘtements de deuils, s’avance dans le couloir, dans la pĂ©nombre.

« Elise ! ChĂšre Elise ! C’est moi, Marie ! Dit Marie en courant Ă  sa rencontre et en l’embrassant.

– Marie ? Toi ! Je te croyais morte, toi aussi. On m’avait raconté  quand ? Je ne sais plus
 J’ai la tĂȘte vide
 On m’avait rapportĂ© que tu Ă©tais morte, comme beaucoup de mĂšres, aprĂšs la venue des mages. Mais qui m’a dit que tu Ă©tais la MĂšre du Sauveur ?

– Les bergers, peut-ĂȘtre


– Ah, les bergers ! »

Elle éclate en sanglots.

« Ne prononce pas ce mot. Il me rappelle mon ultime espoir de sauver la vie de LĂ©vi
 Et pourtant
 oui
 un berger m’a parlĂ© du Sauveur, et j’ai tuĂ© mon fils en l’amenant Ă  l’endroit oĂč, disait-on, se trouvait le Messie, prĂšs du Jourdain. Mais il n’y avait personne
 et mon fils est revenu pour mourir
 La fatigue, le froid
 je l’ai tué  mais je n’ai pas voulu ĂȘtre meurtriĂšre. Je me disais que, lui, le Messie, guĂ©rissait les malades
 et je l’ai fait pour cette raison
 Maintenant, mon fils m’accuse de l’avoir tué 

– Non, Elise. C’est de l’imagination. Ecoute : je crois que ton fils, au contraire, m’a prise par la main en me disant : “ Va trouver ma chĂšre maman. Conduis-lui le Sauveur. Je suis mieux ici que sur la terre. Mais elle n’écoute que son propre chagrin et ne peut entendre ce que je lui murmure tout bas parmi mes baisers, pauvre maman qui est comme possĂ©dĂ©e par un dĂ©mon qui la pousse au dĂ©sespoir parce qu’il veut nous sĂ©parer. Alors que, si elle se ré­signe et croit que Dieu fait tout pour le bien, nous serons unis pour toujours, avec mon pĂšre et mon frĂšre. JĂ©sus peut le faire. ” Je suis donc venue
 avec lui
 Ne veux-tu pas le voir ?
 »

Marie a parlĂ© en gardant dans ses bras la malheureuse et en lui donnant des baisers sur ses cheveux gris, avec une douceur qu’elle seule peut avoir.

« Oh, si c’était vrai ! Mais alors pourquoi Daniel n’est-il pas venu te trouver pour te dire de venir plus tĂŽt ? Et qui donc m’a dit autrefois que tu Ă©tais morte ? Je ne m’en souviens pas
 je ne m’en souviens pas
 C’est mĂȘme pour cette raison que j’ai attendu – peut-ĂȘtre trop – pour venir trouver le Messie. Mais on m’avait dit qu’il Ă©tait mort, comme toi, comme tous Ă  BethlĂ©em


– Ne cherche pas qui te l’a dit. 208.10 Viens, regarde, voici mon Fils. Viens Ă  lui. Fais plaisir Ă  tes enfants et Ă  ta Marie. Sais-tu que nous souffrons de te voir ainsi ? »

Et elle la mĂšne Ă  JĂ©sus, qui s’était placĂ© dans un coin obscur et qui maintenant seulement s’avance sous une lampe que la femme de service a posĂ©e sur un coffre Ă©levĂ©.

La pauvre mĂšre lĂšve la tĂȘte
 et je vois alors qu’il s’agit de cette Elise qui se tenait aussi au Calvaire avec les saintes femmes. JĂ©sus lui tend les mains en un geste d’invitation qui n’est qu’amour. La malheureuse lutte un peu, puis lui donne les siennes et tout Ă  coup s’abandonne sur la poitrine de JĂ©sus en gĂ©missant :

« Dis-moi, dis-moi que je ne suis pas coupable de la mort de LĂ©vi ! Dis-moi qu’ils ne sont pas perdus pour toujours ! Dis-moi que bientĂŽt je les rejoindrai !

– Oui, oui. Ecoute : ils sont dans la joie maintenant que tu es dans mes bras. Je ne tarderai pas Ă  les rejoindre, et que dois-je leur dire, alors ? Que tu ne t’en remets pas au Seigneur ? Est-ce cela que je dois dire ? Les femmes d’IsraĂ«l, les femmes de David sont si courageuses, si sages, dois-tu leur apporter un dĂ©menti ? Non. Tu souffres, mais parce que tu as souffert seule. Ta douleur et toi. Toi et ta douleur. Alors tu ne peux en porter le poids. N’as-tu plus gardĂ© Ă  l’esprit les paroles d’espoir au sujet de ceux que la mort nous a pris ? “ Je vous sortirai de vos tombeaux et je vous ramĂšnerai dans la terre d’IsraĂ«l. Alors vous saurez que je suis le Seigneur, lorsque j’ouvrirai vos tombes et que je vous aurai fait remonter de vos tombeaux. Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez. ” La terre d’IsraĂ«l, pour les justes endormis dans le Seigneur, c’est le Royaume de Dieu. Je l’ouvrirai et le donnerai Ă  ceux qui attendent.

– MĂȘme Ă  mon Daniel ? MĂȘme Ă  mon LĂ©vi ? Il avait une si grande rĂ©pulsion pour la mort
 Il ne pouvait s’imaginer ĂȘtre Ă©loignĂ© de sa maman. C’est pour cela que je voulais mourir et aller auprĂšs de lui au tombeau


– Mais ce n’est pas lĂ  que se trouve la partie vivante d’eux-mĂȘmes. Il n’y a lĂ  que de la matiĂšre morte qui ne peut t’entendre. Eux, ils sont dans le lieu de l’attente


– Mais est-ce vraiment cela ? Ah ! Ne te scandalise pas de moi. Ma mĂ©moire s’est envolĂ©e avec mon chagrin ! J’ai la tĂȘte remplie du bruit des larmes et du rĂąle de mes fils. Quel rĂąle ! Quel rĂąle ! Cela m’a dissous le cerveau. Je n’ai plus que ce rĂąle en moi


– Et moi, je t’y mettrai les paroles de la vie. Je sĂšmerai la Vie, car je suis Vie, lĂ  oĂč est la rupture de la mort. Rappelle-toi le grand Judas MaccabĂ©e qui voulut faire un sacrifice pour les morts, parce qu’il pensait Ă  juste titre qu’ils sont destinĂ©s Ă  ressusciter et qu’il faut hĂąter pour eux l’heure de la paix par des sacrifices opportuns. Si Judas MaccabĂ©e n’avait pas Ă©tĂ© certain de la rĂ©surrection, aurait-il priĂ© et fait prier pour les morts ? Lui, au contraire, comme il est Ă©crit, a pensĂ© qu’une grande rĂ©compense Ă©tait rĂ©servĂ©e Ă  ceux qui meurent pieusement, comme tes fils l’ont sĂ»rement fait
 Tu vois que tu dis oui ? Ne dĂ©sespĂšre donc plus. Mais prie saintement pour tes morts, afin que leurs pĂ©chĂ©s soient effacĂ©s avant que je ne vienne Ă  eux. Alors, sans attendre un instant, ils viendront avec moi au Ciel. Car je suis le Chemin, la VĂ©ritĂ© et la Vie : je conduis, je dis la vĂ©ritĂ© et je donne la vie Ă  celui qui croit Ă  ma vĂ©ritĂ© et me suit. Dis-moi : tes fils croyaient-ils Ă  la venue du Messie ?

– Bien sĂ»r, Seigneur. Ils avaient appris de moi cette croyance.

– Et LĂ©vi croyait-il possible sa guĂ©rison par l’effet de ma vo­lontĂ© ?

– Oui, Seigneur. Nous espĂ©rions en toi mais
 cela ne lui a servi Ă  rien
 et il est mort dĂ©couragĂ© aprĂšs avoir tant espĂ©ré  »

Les pleurs de la femme reprennent ; s’ils se sont calmĂ©s, ils paraissent plus dĂ©solĂ©s dans ce calme que dans leur furie prĂ©cĂ©dente.

« Ne dis pas que cela n’a servi Ă  rien. Celui qui croit en moi, mĂȘme s’il est mort, vivra Ă©ternellement


208.11 La nuit descend, femme. Je vais rejoindre mes apîtres. Je te laisse, Mùre


– Ah ! Reste, toi aussi !
 J’ai peur, si tu t’éloignes, d’ĂȘtre reprise par ce tourment
 la tempĂȘte commence Ă  peine Ă  s’apaiser en t’écoutant


– Ne crains rien ! Tu as Marie avec toi. Demain, je reviendrai. J’ai quelque chose à dire aux bergers. Puis-je leur demander de venir prùs de ta maison ?

– Oh oui ! Ils y venaient aussi l’an passĂ© pour mon fils
 DerriĂšre la maison, il y a un jardin, puis une cour rustique. Ils peuvent y venir comme ils le faisaient alors pour rassembler leurs troupeaux


– C’est bien. Je viendrai. Sois bonne. Rappelle-toi que, au Temple, Marie t’avait Ă©tĂ© confiĂ©e. A mon tour, je te la confie cette nuit.

– Oui, sois tranquille. J’en prendrai soin, je la
 Je devrai penser Ă  son souper, Ă  son repos
 Il y a bien longtemps que je ne pense plus Ă  tout cela ! Marie, veux-tu dormir dans ma chambre comme le faisait LĂ©vi durant sa maladie ? Moi, dans le lit de mon fils, toi dans le mien. J’aurai l’impression d’entendre sa respiration lĂ©gĂšre
 Il me tenait toujours par la main


– Oui, Elise. Et auparavant nous parlerons de mille choses


– Non, tu es fatiguĂ©e. Tu dois dormir.

– Toi aussi


– Oh, moi
 Je ne dors plus depuis des mois
 Je pleure
 je pleure
 Je ne sais rien faire d’autre


– Ce soir, au contraire, nous prierons, puis nous irons au lit et tu dormiras
 Nous dormirons main dans la main, nous aussi. Tu peux partir, mon Fils, et prie pour nous


– Je vous bĂ©nis. Que la paix soit avec vous et Ă  cette maison ! »

Et JĂ©sus s’en va avec la servante qui reste interdite et ne fait que rĂ©pĂ©ter :

« Quel miracle, Seigneur ! Quel miracle ! AprĂšs tant de mois, elle a parlĂ©, elle a pensé  quelle affaire ! On disait qu’elle mourait folle
 Et j’en Ă©tais peinĂ©e, car elle est bonne.

– Oui, elle est bonne, c’est pourquoi Dieu lui viendra en aide. Adieu, femme. Paix Ă  toi aussi. »

Jésus sort dans la rue à moitié sombre, et tout prend fin.

Détail

Cas concret d'une mÚre qui a perdu ses deux enfants à cause de la maladie. Jésus vient la consoler avec la Vierge Marie.

Annotation

Elise Ă©tait beaucoup plus ĂągĂ©e que moi. Une dizaine d’annĂ©es. Elle a donc une petite soixantaine.

A notre retour, au mois d’Adar, il Ă©tait mort depuis deux lunes. Le mois d'Addar est situĂ© en fĂ©vrier/mars.

N’as-tu plus gardĂ© Ă  l’esprit les paroles d’espoir au sujet de ceux que la mort nous a pris ? “ Je vous sortirai de vos tombeaux et je vous ramĂšnerai dans la terre d’IsraĂ«l. Alors vous saurez que je suis le Seigneur, lorsque j’ouvrirai vos tombes et que je vous aurai fait remonter de vos tombeaux. Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez. ” Voir EzĂ©chiel 37, 11-14 ci-dessous.

Rappelle-toi le grand Judas MaccabĂ©e qui voulut faire un sacrifice pour les morts, parce qu’il pensait Ă  juste titre qu’ils sont destinĂ©s Ă  ressusciter et qu’il faut hĂąter pour eux l’heure de la paix par des sacrifices opportuns. Si Judas MaccabĂ©e n’avait pas Ă©tĂ© certain de la rĂ©surrection, aurait-il priĂ© et fait prier pour les morts ? Lui, au contraire, comme il est Ă©crit, a pensĂ© qu’une grande rĂ©compense Ă©tait rĂ©servĂ©e Ă  ceux qui meurent pieusement, comme tes fils l’ont sĂ»rement fait
 Voir le deuxiĂšme livre des MacchabĂ©es 12, 43-46 ci-dessous.

Livre d'Ezéchiel 37, 11-14

Ez 37, 11-14 : Et il me dit : « Fils de l’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’IsraĂ«l. Voici qu’ils disent : Nos os sont dessĂ©chĂ©s, notre espĂ©rance est morte, nous sommes perdus ! C’est pourquoi prophĂ©tise et dis-leur : Ainsi parle le Seigneur Yahweh : Voici que je vais ouvrir vos tombeaux, et je vous ferai remonter hors de vos tombeaux, ĂŽ mon peuple, et je vous ramĂšnerai sur la terre d’IsraĂ«l. Et vous saurez que je suis Yahweh, quand j’ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonter hors de vos tombeaux, ĂŽ mon peuple. Je mettrai mon Esprit en vous, et vous vivrez ; et je vous donnerai du repos sur votre sol, et vous saurez que moi, Yahweh, je dis et j’exĂ©cute, — oracle de Yahweh ! »

DeuxiÚme Livre des Macchabées 12, 43-45

2 M 12, 43-46 : Puis, ayant fait une collecte oĂč il recueillit la somme de deux mille drachmes, il l’envoya Ă  JĂ©rusalem pour ĂȘtre employĂ©e Ă  un sacrifice expiatoire. Belle et noble action, inspirĂ©e par la pensĂ©e de la rĂ©surrection ! Car, s’il n’avait pas cru que les soldats tuĂ©s dans la bataille dussent ressusciter, c’eĂ»t Ă©tĂ© chose inutile et vaine de prier pour des morts. Il considĂ©rait en outre qu’une trĂšs belle rĂ©compense est rĂ©servĂ©e Ă  ceux qui s’endorment dans la piĂ©tĂ©, et c’est lĂ  une pensĂ©e sainte et pieuse. VoilĂ  pourquoi il fit ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent dĂ©livrĂ©s de leurs pĂ©chĂ©s.

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EMV 208.10 · Tome 3, p. 397

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Citation

Tu souffres, mais parce que tu as souffert seule. Ta douleur et toi. Toi et ta douleur. Alors tu ne peux en porter le poids. N’as-tu plus gardĂ© Ă  l’esprit les paroles d’espoir au sujet de ceux que la mort nous a pris ? “ Je vous sortirai de vos tombeaux et je vous ramĂšnerai dans la terre d’IsraĂ«l. Alors vous saurez que je suis le Seigneur, lorsque j’ouvrirai vos tombes et que je vous aurai fait remonter de vos tombeaux. Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez. ” La terre d’IsraĂ«l, pour les justes endormis dans le Seigneur, c’est le Royaume de Dieu. Je l’ouvrirai et le donnerai Ă  ceux qui attendent.

Détail

Jésus parle à une mÚre veuve et endeuillée par la mort de ses deux fils.

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EMV 209 · Tome 3, p. 399-406

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : La fĂ©conditĂ© de la souffrance dans le discours de JĂ©sus, prĂšs de la maison d’Élise Ă  Bet-Çur.

Date de la vision : Jeudi 5 juillet 1945.

Calendrier : Vendredi 7 avril 28 (25 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Bet-Çur

Cycle : Apostolat en Judée

RĂ©sumĂ© : Les habitants de Bet-Çur apprennent qu'Elise s'est remise de sa maladie, et ils souhaitent la voir, Ă  la fois par amitiĂ©, mais aussi par curiositĂ©. JĂ©sus les contient avec douceur, comme lui seul sait le faire, puis il va voir sa MĂšre et Elise. Les deux femmes sont toutes deux dans le jardin, mais dĂ©sormais, celui-ci est nĂ©gligĂ© et la Vierge promet qu'elles vont le remettre d'aplomb comme il se doit. Elle obtient ainsi de rester quelques jours prĂšs de son amie. Le Christ va ensuite voir les bergers et leur apprend qu'il souhaite les avoir comme disciples, mais pour cela, il leur faut quitter leur mĂ©tier actuel. Puisqu'il ne serait pas convenable de tout laisser en plan comme cela, ils s'accordent avec JĂ©sus pour continuer Ă  prendre soin de leurs troupeaux, jusqu'Ă  ce que leur employeur sache prendre de nouveaux bergers.

Ce point Ă©tant rĂ©glĂ©, le Seigneur donne un discours prĂšs de la maison d'Elise, Ă  un endroit oĂč cette derniĂšre peut l'entendre sans ĂȘtre vue par les habitants du village. AprĂšs avoir Ă©voquĂ© discrĂštement la douleur d'orphelin de Marziam et le veuvage triste d'Elise, Il promet d'appeler beaucoup d'hommes Ă  sa suite, car il ne suffit plus aux besoins infinis de ses frĂšres et il se doit de les consoler en leur apportant la connaissance exacte de Dieu. Il invite ainsi les Ăąmes Ă  venir, par l'intermĂ©diaire de ses disciples et des apĂŽtres, pour trouver du rĂ©confort dans la souffrance.

Ensuite, JĂ©sus Ă©voque le Livre de Ruth et la douleur de NoĂ©mi, qui avait perdu son mari et ses enfants. Ruth, sa belle-fille, refusa de la quitter, car elle avait compris que sa douleur de jeune veuve Ă©tait moins pesante que la douleur de NoĂ©mi, qui avait perdu ses enfants. La souffrance est ainsi une croix, "mais elle est aussi une aile", et le RĂ©dempteur insiste particuliĂšrement sur la valeur de la charitĂ©, sur le fait de sortir de soi-mĂȘme, de ses tĂ©nĂšbres, de ses Ă©goĂŻsmes. Il encourage Ă  aller vers les orphelins, les malades, les isolĂ©s, et de s'oublier au milieu de ceux qui sont oubliĂ©s. Ainsi, ceux qui n'avaient plus rien pourront un jour bĂ©nir le Seigneur grĂące Ă  ces personnes qui les auront sorties de leur malheur, de leur solitude, de leur souffrance.

JĂ©sus conclut sur les consĂ©quences de la bontĂ©, qui peut "provoquer une telle marĂ©e d'amour". Il conclut lĂ  son discours, pendant que Elise pleure, et il ne laisse entrer personne dans le jardin oĂč elle se trouve.

Contenu du chapitre : 209.1 : La guĂ©rison d’Élise provoque la curiositĂ© des gens de Bet-Çur. 209.2 : Respectez la convalescence d'Élise. 209.3 : JĂ©sus entre dans le jardin d'Élise. Marie restera quelques jours avec elle. 209.4 : JĂ©sus invite les trois bergers Ă  le suivre. 209.5 : Dieu seul soulage les souffrances. Venez Ă  moi par mes disciples. 209.6 : MĂ©ditez sur la douleur de NoĂ©mi et l'amour de Ruth. 209.7 : La douleur est une croix et une aile. Les effets insoupçonnĂ©s de la bontĂ©. JĂ©sus veille Ă  protĂ©ger Élise.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 71

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EMV 209.3 · Tome 3, p. 401-402

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

La servante ouvre. Jésus entre au milieu des courbettes répétées de la servante.

« OĂč est ta maĂźtresse ?

– Avec ta MĂšre
 et, imagine donc ! Elle est descendue au jardin ! Quelle affaire ! Quelle affaire ! Et hier soir, elle est venue dans la salle Ă  manger
 Elle pleurait, mais elle est venue. J’aurais voulu qu’elle prenne aussi de la nourriture, au lieu de sa goutte de lait habituelle, mais je n’y suis pas arrivĂ©e !

– Elle en prendra. N’insiste pas. Montre-toi patiente, mĂȘme dans ton amour pour ta maĂźtresse.

– Oui, Sauveur, je ferai tout ce que tu dis. »

Je crois en effet que, si JĂ©sus avait ordonnĂ© Ă  la femme de faire les choses les plus Ă©tranges, elle les aurait faites sans discuter, tant elle est persuadĂ©e que JĂ©sus est JĂ©sus et que tout ce qu’il fait est bien.

Entre-temps, elle l’accompagne dans un vaste jardin plein d’arbres fruitiers et de fleurs. Mais, si les arbres fruitiers ont pensĂ© par eux-mĂȘmes Ă  se revĂȘtir de feuilles et Ă  fleurir, Ă  faire paraĂźtre des fruits et Ă  les faire grossir, les pauvres fleurs, dont on ne s’occupe plus depuis un an, sont devenues un bosquet nain et tout enchevĂȘtrĂ© oĂč les plantes les plus faibles et les moins hautes Ă©touffent sous le poids des plus vigoureuses. Parterres, sentiers, tout disparaĂźt dans un enchevĂȘtrement chaotique. Dans le fond du jardin seulement, lĂ  oĂč la servante a fait pousser salades et lĂ©gumes pour ses besoins, il y a un peu d’ordre.

Marie se tient avec Elise sous une tonnelle tout Ă©bouriffĂ©e de sarments et de vrilles qui descendent jusqu’à terre. JĂ©sus s’arrĂȘte et regarde sa jeune MĂšre qui, avec beaucoup de finesse, Ă©veille l’esprit d’Elise et dirige ses pensĂ©es vers des objets bien diffĂ©rents de ceux qui accaparaient jusqu’alors les pensĂ©es de la femme dĂ©solĂ©e.

La servante va trouver sa maĂźtresse et lui dit :

« Le Sauveur est arrivé. »

Les femmes se retournent et vont Ă  lui, l’une avec son doux sourire, l’autre avec son visage fatiguĂ© et Ă©garĂ©.

« Paix à vous. Quel beau jardin !

– Il Ă©tait beau
, dit Elise.

– La terre est fertile, regarde quels beaux fruits se prĂ©parent Ă  mĂ»rir ! Et que de fleurs sur ces rosiers ! Et lĂ  ? Ce sont des lys ?

– Oui, autour d’un bassin oĂč mes enfants se sont tant amusĂ©s
 Mais, Ă  l’époque, il Ă©tait en bon Ă©tat
 Maintenant tout est en ruines, ici. Je n’ai plus l’impression que c’est le jardin de mes fils.

– quelques jours suffiront pour qu’il redevienne comme auparavant. C’est moi qui t’aiderai. N’est-ce pas, JĂ©sus ? Tu vas me laisser rester ici quelques jours avec Elise. Nous avons tant Ă  faire
 »

– Tout ce que tu veux, je le veux. »

Elise le regarde et murmure :

« Merci. »

JĂ©sus caresse sa tĂȘte blanche, puis prend congĂ© pour aller rejoindre les bergers.

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