Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 179.4-6 · Tome 3, p. 166-170

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ils sortent, et JĂ©sus se dirige vers le lac pour n’ĂȘtre pas bousculĂ© par la foule. Pierre a soin d’éloigner la barque Ă  quelques mĂštres du rivage de façon que tous puissent entendre la voix de JĂ©sus, mais en laissant un peu d’espace entre lui et les auditeurs.

« De CapharnaĂŒm Ă  ici, j’ai rĂ©flĂ©chi Ă  ce que j’allais vous dire. Et j’ai trouvĂ© des indications dans les Ă©vĂ©nements de la matinĂ©e.

Vous avez vu venir vers moi trois hommes. L’un spontanĂ©ment, l’autre parce que je le sollicitais, le troisiĂšme poussĂ© par un enthousiasme soudain. Et vous avez vu aussi que, des trois, je n’en ai pris que deux. Pourquoi ? Aurais-je vu un traĂźtre dans le troisiĂšme ? Non, en vĂ©ritĂ©. Mais il n’était pas prĂȘt. Apparemment, c’est l’homme qui se tient Ă  cĂŽtĂ© de moi, qui allait ensevelir son pĂšre, qui paraissait le moins prĂȘt. Au contraire, le moins prĂ©parĂ©, c’était le troisiĂšme. Le deuxiĂšme Ă©tait si prĂȘt, Ă  son insu, qu’il a su accomplir un sacrifice vraiment hĂ©roĂŻque.

L’hĂ©roĂŻsme pour suivre Dieu est toujours la preuve d’une forte prĂ©paration spirituelle. Cela explique certains faits surprenants survenus autour de moi. Les plus prĂ©parĂ©s Ă  recevoir le Christ, quelles que soient leur caste et leur culture, viennent Ă  moi avec une promptitude et une foi absolues. Les moins prĂ©parĂ©s m’ob­servent comme un homme qui sort de l’ordinaire ou bien ils m’étudient avec mĂ©fiance et curiositĂ©, ou encore ils m’attaquent et me dĂ©nigrent par diverses accusations. Ces diffĂ©rents comportements sont en proportion de l’imprĂ©paration des esprits.

Dans le peuple Ă©lu, on devrait trouver partout des Ăąmes promptes Ă  recevoir ce Messie dans l’attente duquel les patriarches et les prophĂštes se sont consumĂ©s d’impatience, ce Messie enfin venu, prĂ©cĂ©dĂ© et accompagnĂ© de tous les signes annoncĂ©s par les prophĂštes, ce Messie dont la physionomie spirituelle se dessine toujours plus clairement Ă  travers les miracles visibles sur les corps et sur les Ă©lĂ©ments et Ă  travers les miracles invisibles sur les consciences qui se convertissent et sur les paĂŻens qui se tournent vers le vrai Dieu. Mais tel n’est pas le cas, bien au contraire. C’est justement chez les enfants de ce peuple que la promptitude Ă  suivre le Messie est fortement contrĂ©e et – c’est douloureux Ă  dire –, elle l’est d’autant plus qu’on s’élĂšve dans les classes sociales. Je ne dis pas cela pour vous scandaliser, mais pour vous amener Ă  prier et Ă  rĂ©flĂ©chir.

Pourquoi cela se produit-il ? Pourquoi les paĂŻens et les pĂ©cheurs avancent-ils davantage sur ma route ? Pourquoi ces derniers accueillent-ils ce que je dis et les autres pas ? Parce que les enfants d’IsraĂ«l sont ancrĂ©s, ou plutĂŽt incrustĂ©s comme des huĂźtres perliĂšres sur le banc oĂč elles sont nĂ©es. Parce qu’ils sont saturĂ©s, remplis, gonflĂ©s de leur propre sagesse et ne savent pas faire place Ă  la mienne en rejetant le superflu pour accueillir le nĂ©cessaire. Les autres ne subissent pas cet esclavage. Ce sont de pauvres paĂŻens ou de pauvres pĂ©cheurs qu’aucune ancre ne maintient en place, semblables Ă  des bateaux en dĂ©rive. Ce sont des pauvres qui n’ont pas de trĂ©sors Ă  eux, mais seulement des fardeaux d’erreurs et de pĂ©chĂ©s. Ils s’en dĂ©font joyeusement dĂšs qu’ils arrivent Ă  comprendre ce qu’est la Bonne Nouvelle et ils en goĂ»tent le miel fortifiant, bien diffĂ©rent de la dĂ©goĂ»tante mixture de leurs pĂ©chĂ©s.

179.5 Ecoutez, et peut-ĂȘtre comprendrez-vous mieux comme peuvent ĂȘtre diffĂ©rents les fruits d’un mĂȘme travail.

Un semeur s’en alla semer. Il possĂ©dait de nombreux champs, de diffĂ©rentes sortes. Certains Ă©taient un hĂ©ritage de son pĂšre et la nĂ©gligence y avait laissĂ© prolifĂ©rer les plantes Ă©pineuses. Lui-mĂȘme en avait acquis d’autres : il les avait achetĂ©s tels quels Ă  un homme incapable et les avait laissĂ©s en l’état. D’autres encore Ă©taient entrecoupĂ©s de chemins car cet homme recherchait toujours ce qui est le plus commode et il ne voulait pas faire beaucoup de dĂ©tours pour aller d’un endroit Ă  l’autre. Enfin, il y en avait quelques-uns, les plus proches de chez lui, auxquels il avait consacrĂ© tous ses soins pour avoir une vue agrĂ©able devant sa maison. Ces derniers Ă©taient bien dĂ©barrassĂ©s des cailloux, des ronces, du chiendent et du reste.

L’homme prit donc son sac de grains, des meilleurs, et il se mit Ă  ensemencer. Le grain tomba dans la bonne terre meuble, labourĂ©e, propre, bien fumĂ©e des champs les plus proches de la maison. Il tomba sur les champs entrecoupĂ©s de chemins et de sentiers qui les divisaient et, qui plus est, y amenaient la crasse de poussiĂšres arides sur la terre fertile. Une autre partie tomba sur les champs oĂč la paresse de l’homme avait laissĂ© se multiplier Ă©pines et chardons. Maintenant que la charrue les avait emportĂ©es, elles paraissaient avoir disparu, mais elles Ă©taient toujours lĂ  car seul le feu, cette destruction radicale des mauvaises plantes, les empĂȘche de renaĂźtre. Le reste de la semence tomba sur les champs achetĂ©s rĂ©cemment et qu’il avait laissĂ©s tels quels sans les dĂ©fricher en profondeur ni les dĂ©barrasser de toutes les pierres Ă©parses dans le sol, qui y formaient un pavage dur dans lequel les racines tendres ne pouvaient pĂ©nĂ©trer. AprĂšs avoir tout semĂ©, il rentra chez lui et dit : “ C’est bien ! Maintenant, je n’ai plus qu’à attendre la rĂ©colte. ”

179.6 Il se rĂ©jouissait parce que, au fil des jours et des mois, il voyait lever des Ă©pis de blĂ© drus dans les champs proches de sa maison, et cela poussait
 Quel soyeux tapis ! Et puis ces Ă©pis, quelle mer ! Les blĂ©s blondissaient et chantaient, en battant Ă©pi contre Ă©pi, un hosanna au soleil. L’homme disait : “ Tous les autres champs vont ĂȘtre comme ceux-ci ! PrĂ©parons les faux et les greniers. Que de pain ! Que d’or ! ” Et il se rĂ©jouissait
 Il moissonna le blĂ© des champs les plus proches, puis passa Ă  ceux hĂ©ritĂ©s de son pĂšre, mais laissĂ©s en friche. Et il en resta bouche bĂ©e. Le blĂ© avait abondamment poussĂ© car les champs Ă©taient bons et la terre, amendĂ©e par son pĂšre, Ă©tait grasse et fertile. Mais sa fertilitĂ© avait agi aussi sur les plantes Ă©pineuses, emportĂ©es par la charrue mais toujours vivaces. Elles avaient repoussĂ© et formĂ© un vĂ©ritable plafond de ramilles hĂ©rissĂ©es de ronces au travers duquel seuls quelques rares Ă©pis avaient pu lever. Le reste Ă©tait presque entiĂšrement mort Ă©touffĂ©.

L’homme se dit : “ J’ai Ă©tĂ© nĂ©gligent Ă  cet endroit, mais ailleurs il n’y avait pas de ronces, cela ira mieux. ” Et il passa aux champs rĂ©cemment acquis. Sa stupeur fit croĂźtre sa peine. Maigres et maintenant dessĂ©chĂ©es, les feuilles des Ă©pis gisaient comme du foin sec rĂ©pandu partout. Du foin sec. “ Mais comment cela se fait-il ? comment ? ” gĂ©missait l’homme. “ Et pourtant, il n’y a pas ici d’épines ! Et la semence Ă©tait la mĂȘme ! Pourtant, le blĂ© avait poussĂ©, dru et beau ! On le voit aux feuilles bien formĂ©es et nombreuses. Alors pourquoi tout est-il mort sans faire d’épis ? ” Et avec douleur il se mit Ă  creuser le sol pour voir s’il y trouvait des nids de taupes ou autres flĂ©aux. Or il n’y avait ni insectes ni rongeurs : mais que de pierres, que de pierres ! Un amas de caillasse. Les champs en Ă©taient littĂ©ralement truffĂ©s et le peu de terre qui les recouvrait n’était qu’un trompe-l’Ɠil. Ah, s’il avait labourĂ© le sol profondĂ©ment quand il en Ă©tait temps ! Ah, s’il avait creusĂ© et testĂ© le fond avant d’acquĂ©rir ces champs comme un bon terrain ! Ah, si du moins, aprĂšs avoir fait l’erreur de les acheter au prix proposĂ© sans s’assurer de leur qualitĂ©, il avait fait des efforts pour les amĂ©liorer ! Mais c’était dĂ©sormais trop tard et ses regrets Ă©taient inutiles.

HumiliĂ©, l’homme se releva et se rendit aux champs qu’il avait entrecoupĂ©s de petits chemins pour sa commodité  Et il dĂ©chira ses vĂȘtements de douleur. Ici, il n’y avait rien, absolument rien
 La terre foncĂ©e du champ Ă©tait couverte d’une lĂ©gĂšre couche de poussiĂšre blanche
 L’homme tomba sur le sol en gĂ©missant : “ Mais pourquoi ici ? Il n’y a lĂ  ni Ă©pines ni pierres, car ce sont nos champs. Mon grand-pĂšre, mon pĂšre et moi-mĂȘme, nous les avons toujours possĂ©dĂ©s et, pendant des dizaines d’annĂ©es, nous les avons rendus fertiles. J’y ai ouvert les chemins, j’ai enlevĂ© de la terre aux champs, mais cela ne peut les avoir rendus stĂ©riles Ă  ce point
 ” Il pleurait encore quand une rĂ©ponse Ă  ses plaintes douloureuses lui fut donnĂ©e par une bande de nombreux oiseaux qui s’abattaient des sentiers sur le champ, et du champ sur les sentiers, Ă  la recherche de graines
 Le champ, devenu un canevas de sentiers sur les bords desquels du grain Ă©tait tombĂ©, avait attirĂ© une foule d’oiseaux qui avaient mangĂ© d’abord le grain tombĂ© sur les chemins, puis celui du champ jusqu’au dernier grain.

Ainsi l’ensemencement, le mĂȘme pour tous les champs, avait donnĂ© lĂ -bas cent pour un, ailleurs soixante ou trente, et ici rien. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. La semence, c’est la Parole : elle est la mĂȘme pour tous. Les endroits oĂč elle tombe sont vos cƓurs. Que chacun en fasse l’application et comprenne. Que la paix soit avec vous. »

Annotation

Pierre a soin d’éloigner la barque Ă  quelques mĂštres du rivage de façon que tous puissent entendre la voix de JĂ©sus, mais en laissant un peu d’espace entre lui et les auditeurs. Matthieu 13,1-2 et Marc 4,1-2 dans leur rĂ©cit prĂ©cisent effectivement que JĂ©sus donne sa parabole depuis la barque, au bord du lac.

Les enfants d’IsraĂ«l sont ancrĂ©s, ou plutĂŽt incrustĂ©s comme des huĂźtres perliĂšres sur le banc oĂč elles sont nĂ©es. La pĂȘche de la perle s'est pratiquĂ©e depuis l'antiquitĂ© sur le pourtour du golfe Persique. Les Perles sont mentionnĂ©es par Strabon (livre XVI, 3 - L'Arabie - Le golfe Persique).

Evangile de Matthieu 13,1-9

Mt 13, 1-9 : Ce jour-lĂ , JĂ©sus Ă©tait sorti de la maison, et il Ă©tait assis au bord de la mer. AuprĂšs de lui se rassemblĂšrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque oĂč il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :

« Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombĂ©s au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombĂ©s sur le sol pierreux, oĂč ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levĂ© aussitĂŽt, parce que la terre Ă©tait peu profonde. Le soleil s’étant levĂ©, ils ont brĂ»lĂ© et, faute de racines, ils ont sĂ©chĂ©. D’autres sont tombĂ©s dans les ronces ; les ronces ont poussĂ© et les ont Ă©touffĂ©s. D’autres sont tombĂ©s dans la bonne terre, et ils ont donnĂ© du fruit Ă  raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Evangile de Marc 4, 1-9

Mc 4, 1-9 : JĂ©sus se mit de nouveau Ă  enseigner au bord de la mer de GalilĂ©e. Une foule trĂšs nombreuse se rassembla auprĂšs de lui, si bien qu’il monta dans une barque oĂč il s’assit. Il Ă©tait sur la mer, et toute la foule Ă©tait prĂšs de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait :

« Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombĂ© au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangĂ©. Du grain est tombĂ© aussi sur du sol pierreux, oĂč il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levĂ© aussitĂŽt, parce que la terre Ă©tait peu profonde ; et lorsque le soleil s’est levĂ©, ce grain a brĂ»lĂ© et, faute de racines, il a sĂ©chĂ©. Du grain est tombĂ© aussi dans les ronces, les ronces ont poussĂ©, l’ont Ă©touffĂ©, et il n’a pas donnĂ© de fruit. Mais d’autres grains sont tombĂ©s dans la bonne terre ; ils ont donnĂ© du fruit en poussant et en se dĂ©veloppant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et JĂ©sus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Evangile de Luc 8, 1-8

Lc 8, 1-8 : Ensuite, il arriva que JĂ©sus, passant Ă  travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du rĂšgne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient Ă©tĂ© guĂ©ries de maladies et d’esprits mauvais : Marie, appelĂ©e Madeleine, de laquelle Ă©taient sortis sept dĂ©mons, Jeanne, femme de Kouza, intendant d’HĂ©rode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.

Comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers JĂ©sus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piĂ©tinĂšrent, et les oiseaux du ciel mangĂšrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sĂ©cha parce qu’elle n’avait pas d’humiditĂ©. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffĂšrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il Ă©leva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Evangile de Matthieu 8, 18-22

Mt 8, 18-22 : JĂ©sus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive. Un scribe s’approcha et lui dit : « MaĂźtre, je te suivrai partout oĂč tu iras. » Mais JĂ©sus lui dĂ©clara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit oĂč reposer la tĂȘte. »

Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon pĂšre. » JĂ©sus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »

Evangile de Marc 4, 35-36

Mc 4, 35-36 : Ce jour-lĂ , le soir venu, il dit Ă  ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenĂšrent JĂ©sus, comme il Ă©tait, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient.

Evangile de Luc 8, 22

Lc 8, 22 : Un jour, JĂ©sus monta dans une barque avec ses disciples et il leur dit : « Passons sur l’autre rive du lac. » Et ils gagnĂšrent le large.

Evangile de Luc 9, 57-62

Lc 9, 57-62 : En cours de route, un homme dit Ă  JĂ©sus : « Je te suivrai partout oĂč tu iras. » JĂ©sus lui dĂ©clara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit oĂč reposer la tĂȘte. » Il dit Ă  un autre : « Suis-moi. » L’homme rĂ©pondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon pĂšre. » Mais JĂ©sus rĂ©pliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le rĂšgne de Dieu. »

Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. » JĂ©sus lui rĂ©pondit : « Quiconque met la main Ă  la charrue, puis regarde en arriĂšre, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Mots-clés

EMV 179.4 · Tome 3, p. 167

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

L’hĂ©roĂŻsme pour suivre Dieu est toujours la preuve d’une forte prĂ©paration spirituelle.

Mots-clés

EMV 179.4 · Tome 3, p. 165

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Dans le peuple Ă©lu, on devrait trouver partout des Ăąmes promptes Ă  recevoir ce Messie dans l’attente duquel les patriarches et les prophĂštes se sont consumĂ©s d’impatience, ce Messie enfin venu, prĂ©cĂ©dĂ© et accompagnĂ© de tous les signes annoncĂ©s par les prophĂštes, ce Messie dont la physionomie spirituelle se dessine toujours plus clairement Ă  travers les miracles visibles sur les corps et sur les Ă©lĂ©ments et Ă  travers les miracles invisibles sur les consciences qui se convertissent et sur les paĂŻens qui se tournent vers le vrai Dieu. Mais tel n’est pas le cas, bien au contraire. C’est justement chez les enfants de ce peuple que la promptitude Ă  suivre le Messie est fortement contrĂ©e et – c’est douloureux Ă  dire –, elle l’est d’autant plus qu’on s’élĂšve dans les classes sociales. Je ne dis pas cela pour vous scandaliser, mais pour vous amener Ă  prier et Ă  rĂ©flĂ©chir.

Pourquoi cela se produit-il ? Pourquoi les paĂŻens et les pĂ©cheurs avancent-ils davantage sur ma route ? Pourquoi ces derniers accueillent-ils ce que je dis et les autres pas ? Parce que les enfants d’IsraĂ«l sont ancrĂ©s, ou plutĂŽt incrustĂ©s comme des huĂźtres perliĂšres sur le banc oĂč elles sont nĂ©es. Parce qu’ils sont saturĂ©s, remplis, gonflĂ©s de leur sagesse et ne savent pas faire place Ă  la mienne en rejetant le superflu pour accueillir le nĂ©cessaire. Les autres ne subissent pas cet esclavage. Ce sont de pauvres paĂŻens ou de pauvres pĂ©cheurs qu’aucune ancre ne maintient en place, semblables Ă  des bateaux en dĂ©rive. Ce sont des pauvres qui n’ont pas de trĂ©sors Ă  eux, mais seulement des fardeaux d’erreurs et de pĂ©chĂ©s. Ils s’en dĂ©font joyeusement dĂšs qu’ils arrivent Ă  comprendre ce qu’est la Bonne Nouvelle et ils en goĂ»tent le miel fortifiant, bien diffĂ©rent de la dĂ©goĂ»tante mixture de leurs pĂ©chĂ©s.

Annotation

Les enfants d’IsraĂ«l sont ancrĂ©s, ou plutĂŽt incrustĂ©s comme des huĂźtres perliĂšres sur le banc oĂč elles sont nĂ©es. La pĂȘche de la perle s'est pratiquĂ©e depuis l'antiquitĂ© sur le pourtour du golfe Persique. Les Perles sont mentionnĂ©es par Strabon (livre XVI, 3 - L'Arabie - Le golfe Persique).

Mots-clés

EMV 179.7 · Tome 3, p. 170

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Pendant que les deux barques avancent un peu sur le fleuve pour s’arrĂȘter ensuite prĂšs de la rive, JĂ©sus s’assied et demande au nouveau disciple :

« Qui reste-t-il maintenant chez toi ?

– Ma mĂšre avec mon frĂšre aĂźnĂ©, mariĂ© depuis cinq ans. Mes sƓurs sont par-ci par-lĂ  dans la rĂ©gion. Mon pĂšre Ă©tait trĂšs bon et ma mĂšre, dĂ©solĂ©e, le pleure. »

Le jeune homme s’arrĂȘte brusquement car il sent un sanglot lui monter du cƓur.

Jésus le prend par la main et lui dit :

« J’ai connu moi aussi cette douleur et j’ai vu pleurer ma MĂšre. Je te comprends donc bien
 »

Annotation

J’ai connu moi aussi cette douleur et j’ai vu pleurer ma MĂšre. Je te comprends donc bien... Conforme Ă  la description de la mort de Joseph, et Ă  l'Ă©vocation de la douleur de Marie (EMV 42.7 et EMV 42.8).

Mots-clés

EMV 180 · Tome 3, p. 173-184

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Discussion dans la cuisine de Pierre Ă  BethsaĂŻde. Explication de la parabole du semeur. La nouvelle de la seconde capture de Jean-Baptiste.

Date de la vision : Jeudi 7 juin 1945

Calendrier : Lundi 21 février 28 (8 Adar I 3788) selon maria-valtorta.org ou mercredi 1er mars 28 selon Valtorta.fr

Lieux (carte) : BethsaĂŻde

Cycle : Apostolat en Galilée

RĂ©sumĂ© : Le groupe apostolique vient de manger copieusement dans la maison de Pierre. PorphyrĂ©e, qui a dĂ» prĂ©parer cela toute la journĂ©e, est fatiguĂ©e, mais heureuse. Les apĂŽtres discutent entre eux de l'orgueil de certains individus et Pierre prĂ©dit qu'ils attaqueront traĂźtreusement la VĂ©ritĂ©. Thomas se demande s'ils auront la force de rĂ©sister, et Pierre dit qu'il ne l'aurait pas par lui-mĂȘme, mais qu'il se fie au Seigneur. Matthieu et Jacques d'AlphĂ©e pensent que l'Ă©preuve sera proportionnĂ©e Ă  leurs forces et que Dieu augmentera les leurs en fonction du combat Ă  mener. Simon le ZĂ©lote donne alors son tĂ©moignage, et dĂ©clare que c'est durant sa maladie qu'il a connu Dieu. Avant, sa foi n'Ă©tait que formalismes. Quand il fut Ă©crasĂ©, il sut dĂ©molir son moi et rencontrer le "Dieu immanent au-dessus de notre ĂȘtres de terrestres".

Judas rebondit sur sa dĂ©claration, car il lui semble que Simon dise une hĂ©rĂ©sie. L'Iscariote argue qu'on connait Dieu par la Loi et les prophĂštes, mais IsraĂ«l est plus fils des lois plutĂŽt qu'il n'est Fils de la Loi, selon Jude. Simon, de son cĂŽtĂ©, explique qu'on a besoin d'avoir une image de Dieu, avec les qualitĂ©s essentielles qu'on attribue au TrĂšs-Haut. Et plus l'Ăąme avance, plus elle arrive Ă  atteindre une connaissance exacte de Dieu. Pierre le soutient, en affirmant qu'on connait alors certes sa terrible majestĂ©, mais aussi sa trĂšs douce paternitĂ©. Il en vient Ă  conclure qu'on doit imiter Dieu le plus possible et ĂȘtre saint comme le PĂšre, ce qui offusque Judas, qui voit lĂ  de l'orgueil.

JĂ©sus intervient alors et rĂ©pĂšte la phrase : "Soyez parfaits comme votre PĂšre est parfait". PorphyrĂ©e est heureuse du compliment qu'il fait Ă  Pierre, et ce dernier demande l'explication de la parabole du semeur. Le Christ explique alors en prĂ©ambule qu'il est beaucoup donnĂ© aux apĂŽtres, car ils doivent comprendre les mystĂšres du Royaume des Cieux. Les Douze donnent tout Ă  Dieu, donc Dieu leur donne tout Ă  eux aussi. Les autres, le Seigneur leur parle en paraboles pour qu'ils entendent et comprennent la Parole selon leur volontĂ© d'adhĂ©sion Ă  Dieu. Car peu adhĂšrent Ă  Dieu parmi ceux qui l'Ă©coutent : le coeur d'IsraĂ«l est fermĂ©. Quant aux prophĂštes, ils sont eux aussi revenus dans l'obscuritĂ© aprĂšs que Dieu leur ait donnĂ© ses lumiĂšres pour comprendre les prophĂ©ties. JĂ©sus rĂ©itĂšre cependant sa promesse que mĂȘme si Pierre n'arrive pas Ă  retenir sa parole, plus tard, l'Esprit Ă©ternel lui Ă©clairera tout ainsi qu'Ă  ses successeurs, "s'ils vivent de Dieu comme unique pain".

Vient l'explication de la parabole. Il y a les hommes honnĂȘtes, de bonne volontĂ©, prĂ©parĂ©es "par leur travail personnel et par celui d'un apĂŽtre". Ceux-lĂ  n'ont ni pierre, ni ronces, ni ivraies, ni chiendent : leurs champs sont fertiles et la parole de Dieu prospĂšre. Puis, il y a les champs Ă©pineux : l'incurie "a laissĂ© pĂ©nĂ©trĂ© les enchevĂȘtrements des intĂ©rĂȘts personnes qui Ă©touffent la bonne semence. Ils se sont laissĂ©s aller et ne sont plus surveillĂ©s. Il y a encore les champs plein de cailloux. Ils sont "les fils des lois", c'est-Ă -dire qu'ils cultivent toutes les lois humaines. Ils crĂ©ent une carapace Ă  la Loi divine. La racine n'est plus nourrie et ne peut entrer profondĂ©ment en terre. Ils sont enthousiastes en Ă©coutant la Parole, mais ensuite, ils la remplacent par leurs doctrines humaines. Il faudrait de l'hĂ©roĂŻsme pour retirer ces pierres. Enfin, il y a les champs vierges de toute semaines sont ceux des hommes du monde, qui sont Ă©goĂŻstes. "Leur confort est leur loi, la jouissance est leur but. Ne pas se fatiguer, sommeiller, rire, manger... L'esprit du monde est roi en eux."

JĂ©sus demande s'ils ont compris et peu aprĂšs cela, Jean arrive dans la maison de Pierre, en larmes. JĂ©sus demande aussitĂŽt oĂč est sa MĂšre - car elle accompagnait le fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e - et Jean assure qu'elle va bien, mais il lui apprend paradoxalement l'arrestation de Jean-Baptiste. Il a Ă©tĂ© trahi par l'un de ses disciples et a Ă©tĂ© attrapĂ© par HĂ©rode. C'est un coup de tonnerre pour la troupe apostolique, et Jean a peur qu'il n'arrive la mĂȘme chose au MaĂźtre. Pour l'heure, JĂ©sus le calme, et bien qu'il se maĂźtrise, il souffre. Aussi, il s'en va prier, pendant que les apĂŽtres, eux, sont enflammĂ©s de colĂšre et de tristesse. Ils craignent dĂ©sormais toute sorte de choses pour le Seigneur et font le guet.

Contenu du chapitre : 180.1 : Les apĂŽtres Ă©voquent les persĂ©cutions Ă  venir et le soutien de Dieu. 180.2 : Le ZĂ©lote Ă©voque ce qu'a Ă©tĂ© sa conversion Ă  Dieu. 180.3 : Discussion sur la notion de Dieu immanent entre le ZĂ©lote et Judas. 180.4 : JĂ©sus fĂ©licite Pierre et Simon le ZĂ©lote. 180.5 : Pourquoi parles-tu en paraboles ? 180.6 : Explication de la parabole du semeur. 180.7 : Jean surgit atterrĂ© pour annoncer la capture du Baptiste livrĂ© par un de ses disciples. 180.8 : Jean craint que cela se passe de mĂȘme pour JĂ©sus. 180.9 : Les circonstances de l’arrestation. 180.10 : JĂ©sus sort seul. Les apĂŽtres craintifs font le guet.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 40

Mots-clés

EMV 180.1-2 · Tome 3, p. 173-174

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Je ne sais quelle observation d’un compagnon a donnĂ© naissance Ă  la rĂ©ponse bien frappĂ©e de Pierre :

« Il leur arrivera ce qui est arrivĂ© aux bĂątisseurs de la tour de Babel. Leur orgueil provoquera l’écroulement de leurs thĂ©ories et ils en seront Ă©crasĂ©s. »

André objecte à son frÚre :

« Mais Dieu est misĂ©ricorde. Il empĂȘchera l’écroulement pour leur donner le temps de se repentir.

– Ne pense pas cela. Pour couronner leur orgueil, ils emploieront la calomnie et la persĂ©cution. Ah ! Moi, je le pressens dĂ©jĂ . Des persĂ©cutions contre nous, pour nous disperser comme des tĂ©moins odieux. Et comme ils attaqueront traĂźtreusement la VĂ©ritĂ©, Dieu exercera sa vengeance et ils pĂ©riront.

– Aurons-nous la force de rĂ©sister ? demande Thomas.

– Voilà
 moi je ne l’aurais pas, mais je me fie Ă  lui. »

Pierre dĂ©signe le MaĂźtre qui Ă©coute sans mot dire, debout, la tĂȘte un peu inclinĂ©e comme pour cacher son visage expressif.

« Je pense que Dieu ne nous fera pas supporter des épreuves supérieures à nos forces, dit Matthieu.

– Ou pour le moins, il augmentera nos forces en proportion des Ă©preuves, conclut Jacques, fils d’AlphĂ©e.

– Il le fait dĂ©jĂ . »

Annotation

Il leur arrivera ce qui est arrivé aux bùtisseurs de la tour de Babel. Allusion à GenÚse 11,1-9.

Il le fait déjà : c'est Simon le Zélote qui parle. La conversation continue ensuite. Voir la note suivante.

Livre de la GenĂšse 11, 1-9

Gn 11, 1-9 : Toute la terre avait une seule langue et les mĂȘmes mots. Etant partis de l'Orient, les hommes trouvĂšrent une plaine dans le pays de Sennaar, et ils s'y Ă©tablirent. Ils se dirent entre eux : " Allons, faisons des briques, et cuisons-les au feu. " Et ils se servirent de briques au lieu de pierres, et de bitume au lieu de ciment. Ils dirent encore : " Allons, bĂątissons-nous une ville et une tour dont le sommet soit dans le ciel, et faisons-nous un monument, de peur que nous ne soyons dispersĂ©s sur la face de toute la terre. " Mais Yahweh descendit pour voir la ville et la tour que bĂątissaient les fils des hommes. Et Yahweh dit : " Voici, ils sont un seul peuple et ils ont pour eux tous une mĂȘme langue ; et cet ouvrage est le commencement de leurs entreprises ; maintenant rien ne les empĂȘchera d'accomplir leurs projets. Allons, descendons, et lĂ  mĂȘme confondons leur langage, de sorte qu'ils n'entendent plus le langage les uns des autres. " C'est ainsi que Yahweh les dispersa de lĂ  sur la face de toute la terre, et ils cessĂšrent de bĂątir la ville. C'est pourquoi on lui donna le nom de Babel, car c'est lĂ  que Yahweh confondit le langage de toute la terre, et c'est de lĂ  que Yahweh les a dispersĂ©s sur la face de toute la terre.

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EMV 180.3 · Tome 3, p. 175

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Chacun de nous – je parle de nous qui croyons – croit par la force de la foi au trĂšs haut Seigneur et CrĂ©ateur, le Dieu Ă©ternel qui est au Ciel.

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