EMV 174.8-10 · Tome 3, p. 131-135
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
« Que la paix soit avec vous.
Quand je vous explique les voies du Seigneur, câest pour que vous les suiviez. Pourriez-vous suivre en mĂȘme temps le sentier qui descend Ă droite et celui qui descend Ă gauche ? Cela vous serait impossible, car si vous prenez lâun, vous devez laisser lâautre. MĂȘme si les deux sentiers Ă©taient voisins, vous ne pourriez continuer Ă marcher un pied dans lâun et lâautre pied dans lâautre. Vous finiriez par vous fatiguer et par vous tromper mĂȘme si vous aviez engagĂ© un pari. Mais entre le sentier de Dieu et celui de Satan, il y a une grande distance, qui ne cesse dâaugmenter, exactement comme ces deux sentiers qui se rejoignent ici, mais qui, Ă mesure quâils descendent dans la vallĂ©e sâĂ©cartent toujours plus lâun de lâautre, lâun allant vers CapharnaĂŒm, lâautre vers PtolĂ©maĂŻs.
Il en est de mĂȘme de la vie : elle sâĂ©coule entre le passĂ© et lâavenir, entre le mal et le bien. Au milieu se trouve lâhomme avec sa volontĂ© et son libre arbitre ; aux extrĂ©mitĂ©s, dâune part Dieu et son Ciel, dâautre part Satan et son enfer. Lâhomme peut choisir. Personne ne le force.
Quâon ne me dise pas : â Mais Satan nous tente â pour sâexcuser de descendre par le sentier du bas. Dieu aussi nous tente par son amour et cette tentation est bien forte ; par ses paroles, et elles sont bien saintes ; par ses promesses, et elles sont bien sĂ©duisantes ! Alors pourquoi se laisser tenter par un seul des deux, par celui qui mĂ©rite le moins quâon lâĂ©coute ? Les paroles, les promesses, lâamour de Dieu ne suffisent-ils pas Ă neutraliser le poison de Satan ?
Veillez Ă ce que cela ne tourne pas mal pour vous. Quand on est en trĂšs bonne condition physique, on nâest pas Ă lâabri des contagions, mais on les surmonte facilement. Si, au contraire, on est dĂ©jĂ malade et par consĂ©quent affaibli, on pĂ©rit presque certainement par toute nouvelle infection, et si lâon survit on est plus malade que la premiĂšre fois, car on nâa pas dans le sang la force de dĂ©truire complĂštement les germes infectieux. Câest la mĂȘme chose pour la partie supĂ©rieure de lâhomme. Si quelquâun est moralement et spirituellement sain et fort, croyez bien quâil nâest pas exempt de la tentation, mais le mal ne sâenracine pas en lui.
Quand jâentends quâon me dit : â Jâai frĂ©quentĂ© un tel et tel autre, jâai lu ceci et cela, jâai essayĂ© dâamener au bien celui-ci et celui-lĂ , mais en rĂ©alitĂ© le mal qui Ă©tait dans leur Ăąme et dans leur cĆur, le mal qui Ă©tait dans le livre est entrĂ© en moi â, je conclus : â Cela prouve que tu avais dĂ©jĂ créé le terrain favorable Ă sa pĂ©nĂ©tration. Cela prouve que tu es un faible qui manque de nerf moral et spirituel. Car nous devons tirer du bien de nos ennemis eux-mĂȘmes. En observant leurs erreurs, nous devons apprendre Ă nây pas tomber. Lâhomme intelligent ne se laisse pas sĂ©duire par la premiĂšre doctrine quâil entend. Lâhomme qui est tout imprĂ©gnĂ© dâune doctrine ne peut laisser place en lui pour les autres. Cela explique les difficultĂ©s que lâon rencontre avec ceux qui sont convaincus par dâautres enseignements : comment les persuader de suivre la vraie religion ? Mais si tu mâavoues que tu changes de pensĂ©e au moindre souffle de vent, je vois que tu es plein de vides, ta force spirituelle est fissurĂ©e de partout, les digues qui retiennent ta pensĂ©e sont dĂ©foncĂ©es en mille endroits par oĂč fuient les eaux saines et entrent les eaux corrompues, et tu es tellement sot et apathique que tu ne tâen aperçois mĂȘme pas et nây apportes aucun remĂšde. Tu es un malheureux. â
Entre ces deux sentiers, sachez donc choisir le bon et le suivre, en rĂ©sistant aux attraits de la sensualitĂ©, du monde, de la science et du dĂ©mon. Laissez aux gens du monde, toute foi mĂȘlĂ©e, les compromis, les pactes qui sâopposent les uns aux autres. Ceux-ci ne devraient pas mĂȘme exister si les hommes Ă©taient honnĂȘtes. Mais vous, vous du moins, hommes de Dieu, nâen faites pas. Vous ne pouvez chercher des arrangements ni avec Dieu ni avec Mammon. Nâen faites mĂȘme pas en vous, car ils seraient inconsistants. Vos actes, mĂątinĂ©s de bon et de mauvais, nâauraient aucune valeur. Ceux qui sont complĂštement bons seraient annulĂ©s par ceux qui ne le sont pas. Les mauvais vous feraient tomber directement aux mains de lâEnnemi. Nâen faites donc pas. Mais servez loyalement. Personne ne peut servir deux maĂźtres dont la pensĂ©e est diffĂ©rente. Sâil aime lâun, il haĂŻra lâautre et inversement. Vous ne pouvez appartenir Ă©galement Ă Dieu et Ă Mammon. Lâesprit de Dieu ne peut se concilier avec lâesprit du monde. Lâun sâĂ©lĂšve, lâautre descend. Lâun sanctifie, lâautre corrompt. Si vous ĂȘtes corrompus, comment pouvez-vous agir avec puretĂ© ? La sensualitĂ© sâenflamme en ceux qui sont corrompus et, Ă la suite de la sensualitĂ©, les autres dĂ©sirs malsains.
174.9 Vous savez dĂ©jĂ comment Eve fut corrompue, et Adam par son intermĂ©diaire. Satan donna un baiser sur lâĆil de la femme et lâensorcela de telle façon que toute vision jusquâalors pure prit pour elle un aspect impur et Ă©veilla dâĂ©tranges curiositĂ©s. Puis Satan lui donna un baiser sur les oreilles et les ouvrit aux paroles dâune science inconnue : la sienne. La pensĂ©e dâEve, elle aussi, voulut connaĂźtre ce qui nâĂ©tait pas nĂ©cessaire. Puis Satan montra Ă son Ćil et Ă sa pensĂ©e Ă©veillĂ©s au mal tout ce quâils nâavaient pas vu ni compris jusque lĂ , et tout en Eve sâĂ©veilla et se corrompit. Alors la femme alla trouver lâhomme, lui rĂ©vĂ©la son secret et persuada Adam de goĂ»ter au nouveau fruit, si beau Ă voir et interdit jusquâalors. Elle lâembrassa et le regarda avec une bouche et des yeux dĂ©jĂ pris par le trouble satanique. Alors la corruption pĂ©nĂ©tra en Adam qui vit le fruit dĂ©fendu et par suite le dĂ©sira. Il y mordit avec sa compagne, et tomba de si haut dans la boue.
Quand un homme est corrompu, il entraĂźne lâautre dans la corruption, Ă moins que ce ne soit un saint au vrai sens du mot.
Attention Ă votre regard, vous les hommes, au regard des yeux comme Ă celui de lâesprit. Sâils sont corrompus, ils ne peuvent que corrompre le reste. LâĆil est la lumiĂšre du corps, ta pensĂ©e est la lumiĂšre de ton cĆur. Mais si ton Ćil nâest pas pur, tout en toi deviendra trouble et les nuĂ©es de la sĂ©duction crĂ©eront en toi des imaginations impures, car par suite de la soumission des organes Ă la pensĂ©e, une pensĂ©e corrompue corrompt les sens. Tout est pur en lâhomme Ă la pensĂ©e pure qui lui donne un regard pur, et la lumiĂšre de Dieu descend en maĂźtresse lĂ oĂč les sens ne font pas obstacle. Mais si, par quelque mauvaise volontĂ©, tu as habituĂ© ton Ćil Ă des visions troubles, tout en toi deviendra tĂ©nĂšbres. Câest inutilement que tu regarderas les choses les plus saintes. Dans la nuit, il nây aura que tĂ©nĂšbres et tu feras des Ćuvres de tĂ©nĂšbres.
174.10 Aussi, vous qui ĂȘtes enfants de Dieu, protĂ©gez-vous contre vous-mĂȘmes. Surveillez-vous attentivement contre toutes les tentations. Etre tentĂ© nâest pas un mal. Câest par la lutte que lâathlĂšte se prĂ©pare Ă la victoire. Mais le mal, câest dâĂȘtre vaincu faute dâentraĂźnement et dâattention. Je sais que tout sert Ă la tentation. Je sais que la dĂ©fense Ă©nerve. Je sais que la lutte Ă©puise. Mais, allons, pensez Ă ce que cela vous procure. Voudriez-vous pour une heure de plaisir, de nâimporte quelle espĂšce, perdre une Ă©ternitĂ© de paix ? Que vous laisse le plaisir de la chair, de lâor et de la pensĂ©e ? Rien. QuâacquĂ©rez-vous en les repoussant ? Tout. Je parle Ă des pĂ©cheurs, parce que lâhomme est pĂ©cheur. Eh bien, dites-moi, en vĂ©ritĂ© : aprĂšs avoir satisfait les sens, ou lâorgueil, ou la cupiditĂ©, vous ĂȘtes-vous sentis plus frais, plus heureux, plus paisibles ? Dans lâheure qui suit la satisfaction â câest toujours une heure de rĂ©flexion â, vous ĂȘtes-vous en rĂ©alitĂ© sentis sincĂšrement heureux ? Moi, je nâai pas goĂ»tĂ© Ă ce pain de la sensualitĂ©. Mais je rĂ©ponds pour vous : â Non. FlĂ©trissure, mĂ©contentement, incertitude, nausĂ©e, peur, agitation. VoilĂ ce quâa Ă©tĂ© le suc que vous a procurĂ© cette heure de plaisir. â
Cependant, je vous en prie : lorsque je vous dis â Ne faites jamais cela â, jâajoute : â Ne vous montrez pas impitoyables envers ceux qui se trompent. â Rappelez-vous que vous ĂȘtes tous frĂšres, faits de chair et dâune Ăąme. Pensez que nombreuses sont les causes qui amĂšnent quelquâun Ă pĂ©cher. Soyez misĂ©ricordieux envers les pĂ©cheurs, relevez-les avec bontĂ© et amenez-les Ă Dieu en leur montrant que la voie quâils ont prise est hĂ©rissĂ©e de dangers pour la chair, pour lâintelligence et pour lâĂąme. Agissez de la sorte et vous en serez grandement rĂ©compensĂ©s. Car le PĂšre qui est aux Cieux est misĂ©ricordieux Ă lâĂ©gard des bons et il sait rendre au centuple. Je vous dis donc⊠»
(A ce moment, JĂ©sus me dit que vous devez me copier la vision-dictĂ©e du 12 aoĂ»t 1944, B 961, de la 35e ligne jusquâĂ la fin, câest-Ă -dire jusquâau dĂ©part de Marie-Madeleine, aux mots « et elle eut un rire de rage et de mĂ©pris ». Puis vous continuerez par ce qui suit, naturellement en omettant cette parenthĂšse).
Détail
Il s'agit de la premiÚre prédication du Christ dans l'EMV 174. Il y en a trois en tout.