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Confort de lecture

EMV 172.11 · Tome 3, p. 114-115

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« J’aime beaucoup les vieillards qui sont saints et si je peux leur accorder un crĂ©puscule serein, j’en suis heureux.

– Tu aimes aussi les enfants


– Oui, et les malades


– Et ceux qui pleurent


– Et ceux qui sont seuls


– Ah ! Mon MaĂźtre, mais tu ne te rends pas compte que tu aimes tout le monde ? MĂȘme tes ennemis ?

– Je ne m’en aperçois pas, Simon. C’est ma nature d’aimer. »

Détail

Jésus est avec Simon le Zélote et il dit :

Mots-clés

EMV 173 · Tome 3, p. 116-124

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Cinquiùme discours sur la Montagne : l’usage des richesses, l’aumîne, la confiance en Dieu.

Date de la vision : Dimanche 27 mai 1945.

Calendrier : Jeudi 17 février 28 (4 Adar I 3788)

Lieux (carte) : Les Cornes d'Hattin

Cycle : Sermon sur la montagne

RĂ©sumĂ© : La foule est de plus en plus nombreuse et JĂ©sus continue son discours. Il commence d'abord par encourager les Ăąmes Ă  se faire un trĂ©sor au Ciel, lĂ  oĂč nul voleur ne peut dĂ©rober nos richesses. Sur terre, il faut faire un juste usage de nos biens et de notre or et garder en mĂ©moire que tout ce qu'on possĂšde peut ĂȘtre dĂ©truit par des incendies, par des maladies et par des malheurs divers. Il faut donc transformer ces biens terrestre en biens surnaturels, et les utiliser pour se faire un trĂ©sor dans le Royaume.

Dans un deuxiĂšme temps, JĂ©sus encourage chacun Ă  ĂȘtre charitable par esprit surnaturel et Ă  ne pas chercher les Ă©loges humaines. Il faut ne pas mettre en avant notre charitĂ© et nos bonnes actions, mais toujours agir avec discrĂ©tion. Il en va de mĂȘme pour l'aumĂŽne : le Christ conseille de la rĂ©aliser avec charitĂ©, et puis d'oublier l'acte lui-mĂȘme. Il nous restera le sourire de Dieu et la paix ; et le PĂšre nous rĂ©compensera.

JĂ©sus est interrompu par un pharisien, qui l'accuse de ne pas pratiquer ce qu'il dit. En effet, JĂ©sus a reccueilli IsmaĂ«l et Sarah dans l'EMV 172, et l'homme lui reproche de ne pas les avoir rassassiĂ©s comme il l'avait annoncĂ©. JĂ©sus rectifie ses paroles, puis c'est le vieillard IsmaĂ«l lui-mĂȘme qui intervient. Ses paroles font fuir l'inopportun et le Sauveur continue son discours. Il demande juste de pardonner Ă  cet homme.

Le MaĂźtre enjoint donc de ne pas avoir peur du lendemain. Dieu donnera toujours ce qui est nĂ©cessaire. Lui-mĂȘme est pauvre et il s'appuie sur les riches pour qu'ils fassent charitĂ© au nom de Dieu. Il ne faut pas s'inquiĂ©ter de possĂ©der peu, ni s'inquiĂ©ter en pensant Ă  l'avenir : le PĂšre lui-mĂȘme nourrit les oiseaux et nous sommes plus que des oiseaux. Il faut avoir foi en la paternitĂ© du Seigneur et recherchez d'abord les vertus. Le reste nous sera donnĂ© en surcoĂźt et demain se souciera de lui-mĂȘme.

Contenu du chapitre : 173.1 : La foule augmente toujours. 173.2 : La fructification des richesses matĂ©rielles et spirituelles. 173.3 : Faites-vous des trĂ©sors au Ciel oĂč n'entrent pas les voleurs. 173.4 : Quand vous faites l'aumĂŽne, ne sonnez pas de la trompette pour attirer l'attention des passants. 173.5 : Un insulteur apostrophe JĂ©sus : MaĂźtre, tu dĂ©mens tes paroles ! Le vieillard IsmaĂ«l le rabroue. 173.6 : Ne faites pas le bien pour avoir une rĂ©compense, pour avoir une garantie pour le lendemain. 173.7 : Ne vous inquiĂ©tez pas du lendemain, cherchez le Royaume de Dieu.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 33

Mots-clés

EMV 173.2-7 · Tome 3, p. 116-124

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

173.2 « Que la paix soit avec vous tous !

Hier, je vous ai parlĂ© de la priĂšre, de la parole donnĂ©e, du jeĂ»ne. Aujourd’hui, je veux vous instruire sur d’autres perfections. Elles sont elles aussi priĂšre, confiance, sincĂ©ritĂ©, amour, religion.

La premiĂšre dont je vais parler, c’est le juste usage des richesses, changĂ©es, par la bonne volontĂ© du serviteur fidĂšle, en autant de richesses cĂ©lestes. Les trĂ©sors de la terre ne durent pas, mais les trĂ©sors du Ciel sont Ă©ternels. Avez-vous l’amour de ce qui vous appartient ? Cela vous fait-il de la peine de mourir, parce que vous ne pouvez plus vous occuper de vos biens et que vous devez les laisser ? Alors transportez-les au Ciel ! Vous demandez : “ Ce qui est de la terre n’entre pas au Ciel et tu enseignes que l’argent est la chose la plus dĂ©goĂ»tante de la terre. Comment donc pouvons-nous le transporter au Ciel ? ” Non, vous ne pouvez pas emporter les piĂšces de monnaie, qui sont matĂ©rielles, dans le Royaume oĂč tout est spirituel, mais vous pouvez emporter la fĂ©conditĂ© de cet argent.

Quand vous confiez votre or Ă  un banquier, quel est votre but ? qu’il le fasse fructifier. Evidemment, vous ne vous en privez pas, mĂȘme momentanĂ©ment, pour qu’il vous le rende tel quel : vous voulez que pour dix talents, il vous en rende un de plus, si ce n’est davantage. Vous vous en rĂ©jouissez et vous faites l’éloge du banquier. Sinon, vous dĂ©clarez : “ Il est honnĂȘte, mais c’est un imbĂ©cile. ” Et puis si, au lieu de onze talents, il ne vous en rend que neuf en disant : “ J’ai perdu le reste ”, vous le dĂ©noncez et le faites jeter en prison.

Qu’est-ce que le produit de l’argent ? Est-ce que le banquier sĂšme vos deniers et les arrose pour les faire croĂźtre ? Non. Ce bĂ©nĂ©fice est produit par un astucieux maniement des affaires, de sorte qu’avec les hypothĂšques et les prĂȘts Ă  intĂ©rĂȘt, l’argent s’accroĂźt de l’intĂ©rĂȘt justement requis pour l’or qui a Ă©tĂ© prĂȘtĂ©. N’en est-il pas ainsi ?

Or, Ă©coutez : Dieu vous donne des richesses terrestres, Ă  certains beaucoup, Ă  d’autres Ă  peine le nĂ©cessaire pour vivre, et il vous dit : “ c’est maintenant Ă  toi. Je te les ai donnĂ©es. Utilise ces moyens comme mon amour le dĂ©sire pour ton bien. Je te les confie, mais pas pour que tu en fasses naĂźtre un mal. A cause de l’estime que j’ai pour toi, par reconnaissance pour mes dons, fais fructifier tes biens en vue de cette vraie Patrie. ”

173.3 Et voici la méthode à suivre pour arriver à cette fin.

Ne dĂ©sirez pas accumuler vos trĂ©sors sur la terre en vivant pour eux, en vous montrant cruels Ă  cause d’eux, en vous attirant les malĂ©dictions de votre prochain et de Dieu Ă  cause d’eux. Ils ne le mĂ©ritent pas. Ils ne sont jamais en sĂ©curitĂ© ici-bas. Les voleurs peuvent toujours vous les dĂ©rober. Le feu peut dĂ©truire les maisons. Les maladies des plantes ou des troupeaux peuvent anĂ©antir les fruits ou les animaux. Que de dangers guettent les biens ! Qu’ils soient immobiliers comme les maisons ou incorruptibles comme l’or, ou bien qu’ils soient, par nature, pĂ©rissables comme tout ce qui vit, comme les vĂ©gĂ©taux et les animaux, ou encore qu’il s’agisse d’étoffes prĂ©cieuses, qui peuvent se dĂ©tĂ©riorer. Les maisons sont menacĂ©es par la foudre, les incendies ou les inondations ; les champs le sont par les voleurs, la rouille, la sĂ©cheresse, les rongeurs, ou les insectes ; le tournis, les fiĂšvres, les mutilations, les Ă©pidĂ©mies guettent les animaux ; les mites peuvent s’attaquer aux Ă©toffes prĂ©cieuses et les rats aux meubles de prix ; l’oxydation Ă©rode la vaisselle, les lampes comme aussi les grilles artistiques : absolument tout peut ĂȘtre dĂ©tĂ©riorĂ©.

Mais si vous transformez tous ces biens terrestres en un bien surnaturel, alors il Ă©chappe Ă  toute dĂ©tĂ©rioration du temps, des hommes et des intempĂ©ries. Faites-vous des trĂ©sors au Ciel, lĂ  oĂč n’entrent pas les voleurs et oĂč il n’arrive aucun malheur. Appliquez misĂ©ricordieusement votre travail Ă  toutes les misĂšres de la terre. Caressez vos piĂšces de monnaie, embrassez-les si vous voulez, rĂ©jouissez-vous des moissons prospĂšres, des vignes chargĂ©es de grappes, des oliviers qui ploient sous le poids d’innombrables olives, des brebis au sein fĂ©cond et aux mamelles gonflĂ©es. Faites tout cela. Mais que ce ne soit pas d’une façon stĂ©rile, humaine. Faites-le par amour et admiration, joyeusement et par calcul surnaturel.

“ Merci, mon Dieu, pour cet argent, pour ces moissons, pour ces arbres, pour ces brebis, pour ces bonnes affaires ! Merci, brebis, arbres, prĂ©s, bonnes affaires qui m’ĂȘtes si utiles ! Soyez tous bĂ©nis, parce que par ta bontĂ©, ĂŽ Eternel, par votre bontĂ©, ĂŽ choses, je peux faire beaucoup de bien Ă  ceux qui ont faim, ou qui sont nus, sans toit, malades, seuls
 L’an dernier, je l’ai fait pour dix. Cette annĂ©e – bien que j’aie beaucoup donnĂ© en aumĂŽnes, j’ai davantage d’argent, les moissons sont plus abondantes et les troupeaux plus nombreux –, je vais donner deux fois, trois fois plus que l’an passĂ©, pour que tous, mĂȘme ceux qui n’ont rien Ă  eux, se rĂ©jouissent avec moi et te bĂ©nissent avec moi, toi, Seigneur Ă©ternel. ” VoilĂ  la priĂšre du juste. Cette priĂšre, unie Ă  l’action, transporte vos biens au Ciel et non seulement vous les conserve pour l’éternitĂ©, mais vous les fait trouver augmentĂ©s des fruits saints de l’amour.

Ayez votre trĂ©sor au Ciel, pour y avoir votre cƓur, au-dessus et au-delĂ  du danger pour que non seulement l’or, les maisons, les champs ou les troupeaux ne puissent subir des malheurs, mais pour que votre propre cƓur ne soit pas attaquĂ©, enlevĂ©, corrompu, brĂ»lĂ©, tuĂ© par l’esprit du monde. Si vous agissez ainsi, vous aurez votre trĂ©sor dans votre cƓur parce que vous aurez Dieu en vous, jusqu’au jour bienheureux oĂč vous serez en lui.

173.4 pour ne pas diminuer le fruit de votre charitĂ©, veillez donc Ă  ĂȘtre charitables par esprit surnaturel. Ce que je vous ai dit de la priĂšre et du jeĂ»ne vaut aussi pour la bienfaisance et pour toutes les bonnes Ɠuvres que vous pouvez faire.

Gardez le bien que vous faites Ă  l’abri des violations de la sensualitĂ© du monde. Gardez-le vierge des Ă©loges humains. Ne profanez pas la rose parfumĂ©e de votre charitĂ© et de vos bonnes actions – ce vĂ©ritable encensoir de parfums agrĂ©ables au Seigneur –. Ce qui profane le bien, ce sont l’esprit d’orgueil, le dĂ©sir d’ĂȘtre remarquĂ© quand on fait le bien et la recherche de louanges. La rose de la charitĂ© est alors souillĂ©e et corrompue par les limaçons visqueux de l’orgueil satisfait, et l’encensoir se remplit des pailles puantes de la litiĂšre sur laquelle l’orgueilleux se complaĂźt comme un animal repu.

Ah ! Ces actes de bienfaisance accomplis pour qu’on parle de vous ! Il vaut bien mieux ne pas en faire ! Celui qui n’en fait pas pĂšche par duretĂ©. Celui qui les accomplit en rĂ©vĂ©lant la somme donnĂ©e et le nom du bĂ©nĂ©ficiaire, en mendiant les Ă©loges, pĂšche par orgueil. C’est comme s’il disait : “ Vous voyez ce que je peux ? ” Il pĂšche par manque de charitĂ© car il humilie le bĂ©nĂ©ficiaire en rĂ©vĂ©lant son nom, il pĂšche par avarice spirituelle en voulant accumuler les Ă©loges humains
 C’est de la paille, de la paille, rien de plus. Agissez en sorte que ce soit Dieu et ses anges qui vous louent.

Vous, quand vous faites l’aumĂŽne, ne sonnez pas de la trompette pour attirer l’attention des passants et ĂȘtre honorĂ©s comme les hypocrites qui cherchent les applaudissements des hommes et pour cela ne donnent leur argent que lĂ  oĂč ils peuvent ĂȘtre vus d’un grand nombre. Eux aussi ont dĂ©jĂ  reçu leur rĂ©compense et n’en recevront pas d’autre de Dieu. Vous, ne tombez pas dans cette mĂȘme faute et dans cette prĂ©somption. Mais quand vous faites l’aumĂŽne, que votre main gauche ne sache pas ce que fait la main droite, tant est cachĂ©e et pudique votre obole, puis oubliez-la. Ne restez pas Ă  applaudir votre acte en vous gonflant comme le crapaud qui s’admire de ses yeux voilĂ©s dans l’étang et qui, apercevant dans l’eau paisible le reflet des nuages, des arbres, du char arrĂȘtĂ© prĂšs de la rive et se voyant si petit par rapport Ă  eux, se gonfle d’air jusqu’à en Ă©clater. Votre charitĂ© elle-mĂȘme n’est rien, comparĂ©e Ă  l’infini de la charitĂ© de Dieu, et si vous voulez devenir semblables Ă  lui et rendre votre petite charitĂ© grande au point d’égaler la sienne, vous vous remplirez du vent de l’orgueil et finirez par pĂ©rir.

Oubliez l’acte lui-mĂȘme. Il vous en restera toujours la prĂ©sence d’une lumiĂšre, d’une parole douce comme le miel, et cela vous rendra le jour lumineux, doux, bienheureux. Car cette lumiĂšre sera le sourire de Dieu, ce miel la paix spirituelle qui est encore Dieu, cette voix la voix du Dieu PĂšre qui vous dira : “ Merci. ” Lui, il voit le mal cachĂ© et le bien qui se cache et il vous en rĂ©compensera. Je vous le


173.5 – MaĂźtre, tu fais le contraire de ce que tu dis ! »

L’insulte, hargneuse et imprĂ©vue, provient du milieu de la foule. Tous se tournent vers cette voix. Il y a de la confusion.

Pierre bougonne :

« Je te l’avais bien dit ! Eh ! Quand il y a un de ceux-là
 rien ne va plus ! »

Dans la foule, on siffle l’insulteur, on le hue. JĂ©sus est le seul Ă  rester calme. Il a croisĂ© les bras sur sa poitrine et se tient droit, le front Ă©clairĂ© par le soleil, droit sur son rocher, dans son vĂȘtement bleu foncĂ©.

L’insulteur continue, sans se soucier des rĂ©actions de la foule :

« Tu es un mauvais maĂźtre car tu enseignes ce que tu ne fais pas et


– Tais-toi ! Va-t’en ! Honte Ă  toi ! » crie la foule. Ou encore :

« Va trouver tes scribes ! A nous, le MaĂźtre nous suffit. Les hypocrites avec les hypocrites ! Faux maĂźtres ! Usuriers !
 »

Ils continueraient bien, si JĂ©sus ne leur intimait d’une voix de tonnerre :

« Silence ! Laissez-le parler ! »

Certes, les gens ne crient plus, mais ils marmonnent leurs reproches accompagnĂ©s d’Ɠillades furieuses.

« Oui. Tu enseignes ce que tu ne fais pas. Tu dis qu’on doit faire l’aumĂŽne sans ĂȘtre vus et, hier, en prĂ©sence de plein de monde, tu as dit Ă  deux pauvres : “ Restez, je vais vous rassasier. ”

– J’ai dit : “ Que les deux pauvres restent. Ils seront nos hĂŽtes bĂ©nis et donneront de la saveur Ă  notre pain. ” Rien de plus. Je n’ai pas prĂ©tendu vouloir les rassasier. Quel est le pauvre qui n’a pas au moins un pain ? C’était pour nous une joie de leur donner notre bonne amitiĂ©.

– HĂš oui ! Tu es astucieux et tu sais faire l’agneau !
 »

Le vieillard se lĂšve, se retourne et, levant son bĂąton, il crie :

« Langue infernale, toi qui accuses le Saint, tu crois peut-ĂȘtre tout connaĂźtre et pouvoir accuser avec ce que tu sais ? De mĂȘme que tu ignores qui est Dieu et qui est celui que tu insultes, tu ignores ses actes. Il n’y a pour les connaĂźtre que les anges et mon cƓur tout en joie. Ecoutez, hommes, Ă©coutez tous et voyez si JĂ©sus est le menteur et l’orgueilleux que cette balayure du Temple veut dire. Lui


– Tais-toi, IsmaĂ«l ! Tais-toi par amour pour moi ! Si je t’ai rendu heureux, fais-en de mĂȘme Ă  mon Ă©gard en te taisant, implore JĂ©sus.

– Je t’obĂ©is, Fils saint. Mais laisse-moi dire cette seule chose : la bĂ©nĂ©diction du vieux juif fidĂšle est sur Celui dont j’ai reçu les bienfaits de la part de Dieu. Cette bĂ©nĂ©diction, Dieu l’a mise sur mes lĂšvres pour moi et pour Sarah, ma nouvelle fille. Mais sur ta tĂȘte, il n’y aura pas de bĂ©nĂ©diction. Je ne te maudis pas. Je ne souille pas par une malĂ©diction ma bouche qui doit dire Ă  Dieu : “ Accueille-moi. ” Je n’ai mĂȘme pas maudit celle qui m’a reniĂ© et dĂ©jĂ  Dieu m’en rĂ©compense. Mais il y aura quelqu’un pour prendre en main la cause de l’Innocent qu’on accuse et d’IsmaĂ«l, l’ami de Dieu qui le bĂ©nit. »

Une vraie clameur s’élĂšve Ă  la fin du discours du vieillard qui se rassied, tandis qu’un homme s’esquive et s’éloigne, accablĂ© de reproches.

Puis la foule crie à Jésus :

« Continue, continue, MaĂźtre saint ! Nous, nous n’écoutons que toi, et toi, Ă©coute-nous. N’écoute pas ces corbeaux maudits ! Ils sont jaloux que nous t’aimions plus qu’eux ! Tu as en toi la saintetĂ©, eux la perversitĂ©. Parle, parle ! Tu vois que nous ne dĂ©sirons rien d’autre que ta parole. Maisons, commerces, tout cela n’est rien pour qui veut t’entendre.

– Oui, je vais parler. Mais ne vous faites pas de soucis. Priez pour ce malheureux. Pardonnez comme je pardonne, car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre PĂšre des Cieux vous pardonnera vos pĂ©chĂ©s Ă  vous aussi. Mais si vous gardez de la rancune et ne pardonnez pas aux hommes, votre PĂšre ne vous pardonnera pas non plus vos fautes. Or tout le monde a besoin de pardon.

173.6 Je vous disais que Dieu vous rĂ©compensera, mĂȘme si vous ne lui demandez pas de rĂ©compense pour le bien que vous aurez fait. NĂ©anmoins, ne faites pas le bien pour obtenir une rĂ©compense, pour avoir une garantie pour le lendemain. Ne faites pas le bien en le mesurant, retenus par cette crainte : “ En aurai-je encore pour moi ? Et si je n’ai plus rien, qui viendra Ă  mon aide ? Trouverai-je quelqu’un pour faire pour moi ce que j’ai fait aux autres ? Et quand je ne pourrai plus rien donner, est-ce qu’on m’aimera encore ? ”

Regardez : j’ai des amis puissants parmi les riches et des amis parmi les pauvres. Et en vĂ©ritĂ©, je vous dis que ce ne sont pas les amis puissants qui sont les plus aimĂ©s. Je vais chez eux, non pas pour moi ou dans mon propre intĂ©rĂȘt, mais parce que je peux recevoir d’eux beaucoup pour ceux qui ne possĂšdent rien. Moi, je suis pauvre. Je n’ai rien. Je voudrais possĂ©der tous les trĂ©sors du monde et les changer en pain pour ceux qui ont faim, en maisons pour ceux qui sont sans toit, en vĂȘtements pour ceux qui sont nus, en mĂ©dicaments pour les malades. Vous me direz : “ Toi, tu peux guĂ©rir. ” Oui, je peux cela et bien plus. Mais les autres n’ont pas toujours la foi, si bien que je ne puis faire ce que je ferais et ce que je voudrais faire, si je trouvais dans les cƓurs la foi en moi. Je voudrais faire du bien mĂȘme Ă  ceux qui n’ont pas la foi, et puisqu’ils ne demandent pas de miracle au Fils de l’homme, je voudrais les secourir d’homme Ă  homme. Mais je n’ai rien. C’est pour cela que je tends la main Ă  ceux qui possĂšdent et que je leur demande : “ Fais-moi la charitĂ©, au nom de Dieu. ” VoilĂ  pourquoi j’ai des amis en haut lieu. Demain, quand je ne serai plus sur terre, il y aura encore des pauvres, et moi, je ne serai plus lĂ  ni pour faire des miracles pour les croyants, ni pour faire l’aumĂŽne pour amener Ă  la foi. Alors mes amis riches auront appris Ă  mon contact comment on s’y prend pour faire le bien et mes apĂŽtres, Ă  mon contact aussi, auront appris Ă  faire l’aumĂŽne par amour pour leurs frĂšres. Ainsi les pauvres seront-ils toujours secourus.

Eh bien, hier j’ai reçu d’un homme qui ne possĂšde rien, plus que ce que m’ont donnĂ© tous ceux qui possĂšdent. C’est un ami aussi pauvre que moi. Mais il m’a donnĂ© quelque chose qui ne peut s’acheter avec de l’argent et qui m’a rendu heureux : car cela m’a rappelĂ© tant d’heures sereines de mon enfance et de ma jeunesse lorsque, chaque soir, les mains du Juste se posaient sur ma tĂȘte et que j’allais me reposer avec sa bĂ©nĂ©diction pour protĂ©ger mon sommeil. Hier, cet ami pauvre m’a fait roi par sa bĂ©nĂ©diction. Vous voyez : ce que lui m’a donnĂ©, aucun de mes amis riches ne me l’a jamais donnĂ©. Ne craignez donc rien. MĂȘme si vous n’avez pas de quoi faire l’aumĂŽne, il suffit que vous ayez l’amour et la saintetĂ© pour faire du bien Ă  qui est pauvre, Ă©puisĂ© ou affligĂ©.

173.7 C’est pourquoi je vous dis : ne vous inquiĂ©tez pas trop de possĂ©der peu : vous aurez toujours le nĂ©cessaire. Ne vous inquiĂ©tez pas trop en pensant Ă  l’avenir : personne ne sait quel avenir l’attend. Ne vous prĂ©occupez pas de ce que vous mangerez pour vous garder en vie, ni de quoi vous vous couvrirez pour garder votre corps au chaud : la vie de votre Ăąme est bien plus prĂ©cieuse que votre ventre et vos membres, elle a bien plus de prix que la nourriture et le vĂȘtement, comme la vie matĂ©rielle a plus de prix que la nourriture, et le corps plus que le vĂȘtement. Et votre PĂšre le sait. Sachez-le donc, vous aussi. Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sĂšment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas dans des greniers et pourtant ils ne meurent pas de faim car le PĂšre cĂ©leste les nourrit. Or vous, les hommes, les crĂ©atures prĂ©fĂ©rĂ©es du PĂšre, vous valez beaucoup plus qu’eux.

Qui de vous peut ajouter par tout son savoir-faire une seule coudĂ©e Ă  sa taille ? Si vous ne rĂ©ussissez pas Ă  allonger votre taille d’un pouce, comment pouvez-vous penser Ă  changer votre future situation en augmentant vos richesses pour vous garantir une longue et heureuse vieillesse ? Pouvez-vous dire Ă  la mort : “ Tu viendras me prendre quand je voudrai ” ? C’est impossible. Dans ce cas, pourquoi vous prĂ©occuper du lendemain ? Et pourquoi vous faites-vous autant de soucis par crainte de rester sans vĂȘtements ? Regardez comment croissent les lys des champs : ils ne travaillent pas, ne filent pas, ne vont pas chez les marchands de drap faire des achats. Et pourtant je vous assure que Salomon lui-mĂȘme, dans toute sa gloire, ne fut jamais vĂȘtu comme l’un d’eux. Si donc Dieu revĂȘt ainsi l’herbe des champs qui vit aujourd’hui et qui servira demain Ă  chauffer le four ou Ă  nourrir le troupeau pour finir en cendres ou en fumier, combien plus prendra-t-il soin de vous, qui ĂȘtes ses enfants.

Ne soyez pas des hommes de peu de foi. Ne vous inquiĂ©tez pas pour un avenir incertain : “ Quand je serai vieux, comment mangerai-je ? Que boirai-je ? Comment m’habillerai-je ? ” laissez ces prĂ©occupations aux paĂŻens qui n’ont pas la certitude lumineuse de la paternitĂ© divine. Vous, vous l’avez et vous savez que votre PĂšre connaĂźt vos besoins et qu’il vous aime. Ayez donc confiance en lui. Recherchez d’abord ce qui est vraiment nĂ©cessaire : la foi, la bontĂ©, la charitĂ©, l’humilitĂ©, la misĂ©ricorde, la puretĂ©, la justice, la douceur, les trois ou quatre vertus principales et toutes les autres encore, de façon Ă  ĂȘtre les amis de Dieu et Ă  avoir droit Ă  son Royaume. Je vous assure que le reste vous sera accordĂ© par surcroĂźt, sans mĂȘme que vous le demandiez. Il n’est pas de riche plus riche que le saint et de plus assurĂ© que lui. Dieu est avec le saint. Le saint est avec Dieu. Il ne demande rien pour son corps et Dieu lui fournit le nĂ©cessaire. Mais il travaille pour son Ăąme, Ă  qui Dieu se donne lui-mĂȘme ici-bas, puis le Paradis aprĂšs la vie.

Ne vous mettez donc pas en peine pour ce qui ne le mĂ©rite pas. Affligez-vous d’ĂȘtre imparfaits et non d’ĂȘtre mal approvisionnĂ©s en biens terrestres. Ne vous mettez pas Ă  la torture pour le lendemain. Demain pensera Ă  lui-mĂȘme, et vous y penserez au moment oĂč vous le vivrez. Pourquoi vous en soucier dĂšs aujourd’hui ? La vie n’est-elle pas dĂ©jĂ  suffisamment encombrĂ©e par les souvenirs pĂ©nibles d’hier et les pensĂ©es torturantes d’aujourd’hui pour Ă©prouver le besoin d’y ajouter les cauchemars des “ que sera demain ” ? Laissez Ă  chaque jour ses ennuis ! Il y aura toujours dans la vie plus de peines que nous ne le voudrions, sans encore ajouter les peines Ă  venir aux prĂ©sentes ! RĂ©pĂ©tez sans cesse la grande parole de Dieu : “ Aujourd’hui. ” Vous ĂȘtes ses enfants, créés Ă  sa ressemblance. Dites donc avec lui : “ Aujourd’hui. ”

Et aujourd’hui, je vous donne ma bĂ©nĂ©diction. Qu’elle vous accompagne jusqu’au commencement du nouvel aujourd’hui : de demain, c’est-Ă -dire quand je vous donnerai de nouveau la paix au nom de Dieu. »

Détail

Durant le discours de JĂ©sus, il sera interrompu par un pharisien. Celui-ci Ă©voquera un passage dans l'EMV 172, oĂč JĂ©sus invite le vieil IsmaĂ«l et la femme Sarah Ă  partager leur pain.

Annotation

Hier, je vous ai parlé de la priÚre, de la parole donnée, du jeûne. Ces détails sont précieux pour vérifier la cohérence de la chronologie.

Evangile de Matthieu 6, 2-4

Mt 6, 2-4 : Ainsi, quand tu fais l’aumĂŽne, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le dĂ©clare : ceux-lĂ  ont reçu leur rĂ©compense. Mais toi, quand tu fais l’aumĂŽne, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite afin que ton aumĂŽne reste dans le secret ; ton PĂšre qui voit dans le secret te le rendra.

Evangile de Luc 12, 32-34 :

Lc 12, 32-34 : Sois sans crainte, petit troupeau : votre PĂšre a trouvĂ© bon de vous donner le Royaume. Vendez ce que vous possĂ©dez et donnez-le en aumĂŽne. Faites-vous des bourses qui ne s’usent pas, un trĂ©sor inĂ©puisable dans les cieux, lĂ  oĂč le voleur n’approche pas, oĂč la mite ne dĂ©truit pas. Car lĂ  oĂč est votre trĂ©sor, lĂ  aussi sera votre cƓur.

Evangile de Matthieu 6, 14-15

Mt 6, 14-15 : Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre PÚre céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre PÚre non plus ne pardonnera pas vos fautes.

Evangile de Marc 11, 25

Mc 11, 25 : Et quand vous vous tenez en priùre, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Pùre qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes.

Evangile de Matthieu 6, 19-21

Mt 6, 19-21 : Ne vous faites pas de trĂ©sors sur la terre, lĂ  oĂč les mites et les vers les dĂ©vorent, oĂč les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trĂ©sors dans le ciel, lĂ  oĂč il n’y a pas de mites ni de vers qui dĂ©vorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car lĂ  oĂč est ton trĂ©sor, lĂ  aussi sera ton cƓur.

Evangile de Matthieu 6, 25-33

Mt 6, 25-33 : C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vĂȘtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vĂȘtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre PĂšre cĂ©leste les nourrit. Vous-mĂȘmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudĂ©e Ă  la longueur de sa vie ? Et au sujet des vĂȘtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-mĂȘme, dans toute sa gloire, n’était pas habillĂ© comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vĂȘtement Ă  l’herbe des champs, qui est lĂ  aujourd’hui, et qui demain sera jetĂ©e au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les paĂŻens le recherchent. Mais votre PĂšre cĂ©leste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donnĂ© par surcroĂźt. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-mĂȘme ; Ă  chaque jour suffit sa peine.

Evangile de Luc 12, 22-31 :

Lc 12, 22-31 : C’est pourquoi, je vous dis : À propos de votre vie, ne vous souciez pas de ce que vous mangerez, ni, Ă  propos de votre corps, de quoi vous allez le vĂȘtir. En effet, la vie vaut plus que la nourriture, et le corps plus que le vĂȘtement.

Observez les corbeaux : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’ont ni rĂ©serves ni greniers, et Dieu les nourrit. Vous valez tellement plus que les oiseaux ! D’ailleurs qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudĂ©e Ă  la longueur de sa vie ? Si donc vous n’ĂȘtes pas capables de la moindre chose, pourquoi vous faire du souci pour le reste ?

Observez les lis : comment poussent-ils ? Ils ne filent pas, ils ne tissent pas. Or je vous le dis : Salomon lui-mĂȘme, dans toute sa gloire, n’était pas habillĂ© comme l’un d’entre eux. Si Dieu revĂȘt ainsi l’herbe qui aujourd’hui est dans le champ et demain sera jetĂ©e dans le feu, il fera tellement plus pour vous, hommes de peu de foi !

Ne cherchez donc pas ce que vous allez manger et boire ; ne soyez pas anxieux. Tout cela, les nations du monde le recherchent, mais votre PÚre sait que vous en avez besoin. Cherchez plutÎt son Royaume, et cela vous sera donné par surcroßt.

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EMV 173.2 · Tome 3, p. 116

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Les trésors de la terre ne durent pas, mais les trésors du Ciel sont éternels.

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EMV 173.3 · Tome 3, p. 117-118

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Ne dĂ©sirez pas accumuler vos trĂ©sors sur la terre en vivant pour eux, en vous montrant cruels Ă  cause d’eux, en vous attirant les malĂ©dictions de votre prochain et de Dieu Ă  cause d’eux. Ils ne le mĂ©ritent pas. Ils ne sont jamais en sĂ©curitĂ© ici-bas. Les voleurs peuvent toujours vous les dĂ©rober. Le feu peut dĂ©truire les maisons. Les maladies des plantes ou des troupeaux peuvent anĂ©antir les fruits ou les animaux. Que de dangers guettent les biens ! Qu’ils soient immobiliers comme les maisons ou incorruptibles comme l’or, ou bien qu’ils soient, par nature, pĂ©rissables comme tout ce qui vit, comme les vĂ©gĂ©taux et les animaux, ou encore qu’il s’agisse d’étoffes prĂ©cieuses, qui peuvent se dĂ©tĂ©riorer. Les maisons sont menacĂ©es par la foudre, les incendies ou les inondations ; les champs le sont par les voleurs, la rouille, la sĂ©cheresse, les rongeurs, ou les insectes ; le tournis, les fiĂšvres, les mutilations, les Ă©pidĂ©mies guettent les animaux ; les mites peuvent s’attaquer aux Ă©toffes prĂ©cieuses et les rats aux meubles de prix ; l’oxydation Ă©rode la vaisselle, les lampes comme aussi les grilles artistiques : absolument tout peut ĂȘtre dĂ©tĂ©riorĂ©.

Mais si vous transformez tous ces biens terrestres en un bien surnaturel, alors il Ă©chappe Ă  toute dĂ©tĂ©rioration du temps, des hommes et des intempĂ©ries. Faites-vous des trĂ©sors au Ciel, lĂ  oĂč n’entrent pas les voleurs et oĂč il n’arrive aucun malheur. Appliquez misĂ©ricordieusement votre travail Ă  toutes les misĂšres de la terre. Caressez vos piĂšces de monnaie, embrassez-les si vous voulez, rĂ©jouissez-vous des moissons prospĂšres, des vignes chargĂ©es de grappes, des oliviers qui ploient sous le poids d’innombrables olives, des brebis au sein fĂ©cond et aux mamelles gonflĂ©es. Faites tout cela. Mais que ce ne soit pas d’une façon stĂ©rile, humaine. Faites-le par amour et admiration, joyeusement et par calcul surnaturel.

“ Merci, mon Dieu, pour cet argent, pour ces moissons, pour ces arbres, pour ces brebis, pour ces bonnes affaires ! Merci, brebis, arbres, prĂ©s, bonnes affaires qui m’ĂȘtes si utiles ! Soyez tous bĂ©nis, parce que par ta bontĂ©, ĂŽ Eternel, par votre bontĂ©, ĂŽ choses, je peux faire beaucoup de bien Ă  ceux qui ont faim, ou qui sont nus, sans toit, malades, seuls... L’an dernier, je l’ai fait pour dix. Cette annĂ©e – bien que j’aie beaucoup donnĂ© en aumĂŽnes, j’ai davantage d’argent, les moissons sont plus abondantes et les troupeaux plus nombreux –, je vais donner deux fois, trois fois plus que l’an passĂ©, pour que tous, mĂȘme ceux qui n’ont rien Ă  eux, se rĂ©jouissent avec moi et te bĂ©nissent avec moi, toi, Seigneur Ă©ternel. ” VoilĂ  la priĂšre du juste. Cette priĂšre, unie Ă  l’action, transporte vos biens au Ciel et non seulement vous les conserve pour l’éternitĂ©, mais vous les fait trouver augmentĂ©s des fruits saints de l’amour.

Ayez votre trĂ©sor au Ciel, pour y avoir votre coeur, au-dessus et au-delĂ  du danger pour que non seulement l’or, les maisons, les champs ou les troupeaux ne puissent subir des malheurs, mais pour que votre propre coeur ne soit pas attaquĂ©, enlevĂ©, corrompu, brĂ»lĂ©, tuĂ© par l’esprit du monde. Si vous agissez ainsi, vous aurez votre trĂ©sor dans votre coeur parce que vous aurez Dieu en vous, jusqu’au jour bienheureux oĂč vous serez en lui.

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Evangile de Matthieu 6, 19-21

Mt 6, 19-21 : Ne vous faites pas de trĂ©sors sur la terre, lĂ  oĂč les mites et les vers les dĂ©vorent, oĂč les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trĂ©sors dans le ciel, lĂ  oĂč il n’y a pas de mites ni de vers qui dĂ©vorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car lĂ  oĂč est ton trĂ©sor, lĂ  aussi sera ton cƓur.

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EMV 173.4 · Tome 3, p. 118-119

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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173.4 Pour ne pas diminuer le fruit de votre charitĂ©, veillez donc Ă  ĂȘtre charitables par esprit surnaturel. Ce que je vous ai dit de la priĂšre et du jeĂ»ne vaut aussi pour la bienfaisance et pour toutes les bonnes oeuvres que vous pouvez faire.

Gardez le bien que vous faites Ă  l’abri des violations de la sensualitĂ© du monde. Gardez-le vierge des Ă©loges humains. Ne profanez pas la rose parfumĂ©e de votre charitĂ© et de vos bonnes actions – ce vĂ©ritable encensoir de parfums agrĂ©ables au Seigneur –. Ce qui profane le bien, ce sont l’esprit d’orgueil, le dĂ©sir d’ĂȘtre remarquĂ© quand on fait le bien et la recherche de louanges. La rose de la charitĂ© est alors souillĂ©e et corrompue par les limaçons visqueux de l’orgueil satisfait, et l’encensoir se remplit des pailles puantes de la litiĂšre sur laquelle l’orgueilleux se complaĂźt comme un animal repu.

Ah ! Ces actes de bienfaisance accomplis pour qu’on parle de vous ! Il vaut bien mieux ne pas en faire ! Celui qui n’en fait pas pĂšche par duretĂ©. Celui qui les accomplit en rĂ©vĂ©lant la somme donnĂ©e et le nom du bĂ©nĂ©ficiaire, en mendiant les Ă©loges, pĂšche par orgueil. C’est comme s’il disait : “ Vous voyez ce que je peux ? ” Il pĂšche par manque de charitĂ© car il humilie le bĂ©nĂ©ficiaire en rĂ©vĂ©lant son nom, il pĂšche par avarice spirituelle en voulant accumuler les Ă©loges humains... C’est de la paille, de la paille, rien de plus. Agissez en sorte que ce soit Dieu et ses anges qui vous louent.

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EMV 173.4 · Tome 3, p. 119-120

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Vous, quand vous faites l’aumĂŽne, ne sonnez pas de la trompette pour attirer l’attention des passants et ĂȘtre honorĂ©s comme les hypocrites qui cherchent les applaudissements des hommes et pour cela ne donnent leur argent que lĂ  oĂč ils peuvent ĂȘtre vus d’un grand nombre. Eux aussi ont dĂ©jĂ  reçu leur rĂ©compense et n’en recevront pas d’autre de Dieu. Vous, ne tombez pas dans cette mĂȘme faute et dans cette prĂ©somption. Mais quand vous faites l’aumĂŽne, que votre main gauche ne sache pas ce que fait la main droite, tant est cachĂ©e et pudique votre obole, puis oubliez-la. Ne restez pas Ă  applaudir votre acte en vous gonflant comme le crapaud qui s’admire de ses yeux voilĂ©s dans l’étang et qui, apercevant dans l’eau paisible le reflet des nuages, des arbres, du char arrĂȘtĂ© prĂšs de la rive et se voyant si petit par rapport Ă  eux, se gonfle d’air jusqu’à en Ă©clater. Votre charitĂ© elle-mĂȘme n’est rien, comparĂ©e Ă  l’infini de la charitĂ© de Dieu, et si vous voulez devenir semblables Ă  lui et rendre votre petite charitĂ© grande au point d’égaler la sienne, vous vous remplirez du vent de l’orgueil et finirez par pĂ©rir.

Oubliez l’acte lui-mĂȘme. Il vous en restera toujours la prĂ©sence d’une lumiĂšre, d’une parole douce comme le miel, et cela vous rendra le jour lumineux, doux, bienheureux. Car cette lumiĂšre sera le sourire de Dieu, ce miel la paix spirituelle qui est encore Dieu, cette voix la voix du Dieu PĂšre qui vous dira : “ Merci. ” Lui, il voit le mal cachĂ© et le bien qui se cache et il vous en rĂ©compensera.

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Matthieu 6, 1-4

Mt 6, 1-4 : « Ce que vous faites pour devenir des justes, Ă©vitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de rĂ©compense pour vous auprĂšs de votre PĂšre qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l’aumĂŽne, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le dĂ©clare : ceux-lĂ  ont reçu leur rĂ©compense. Mais toi, quand tu fais l’aumĂŽne, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite afin que ton aumĂŽne reste dans le secret ; ton PĂšre qui voit dans le secret te le rendra.

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EMV 173.4 · Tome 3, p. 119

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Agissez en sorte que ce soit Dieu et ses anges qui vous louent.

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EMV 173.5 · Tome 3, p. 121

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Pardonnez comme je pardonne, car si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre PÚre des Cieux vous pardonnera vos péchés à vous aussi. Mais si vous gardez de la rancune et ne pardonnez pas aux hommes, votre PÚre ne vous pardonnera pas non plus vos fautes. Or tout le monde a besoin de pardon.

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Evangile de Matthieu 6, 14-15

Mt 6, 14-15 : Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre PÚre céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre PÚre non plus ne pardonnera pas vos fautes.

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EMV 173.6 · Tome 3, p. 121 et 122

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Je vous disais que Dieu vous rĂ©compensera, mĂȘme si vous ne lui demandez pas de rĂ©compense pour le bien que vous aurez fait. NĂ©anmoins, ne faites pas le bien pour obtenir une rĂ©compense, pour avoir une garantie pour le lendemain. Ne faites pas le bien en le mesurant, retenus par cette crainte : “ En aurai-je encore pour moi ? Et si je n’ai plus rien, qui viendra Ă  mon aide ? Trouverai-je quelqu’un pour faire pour moi ce que j’ai fait aux autres ? Et quand je ne pourrai plus rien donner, est-ce qu’on m’aimera encore ? ” (...) Ne craignez donc rien. MĂȘme si vous n’avez pas de quoi faire l’aumĂŽne, il suffit que vous ayez l’amour et la saintetĂ© pour faire du bien Ă  qui est pauvre, Ă©puisĂ© ou affligĂ©.

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