EMV 179.4-6 · Tome 3, p. 166-170
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Ils sortent, et JĂ©sus se dirige vers le lac pour nâĂȘtre pas bousculĂ© par la foule. Pierre a soin dâĂ©loigner la barque Ă quelques mĂštres du rivage de façon que tous puissent entendre la voix de JĂ©sus, mais en laissant un peu dâespace entre lui et les auditeurs.
« De CapharnaĂŒm Ă ici, jâai rĂ©flĂ©chi Ă ce que jâallais vous dire. Et jâai trouvĂ© des indications dans les Ă©vĂ©nements de la matinĂ©e.
Vous avez vu venir vers moi trois hommes. Lâun spontanĂ©ment, lâautre parce que je le sollicitais, le troisiĂšme poussĂ© par un enthousiasme soudain. Et vous avez vu aussi que, des trois, je nâen ai pris que deux. Pourquoi ? Aurais-je vu un traĂźtre dans le troisiĂšme ? Non, en vĂ©ritĂ©. Mais il nâĂ©tait pas prĂȘt. Apparemment, câest lâhomme qui se tient Ă cĂŽtĂ© de moi, qui allait ensevelir son pĂšre, qui paraissait le moins prĂȘt. Au contraire, le moins prĂ©parĂ©, câĂ©tait le troisiĂšme. Le deuxiĂšme Ă©tait si prĂȘt, Ă son insu, quâil a su accomplir un sacrifice vraiment hĂ©roĂŻque.
LâhĂ©roĂŻsme pour suivre Dieu est toujours la preuve dâune forte prĂ©paration spirituelle. Cela explique certains faits surprenants survenus autour de moi. Les plus prĂ©parĂ©s Ă recevoir le Christ, quelles que soient leur caste et leur culture, viennent Ă moi avec une promptitude et une foi absolues. Les moins prĂ©parĂ©s mâobÂservent comme un homme qui sort de lâordinaire ou bien ils mâĂ©tudient avec mĂ©fiance et curiositĂ©, ou encore ils mâattaquent et me dĂ©nigrent par diverses accusations. Ces diffĂ©rents comportements sont en proportion de lâimprĂ©paration des esprits.
Dans le peuple Ă©lu, on devrait trouver partout des Ăąmes promptes Ă recevoir ce Messie dans lâattente duquel les patriarches et les prophĂštes se sont consumĂ©s dâimpatience, ce Messie enfin venu, prĂ©cĂ©dĂ© et accompagnĂ© de tous les signes annoncĂ©s par les prophĂštes, ce Messie dont la physionomie spirituelle se dessine toujours plus clairement Ă travers les miracles visibles sur les corps et sur les Ă©lĂ©ments et Ă travers les miracles invisibles sur les consciences qui se convertissent et sur les paĂŻens qui se tournent vers le vrai Dieu. Mais tel nâest pas le cas, bien au contraire. Câest justement chez les enfants de ce peuple que la promptitude Ă suivre le Messie est fortement contrĂ©e et â câest douloureux Ă dire â, elle lâest dâautant plus quâon sâĂ©lĂšve dans les classes sociales. Je ne dis pas cela pour vous scandaliser, mais pour vous amener Ă prier et Ă rĂ©flĂ©chir.
Pourquoi cela se produit-il ? Pourquoi les paĂŻens et les pĂ©cheurs avancent-ils davantage sur ma route ? Pourquoi ces derniers accueillent-ils ce que je dis et les autres pas ? Parce que les enfants dâIsraĂ«l sont ancrĂ©s, ou plutĂŽt incrustĂ©s comme des huĂźtres perliĂšres sur le banc oĂč elles sont nĂ©es. Parce quâils sont saturĂ©s, remplis, gonflĂ©s de leur propre sagesse et ne savent pas faire place Ă la mienne en rejetant le superflu pour accueillir le nĂ©cessaire. Les autres ne subissent pas cet esclavage. Ce sont de pauvres paĂŻens ou de pauvres pĂ©cheurs quâaucune ancre ne maintient en place, semblables Ă des bateaux en dĂ©rive. Ce sont des pauvres qui nâont pas de trĂ©sors Ă eux, mais seulement des fardeaux dâerreurs et de pĂ©chĂ©s. Ils sâen dĂ©font joyeusement dĂšs quâils arrivent Ă comprendre ce quâest la Bonne Nouvelle et ils en goĂ»tent le miel fortifiant, bien diffĂ©rent de la dĂ©goĂ»tante mixture de leurs pĂ©chĂ©s.
179.5 Ecoutez, et peut-ĂȘtre comprendrez-vous mieux comme peuvent ĂȘtre diffĂ©rents les fruits dâun mĂȘme travail.
Un semeur sâen alla semer. Il possĂ©dait de nombreux champs, de diffĂ©rentes sortes. Certains Ă©taient un hĂ©ritage de son pĂšre et la nĂ©gligence y avait laissĂ© prolifĂ©rer les plantes Ă©pineuses. Lui-mĂȘme en avait acquis dâautres : il les avait achetĂ©s tels quels Ă un homme incapable et les avait laissĂ©s en lâĂ©tat. Dâautres encore Ă©taient entrecoupĂ©s de chemins car cet homme recherchait toujours ce qui est le plus commode et il ne voulait pas faire beaucoup de dĂ©tours pour aller dâun endroit Ă lâautre. Enfin, il y en avait quelques-uns, les plus proches de chez lui, auxquels il avait consacrĂ© tous ses soins pour avoir une vue agrĂ©able devant sa maison. Ces derniers Ă©taient bien dĂ©barrassĂ©s des cailloux, des ronces, du chiendent et du reste.
Lâhomme prit donc son sac de grains, des meilleurs, et il se mit Ă ensemencer. Le grain tomba dans la bonne terre meuble, labourĂ©e, propre, bien fumĂ©e des champs les plus proches de la maison. Il tomba sur les champs entrecoupĂ©s de chemins et de sentiers qui les divisaient et, qui plus est, y amenaient la crasse de poussiĂšres arides sur la terre fertile. Une autre partie tomba sur les champs oĂč la paresse de lâhomme avait laissĂ© se multiplier Ă©pines et chardons. Maintenant que la charrue les avait emportĂ©es, elles paraissaient avoir disparu, mais elles Ă©taient toujours lĂ car seul le feu, cette destruction radicale des mauvaises plantes, les empĂȘche de renaĂźtre. Le reste de la semence tomba sur les champs achetĂ©s rĂ©cemment et quâil avait laissĂ©s tels quels sans les dĂ©fricher en profondeur ni les dĂ©barrasser de toutes les pierres Ă©parses dans le sol, qui y formaient un pavage dur dans lequel les racines tendres ne pouvaient pĂ©nĂ©trer. AprĂšs avoir tout semĂ©, il rentra chez lui et dit : â Câest bien ! Maintenant, je nâai plus quâĂ attendre la rĂ©colte. â
179.6 Il se rĂ©jouissait parce que, au fil des jours et des mois, il voyait lever des Ă©pis de blĂ© drus dans les champs proches de sa maison, et cela poussait⊠Quel soyeux tapis ! Et puis ces Ă©pis, quelle mer ! Les blĂ©s blondissaient et chantaient, en battant Ă©pi contre Ă©pi, un hosanna au soleil. Lâhomme disait : â Tous les autres champs vont ĂȘtre comme ceux-ci ! PrĂ©parons les faux et les greniers. Que de pain ! Que dâor ! â Et il se rĂ©jouissait⊠Il moissonna le blĂ© des champs les plus proches, puis passa Ă ceux hĂ©ritĂ©s de son pĂšre, mais laissĂ©s en friche. Et il en resta bouche bĂ©e. Le blĂ© avait abondamment poussĂ© car les champs Ă©taient bons et la terre, amendĂ©e par son pĂšre, Ă©tait grasse et fertile. Mais sa fertilitĂ© avait agi aussi sur les plantes Ă©pineuses, emportĂ©es par la charrue mais toujours vivaces. Elles avaient repoussĂ© et formĂ© un vĂ©ritable plafond de ramilles hĂ©rissĂ©es de ronces au travers duquel seuls quelques rares Ă©pis avaient pu lever. Le reste Ă©tait presque entiĂšrement mort Ă©touffĂ©.
Lâhomme se dit : â Jâai Ă©tĂ© nĂ©gligent Ă cet endroit, mais ailleurs il nây avait pas de ronces, cela ira mieux. â Et il passa aux champs rĂ©cemment acquis. Sa stupeur fit croĂźtre sa peine. Maigres et maintenant dessĂ©chĂ©es, les feuilles des Ă©pis gisaient comme du foin sec rĂ©pandu partout. Du foin sec. â Mais comment cela se fait-il ? comment ? â gĂ©missait lâhomme. â Et pourtant, il nây a pas ici dâĂ©pines ! Et la semence Ă©tait la mĂȘme ! Pourtant, le blĂ© avait poussĂ©, dru et beau ! On le voit aux feuilles bien formĂ©es et nombreuses. Alors pourquoi tout est-il mort sans faire dâĂ©pis ? â Et avec douleur il se mit Ă creuser le sol pour voir sâil y trouvait des nids de taupes ou autres flĂ©aux. Or il nây avait ni insectes ni rongeurs : mais que de pierres, que de pierres ! Un amas de caillasse. Les champs en Ă©taient littĂ©ralement truffĂ©s et le peu de terre qui les recouvrait nâĂ©tait quâun trompe-lâĆil. Ah, sâil avait labourĂ© le sol profondĂ©ment quand il en Ă©tait temps ! Ah, sâil avait creusĂ© et testĂ© le fond avant dâacquĂ©rir ces champs comme un bon terrain ! Ah, si du moins, aprĂšs avoir fait lâerreur de les acheter au prix proposĂ© sans sâassurer de leur qualitĂ©, il avait fait des efforts pour les amĂ©liorer ! Mais câĂ©tait dĂ©sormais trop tard et ses regrets Ă©taient inutiles.
HumiliĂ©, lâhomme se releva et se rendit aux champs quâil avait entrecoupĂ©s de petits chemins pour sa commodité⊠Et il dĂ©chira ses vĂȘtements de douleur. Ici, il nây avait rien, absolument rien⊠La terre foncĂ©e du champ Ă©tait couverte dâune lĂ©gĂšre couche de poussiĂšre blanche⊠Lâhomme tomba sur le sol en gĂ©missant : â Mais pourquoi ici ? Il nây a lĂ ni Ă©pines ni pierres, car ce sont nos champs. Mon grand-pĂšre, mon pĂšre et moi-mĂȘme, nous les avons toujours possĂ©dĂ©s et, pendant des dizaines dâannĂ©es, nous les avons rendus fertiles. Jây ai ouvert les chemins, jâai enlevĂ© de la terre aux champs, mais cela ne peut les avoir rendus stĂ©riles Ă ce point⊠â Il pleurait encore quand une rĂ©ponse Ă ses plaintes douloureuses lui fut donnĂ©e par une bande de nombreux oiseaux qui sâabattaient des sentiers sur le champ, et du champ sur les sentiers, Ă la recherche de graines⊠Le champ, devenu un canevas de sentiers sur les bords desquels du grain Ă©tait tombĂ©, avait attirĂ© une foule dâoiseaux qui avaient mangĂ© dâabord le grain tombĂ© sur les chemins, puis celui du champ jusquâau dernier grain.
Ainsi lâensemencement, le mĂȘme pour tous les champs, avait donnĂ© lĂ -bas cent pour un, ailleurs soixante ou trente, et ici rien. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. La semence, câest la Parole : elle est la mĂȘme pour tous. Les endroits oĂč elle tombe sont vos cĆurs. Que chacun en fasse lâapplication et comprenne. Que la paix soit avec vous. »
Annotation
Pierre a soin dâĂ©loigner la barque Ă quelques mĂštres du rivage de façon que tous puissent entendre la voix de JĂ©sus, mais en laissant un peu dâespace entre lui et les auditeurs. Matthieu 13,1-2 et Marc 4,1-2 dans leur rĂ©cit prĂ©cisent effectivement que JĂ©sus donne sa parabole depuis la barque, au bord du lac.
Les enfants dâIsraĂ«l sont ancrĂ©s, ou plutĂŽt incrustĂ©s comme des huĂźtres perliĂšres sur le banc oĂč elles sont nĂ©es. La pĂȘche de la perle s'est pratiquĂ©e depuis l'antiquitĂ© sur le pourtour du golfe Persique. Les Perles sont mentionnĂ©es par Strabon (livre XVI, 3 - L'Arabie - Le golfe Persique).
Evangile de Matthieu 13,1-9
Mt 13, 1-9 : Ce jour-lĂ , JĂ©sus Ă©tait sorti de la maison, et il Ă©tait assis au bord de la mer. AuprĂšs de lui se rassemblĂšrent des foules si grandes quâil monta dans une barque oĂč il sâassit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :
« Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombĂ©s au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. Dâautres sont tombĂ©s sur le sol pierreux, oĂč ils nâavaient pas beaucoup de terre ; ils ont levĂ© aussitĂŽt, parce que la terre Ă©tait peu profonde. Le soleil sâĂ©tant levĂ©, ils ont brĂ»lĂ© et, faute de racines, ils ont sĂ©chĂ©. Dâautres sont tombĂ©s dans les ronces ; les ronces ont poussĂ© et les ont Ă©touffĂ©s. Dâautres sont tombĂ©s dans la bonne terre, et ils ont donnĂ© du fruit Ă raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, quâil entende ! »
Evangile de Marc 4, 1-9
Mc 4, 1-9 : JĂ©sus se mit de nouveau Ă enseigner au bord de la mer de GalilĂ©e. Une foule trĂšs nombreuse se rassembla auprĂšs de lui, si bien quâil monta dans une barque oĂč il sâassit. Il Ă©tait sur la mer, et toute la foule Ă©tait prĂšs de la mer, sur le rivage. Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait :
« Ăcoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, du grain est tombĂ© au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangĂ©. Du grain est tombĂ© aussi sur du sol pierreux, oĂč il nâavait pas beaucoup de terre ; il a levĂ© aussitĂŽt, parce que la terre Ă©tait peu profonde ; et lorsque le soleil sâest levĂ©, ce grain a brĂ»lĂ© et, faute de racines, il a sĂ©chĂ©. Du grain est tombĂ© aussi dans les ronces, les ronces ont poussĂ©, lâont Ă©touffĂ©, et il nâa pas donnĂ© de fruit. Mais dâautres grains sont tombĂ©s dans la bonne terre ; ils ont donnĂ© du fruit en poussant et en se dĂ©veloppant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. » Et JĂ©sus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, quâil entende ! »
Evangile de Luc 8, 1-8
Lc 8, 1-8 : Ensuite, il arriva que JĂ©sus, passant Ă travers villes et villages, proclamait et annonçait la Bonne Nouvelle du rĂšgne de Dieu. Les Douze lâaccompagnaient, ainsi que des femmes qui avaient Ă©tĂ© guĂ©ries de maladies et dâesprits mauvais : Marie, appelĂ©e Madeleine, de laquelle Ă©taient sortis sept dĂ©mons, Jeanne, femme de Kouza, intendant dâHĂ©rode, Suzanne, et beaucoup dâautres, qui les servaient en prenant sur leurs ressources.
Comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers JĂ©sus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piĂ©tinĂšrent, et les oiseaux du ciel mangĂšrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sĂ©cha parce quâelle nâavait pas dâhumiditĂ©. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, lâĂ©touffĂšrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il Ă©leva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, quâil entende ! »
Evangile de Matthieu 8, 18-22
Mt 8, 18-22 : JĂ©sus, voyant une foule autour de lui, donna lâordre de partir vers lâautre rive. Un scribe sâapprocha et lui dit : « MaĂźtre, je te suivrai partout oĂč tu iras. » Mais JĂ©sus lui dĂ©clara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de lâhomme nâa pas dâendroit oĂč reposer la tĂȘte. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi dâaller dâabord enterrer mon pĂšre. » JĂ©sus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
Evangile de Marc 4, 35-36
Mc 4, 35-36 : Ce jour-lĂ , le soir venu, il dit Ă ses disciples : « Passons sur lâautre rive. » Quittant la foule, ils emmenĂšrent JĂ©sus, comme il Ă©tait, dans la barque, et dâautres barques lâaccompagnaient.
Evangile de Luc 8, 22
Lc 8, 22 : Un jour, JĂ©sus monta dans une barque avec ses disciples et il leur dit : « Passons sur lâautre rive du lac. » Et ils gagnĂšrent le large.
Evangile de Luc 9, 57-62
Lc 9, 57-62 : En cours de route, un homme dit Ă JĂ©sus : « Je te suivrai partout oĂč tu iras. » JĂ©sus lui dĂ©clara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de lâhomme nâa pas dâendroit oĂč reposer la tĂȘte. » Il dit Ă un autre : « Suis-moi. » Lâhomme rĂ©pondit : « Seigneur, permets-moi dâaller dâabord enterrer mon pĂšre. » Mais JĂ©sus rĂ©pliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le rĂšgne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi dâabord faire mes adieux aux gens de ma maison. » JĂ©sus lui rĂ©pondit : « Quiconque met la main Ă la charrue, puis regarde en arriĂšre, nâest pas fait pour le royaume de Dieu. »