Notes du thĂšme

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Confort de lecture

EMV 174.8-10 · Tome 3, p. 131-135

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Que la paix soit avec vous.

Quand je vous explique les voies du Seigneur, c’est pour que vous les suiviez. Pourriez-vous suivre en mĂȘme temps le sentier qui descend Ă  droite et celui qui descend Ă  gauche ? Cela vous serait impossible, car si vous prenez l’un, vous devez laisser l’autre. MĂȘme si les deux sentiers Ă©taient voisins, vous ne pourriez continuer Ă  marcher un pied dans l’un et l’autre pied dans l’autre. Vous finiriez par vous fatiguer et par vous tromper mĂȘme si vous aviez engagĂ© un pari. Mais entre le sentier de Dieu et celui de Satan, il y a une grande distance, qui ne cesse d’augmenter, exactement comme ces deux sentiers qui se rejoignent ici, mais qui, Ă  mesure qu’ils descendent dans la vallĂ©e s’écartent toujours plus l’un de l’autre, l’un allant vers CapharnaĂŒm, l’autre vers PtolĂ©maĂŻs.

Il en est de mĂȘme de la vie : elle s’écoule entre le passĂ© et l’avenir, entre le mal et le bien. Au milieu se trouve l’homme avec sa volontĂ© et son libre arbitre ; aux extrĂ©mitĂ©s, d’une part Dieu et son Ciel, d’autre part Satan et son enfer. L’homme peut choisir. Personne ne le force.

Qu’on ne me dise pas : “ Mais Satan nous tente ” pour s’excuser de descendre par le sentier du bas. Dieu aussi nous tente par son amour et cette tentation est bien forte ; par ses paroles, et elles sont bien saintes ; par ses promesses, et elles sont bien sĂ©duisantes ! Alors pourquoi se laisser tenter par un seul des deux, par celui qui mĂ©rite le moins qu’on l’écoute ? Les paroles, les promesses, l’amour de Dieu ne suffisent-ils pas Ă  neutraliser le poison de Satan ?

Veillez Ă  ce que cela ne tourne pas mal pour vous. Quand on est en trĂšs bonne condition physique, on n’est pas Ă  l’abri des contagions, mais on les surmonte facilement. Si, au contraire, on est dĂ©jĂ  malade et par consĂ©quent affaibli, on pĂ©rit presque certainement par toute nouvelle infection, et si l’on survit on est plus malade que la premiĂšre fois, car on n’a pas dans le sang la force de dĂ©truire complĂštement les germes infectieux. C’est la mĂȘme chose pour la partie supĂ©rieure de l’homme. Si quelqu’un est moralement et spirituellement sain et fort, croyez bien qu’il n’est pas exempt de la tentation, mais le mal ne s’enracine pas en lui.

Quand j’entends qu’on me dit : “ J’ai frĂ©quentĂ© un tel et tel autre, j’ai lu ceci et cela, j’ai essayĂ© d’amener au bien celui-ci et celui-lĂ , mais en rĂ©alitĂ© le mal qui Ă©tait dans leur Ăąme et dans leur cƓur, le mal qui Ă©tait dans le livre est entrĂ© en moi ”, je conclus : “ Cela prouve que tu avais dĂ©jĂ  créé le terrain favorable Ă  sa pĂ©nĂ©tration. Cela prouve que tu es un faible qui manque de nerf moral et spirituel. Car nous devons tirer du bien de nos ennemis eux-mĂȘmes. En observant leurs erreurs, nous devons apprendre Ă  n’y pas tomber. L’homme intelligent ne se laisse pas sĂ©duire par la premiĂšre doctrine qu’il entend. L’homme qui est tout imprĂ©gnĂ© d’une doctrine ne peut laisser place en lui pour les autres. Cela explique les difficultĂ©s que l’on rencontre avec ceux qui sont convaincus par d’autres enseignements : comment les persuader de suivre la vraie religion ? Mais si tu m’avoues que tu changes de pensĂ©e au moindre souffle de vent, je vois que tu es plein de vides, ta force spirituelle est fissurĂ©e de partout, les digues qui retiennent ta pensĂ©e sont dĂ©foncĂ©es en mille endroits par oĂč fuient les eaux saines et entrent les eaux corrompues, et tu es tellement sot et apathique que tu ne t’en aperçois mĂȘme pas et n’y apportes aucun remĂšde. Tu es un malheureux. ”

Entre ces deux sentiers, sachez donc choisir le bon et le suivre, en rĂ©sistant aux attraits de la sensualitĂ©, du monde, de la science et du dĂ©mon. Laissez aux gens du monde, toute foi mĂȘlĂ©e, les compromis, les pactes qui s’opposent les uns aux autres. Ceux-ci ne devraient pas mĂȘme exister si les hommes Ă©taient honnĂȘtes. Mais vous, vous du moins, hommes de Dieu, n’en faites pas. Vous ne pouvez chercher des arrangements ni avec Dieu ni avec Mammon. N’en faites mĂȘme pas en vous, car ils seraient inconsistants. Vos actes, mĂątinĂ©s de bon et de mauvais, n’auraient aucune valeur. Ceux qui sont complĂštement bons seraient annulĂ©s par ceux qui ne le sont pas. Les mauvais vous feraient tomber directement aux mains de l’Ennemi. N’en faites donc pas. Mais servez loyalement. Personne ne peut servir deux maĂźtres dont la pensĂ©e est diffĂ©rente. S’il aime l’un, il haĂŻra l’autre et inversement. Vous ne pouvez appartenir Ă©galement Ă  Dieu et Ă  Mammon. L’esprit de Dieu ne peut se concilier avec l’esprit du monde. L’un s’élĂšve, l’autre descend. L’un sanctifie, l’autre corrompt. Si vous ĂȘtes corrompus, comment pouvez-vous agir avec puretĂ© ? La sensualitĂ© s’enflamme en ceux qui sont corrompus et, Ă  la suite de la sensualitĂ©, les autres dĂ©sirs malsains.

174.9 Vous savez dĂ©jĂ  comment Eve fut corrompue, et Adam par son intermĂ©diaire. Satan donna un baiser sur l’Ɠil de la femme et l’ensorcela de telle façon que toute vision jusqu’alors pure prit pour elle un aspect impur et Ă©veilla d’étranges curiositĂ©s. Puis Satan lui donna un baiser sur les oreilles et les ouvrit aux paroles d’une science inconnue : la sienne. La pensĂ©e d’Eve, elle aussi, voulut connaĂźtre ce qui n’était pas nĂ©cessaire. Puis Satan montra Ă  son Ɠil et Ă  sa pensĂ©e Ă©veillĂ©s au mal tout ce qu’ils n’avaient pas vu ni compris jusque lĂ , et tout en Eve s’éveilla et se corrompit. Alors la femme alla trouver l’homme, lui rĂ©vĂ©la son secret et persuada Adam de goĂ»ter au nouveau fruit, si beau Ă  voir et interdit jusqu’alors. Elle l’embrassa et le regarda avec une bouche et des yeux dĂ©jĂ  pris par le trouble satanique. Alors la corruption pĂ©nĂ©tra en Adam qui vit le fruit dĂ©fendu et par suite le dĂ©sira. Il y mordit avec sa compagne, et tomba de si haut dans la boue.

Quand un homme est corrompu, il entraüne l’autre dans la corruption, à moins que ce ne soit un saint au vrai sens du mot.

Attention Ă  votre regard, vous les hommes, au regard des yeux comme Ă  celui de l’esprit. S’ils sont corrompus, ils ne peuvent que corrompre le reste. L’Ɠil est la lumiĂšre du corps, ta pensĂ©e est la lumiĂšre de ton cƓur. Mais si ton Ɠil n’est pas pur, tout en toi deviendra trouble et les nuĂ©es de la sĂ©duction crĂ©eront en toi des imaginations impures, car par suite de la soumission des organes Ă  la pensĂ©e, une pensĂ©e corrompue corrompt les sens. Tout est pur en l’homme Ă  la pensĂ©e pure qui lui donne un regard pur, et la lumiĂšre de Dieu descend en maĂźtresse lĂ  oĂč les sens ne font pas obstacle. Mais si, par quelque mauvaise volontĂ©, tu as habituĂ© ton Ɠil Ă  des visions troubles, tout en toi deviendra tĂ©nĂšbres. C’est inutilement que tu regarderas les choses les plus saintes. Dans la nuit, il n’y aura que tĂ©nĂšbres et tu feras des Ɠuvres de tĂ©nĂšbres.

174.10 Aussi, vous qui ĂȘtes enfants de Dieu, protĂ©gez-vous contre vous-mĂȘmes. Surveillez-vous attentivement contre toutes les tentations. Etre tentĂ© n’est pas un mal. C’est par la lutte que l’athlĂšte se prĂ©pare Ă  la victoire. Mais le mal, c’est d’ĂȘtre vaincu faute d’entraĂźnement et d’attention. Je sais que tout sert Ă  la tentation. Je sais que la dĂ©fense Ă©nerve. Je sais que la lutte Ă©puise. Mais, allons, pensez Ă  ce que cela vous procure. Voudriez-vous pour une heure de plaisir, de n’importe quelle espĂšce, perdre une Ă©ternitĂ© de paix ? Que vous laisse le plaisir de la chair, de l’or et de la pensĂ©e ? Rien. Qu’acquĂ©rez-vous en les repoussant ? Tout. Je parle Ă  des pĂ©cheurs, parce que l’homme est pĂ©cheur. Eh bien, dites-moi, en vĂ©ritĂ© : aprĂšs avoir satisfait les sens, ou l’orgueil, ou la cupiditĂ©, vous ĂȘtes-vous sentis plus frais, plus heureux, plus paisibles ? Dans l’heure qui suit la satisfaction – c’est toujours une heure de rĂ©flexion –, vous ĂȘtes-vous en rĂ©alitĂ© sentis sincĂšrement heureux ? Moi, je n’ai pas goĂ»tĂ© Ă  ce pain de la sensualitĂ©. Mais je rĂ©ponds pour vous : “ Non. FlĂ©trissure, mĂ©contentement, incertitude, nausĂ©e, peur, agitation. VoilĂ  ce qu’a Ă©tĂ© le suc que vous a procurĂ© cette heure de plaisir. ”

Cependant, je vous en prie : lorsque je vous dis “ Ne faites jamais cela ”, j’ajoute : “ Ne vous montrez pas impitoyables envers ceux qui se trompent. ” Rappelez-vous que vous ĂȘtes tous frĂšres, faits de chair et d’une Ăąme. Pensez que nombreuses sont les causes qui amĂšnent quelqu’un Ă  pĂ©cher. Soyez misĂ©ricordieux envers les pĂ©cheurs, relevez-les avec bontĂ© et amenez-les Ă  Dieu en leur montrant que la voie qu’ils ont prise est hĂ©rissĂ©e de dangers pour la chair, pour l’intelligence et pour l’ñme. Agissez de la sorte et vous en serez grandement rĂ©compensĂ©s. Car le PĂšre qui est aux Cieux est misĂ©ricordieux Ă  l’égard des bons et il sait rendre au centuple. Je vous dis donc
 »

(A ce moment, JĂ©sus me dit que vous devez me copier la vision-dictĂ©e du 12 aoĂ»t 1944, B 961, de la 35e ligne jusqu’à la fin, c’est-Ă -dire jusqu’au dĂ©part de Marie-Madeleine, aux mots « et elle eut un rire de rage et de mĂ©pris ». Puis vous continuerez par ce qui suit, naturellement en omettant cette parenthĂšse).

Détail

Il s'agit de la premiÚre prédication du Christ dans l'EMV 174. Il y en a trois en tout.

Mots-clés

EMV 174.8 · Tome 3, p. 131

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

La vie "s’écoule entre le passĂ© et l’avenir, entre le mal et le bien. Au milieu se trouve l’homme avec sa volontĂ© et son libre arbitre ; aux extrĂ©mitĂ©s, d’une part Dieu et son Ciel, d’autre part Satan et son enfer. L’homme peut choisir. Personne ne le force".

Mots-clés

EMV 174.8 · Tome 3, p. 131

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Citation

Qu’on ne me dise pas : “ Mais Satan nous tente ” pour s’excuser de descendre par le sentier du bas. Dieu aussi nous tente par son amour et cette tentation est bien forte ; par ses paroles, et elles sont bien saintes ; par ses promesses, et elles sont bien sĂ©duisantes ! Alors pourquoi se laisser tenter par un seul des deux, par celui qui mĂ©rite le moins qu’on l’écoute ? Les paroles, les promesses, l’amour de Dieu ne suffisent-ils pas Ă  neutraliser le poison de Satan ?

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EMV 174.8 · Tome 3, p. 132

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Nous devons tirer du bien de nos ennemis eux-mĂȘmes. En observant leurs erreurs, nous devons apprendre Ă  n’y pas tomber.

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EMV 174.9 · Tome 3, p. 134

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Quand un homme est corrompu, il entraüne l’autre dans la corruption, à moins que ce ne soit un saint au vrai sens du mot

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EMV 174.10 · Tome 3, p. 134-135

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Etre tentĂ© n’est pas un mal. C’est par la lutte que l’athlĂšte se prĂ©pare Ă  la victoire. Mais le mal, c’est d’ĂȘtre vaincu faute d’entraĂźnement et d’attention. Je sais que tout sert Ă  la tentation. Je sais que la dĂ©fense Ă©nerve. Je sais que la lutte Ă©puise. Mais, allons, pensez Ă  ce que cela vous procure. Voudriez-vous pour une heure de plaisir, de n’importe quelle espĂšce, perdre une Ă©ternitĂ© de paix ? Que vous laisse le plaisir de la chair, de l’or et de la pensĂ©e ? Rien. Qu’acquĂ©rez-vous en les repoussant ? Tout.

Mots-clés

EMV 174.10 · Tome 3, p. 135

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Citation

Je parle Ă  des pĂ©cheurs, parce que l’homme est pĂ©cheur. Eh bien, dites-moi, en vĂ©ritĂ© : aprĂšs avoir satisfait les sens, ou l’orgueil, ou la cupiditĂ©, vous ĂȘtes-vous sentis plus frais, plus heureux, plus paisibles ? Dans l’heure qui suit la satisfaction – c’est toujours une heure de rĂ©flexion –, vous ĂȘtes-vous en rĂ©alitĂ© sentis sincĂšrement heureux ? Moi, je n’ai pas goĂ»tĂ© Ă  ce pain de la sensualitĂ©. Mais je rĂ©ponds pour vous : “ Non. FlĂ©trissure, mĂ©contentement, incertitude, nausĂ©e, peur, agitation. VoilĂ  ce qu’a Ă©tĂ© le suc que vous a procurĂ© cette heure de plaisir. ”

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EMV 174.13-15 · Tome 3, p. 138-140

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

174.13 Jésus reprend :

« J’ai dit d’ĂȘtre fidĂšles Ă  la Loi, humbles, misĂ©ricordieux, d’ai­mer non seulement ses frĂšres nĂ©s de mĂȘmes parents, mais tous ceux qui sont pour vous des frĂšres parce qu’ils ont la mĂȘme origine humaine. Je vous ai dit que le pardon est plus utile que la rancƓur, qu’il vaut mieux compatir qu’ĂȘtre inexorable. Mais maintenant je vous dis qu’on ne doit pas condamner si on n’est pas soi-mĂȘme exempt du pĂ©chĂ© qui nous porterait Ă  condamner. Ne faites pas comme les scribes et les pharisiens : ils sont sĂ©vĂšres avec tout le monde, sauf avec eux-mĂȘmes. Ils appellent impur ce qui est extĂ©rieur et ne peut souiller que l’extĂ©rieur, mais ils accueillent l’impuretĂ© en eux, au plus profond de leur cƓur.

Dieu n’est pas avec les impurs, car l’impuretĂ© corrompt ce qui est la propriĂ©tĂ© de Dieu : les Ăąmes, et surtout les Ăąmes des petits qui sont des anges rĂ©pandus sur la terre. Malheur Ă  ceux qui leur arrachent les ailes avec une cruautĂ© de fauves dĂ©moniaques et qui jettent dans la boue ces fleurs du Ciel en leur faisant connaĂźtre le goĂ»t de la matiĂšre ! Malheur !
 Il vaudrait mieux qu’ils meurent brĂ»lĂ©s par la foudre plutĂŽt que d’en arriver Ă  un tel pĂ©chĂ© !

Malheur Ă  vous, riches et jouisseurs ! Car c’est justement parmi vous que fermente la plus grande impuretĂ© Ă  laquelle l’oisivetĂ© et l’argent servent de lit et d’oreiller ! Actuellement, vous ĂȘtes repus. La nourriture des concupiscences vous monte jusqu’à la gorge et vous Ă©trangle. Mais vous aurez faim, une faim redoutable que rien ne rassasiera ni n’adoucira pendant l’éternitĂ©. Actuellement, vous ĂȘtes riches. Que de bien vous pourriez faire par votre richesse ! Mais vous en faites un mal pour vous comme pour les autres. Vous connaĂźtrez une pauvretĂ© atroce un jour, lequel n’aura pas de fin. Actuellement, vous riez. Vous vous prenez pour des triomphateurs. Mais vos larmes rempliront les Ă©tangs de la GĂ©henne et elles ne s’arrĂȘteront plus.

OĂč se niche l’adultĂšre ? OĂč se niche la corruption des jeunes filles ? Chez celui qui, en plus de son lit d’époux, a deux ou trois lits de dĂ©bauche sur lesquels il rĂ©pand son argent et la vigueur d’un corps que Dieu lui a donnĂ© sain pour travailler pour sa propre famille, et non pour qu’il s’épuise en Ă©bats Ă©cƓurants qui l’abaissent plus qu’une bĂȘte immonde.

Vous avez appris qu’il a Ă©tĂ© dit : “ Ne commets pas l’adultĂšre. ” Mais moi, je vous dis que celui qui aura regardĂ© une femme avec concupiscence, que celle qui est allĂ©e vers un homme avec un dĂ©sir impur, a dĂ©jĂ  commis l’adultĂšre en son cƓur, par ce simple fait. Aucune raison ne justifie la fornication. Aucune. Ni l’abandon et la rĂ©pudiation d’un mari. Ni la pitiĂ© envers une femme rĂ©pudiĂ©e. Vous n’avez qu’une seule Ăąme. Quand elle est engagĂ©e avec une autre par un pacte de fidĂ©litĂ©, qu’elle ne mente pas, autrement ce beau corps avec lequel vous pĂ©chez ira avec vous, Ăąmes impures, dans des flammes qui ne s’éteindront pas. Mutilez-le plutĂŽt, mais ne le tuez pas pour toujours par la damnation. Redevenez des hommes, vous, les riches, cloaques pouilleux du vice, redevenez des hommes pour ne pas inspirer le dĂ©goĂ»t au Ciel
 »

174.14 Marie, au commencement, a Ă©coutĂ© avec un visage qui Ă©tait un poĂšme de sĂ©duction et d’ironie, Ă©clatant de temps Ă  autre en rires mĂ©prisants. Sur la fin du discours elle devient rouge de colĂšre. Elle comprend que, sans la regarder, c’est Ă  elle que JĂ©sus s’adresse. Sa colĂšre s’enflamme toujours plus. Elle se rĂ©volte et, Ă  la fin, n’y rĂ©siste plus. Arrogante, elle s’entoure de son voile et, suivie par les regards de la foule qui la mĂ©prise et par la voix de JĂ©sus qui la poursuit, elle se sauve Ă  toutes jambes sur la pente en abandonnant des lambeaux de vĂȘtements aux chardons et aux Ă©glantiers au bord du sentier. Elle a un rire de rage et de mĂ©pris.

174.15 Jésus reprend :

« Cet Ă©vĂ©nement vous indigne. Cela fait deux jours que notre refuge, bien au-dessus de la boue, est troublĂ© par les sifflements de Satan. Ce n’est donc plus un refuge, et nous allons le quitter. Mais je veux terminer pour vous ce code du “ plus parfait ” devant cette ampleur de lumiĂšre et d’horizon. Ici, Dieu apparaĂźt rĂ©ellement dans sa majestĂ© de CrĂ©ateur et, Ă  la vue de ses merveilles, nous pouvons croire fermement que le MaĂźtre, c’est lui et non pas Satan. Le Malin ne pourrait pas crĂ©er le moindre brin d’herbe. Mais Dieu peut tout. Que cela nous rĂ©conforte. Mais vous ĂȘtes maintenant tous au soleil. Et cela vous gĂȘne. Dispersez-vous donc sur les pentes. Il y a de l’ombre et de la fraĂźcheur. Prenez votre repas, si vous voulez. Je vous parlerai du mĂȘme sujet. Plusieurs raisons nous ont retardĂ©s. Mais ne le regrettez pas. Ici, vous ĂȘtes avec Dieu. »

La foule crie : « Oui, oui, avec toi », et les gens se dispersent sous les bosquets Ă©pars du cĂŽtĂ© de l’orient de façon que le versant de la colline et les branches les abritent d’un soleil dĂ©jĂ  trop chaud.

Détail

Marie-Madeleine, alors grande pécheresse, a interrompu le discours du Christ. Celui-ci finit par reprendre la parole, alors que la soeur de Lazare est présente.

Annotation

Ne faites pas comme les scribes et les pharisiens : ils sont sĂ©vĂšres avec tout le monde, sauf avec eux-mĂȘmes. PrĂ©figure dĂ©jĂ  ce que sera le discours contre les scribes et les pharisiens, donnĂ© en EMV 596.14 et rapportĂ© par Matthieu 23,1-36 et Luc 11,37-53.

Cela fait deux jours que notre refuge, bien au-dessus de la boue, est troublé par les sifflements de Satan. Hier c'était l'interruption d'un scribe, aujourd'hui c'est celle de Marie Madeleine.

Evangile de Matthieu 23, 1-5

Mt 23, 1-5 : Alors JĂ©sus, s'adressant au peuple et Ă  ses disciples, parla ainsi : " Les Scribes et les Pharisiens sont assis dans la chaire de MoĂŻse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent ; mais n'imitez pas leurs Ɠuvres, car ils disent et ne font pas. Ils lient des fardeaux pesants et difficiles Ă  porter, et les mettent sur les Ă©paules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.

Evangile de Matthieu 23, 25-26

Mt 23, 25-26 : " Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, tandis que le dedans est rempli de rapine et d'intempérance. Pharisien aveugle, nettoie d'abord le dedans de la coupe et du plat, afin que le dehors aussi soit pur.

Evangile de Luc 11, 37-46

Lc 11, 37-46 : Pendant qu'il parlait, un Pharisien le pria de dßner chez lui ; Jésus entra et se mit à table. Or le Pharisien vit avec étonnement qu'il n'avait point fait l'ablution avant le dßner. Le Seigneur lui dit : " Vous, Pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat ; mais au dedans de vous tout est plein de rapine et d'iniquité. Insensés ! celui qui a fait le dehors n'a-t-il pas fait aussi le dedans ? Toutefois, donnez l'aumÎne selon vos moyens, et tout sera pur pour vous. Mais malheur à vous, Pharisiens, qui payez la dßme de la menthe, de la rue et de toute plante potagÚre et qui n'avez nul soucis de la justice et de l'amour de Dieu ! C'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans omettre le reste. Malheur à vous, Pharisiens, qui aimez les premiers siÚges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques ! Malheur à vous, parce que vous ressemblez à des sépulcres qu'on ne voit pas et sur lesquels on marche sans le savoir ! "

Alors un docteurs de la Loi, prenant la parole, lui dit : " MaĂźtre, en parlant de la sorte, vous nous outragez aussi. " JĂ©sus rĂ©pondit : " Et Ă  vous aussi, docteurs de la Loi, malheur ! parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles Ă  porter, et vous-mĂȘmes, vous n'y touchez pas d'un seul de vos doigts !

Evangile de Matthieu 18, 6

Mt 18, 6 : Mais celui qui scandalisera un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attachùt au cou la meule qu'un ùne tourne, et qu'on le précipitùt au fond de la mer.

Evangile de Marc 9, 41

Mc 9, 41 : Et quiconque sera une occasion de chute pour un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui attachĂąt au cou la meule qu'un Ăąne tourne, et qu'on le jetĂąt dans la mer.

Evangile de Luc 17 1-2

Lc 17, 1-2 : Jésus dit encore à ses disciples : " Il est impossible qu'il n'arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent ! 2Il vaudrait mieux pour lui qu'on lui mit au cou une meule de moulin, et qu'on le jetùt dans la mer, que de scandaliser un seul de ces petits.

Livre de l'Exode 20, 14

Ex 20, 14 : Tu ne commettras point d'adultĂšre.

Livre du Deutéronome 5, 18

Dt 5, 18 : Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain. Tu ne dĂ©sireras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bƓuf, ni son Ăąne, ni rien de ce qui appartient Ă  ton prochain.

Livre du Lévitique 18, 20

Lv 18, 20 : Tu n'auras pas commerce avec la femme de ton prochain, pour te souiller avec elle.

Livre de Job 31, 9-12 :

Jb 31, 9-12 : Si mon cƓur a Ă©tĂ© sĂ©duit par une femme, si j'ai fait le guet Ă  la porte de mon prochain, — que ma femme tourne la meule pour un autre, que des Ă©trangers la dĂ©shonorent ! Car c'est lĂ  un crime horrible, un forfait que punissent les juges ; un feu qui dĂ©vore jusqu'Ă  la ruine, qui aurait dĂ©truit tous mes biens.

Evangile de Matthieu 5, 27-28 :

Mt 5, 27-28 : Vous avez appris qu'il a Ă©tĂ© dit : " Tu ne commettras point d'adultĂšre. " Et moi, je vous dis que quiconque regarde une femme avec convoitise, a dĂ©jĂ  commis l'adultĂšre avec elle, dans son cƓur.

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