Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 206 · Tome 3, p. 360-374

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Le séjour à Béthanie se termine par deux paraboles sur le Royaume des Cieux.

Date de la vision : Dimanche 1er juillet 1945.

Calendrier : Mercredi 5 avril 28 (23 Nissan 3788)

Lieux (carte) : Béthanie

Cycle : Apostolat en Judée

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus donne une parabole pour calmer la crainte de certains : elle sera douce pour ceux de bonne volontĂ©, amĂšre pour les autres, mais ils ont le moyen de se corriger. Le Christ donne ainsi la parabole des dix vierges. Elles se prĂ©parent et vont dans le vestibule de la maison de l'Ă©poux : elles discutent, racontent de bonnes histoires, mais la soirĂ©e se prolonge. Elles finissent par se taire et s'endorment. VoilĂ  que vers minuit, le cortĂšge nuptial arrive : elles se lĂšvent donc pour rĂ©cupĂ©rer leurs lampes. Cinq d'entre elles sont sages et ont dĂ©jĂ  remis de l'huile au prĂ©alable, mais les cinq autres ne l'ont pas fait et manquent mĂȘme d'huiles. Elles demandent Ă  leurs compagnes de leur en donner, mais celles-ci signalent qu'elles en ont besoin pour rĂ©sister au vent et Ă  l'humiditĂ© : les vierges sottes doivent donc aller en prendre chez le marchand. Elles font ainsi. NĂ©anmoins, le cortĂšge arrive entretemps, ils entrent dans la maison, la porte se renferme, et les vierges sottes sont laissĂ©es derriĂšre.

JĂ©sus donne l'explication de la parabole. L'Epoux, c'est Dieu. L'Ă©pouse, l'Ăąme d'un juste. Les servantes-vierges sont les Ăąmes des fidĂšles qui cherchent Ă  arriver au mĂȘme honneur que l'Ă©pouse en se sanctifiant. Elles sont en vĂȘtements blancs : elles doivent avoir la justice pratiquĂ©e avec fermetĂ©. Elles ont des vĂȘtements propres : leur coeur est humble et pur. Elles ont des vĂȘtements frais, c'est-Ă -dire un coeur d'enfant. Elles ont des voiles blancs, ce qui caractĂ©rise l'humilitĂ©. Elles sont enfin couronnĂ©es de fleurs, c'est-Ă -dire que l'Ăąme doit continuer Ă  avoir des actes vertueux jour aprĂšs jour et elles ont leur lampe allumĂ©e, ce qui symbolise la foi. JĂ©sus enjoint donc tout le monde Ă  la vigilance.

Les paysans s'en vont sur le char prĂ©parĂ© par Lazare. Jean d'Endor les accompagne. JĂ©sus promet quant Ă  lui qu'il parlera encore au peuple de BĂ©thanie, et c'est ce qu'il fait effectivement le soir. Il leur dĂ©clare alors que le Verbe est pauvre et a voulu rester pauvre. Il compare d'ailleurs les gens pauvres aux gens riches. Les premiers gardent la Parole de Dieu, lĂ  oĂč les seconds peuvent les perdre de vue avec leurs autres trĂ©sors.

Le MaĂźtre donne ainsi la parabole du roi qui marie son fils. Il envoie ses serviteurs prĂ©venir ses amis, ses alliĂ©s, ainsi que les grands notables de son royaume, mais personne ne vient. Il insiste, et ses invitĂ©s trouvent alors une excuse ou s'en prennent au serviteur. AprĂšs que le souverain se soit indignĂ© et punisse les assassins, il renvoie encore les serviteurs chercher les passants, les bons et les mauvais, les riches et les pauvres. Enfin, voilĂ  qu'il entre dans la salle du banquet et voit un homme qui n'a pas mis les vĂȘtements de noces, alors qu'il avait donnĂ© tout le nĂ©cessaire. Puisque le convive reste muet, il le fait jeter dehors et JĂ©sus donne ensuite l'explication de la parabole. Les grands ne le sont que nom et repoussent le Verbe ainsi que l'invitation de leur Roi. Ils sont durs et mĂ©chants. Le PĂšre enverra chercher dans les rues des gens qui ne sont ni ses amis, ni des grands ni des alliĂ©s, mais simplement le peuple qui marche dehors et il les fera propre pour le Royaume de Dieu.

JĂ©sus prend ensuite congĂ© et fait prier Ă  tous la priĂšre du Notre PĂšre par l'intermĂ©diaire de Pierre. Lazare le salue ensuite, et s'il est triste de le voir partir, il est content d'avoir vu le MaĂźtre plus serein. Face Ă  une remarque de Judas, JĂ©sus rappelle la derniĂšre PĂąques, oĂč il n'Ă©tait qu'un inconnu ; mais cette annĂ©e, il a vu que rien n'avait changĂ©, que le Temple Ă©tait encore pire puisque c'Ă©tait un endroit oĂč on conjurait. JĂ©sus est sĂ©vĂšre et parle mĂȘme de sa mort prochaine. Face Ă  la Vierge qui pleure, et Marziam avec elle, il encourage tout le monde Ă  ne pas pleurer. Finalement, il fait des recommandations Ă  Isaac et Jean d'Endor, puis salue Lazare, Maximin et les gens de BĂ©thanie car ils repartiront le lendemain.

Contenu du chapitre : 206.1 : JĂ©sus propose une parabole pour calmer la crainte de certains. 206.2 : La parabole des vierges : les noces se prolongent. 206.3 : La parabole : les vierges prĂ©voyantes et les vierges imprĂ©voyantes. 206.4 : Le sens de la parole renfermĂ©e dans la parabole. 206.5 : L’attitude et les attributs des vierges sages, appliquĂ©s Ă  l’ñme des fidĂšles. 206.6 : Pourquoi elles ont leurs lampes allumĂ©es. 206.7 : DĂ©part des paysans de Yokhanan et promesse de parler encore Ă  ceux de BĂ©thanie. 206.8 : Au soir, JĂ©sus emmĂšne les disciples de BĂ©thanie dans un prĂ©. 206.9 : Votre Ă©tat privilĂ©giĂ©. 206.10 : Les pauvres et les riches. 206.11 : La parabole des noces royales. 206.12 : Allez sur les places et les chemins. 206.13 : Il en est sera fait de mĂȘme au Messie. 206.14 : BĂ©nĂ©diction et rĂ©citation publique du Notre PĂšre. 206.15 : JĂ©sus souriant, Lazare content, Judas fuyant. 206.16 : Rappel de la derniĂšre PĂąque. 206.17 : Fin du sĂ©jour Ă  BĂ©thanie.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 67 et 68

Mots-clés

EMV 206.1.7 · Tome 3, p. 360 et 365-366

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

En prĂ©sence des paysans de Yokhanan, d’Isaac et de nombreux disciples, des femmes, parmi lesquelles la Vierge Marie et Marthe, et de beaucoup de gens de BĂ©thanie, JĂ©sus parle. Tous les apĂŽtres sont prĂ©sents. L’enfant, assis en face de JĂ©sus, n’en perd pas un mot. Le discours ne fait que commencer, car il arrive encore des gens


Jésus dit :

« 
et c’est Ă  cause de cette crainte, que je vois si vive en bon nombre d’entre vous, que je veux vous proposer aujourd’hui une douce parabole. Elle est douce pour les hommes de bonne volontĂ©, amĂšre pour les autres. Mais ces derniers ont le moyen de corriger cette amertume. Qu’ils deviennent, eux aussi, des gens de bonne volontĂ©, et le reproche que la parabole fait naĂźtre dans leur conscience cessera d’exister. (...)

[Jésus donne la parabole des dix vierges.]

Mes chers disciples, je ne veux pas vous amener Ă  avoir peur de Dieu, mais plutĂŽt Ă  avoir foi en sa bontĂ©. Vous qui restez, comme vous qui partez, pensez que, si vous agissez Ă  la maniĂšre des vierges sages, vous serez appelĂ©s non seulement Ă  escorter l’Epoux, mais, comme la jeune Esther, qui est devenue reine Ă  la place de Vasthi, vous serez choisis et Ă©lus comme Ă©pouses, car l’Epoux aura “ trouvĂ© en vous faveur et grĂące, plus qu’en tout autre. ” Je vous bĂ©nis, vous qui partez. Portez en vous et Ă  vos compagnons les paroles que je vous ai adressĂ©es. Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous. »

JĂ©sus s’approche des paysans pour les saluer de nouveau, mais Jean d’En-Dor lui glisse Ă  l’oreille :

« MaĂźtre, Judas est là


– Peu importe. Accompagne-les jusqu’au char et fais ce que je t’ai dit. »

L’assemblĂ©e se disperse lentement. Plusieurs parlent Ă  Lazare
 Et ce dernier se tourne vers JĂ©sus qui, aprĂšs avoir quittĂ© les paysans, revient de leur cĂŽtĂ©, et il dit :

« MaĂźtre, avant de nous quitter, parle-nous encore
 C’est ce que dĂ©sirent les cƓurs de BĂ©thanie.

– La nuit descend, mais elle est paisible et sereine. Si vous voulez vous rĂ©unir sur les foins fauchĂ©s, je vous parlerai avant de quitter ce village ami. Ou bien demain, Ă  l’aurore, car l’heure de nous sĂ©parer est venue.

– Plus tard ! Ce soir ! Crient-ils tous.

– Comme vous voudrez. Partez, Ă  prĂ©sent. Je vous parlerai au milieu de la premiĂšre vigile. » 


Détail

Nous considérons que certains personnages présents en 206.8 sont aussi présents en 206.1-7.

Annotation

Si vous agissez Ă  la maniĂšre des vierges sages, vous serez appelĂ©s non seulement Ă  escorter l’Epoux, mais, comme la jeune Esther, qui est devenue reine Ă  la place de Vasthi, vous serez choisis et Ă©lus comme Ă©pouses. Vasthi – Vasti, "la bien-aimĂ©e" en perse. PremiĂšre Ă©pouse d’AssuĂ©rus (= XerxĂšs, 486-465), roi de Perse, qui la rĂ©pudia parce qu’elle avait refusĂ© de se prĂ©senter lors d’un festin (Esther 2, 1-18). Le personnage d’Esther est Ă©galement Ă©voquĂ© en EMV 136.2 et en EMV 414.1.

Mots-clés

EMV 206.5 · Tome 3, p. 363

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Il faut, par l’humilitĂ©, garder ses vĂȘtements toujours propres. Il est bien facile de ternir la puretĂ© du cƓur, et celui qui n’a pas le cƓur pur ne peut voir Dieu. L’humilitĂ© est comme une eau qui lave. L’humble, parce que son Ɠil n’est pas obscurci par la fumĂ©e de l’orgueil, s’aperçoit tout de suite qu’il a terni son vĂȘtement. Il court vers son Seigneur et lui dit : “ J’ai perdu la nettetĂ© de mon cƓur. Je pleure pour me purifier. Je pleure Ă  tes pieds. Et toi, mon Soleil, blanchis mon vĂȘtement par ton pardon bienveillant, par ton amour paternel ! ”

Détail

JĂ©sus raconte la parabole des dix vierges et souligne qu'elles ont des vĂȘtements propres.

Mots-clés

EMV 206.5 · Tome 3, p. 363

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’humilitĂ© est comme une eau qui lave.

Mots-clés

EMV 206.5 · Tome 3, p. 363

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Citation

Ah ! La fraĂźcheur du cƓur ! Les enfants la possĂšdent par un don de Dieu. Les justes la possĂšdent par un don de Dieu et par leur propre volontĂ©. Les saints la possĂšdent par un don de Dieu et par une volontĂ© allant jusqu’à l’hĂ©roĂŻsme.

Mots-clés

EMV 206.5 · Tome 3, p. 364

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’humilitĂ© ! J’ai dit : “ Quand vous priez ou faites pĂ©nitence, faites en sorte que le monde ne s’en aperçoive pas. ” Dans les livres sapientiaux, il est Ă©crit : “ Il n’est pas bien de rĂ©vĂ©ler le secret du Roi." L’humilitĂ© est le voile blanc que l’on met pour le dĂ©fendre sur le bien que l’on fait et sur celui que Dieu nous accorde. Il ne faut pas se glorifier de l’amour privilĂ©giĂ© que Dieu nous accorde, ni rechercher une sotte gloire humaine. Ce don serait retirĂ© sur-le-champ. Mais que le cƓur chante intĂ©rieurement Ă  son Dieu : “ Mon Ăąme te glorifie, Seigneur
 parce que tu as tournĂ© les yeux vers la bassesse de ta servante. ” »

Annotation

J’ai dit, en EMV 172.5 et en EMV 172.8.

Livre de Tobie 12, 7

Tb 12, 7 : Il est bon de tenir cachĂ© le secret du roi, mais il est honorable de rĂ©vĂ©ler et de publier les Ɠuvres de Dieu.ï»ż

Le livre de Tobie est classé soit dans les livres sapientiaux, soit le plus souvent dans les livres historiques. Il fait partie des sept livres deutérocanoniques retenues par la tradition catholique/orthodoxe, mais considérés comme apocryphe par la tradition protestante/anglicane.

“ Mon Ăąme te glorifie, Seigneur
 parce que tu as tournĂ© les yeux vers la bassesse de ta servante. ” Le Magnificat. Cf. Luc 1,46 qui s’inspire du cantique d’Anne, la mĂšre de Samuel (1 Samuel 2,1-10).

Mots-clés

EMV 206.5 · Tome 3, p. 364

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’ñme doit tresser sa guirlande quotidienne d’actes vertueux, car, en prĂ©sence du TrĂšs-Haut, il ne doit rien rester de vicieux et il convient de ne pas avoir l’aspect nĂ©gligĂ©. Guirlande quotidienne, ai-je dit, car l’ñme ne sait pas quand Dieu (l’Epoux) lui apparaĂźtra pour lui dire : “ Viens. ” Il ne faut donc pas se lasser de renouveler la couronne. N’ayez pas peur. Les fleurs perdent leur fraĂźcheur, mais les fleurs des couronnes vertueuses ne la perdent pas. L’ange de Dieu, que chaque homme a auprĂšs de lui, recueille ces guirlandes quotidiennes et les apporte au Ciel ; lĂ , elles serviront de trĂŽne au nouveau bienheureux quand son Ăąme entrera comme Ă©pouse dans la maison nuptiale.

Mots-clés

EMV 206.5 · Tome 3, p. 364

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’humilitĂ© ! J’ai dit : “ Quand vous priez ou faites pĂ©nitence, faites en sorte que le monde ne s’en aperçoive pas. ” Dans les livres sapientiaux, il est Ă©crit : “ Il n’est pas bien de rĂ©vĂ©ler le secret du Roi. L’humilitĂ© est le voile blanc que l’on met pour le dĂ©fendre sur le bien que l’on fait et sur celui que Dieu nous accorde. Il ne faut pas se glorifier de l’amour privilĂ©giĂ© que Dieu nous accorde, ni rechercher une sotte gloire humaine. Ce don serait retirĂ© sur-le-champ. Mais que le cƓur chante intĂ©rieurement Ă  son Dieu : “ Mon Ăąme te glorifie, Seigneur
 parce que tu as tournĂ© les yeux vers la bassesse de ta servante. ” »

JĂ©sus s’arrĂȘte un instant et jette un regard vers sa MĂšre qui rougit sous son voile et s’incline profondĂ©ment comme pour remettre en place les cheveux de l’enfant assis Ă  ses pieds, mais en rĂ©alitĂ© pour cacher l’émotion de son souvenir


Annotation

J’ai dit, en EMV 172.5 et en EMV 172.8.

Livre de Tobie 12, 7

Tb 12, 7 : Il est bon de tenir cachĂ© le secret du roi, mais il est honorable de rĂ©vĂ©ler et de publier les Ɠuvres de Dieu.

Le livre de Tobie est classé soit dans les livres sapientiaux, soit le plus souvent dans les livres historiques. Il fait partie des sept livres deutérocanoniques retenues par la tradition catholique/orthodoxe, mais considérés comme apocryphe par la tradition protestante/anglicane.

“ Mon Ăąme te glorifie, Seigneur
 parce que tu as tournĂ© les yeux vers la bassesse de ta servante. ” Le Magnificat. Cf. Luc 1,46 qui s’inspire du cantique d’Anne, la mĂšre de Samuel (1 Samuel 2,1-10).

Mots-clés

EMV 206.6 · Tome 3, p. 364-365

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Comme la foi est brillante et quelle douce amie elle est ! Elle donne une flamme qui rayonne comme une Ă©toile, une flamme joyeuse car elle a une certitude sereine, une flamme qui rend lumineux jusqu’à l’instrument qui la porte. MĂȘme le corps de l’homme que nourrit la foi semble, dĂšs cette terre, devenir plus lumineux et plus spirituel, exempt d’un vieillissement prĂ©coce. Car celui qui a la foi se laisse guider par les paroles et les commandements de Dieu pour parvenir Ă  possĂ©der Dieu, sa fin ; c’est pourquoi il fuit toute corruption, il n’a ni trouble, ni peur, ni remords, il n’est pas obligĂ© de faire des efforts pour se rappeler ses mensonges ou pour cacher ses mauvaises actions, et il se garde beau et jeune de la belle incorruptibilitĂ© des saints. Une chair et un sang, une Ăąme et un cƓur purs de toute luxure pour conserver l’huile de la foi, pour donner une lumiĂšre sans fumĂ©e. Une volontĂ© constante pour nourrir toujours cette lumiĂšre.

La vie de chaque jour avec ses dĂ©ceptions, ses constatations, ses contacts, ses tentations, ses frictions, tend Ă  diminuer la foi. Non ! Cela ne doit pas se produire. Allez chaque jour aux sources de l’huile suave, de l’huile de la sagesse, de l’huile de Dieu. Une lampe peu alimentĂ©e peut s’éteindre au moindre souffle, elle peut ĂȘtre Ă©teinte par la lourde rosĂ©e de la nuit. La nuit
 L’heure des tĂ©nĂšbres, du pĂ©chĂ©, de la tentation vient pour tous. C’est la nuit de l’ñme. Mais si elle se remplit, elle-mĂȘme, de foi, sa flamme ne peut ĂȘtre Ă©teinte par les vents du monde ni par le brouillard de la sensualitĂ©.

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