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Confort de lecture

EMV 180.4-6 · Tome 3, p. 176-180

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Pierre semble avoir une attaque d’apoplexie tant il devient rouge. Il reste muet un instant, puis il dit :

« Eh bien, alors, donne-moi la rĂ©compense. La parabole de ce matin
 »

Les autres s’unissent à Pierre :

« Oui, tu l’as promis. Les paraboles sont bien utiles pour faire comprendre la comparaison, mais nous, nous comprenons qu’elles ont un sens qui dĂ©passe la comparaison.

180.5 Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?

– Parce qu’il n’est pas accordĂ© Ă  tous de comprendre plus que ce que j’explique. A vous, mes apĂŽtres, il est donnĂ© beaucoup plus car vous devez connaĂźtre le mystĂšre, de sorte qu’il vous est donnĂ© de comprendre les mystĂšres du Royaume des Cieux. C’est pourquoi je vous dis : “ Demandez si vous ne comprenez pas l’esprit de la parabole. ” Vous donnez tout et tout vous est donnĂ©, pour qu’à votre tour vous puissiez tout donner. Vous donnez tout Ă  Dieu : affections, temps, intĂ©rĂȘts, libertĂ©, vie. En compensation, Dieu vous donne tout ; il veut ainsi vous rendre capables de tout donner au nom de Dieu Ă  ceux qui viendront aprĂšs vous. Ainsi, Ă  celui qui a donnĂ© on donnera, et en abondance. Mais Ă  celui qui n’a donnĂ© qu’en partie ou pas du tout, on enlĂšvera mĂȘme ce qu’il a.

Je leur parle en paraboles pour que, en voyant, ils dĂ©couvrent seulement ce qu’éclaire leur volontĂ© d’adhĂ©sion Ă  Dieu, et pour que, en Ă©coutant, toujours par leur volontĂ© d’adhĂ©sion, ils entendent et comprennent. Vous, vous voyez ! Beaucoup de gens entendent ma parole, peu adhĂšrent Ă  Dieu. Leur Ăąme est privĂ©e de bonne volontĂ©. En eux s’accomplit la prophĂ©tie[2] d’IsaĂŻe : “ Vous Ă©couterez avec vos oreilles et vous n’entendrez pas. Vous regarderez de vos yeux et vous ne verrez pas. ” Car ce peuple a le cƓur insensible, les oreilles dures et les yeux fermĂ©s pour ne pas voir et ne pas entendre, pour ne pas comprendre avec leurs cƓurs et ne pas se convertir afin que je les guĂ©risse. Mais bienheureux ĂȘtes-vous de ce que vos yeux voient et vos oreilles entendent, en raison de votre bonne volontĂ© !

En vĂ©ritĂ©, je vous dis que bien des prophĂštes et des justes ont dĂ©sirĂ© voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu. Ils se sont consumĂ©s du dĂ©sir de comprendre le mystĂšre des paroles, mais, une fois Ă©teinte la lumiĂšre de la prophĂ©tie, ces paroles sont restĂ©es comme des charbons Ă©teints, mĂȘme pour le saint qui les avait reçues.

Seul Dieu se rĂ©vĂšle lui-mĂȘme. Quand sa lumiĂšre se retire, aprĂšs avoir atteint son but d’éclairer le mystĂšre, l’incapacitĂ© de comprendre enserre, comme les bandelettes d’une momie, la vĂ©ritĂ© royale de la parole reçue. C’est pour cette raison que je t’ai dit ce matin : “ Un jour viendra oĂč tu retrouveras tout ce que je t’ai donnĂ©. ” Aujourd’hui, tu n’arrives pas Ă  le retenir. Mais, plus tard, la lumiĂšre viendra sur toi, non pas pour un instant, mais pour une indissoluble union de l’Esprit Ă©ternel avec ton Ăąme, qui rendra infaillible ton enseignement sur ce qui concerne le Royaume de Dieu. Il en ira de tes successeurs comme pour toi, s’ils vivent de Dieu comme unique pain[3].

180.6 Maintenant, Ă©coutez l’esprit de la parabole.

Nous avons quatre sortes de champs : ceux qui sont fertiles, ceux qui sont infestĂ©s d’épines, ceux oĂč abondent les pierres, ceux qui sont traversĂ©s de sentiers. Nous avons aussi quatre sortes d’ñmes.

Nous avons les Ăąmes honnĂȘtes, les Ăąmes de bonne volontĂ©, prĂ©parĂ©es par leur travail personnel et par celui d’un apĂŽtre, d’un “ vĂ©ritable ” apĂŽtre – car certains en portent le nom sans en avoir l’esprit. Ceux-lĂ  sont plus meurtriers pour les volontĂ©s en formation que les oiseaux, les Ă©pines et les pierres. Par leurs intransigeances, leurs hĂątes, leurs reproches, leurs menaces, ils dĂ©routent de telle façon qu’ils Ă©loignent pour toujours de Dieu. Il y en a d’autres, Ă  l’opposĂ©, qui, par un arrosage continuel de bienveillance dĂ©placĂ©e, font pourrir la semence dans une terre trop molle. Par leur manque de virilitĂ©, ils dĂ©virilisent les Ăąmes dont ils s’oc­cupent –.

Mais n’envisageons que les vrais apĂŽtres, ceux qui sont de purs miroirs de Dieu. Ils sont paternels, misĂ©ricordieux, patients et en mĂȘme temps forts comme l’est leur Seigneur. Les Ăąmes prĂ©parĂ©es par eux et par leur propre volontĂ© peuvent ĂȘtre comparĂ©s aux champs fertiles, sans pierres ni ronces, sans ivraie ni chiendent. En eux prospĂšre la parole de Dieu, et toute parole – une semence – produit un germe, une herbe et des Ă©pis, en donnant ici cent pour cent, plus loin soixante, ailleurs encore trente pour cent. Y en a-t-il parmi ceux qui me suivent ? Certainement, et ils seront saints. Parmi eux, il y en a de toutes les castes, de tous les pays. Il y a mĂȘme parmi eux des paĂŻens, qui donneront pourtant cent pour cent, grĂące Ă  leur bonne volontĂ©, uniquement grĂące Ă  elle, ou bien accompagnĂ©e de celle d’un apĂŽtre ou d’un disciple qui me les prĂ©pare.

Les champs Ă©pineux sont ceux oĂč l’incurie a laissĂ© pĂ©nĂ©trer les enchevĂȘtrements des intĂ©rĂȘts personnels qui Ă©touffent la bonne semence. Il faut se surveiller sans cesse et ne jamais prĂ©tendre : “ Oh, dĂ©sormais je suis formĂ©, ensemencĂ©, je puis ĂȘtre tranquille : je donnerai des semences de vie Ă©ternelle. ” Il faut se surveiller : le combat entre le Bien et le Mal est continuel. Avez-vous jamais observĂ© une tribu de fourmis qui s’installent dans une maison ? Les voilĂ  sur le foyer. La femme n’y laisse plus de nourriture et la met sur la table : elles flairent l’air et donnent assaut Ă  la table. La femme met le repas dans la crĂ©dence : elles passent par la serrure. La femme suspend ses provisions au plafond : elles font un immense parcours le long des murs et des soliveaux, descendent le long des cordes et dĂ©vorent tout. La femme les brĂ»le ou les empoisonne. Enfin, sĂ»re de les avoir dĂ©truites, elle se croit tranquille. Ah ! Si elle ne veille pas, quelle surprise ! VoilĂ  que sortent celles qui viennent de naĂźtre et tout est Ă  recommencer. C’est ainsi tant qu’on vit. Il faut se surveiller pour extirper les mauvaises herbes dĂšs qu’elles sortent, sinon elles forment un plafond de ronces et Ă©touffent la graine. Les soucis mondains, la duperie des richesses crĂ©ent cet enchevĂȘtrement, asphyxient les plantes semĂ©es par Dieu et les empĂȘchent de former l’épi.

Voici maintenant les champs pleins de cailloux. Combien y en a-t-il en IsraĂ«l ! Ce sont ceux qui appartiennent aux “ fils des lois ”, comme l’a relevĂ© trĂšs justement mon frĂšre Jude. Il ne s’y trouve pas la pierre unique du TĂ©moignage, ni la pierre de la Loi. Mais on y trouve toute la caillasse des petites lois humaines – bien pauvres – créées par les hommes. Elles sont si nombreuses que, par leur poids, elles ont formĂ© une carapace mĂȘme Ă  la pierre de la Loi. C’est une ruine qui empĂȘche tout enracinement de la semence. La racine n’est plus nourrie. Il n’y a plus de terre, plus de sucs nourriciers. L’eau fait pourrir la semence parce qu’elle stagne sur les pavĂ©s des sillons. Le soleil Ă©chauffe les sillons et brĂ»le les petites plantes. Ce sont lĂ  les Ăąmes de ceux qui ont remplacĂ© la simple doctrine de Dieu par des doctrines humaines compliquĂ©es. Ils reçoivent, et mĂȘme avec joie, ma parole. Sur le coup, elle les Ă©branle et les sĂ©duit. Mais ensuite
 Il faudrait de l’hĂ©roĂŻsme pour piocher jusqu’à dĂ©barrasser le champ, l’ñme et l’esprit de toute la pierraille des rhĂ©teurs. Alors la semence s’enracinerait et formerait un germe fort. Sinon
 elle ne produit rien. Il suffit de la crainte de reprĂ©sailles humaines, il suffit d’une rĂ©flexion : “ Mais aprĂšs cela ? Que me feront les puissants ? ” et la pauvre semence s’affaiblit, sans nourriture. Il suffit que toute la caillasse s’agite au son vain des centaines de prĂ©ceptes qui se sont substituĂ©s au PrĂ©cepte et voilĂ  que l’homme pĂ©rit avec la semence qu’il a reçue
 IsraĂ«l est rempli de telles personnes. Cela explique comment le cheminement vers Dieu va en sens inverse de celui de la puissance humaine.

Pour finir, les champs traversĂ©s par des sentiers, poussiĂ©reux, nus, sont ceux des hommes du monde, Ă©goĂŻstes. Leur confort est leur loi, la jouissance est leur but. Ne pas se fatiguer, sommeiller, rire, manger
 L’esprit du monde est roi en eux. La poussiĂšre de la mondanitĂ© recouvre le terrain, qui devient stĂ©rile. Les oiseaux, qui symbolisent la dissipation, se prĂ©cipitent sur les mille sentiers qu’on a ouverts pour se faciliter la vie. L’esprit du monde – c’est-Ă -dire du Malin – dĂ©vore et dĂ©truit toute semence qui tombe sur ce terrain ouvert Ă  toutes les sensualitĂ©s et Ă  toutes les lĂ©gĂšretĂ©s.

Détail

Jésus vient de complimenter Pierre et Simon, et le frÚre d'André en profite pour demander une explication sur la parabole du semeur.

Annotation

Donne-moi la récompense. La parabole de ce matin
 Pierre rappelle à Jésus sa promesse de leur expliquer la parabole du semeur. (EMV 179.5). (Voir Matthieu 13,10-11 et les textes évangéliques ci-dessous).

En eux prospĂšre la parole de Dieu, et toute parole – une semence – produit un germe, une herbe et des Ă©pis, en donnant ici cent pour cent, plus loin soixante, ailleurs encore trente pour cent. Conforme aux propos transmis par Matthieu 13,23 et Marc 4,20. Quant Ă  Luc 8,15 et son surprenant "portent du fruit par la patience", Jean Carmignac a montrĂ© que pour passer, en hĂ©breu, de "la patience" Ă  "au centuple", il n’y a que deux lettres qui soit se touchent, soit sont sĂ©parĂ©es. Si elles ne se touchent pas tout Ă  fait, ces lettres veulent dire "au centuple".

Evangile de Matthieu 13,10-23

Mt 13, 10-23 : Les disciples s’approchĂšrent de JĂ©sus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur rĂ©pondit : « À vous il est donnĂ© de connaĂźtre les mystĂšres du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donnĂ© Ă  ceux-lĂ . À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; Ă  celui qui n’a pas, on enlĂšvera mĂȘme ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils Ă©coutent sans Ă©couter ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophĂ©tie d’IsaĂŻe : Vous aurez beau Ă©couter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cƓur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouchĂ© les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cƓur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guĂ©rirai. Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophĂštes et de justes ont dĂ©sirĂ© voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

Vous donc, Ă©coutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semĂ© dans son cƓur : celui-lĂ , c’est le terrain ensemencĂ© au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitĂŽt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la dĂ©tresse ou la persĂ©cution Ă  cause de la Parole, il trĂ©buche aussitĂŽt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la sĂ©duction de la richesse Ă©touffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit Ă  raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Evangile de Marc 4,10-20

Mc 4, 10-20 : Quand il resta seul, ceux qui Ă©taient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles. Il leur disait : « C’est Ă  vous qu’est donnĂ© le mystĂšre du royaume de Dieu ; mais Ă  ceux qui sont dehors, tout se prĂ©sente sous forme de paraboles. Et ainsi, comme dit le prophĂšte : Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau Ă©couter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon. »

Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ? Le semeur sĂšme la Parole. Il y a ceux qui sont au bord du chemin oĂč la Parole est semĂ©e : quand ils l’entendent, Satan vient aussitĂŽt et enlĂšve la Parole semĂ©e en eux. Et de mĂȘme, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-lĂ , quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitĂŽt avec joie ; mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la dĂ©tresse ou la persĂ©cution Ă  cause de la Parole, ils trĂ©buchent aussitĂŽt. Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole, mais les soucis du monde, la sĂ©duction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et Ă©touffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-lĂ  entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »

Evangile de Luc 8, 4-18

Lc 8, 4-18 : Comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers JĂ©sus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piĂ©tinĂšrent, et les oiseaux du ciel mangĂšrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sĂ©cha parce qu’elle n’avait pas d’humiditĂ©. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffĂšrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il Ă©leva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »

Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur dĂ©clara : « À vous il est donnĂ© de connaĂźtre les mystĂšres du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est Ă©crit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-lĂ  ont entendu ; puis le diable survient et il enlĂšve de leur cƓur la Parole, pour les empĂȘcher de croire et d’ĂȘtre sauvĂ©s. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombĂ© dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont Ă©touffĂ©s, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas Ă  maturitĂ©. Et ce qui est tombĂ© dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cƓur bon et gĂ©nĂ©reux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persĂ©vĂ©rance.(...)

Faites attention Ă  la maniĂšre dont vous Ă©coutez. Car Ă  celui qui a, on donnera ; et Ă  celui qui n’a pas, mĂȘme ce qu’il croit avoir sera enlevĂ©. »

Evangile de Luc 10, 23-24

Lc 10, 23-24 : Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le dĂ©clare : beaucoup de prophĂštes et de rois ont voulu voir ce que vous-mĂȘmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Mots-clés

EMV 180.5 · Tome 3, p. 177

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

A vous, mes apĂŽtres, il est donnĂ© beaucoup plus car vous devez connaĂźtre le mystĂšre, de sorte qu’il vous est donnĂ© de comprendre les mystĂšres du Royaume des Cieux. C’est pourquoi je vous dis : “ Demandez si vous ne comprenez pas l’esprit de la parabole. ” Vous donnez tout et tout vous est donnĂ©, pour qu’à votre tour vous puissiez tout donner. Vous donnez tout Ă  Dieu : affections, temps, intĂ©rĂȘts, libertĂ©, vie. En compensation, Dieu vous donne tout ; il veut ainsi vous rendre capables de tout donner au nom de Dieu Ă  ceux qui viendront aprĂšs vous. Ainsi, Ă  celui qui a donnĂ© on donnera, et en abondance. Mais Ă  celui qui n’a donnĂ© qu’en partie ou pas du tout, on enlĂšvera mĂȘme ce qu’il a.

Annotation

Evangile de Matthieu 13, 10-12

Mt 13, 10-12 : Les disciples s’approchĂšrent de JĂ©sus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur rĂ©pondit : « À vous il est donnĂ© de connaĂźtre les mystĂšres du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donnĂ© Ă  ceux-lĂ . À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; Ă  celui qui n’a pas, on enlĂšvera mĂȘme ce qu’il a. »

Evangile de Matthieu 25, 29

Mt 25, 29 : À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever mĂȘme ce qu’il a.

Evangile de Marc 4, 25

Mc 4, 25 : Car on donnera Ă  celui qui a ; mais Ă  celui qui n’a pas, mĂȘme ce qu’il a lui sera enlevĂ©.

Evangile de Luc 8, 18

Lc 8, 18 : « Faites donc attention Ă  la maniĂšre dont vous Ă©coutez ; car Ă  celui qui a, il sera donnĂ© ; et Ă  celui qui n’a pas, mĂȘme ce qu’il croit avoir lui sera enlevĂ©. »

Evangile de Luc 19, 26

Lc 19, 26 : « Je vous le dĂ©clare : Ă  celui qui a, on donnera ; mais Ă  celui qui n’a pas, on enlĂšvera mĂȘme ce qu’il a. Â»ï»ż

Mots-clés

EMV 180.5 · Tome 3, p. 178

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

En vĂ©ritĂ©, je vous dis que bien des prophĂštes et des justes ont dĂ©sirĂ© voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu. Ils se sont consumĂ©s du dĂ©sir de comprendre le mystĂšre des paroles, mais, une fois Ă©teinte la lumiĂšre de la prophĂ©tie, ces paroles sont restĂ©es comme des charbons Ă©teints, mĂȘme pour le saint qui les avait reçues.

Seul Dieu se rĂ©vĂšle lui-mĂȘme. Quand sa lumiĂšre se retire, aprĂšs avoir atteint son but d’éclairer le mystĂšre, l’incapacitĂ© de comprendre enserre, comme les bandelettes d’une momie, la vĂ©ritĂ© royale de la parole reçue. C’est pour cette raison que je t’ai dit ce matin : “ Un jour viendra oĂč tu retrouveras tout ce que je t’ai donnĂ©. ” Aujourd’hui, tu n’arrives pas Ă  le retenir. Mais, plus tard, la lumiĂšre viendra sur toi, non pas pour un instant, mais pour une indissoluble union de l’Esprit Ă©ternel avec ton Ăąme, qui rendra infaillible ton enseignement sur ce qui concerne le Royaume de Dieu. Il en ira de tes successeurs comme pour toi, s’ils vivent de Dieu comme unique pain

Détail

Concernant l'infaillibilité pontificale et la dictée de Jésus, voir l'annotation ci-dessous.

Annotation

Bien des prophĂštes et des justes ont dĂ©sirĂ© voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu. Dans la continuitĂ© du texte rapportĂ© par Matthieu.

Mt 13, 16-17 : Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophĂštes et de justes ont dĂ©sirĂ© voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

Luc le donne dans un autre contexte (Luc 10,24).

Lc 10, 23-24 : Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! Car, je vous le dĂ©clare : beaucoup de prophĂštes et de rois ont voulu voir ce que vous-mĂȘmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

C’est pour cette raison que je t’ai dit ce matin : C'est typiquement le genre de dĂ©tail en apparence anodin, mais trĂšs utile pour Ă©tablir la chronologie.

Plus tard, la lumiĂšre viendra sur toi, non pas pour un instant, mais pour une indissoluble union de l’Esprit Ă©ternel avec ton Ăąme, qui rendra infaillible ton enseignement sur ce qui concerne le Royaume de Dieu. Il en ira de tes successeurs comme pour toi, s’ils vivent de Dieu comme unique pain.

Note de maria-valtorta.org :

Cette condition mise Ă  l’infaillibilitĂ© pontificale doit avoir suscitĂ© une objection de la part du PĂšre Migliorini. Maria Valtorta note :

« Ayant soumis à Jésus l'objection de P. M(igliorini) sur l'infaillibilité papale, contrairement à la phrase de la p. ... fichier ... ligne ... de ..., Jésus répond : "Je réponds à ta question comme ceci :

Il est vrai que l’infaillibilitĂ© du pape dans le domaine spirituel est une vĂ©ritĂ© dĂ©finie. Elle existe en chacun de mes vicaires, indĂ©pendamment de sa forme de vie et de son degrĂ© de vertu. Mais il est tout aussi vrai que vous ne pourrez trouver un dogme dĂ©fini et proclamĂ© par des papes qui soient – de maniĂšre notoire ou non – privĂ©s de ma grĂące. L’ñme qui n’est pas en Ă©tat de grĂące ne peut ĂȘtre dans l’amitiĂ© de l’Esprit-Saint.

Celui qui penserait qu’une telle chose est possible, aurait vraiment une pensĂ©e hĂ©rĂ©tique !

Dieu est juste : de la façon dont il traite le pauvre, il traite le riche. de la façon dont il traite, le laĂŻc, il traite le Souverain-Pontife. Malheureusement, il y a des zones sombres dans l'histoire de mon Église. Vouloir fermer les yeux pour ne pas voir ces taches sombres, c'est vivre dans l'obscuritĂ© sur la totalitĂ© de l'Église, mĂȘme sur les trĂšs nombreuses et lumineuses angĂ©liquement, divinement lumineuses, Ă©poques glorieuses de mon Église.

Parce que nous devons ĂȘtre sincĂšres aussi dans ces choses, comme Moi, je l'Ă©tais pour mes apĂŽtres, mes disciples et ceux qui m'ont suivi. Foules nombreuses qui n’étaient pas toutes composĂ©es de saints, pas toutes de tiĂšdes, pas toutes de mĂ©chants. J'ai reconnu le mĂ©rite ou le dĂ©mĂ©rite de chacun, j'ai donnĂ© Ă  chacun ce qu'il mĂ©ritait, sans tenir compte de raisons affectives particuliĂšres. La vĂ©ritĂ© est la vĂ©ritĂ©, en toutes choses.

C'est Ă©galement vrai dans l'Ă©tude de l'histoire. Et dans celle de l'histoire de mon Église. L'histoire, pour ĂȘtre histoire et non une fable, doit ĂȘtre impartiale. Les Ăąges des tĂ©nĂšbres, d'ailleurs, sont ceux qui sont annoncĂ©s dans les allusions prophĂ©tiques de l'idole-berger et de ce Sebna, prĂ©fet du Temple (Ce personnage sera solennellement repris dans le message Ă  Pie XII du 23 dĂ©cembre 1948). Que ça pique et brĂ»le, je l'avoue. Mais il n'est pas permis de dire « AnathĂšme » Ă  une vĂ©ritĂ©.

Appuyez-vous donc sur cette certitude : les dogmes sont vrais et l’infaillibilitĂ© existe parce que je n’accorde pas de dogmes Ă  ceux qui ne le mĂ©ritent pas. C’est ce qui Ă©tait inclus dans la phrase qui a suscitĂ© l’objection.

Tu es satisfaite. Vas en paix. Je t’ai donnĂ© cette prĂ©cision immĂ©diatement car je suis l'auteur de ces mots, et donc je les connais et je m'en souviens, mĂȘme si la dictĂ©e n'est pas prĂ©sente".

Le 30-6-45, à 8 heure du matin ».

On retrouve la mĂȘme idĂ©e dans ces mots de JĂ©sus Ă  l’apĂŽtre Jacques, fils d’AlphĂ©e, en EMV 258.6 : "Dieu accordera sa lumiĂšre en fonction du degrĂ© que vous aurez atteint. Dieu ne laissera pas la lumiĂšre vous manquer, Ă  moins que le pĂ©chĂ© ne vienne Ă©teindre la grĂące en vous."

Cette doctrine de l’infaillibilitĂ©, voulue par le Christ, se trouve rĂ©affirmĂ©e, 20 ans plus tard, dans la constitution apostolique sur l’Église, Lumen gentium, § 25 : « Cette infaillibilitĂ©, dont le divin RĂ©dempteur voulut que soit pourvue son Église dans la dĂ©finition de la doctrine concernant la foi ou les moeurs, s'Ă©tend aussi loin que le contenu de la divine RĂ©vĂ©lation, qu'il faut garder avec vĂ©nĂ©ration et exposer fidĂšlement. Cette infaillibilitĂ©, le Pontife romain, Chef du collĂšge des Ă©vĂȘques, la possĂšde en vertu de son office
 »

Note de la seconde édition :

S’ils vivent de Dieu comme unique pain : cette condition mise Ă  l’infaillibilitĂ© pontificale doit avoir suscitĂ© une objection de la part du PĂšre Migliorini, auquel Maria Valtorta a transmis cette rĂ©ponse de JĂ©sus (datĂ©e du 30 juin 1945). Nous en rapportons les passages principaux : [
] JĂ©sus me rĂ©pondit : “ [
] Il est vrai que l’infaillibilitĂ© du pape dans le domaine spirituel est une vĂ©ritĂ© dĂ©finie. Elle existe en chacun de mes vicaires, indĂ©pendamment de sa forme de vie et de son degrĂ© de vertu. Mais il est tout aussi vrai que vous ne pourrez trouver un dogme dĂ©fini et proclamĂ© par des papes qui soient – de maniĂšre notoire ou non – privĂ©s de ma grĂące. L’ñme qui n’est pas en Ă©tat de grĂące ne peut ĂȘtre dans l’amitiĂ© de l’Esprit Saint. [
] Appuyez-vous donc sur cette certitude : les dogmes sont vrais et l’infaillibilitĂ© existe parce que je n’accorde pas de dogmes Ă  ceux qui ne le mĂ©ritent pas. C’est ce qui Ă©tait inclus dans la phrase qui a suscitĂ© l’objection [
]. ” On retrouve la mĂȘme idĂ©e dans ces mots de JĂ©sus Ă  l’apĂŽtre Jacques, fils d’AlphĂ©e, en 258.6 : “ Dieu accordera sa lumiĂšre en fonction du degrĂ© que vous aurez atteint. Dieu ne laissera pas la lumiĂšre vous manquer, Ă  moins que le pĂ©chĂ© ne vienne Ă©teindre la grĂące en vous. ”

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EMV 180.6 · Tome 3, p. 178-179

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Maintenant, Ă©coutez l’esprit de la parabole.

Nous avons quatre sortes de champs : ceux qui sont fertiles, ceux qui sont infestĂ©s d’épines, ceux oĂč abondent les pierres, ceux qui sont traversĂ©s de sentiers. Nous avons aussi quatre sortes d’ñmes.

Nous avons les Ăąmes honnĂȘtes, les Ăąmes de bonne volontĂ©, prĂ©parĂ©es par leur travail personnel et par celui d’un apĂŽtre, d’un “ vĂ©ritable ” apĂŽtre – car certains en portent le nom sans en avoir l’esprit. Ceux-lĂ  sont plus meurtriers pour les volontĂ©s en formation que les oiseaux, les Ă©pines et les pierres. Par leurs intransigeances, leurs hĂątes, leurs reproches, leurs menaces, ils dĂ©routent de telle façon qu’ils Ă©loignent pour toujours de Dieu. Il y en a d’autres, Ă  l’opposĂ©, qui, par un arrosage continuel de bienveillance dĂ©placĂ©e, font pourrir la semence dans une terre trop molle. Par leur manque de virilitĂ©, ils dĂ©virilisent les Ăąmes dont ils s’oc­cupent –.

Mais n’envisageons que les vrais apĂŽtres, ceux qui sont de purs miroirs de Dieu. Ils sont paternels, misĂ©ricordieux, patients et en mĂȘme temps forts comme l’est leur Seigneur. Les Ăąmes prĂ©parĂ©es par eux et par leur propre volontĂ© peuvent ĂȘtre comparĂ©s aux champs fertiles, sans pierres ni ronces, sans ivraie ni chiendent. En eux prospĂšre la parole de Dieu, et toute parole – une semence – produit un germe, une herbe et des Ă©pis, en donnant ici cent pour cent, plus loin soixante, ailleurs encore trente pour cent. Y en a-t-il parmi ceux qui me suivent ? Certainement, et ils seront saints. Parmi eux, il y en a de toutes les castes, de tous les pays. Il y a mĂȘme parmi eux des paĂŻens, qui donneront pourtant cent pour cent, grĂące Ă  leur bonne volontĂ©, uniquement grĂące Ă  elle, ou bien accompagnĂ©e de celle d’un apĂŽtre ou d’un disciple qui me les prĂ©pare.

Détail

Jésus explique la parabole du semeur.

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EMV 180.6 · Tome 3, p. 179

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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N’envisageons que les vrais apĂŽtres, ceux qui sont de purs miroirs de Dieu. Ils sont paternels, misĂ©ricordieux, patients et en mĂȘme temps forts comme l’est leur Seigneur. Les Ăąmes prĂ©parĂ©es par eux et par leur propre volontĂ© peuvent ĂȘtre comparĂ©s aux champs fertiles, sans pierres ni ronces, sans ivraie ni chiendent. En eux prospĂšre la parole de Dieu, et toute parole – une semence – produit un germe, une herbe et des Ă©pis, en donnant ici cent pour cent, plus loin soixante, ailleurs encore trente pour cent.

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EMV 180.6 · Tome 3, p. 179-180

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Les champs Ă©pineux sont ceux oĂč l’incurie a laissĂ© pĂ©nĂ©trer les enchevĂȘtrements des intĂ©rĂȘts personnels qui Ă©touffent la bonne semence. Il faut se surveiller sans cesse et ne jamais prĂ©tendre : “ Oh, dĂ©sormais je suis formĂ©, ensemencĂ©, je puis ĂȘtre tranquille : je donnerai des semences de vie Ă©ternelle. ” Il faut se surveiller : le combat entre le Bien et le Mal est continuel. Avez-vous jamais observĂ© une tribu de fourmis qui s’installent dans une maison ? Les voilĂ  sur le foyer. La femme n’y laisse plus de nourriture et la met sur la table : elles flairent l’air et donnent assaut Ă  la table. La femme met le repas dans la crĂ©dence : elles passent par la serrure. La femme suspend ses provisions au plafond : elles font un immense parcours le long des murs et des soliveaux, descendent le long des cordes et dĂ©vorent tout. La femme les brĂ»le ou les empoisonne. Enfin, sĂ»re de les avoir dĂ©truites, elle se croit tranquille. Ah ! Si elle ne veille pas, quelle surprise ! VoilĂ  que sortent celles qui viennent de naĂźtre et tout est Ă  recommencer. C’est ainsi tant qu’on vit. Il faut se surveiller pour extirper les mauvaises herbes dĂšs qu’elles sortent, sinon elles forment un plafond de ronces et Ă©touffent la graine. Les soucis mondains, la duperie des richesses crĂ©ent cet enchevĂȘtrement, asphyxient les plantes semĂ©es par Dieu et les empĂȘchent de former l’épi.

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EMV 180.6 · Tome 3, p. 179

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Il faut se surveiller sans cesse et ne jamais prĂ©tendre : “ Oh, dĂ©sormais je suis formĂ©, ensemencĂ©, je puis ĂȘtre tranquille : je donnerai des semences de vie Ă©ternelle. ” Il faut se surveiller : le combat entre le Bien et le Mal est continuel.

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EMV 180.6 · Tome 3, p. 179-180

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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C’est ainsi tant qu’on vit. Il faut se surveiller pour extirper les mauvaises herbes dĂšs qu’elles sortent, sinon elles forment un plafond de ronces et Ă©touffent la graine. Les soucis mondains, la duperie des richesses crĂ©ent cet enchevĂȘtrement, asphyxient les plantes semĂ©es par Dieu et les empĂȘchent de former l’épi.

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EMV 180.7 · Tome 3, p. 181

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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On a frappé violemment à la porte.

« Mais qui cela peut-il ĂȘtre Ă  cette heure ? » dit Pierre en se levant pour aller ouvrir.

C’est Jean qui se prĂ©sente, bouleversĂ©, couvert de poussiĂšre, avec des marques visibles de larmes sur le visage.

« Toi ici ? s’écrient-ils tous. Mais qu’est-il arrivĂ© ? »

JĂ©sus qui s’est levĂ© dit seulement :

« OĂč est ma MĂšre ? »

Jean s’avance, va s’agenouiller aux pieds de son Maütre en tendant les bras comme pour demander de l’aide, et dit :

« Ta MĂšre se porte bien, mais elle est en larmes comme moi, comme beaucoup de monde, et elle te prie de ne pas venir en longeant le Jourdain de notre cĂŽtĂ©. C’est pour cette raison qu’elle m’a renvoyĂ© Ă  toi, parce que
 parce que Jean, ton cousin, a Ă©tĂ© fait prisonnier
 »

Et Jean pleure, tandis que les disciples prĂ©sents sont saisis d’émotion.

Jésus devient trÚs pùle, mais ne se trouble pas. Il se contente de dire :

« RelÚve-toi et raconte.

– J’allais vers le sud avec ta MĂšre et les femmes. Isaac et Timon nous accompagnaient eux aussi : trois femmes et trois hommes. J’ai obĂ©i Ă  ton ordre de conduire Marie auprĂšs de Jean
 ah ! Tu savais bien que c’était le dernier adieu !
 Que ce devait ĂȘtre le dernier adieu. Les orages des jours derniers nous ont obligĂ©s Ă  nous arrĂȘter quelques heures, mais cela a suffi pour que Jean ne puisse plus revoir Marie
 Nous sommes arrivĂ©s Ă  la sixiĂšme heure et il avait Ă©tĂ© capturĂ© au chant du coq
 »

Annotation

« Ta MÚre se porte bien, mais elle est en larmes comme moi, comme beaucoup de monde, et elle te prie de ne pas venir en longeant le Jourdain de notre cÎté. » (...) « Nous irons en Judée par un autre chemin. » Jésus confirme dans l'EMV 187.3 qu'il respecte ce souhait de sa mÚre, et en reparle à Marie dans l'EMV 198.1/2.

Nous sommes arrivés à la sixiÚme heure et il avait été capturé au chant du coq
 Gallicinium, "le chant du coq", correspondait à la derniÚre veille : de 3h à 6h du matin.

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EMV 180.8 · Tome 3, p. 182

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Rien ne pourra t’affaiblir à moins que tu n’y consentes. Et si cela arrivait, il te faudrait pleurer et ne pas commettre un crime (...). Devient faible celui qui rompt le lien vivant avec Dieu.

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