Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 18 sur 198

Confort de lecture

EMV 25.9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Le doute est terriblement dangereux pour une Ăąme ; il est mĂȘme mortel, car c’est le premier agent de cette maladie mortelle nommĂ©e “ dĂ©sespoir ” contre laquelle il faut rĂ©agir de toutes ses forces pour ne pas voir pĂ©rir son Ăąme et perdre Dieu.

Mots-clés

EMV 26 · Tome 1, p. 167-172

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Détail

Titre du chapitre : Joseph demande pardon à Marie. Foi, charité et humilité pour recevoir Dieu.

Date de la vision et de la dictée : Mercredi 31 mai 1944

Calendrier : Samedi 17 août de l'an -5

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

RĂ©sumĂ© : Marie est seule dans sa maison Ă  Nazareth. Elle est seule, en priĂšre, jusqu'Ă  ce qu'on toque Ă  la porte : c'est Joseph. Celui-ci vient lui demander pardon et la Vierge affirme qu'elle n'a rien Ă  lui pardonner. Mais son Ă©poux lui rĂ©pond qu'il sait qu'elle est enceinte de l'Emmanuel, et qu'il a mal agi en ne la laissant pas s'expliquer. Il allait agir sans la consulter auparavant, et il considĂšre cela comme une offense Ă  sa femme. Il lui demande donc pardon et le charpentier lui rĂ©vĂšle toute sa souffrance de ses derniers jours. Il lui demande notamment pourquoi elle ne lui a pas dit son secret, et Marie lui rĂ©pond que si son humilitĂ© n'avait pas Ă©tĂ© aussi parfaite, il ne lui aurait pas Ă©tĂ© donnĂ© la grĂące d'ĂȘtre la MĂšre du Sauveur. Quoi qu'il en soit, Joseph propose de faire les noces de mariage le plus tĂŽt possible et de commencer Ă  prĂ©voir la venue de JĂ©sus. Il est anĂ©anti Ă  l'idĂ©e de recevoir son Dieu chez lui, mais Marie le rassure et parle de leur joie d'ĂȘtre les parents du RĂ©dempteur.

La Vierge donne ensuite une dictée et fait des commentaires sur cet épisode. Elle parle ensuite des conditions essentielles pour plaire à Dieu et l'avoir en son coeur : il faut avoir la foi, une charité et une humilité absolues. De plus, la MÚre nous encourage à rester cachés et à laisser le Seigneur le soin de nous proclamer ses serviteurs, à l'image de Marie qui l'a laissé agir comme il le voulait lorsqu'elle a été enceinte du Saint-Esprit.

Contenu du chapitre : 26.1 : Voir Marie. 26.2 : Marie file Ă  l'ombre d'un pommier. 26.3 : Joseph arrive et s'excuse de l'avoir soupçonnĂ©e. 26.4 : Marie n'a fait qu'obĂ©ir Ă  Dieu. 26.5 : Le mariage aura lieu la semaine suivante. 26.6 : PĂąle parce que je souffrais de la douleur de Joseph. 26.7 : L'humilitĂ© Ă  son extrĂȘme limite comme Celui que je portais. 26.8 : Les conditions pour plaire Ă  Dieu et le recevoir. 26.9 : Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs.

Mots-clés

EMV 26.2 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Voir Marie c’est possĂ©der la Joie.

Mots-clés

EMV 26.3-5 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

26.3 Un coup frappĂ© Ă©nergiquement Ă  la porte de la maison fait sursauter Marie. Elle pose de cĂŽtĂ© sa quenouille et son fuseau et se lĂšve pour aller ouvrir. Son vĂȘtement a beau ĂȘtre souple et ample, il ne parvient pas Ă  dissimuler la rondeur de son bassin.

Elle se trouve face à Joseph. Marie pñlit jusqu’aux lùvres. Son visage ressemble maintenant à une hostie tant il est exsangue. Le regard de Marie est triste et interrogatif. Le regard de Joseph paraüt suppliant. Ils se regardent en silence. Enfin, Marie parle :

« A cette heure-ci, Joseph ? Tu as besoin de quoi que ce soit ? Que veux-tu me dire ? Viens. »

Joseph entre et referme la porte. Il ne dit toujours rien.

« Parle, Joseph, qu’est-ce que tu veux ?

– Ton pardon. »

Joseph s’incline comme s’il voulait s’agenouiller, mais Marie, qui ne le touche habituellement qu’avec beaucoup de rĂ©serve, le saisit rĂ©solument par les Ă©paules et l’en empĂȘche.

Le visage de Marie change plusieurs fois de couleur, il est tantĂŽt rouge, tantĂŽt aussi blanc que neige comme avant.

« Mon pardon ? Je n’ai rien Ă  te pardonner, Joseph. Je dois seulement te remercier encore pour tout ce que tu as fait ici en mon absence et pour l’amour que tu me portes. »

Joseph la regarde, et je vois deux grosses larmes se former dans la cavitĂ© de son oeil profond, y rester comme sur le bord d’un vase puis rouler sur ses joues et sa barbe.

« Pardon, Marie. J’ai manquĂ© de confiance en toi. Maintenant, je sais. Je suis indigne d’avoir un tel trĂ©sor. J’ai manquĂ© de charitĂ©, je t’ai accusĂ©e dans mon coeur, je t’ai accusĂ©e sans justice parce que je ne t’avais pas demandĂ© la vĂ©ritĂ©. J’ai fautĂ© envers la Loi de Dieu en ne t’aimant pas comme je me serais aimĂ©...

– Oh non, tu n’as pas pĂ©chĂ© !

– Si, Marie. Si j’avais Ă©tĂ© accusĂ© d’un tel crime, je me serais dĂ©fendu. Toi... Je ne t’ai pas permis de te dĂ©fendre, car j’allais prendre des dĂ©cisions sans t’interroger. J’ai pĂ©chĂ© contre toi en te faisant l’offense d’un soupçon. Un soupçon, c’est dĂ©jĂ  une offense, Marie. Celui qui suspecte ne sait pas. Moi, je ne t’ai pas connue comme je l’aurais dĂ». Mais pour la douleur que j’ai endurĂ©e... trois jours de supplice, pardonne-moi, Marie.

– Je n’ai rien Ă  te pardonner. C’est Ă  moi, au contraire, de te demander pardon pour la souffrance que je t’ai causĂ©e.

– Ah oui, quelle souffrance, quelle souffrance ! Vois, ce matin, on m’a dit que j’avais des cheveux blancs aux tempes et des rides sur le visage. Ces journĂ©es m’ont fait vieillir de dix ans ! 26.4 Mais pourquoi, Marie, as-tu Ă©tĂ© humble au point de cacher ta gloire, Ă  moi ton Ă©poux, et permettre ainsi que je te suspecte ? »

Joseph n’est pas Ă  genoux, mais il est si penchĂ© que cela revient au mĂȘme. Marie pose sa main sur sa tĂȘte et sourit. On dirait qu’elle l’absout. Elle dit alors :

« Si mon humilitĂ© n’avait pas Ă©tĂ© aussi parfaite, je n’aurais pas mĂ©ritĂ© de concevoir le TrĂšs-Haut, qui vient effacer le pĂ©chĂ© d’orgueil qui a dĂ©truit l’homme. D’ailleurs, je n’ai fait qu’obĂ©ir... C’est Dieu qui m’a demandĂ© cette obĂ©issance... Elle m’a tellement coĂ»tĂ©... pour toi, pour la souffrance que tu allais Ă©prouver. Mais il fallait que je me taise. Je suis la servante de Dieu, et les serviteurs ne discutent pas les ordres qu’ils reçoivent : ils les exĂ©cutent, Joseph, mĂȘme si cela leur fait verser des larmes de sang. »

A ces mots, Marie pleure doucement, si doucement que Joseph, qui est tout inclinĂ©, ne s’en rend pas compte avant qu’une larme ne tombe par terre. Il lĂšve alors la tĂȘte et – c’est bien la premiĂšre fois que je le vois faire ce geste –, il serre les petites mains de Marie dans ses mains fortes et hĂąlĂ©es et dĂ©pose un baiser au bout de ses doigts fins et roses, qui sortent comme autant de boutons de pĂȘcher de l’étreinte des mains de Joseph.

26.5 « Maintenant, il va falloir faire face, parce que... »

Joseph ne termine pas sa phrase, mais contemple le corps de Marie qui rougit comme une pivoine et s’assied aussitît pour ne pas exposer davantage ses formes au regard qui l’observe.

« Il faudra faire vite. Je viendrai ici... Nous accomplirons le rite du mariage... la semaine prochaine, ça te va ?

– Tout ce que tu fais est bien, Joseph. Tu es le chef de famille, et moi je suis ta servante.

– Non, c’est moi qui suis ton serviteur. Je suis le bienheureux serviteur de mon Seigneur qui grandit dans ton sein. Tu es bĂ©nie entre toutes les femmes d’IsraĂ«l. Nous aviserons ta parentĂ© ce soir mĂȘme. Et aprĂšs... quand je serai ici, nous travaillerons pour tout prĂ©parer Ă  sa venue... Ah, comment recevoir Dieu chez moi ? Tenir Dieu dans mes bras ? Je vais en mourir de joie ! Je ne pourrai jamais le toucher !

– Tu le pourras, comme moi, avec la grñce de Dieu.

– Mais toi, c’est toi. Moi, je ne suis qu’un pauvre homme, le plus pauvre des fils de Dieu...

– JĂ©sus vient pour nous, les pauvres, pour nous rendre riches en Dieu, il vient chez nous deux parce que nous sommes les plus pauvres et que nous le reconnaissons. RĂ©jouis-toi, Joseph. La race de David a le Roi qu’elle attendait et notre maison devient plus somptueuse que le palais de Salomon : le Ciel, en effet, y sera prĂ©sent et nous partagerons avec Dieu le secret de paix que les hommes connaĂźtront plus tard. Il grandira au milieu de nous, nos bras serviront de berceau au RĂ©dempteur qui s’annonce et notre fatigue lui procurera sa nourriture... Oh, Joseph, nous entendrons la voix de Dieu nous appeler “ pĂšre et mĂšre ! ” Ah... »

Marie pleure de joie, et ce sont des larmes de bonheur. Joseph, agenouillĂ© Ă  ses pieds dĂ©sormais, pleure lui aussi ; sa tĂȘte est presque cachĂ©e dans l’ample vĂȘtement de Marie qui descend en plis sur le pauvre carrelage de la piĂšce.

La vision s’arrĂȘte lĂ .

Mots-clés

EMV 26.6-9 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

26.6 Marie dit :

« Que personne n’interprĂšte ma pĂąleur de façon erronĂ©e. Elle ne provenait pas de quelque crainte humaine. Humainement, j’aurais dĂ» m’attendre Ă  ĂȘtre lapidĂ©e. Mais je n’en avais pas peur. Je souffrais de la douleur de Joseph. MĂȘme la pensĂ©e qu’il pouvait m’accuser ne me troublait pas. Il me dĂ©plaisait seulement qu’il puisse le faire par un excĂšs de rigueur. Lorsque je l’ai vu, cela m’a donnĂ© un coup au coeur. C’était le moment oĂč ce juste aurait pu offenser la justice en manquant Ă  la charitĂ©. Et que ce juste y manque – alors que cela ne lui arrivait jamais –, voilĂ  qui m’aurait fait extrĂȘmement souffrir.

26.7 Si je n’avais pas portĂ© l’humilitĂ© Ă  son extrĂȘme limite, comme je l’ai dit Ă  Joseph, je n’aurais pas mĂ©ritĂ© de porter en moi celui qui, pour effacer l’orgueil de la race humaine, s’anĂ©antissait jusqu’à devenir homme alors qu’il Ă©tait Dieu.

26.8 Si je t’ai montrĂ© cette scĂšne qu’aucun Ă©vangile ne relate, c’est que je veux attirer l’attention des hommes, trop Ă©trangĂšre aux conditions essentielles pour plaire Ă  Dieu et accueillir sa venue continuelle dans leur coeur.

Foi. Joseph a cru aveuglĂ©ment aux paroles du messager cĂ©leste. Il ne demandait qu’à croire, parce qu’il Ă©tait sincĂšrement convaincu que Dieu est bon et que le Seigneur ne lui aurait pas fait subir, Ă  lui qui avait espĂ©rĂ© en Dieu, la douleur d’ĂȘtre trahi, déçu, mĂ©prisĂ© par son prochain. Il ne demandait qu’à croire en moi car, honnĂȘte comme il l’était, il ne pouvait penser sans souffrir que d’autres puissent ne pas l’ĂȘtre. Il vivait la Loi, or la Loi dit : “ Tu aimeras ton prochain comme toi-mĂȘme. ” Nous nous aimons tellement que nous nous croyons parfaits, mĂȘme quand ce n’est pas le cas. Alors, pourquoi cesser d’aimer notre prochain quand on le pense imparfait ?

CharitĂ© absolue, charitĂ© qui sait pardonner, qui veut pardonner. Pardonner d’avance, en excusant dans son coeur les dĂ©fauts de l’autre. Pardonner immĂ©diatement, en accordant au coupable toutes les circonstances attĂ©nuantes.

HumilitĂ© aussi absolue que la charitĂ©. Savoir reconnaĂźtre ses manquements – ne serait-ce qu’une simple pensĂ©e – et ne pas avoir l’orgueil, pire encore que la faute prĂ©cĂ©dente, de ne pas vouloir reconnaĂźtre : “ Je me suis trompĂ©. ” Dieu exceptĂ©, tout le monde se trompe. Qui donc peut prĂ©tendre : “ Je ne me trompe jamais ” ? Une forme d’humilitĂ© est encore plus difficile : celle qui sait taire les merveilles que Dieu accomplit en nous, quand ce n’est pas nĂ©cessaire de le faire pour l’en louer, afin de ne pas dĂ©prĂ©cier l’autre, qui n’a pas reçu ces dons particuliers de Dieu. S’il le veut – s’il le veut ! –, Dieu se rĂ©vĂšle lui-mĂȘme dans son serviteur. Elisabeth m’a “ vue ” telle que j’étais, mon Ă©poux m’a connue pour ce que j’étais lorsque l’heure vint pour lui de le savoir.

26.9 Laissez au Seigneur le soin de vous proclamer ses serviteurs. Il y met un empressement plein d’amour, car chaque personne qu’il Ă©lĂšve Ă  une mission particuliĂšre est une gloire nouvelle ajoutĂ©e Ă  sa propre gloire infinie ; c’est en effet le tĂ©moignage de ce qu’est l’homme tel que Dieu le voulait : une perfection mi­neure qui reflĂšte son Auteur. Demeurez dans l’ombre et le silence, vous les privilĂ©giĂ©s de la grĂące, pour pouvoir entendre les paroles uniques qui sont “ vie ”, et pour pouvoir mĂ©riter d’avoir au-dessus de vous et en vous le Soleil qui resplendit Ă©ternellement.

Oh ! LumiĂšre bienheureuse qui es Dieu, qui fais la joie de tes serviteurs, resplendis sur eux ; qu’ils exultent en toute humilitĂ© et te louent, toi, toi seul, qui disperses les superbes, mais Ă©lĂšves les humbles qui t’aiment aux splendeurs de ton Royaume. »

Mots-clés

EMV 26.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Dieu exceptĂ©, tout le monde se trompe. Qui donc peut prĂ©tendre : “ Je ne me trompe jamais ” ?

Mots-clés

EMV 26.8 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Une forme d’humilitĂ© est encore plus difficile : celle qui sait taire les merveilles que Dieu accomplit en nous, quand ce n’est pas nĂ©cessaire de le faire pour l’en louer, afin de ne pas dĂ©prĂ©cier l’autre, qui n’a pas reçu ces dons particuliers de Dieu. S’il le veut – s’il le veut ! –, Dieu se rĂ©vĂšle lui-mĂȘme dans son serviteur.

Mots-clés