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Confort de lecture

EMV 23 · Tome 1, p. 148-152

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Naissance de Jean- Baptiste. Toute souffrance s’apaise sur le sein de Marie.

Date de la vision et de la dictée : Lundi 3 avril 1944 (Lundi saint)

Calendrier : Jeudi 4 juillet de l'an -5

Lieux (carte) : Hébron

Cycle : Naissance et enfance de Jésus

Résumé : Marie et Elisabeth se promÚnent dans la maison de Zacharie. Elles marchent doucement et Marie est attentive à tout. Prenant soin de sa parente, elle va aider Sarah, la servante, puis invite Elisabeth à marcher encore un peu. Elles vont voir les colombes, et en voyant leur affection à son égard, Elisabeth devient émue. Son état lui fait craindre la mort et elle est inquiÚte pour son mari et son enfant. Marie la rassure, lui dit que tout ira bien, l'invite à avoir confiance en Dieu. Comme la souffrance d'Elisabeth revient, elles rentrent à la maison. Le travail de la mÚre du Précurseur commence. Marie réconforte Zacharie et prie avec le vieillard. Quand celui-ci s'endort (on est en pleine nuit), elle en prend soin et continue sa priÚre.

Elisabeth appelle la Vierge et lui demande de mettre sa main sur son sein immaculĂ©. Marie l'apaise, lui dit d'avoir confiance en Dieu, et lui dit que JĂ©sus est lĂ . Quand sa cousine est calmĂ©e, elle repart. Zacharie dort toujours. L'ImmaculĂ©e prie intensĂ©ment, jusqu'Ă  ce que le vieux prĂȘtre se rĂ©veille. Mais Jean n'est toujours pas nĂ©.

Marie continue à prier, et l'aurore pointe bientÎt le bout de son nez. C'est un peu plus tard que Jean naßtra pour la grande joie des deux parents. Zacharie reçoit l'enfant, puis Marie le rapporte à sa mÚre. Le bébé se calme dÚs qu'il est sur le sein de Marie. Elisabeth demande à celle-ci si Zacharie parle, mais ce n'est malheureusement pas le cas. La Vierge lui dit alors d'espérer encore dans le Seigneur...

AprÚs la vision, la Pleine de Grùce donne une dictée à Maria et explique que, si elle a été préservée de la Faute et des douleurs de l'enfantement, sa maternité spirituelle a néanmoins été remplie de souffrances. Ensuite, Marie nous invite à toujours venir la trouver, car elle est l'éternelle porteuse de Jésus. Elle prie sans cesse pour nous et pour notre salut.

Contenu du chapitre : 23.1 : Une vision de paix au milieu des heures sombres. 23.2 : Marie aide Élisabeth et Sarah dans le jardin. 23.3 : Elle rassure une Élisabeth qui a peur de mourir. 23.4 : Elle veille Ă  tout dans la maison. 23.5 : Élisabeth souffrante l’appelle Ă  son chevet. 23.6 : Elle revient pour rassurer Zacharie. 23.7 : Zacharie est nerveux, Marie prie. 23.8 : On apporte le garçon au pĂšre. Marie le rapporte Ă  la mĂšre. 23.9 : Le dĂ©chirement de l’enfantement spirituel de Marie. 23.10 : Venez Ă  moi qui suis l’éternelle porteuse de JĂ©sus.

Mots-clés

EMV 23.2-4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

23.2 Encore et toujours la maison d’Elisabeth. C’est une belle soirĂ©e d’étĂ© encore Ă©clairĂ©e par le soleil couchant, mais oĂč le ciel s’orne dĂ©jĂ  d’un croissant de lune semblable Ă  une virgule argentĂ©e posĂ©e sur un grand drap d’un bleu intense.

Les rosiers embaument et les abeilles en leurs derniers vols paraissent des gouttes d’or bourdonnantes dans l’air tranquille et chaud du soir. Il monte des prĂ©s une forte odeur de foin sĂ©chĂ© au soleil, presque une odeur de pain, de pain chaud Ă  peine sorti du four. Peut-ĂȘtre provient-elle aussi de tout le linge mis Ă  sĂ©cher un peu partout et que Sarah est en train de plier.

Marie se promÚne, donnant le bras à sa cousine. Elles vont et viennent tout doucement sous la tonnelle à demi éclairée.

Mais Marie a l’oeil Ă  tout et, tout en s’occupant d’Elisabeth, elle remarque que Sarah s’emploie Ă  plier une longue toile qu’elle a retirĂ©e de dessus une haie.

« Assieds-toi ici et attends-moi », dit-elle à sa parente, puis elle va aider la vieille servante, tire la toile pour en défaire les plis et la plie soigneusement.

« Elle sent encore le soleil, elle est chaude », dit-elle avec un sourire.

Et pour faire plaisir Ă  la servante, elle ajoute :

« Ton blanchissage a rendu cette toile plus belle que jamais. Il n’y a que toi qui sache le faire aussi bien. »

Tout heureuse, Sarah emporte son chargement de toiles odorantes. Marie retourne auprùs d’Elisabeth et lui dit :

« Faisons encore quelques pas. Cela te fera du bien. »

Et comme Elisabeth, bien lasse, préfÚrerait ne pas bouger, elle ajoute :

« Allons seulement voir si tes colombes sont toutes dans leur nid et si l’eau de leur vasque est propre, puis rentrons Ă  la maison. »

23.3 Les colombes doivent ĂȘtre les prĂ©fĂ©rĂ©es d’Elisabeth. Quand elles parviennent Ă  la petite tour, les colombes sont dĂ©jĂ  toutes rassemblĂ©es : les femelles dans leur nid, les mĂąles immo­biles devant elles. Mais Ă  la vue des deux femmes, elles rou­coulent en guise de bonsoir. Elisabeth en est tout Ă©mue. La faiblesse due Ă  son Ă©tat la reprend et lui inspire des craintes qui la font pleurer. Elle s’appuie sur sa cousine.

« Si je devais mourir... mes pauvres colombes ! Toi, tu ne resteras pas. Si tu restais chez moi, cela me serait Ă©gal de mourir. J’ai eu la plus grande joie qu’une femme puisse espĂ©rer, une joie que je m’étais rĂ©signĂ©e Ă  ne jamais connaĂźtre. Je ne pourrai pas me plaindre au Seigneur, mĂȘme en cas de mort, car – qu’il en soit bĂ©ni – il m’a comblĂ©e de ses bontĂ©s. Mais il y a Zacharie... et il aura l’enfant. L’un, trĂšs ĂągĂ©, serait, sans sa femme, aussi perdu que dans un dĂ©sert. L’autre si petit serait comme une fleur destinĂ©e Ă  mourir de froid parce qu’il n’aurait pas sa maman. Pauvre enfant privĂ© des caresses de sa mĂšre...

– Pourquoi t’attrister ainsi ? Dieu t’a donnĂ© la joie d’ĂȘtre mĂšre, il ne va pas te la retirer maintenant qu’elle est Ă  son comble ! Le petit Jean aura tous les baisers de sa maman et Zacharie toutes les attentions de sa fidĂšle Ă©pouse jusqu’à son Ăąge le plus avancĂ©. Vous ĂȘtes les deux branches d’un mĂȘme arbre. Aucun ne mourra en laissant l’autre seul.

– Tu es bonne et tu me consoles. Je suis pourtant bien vieille pour avoir un fils ! Et maintenant que je suis sur le point de le mettre au monde, j’ai peur.

– Oh non ! JĂ©sus est ici ! LĂ  oĂč JĂ©sus est prĂ©sent, il n’y a rien Ă  craindre. Mon enfant t’a enlevĂ© ta souffrance, tu l’as dit, quand il Ă©tait comme un bouton, Ă  peine formĂ©. Maintenant qu’il se forme et se dĂ©veloppe de plus en plus, maintenant que mon enfant est dĂ©jĂ  bien vivant – je sens battre son petit coeur tout prĂšs de mon sein et ce lĂ©ger battement de son coeur me donne l’impression d’avoir un petit oiseau au nid –, il Ă©loignera de toi tout danger. Tu dois avoir confiance.

– J’ai confiance. Mais si je venais à mourir... n’abandonne pas Zacharie tout de suite. Je sais que tu penses à ta maison. Mais reste encore un peu ici, pour aider mon mari dans ses premiers jours de douleur.

– Je resterai pour me rĂ©jouir de ta joie et de la sienne, et je ne te quitterai que lorsque tu seras forte et joyeuse. Mais sois tranquille, Elisabeth, tout se passera bien. Ta maison ne manquera de rien pendant que tu souffriras. Zacharie sera servi par la plus affectueuse des servantes, tes fleurs seront soignĂ©es, de mĂȘme que tes colombes ; tu retrouveras les unes et les autres joyeuses et belles pour fĂȘter le bon retour de leur maĂźtresse.

23.4 Rentrons, maintenant, car tu pĂąlis.

– Oui, je crois que ma souffrance revient. Peut-ĂȘtre l’heure est-elle venue... Marie, prie pour moi.

– Je te soutiendrai par la priĂšre jusqu’au moment oĂč les douleurs de l’enfantement se transformeront en joie. »

Les deux femmes rentrent lentement Ă  la maison. Elisabeth se retire dans sa chambre. Adroite et prĂ©voyante, Marie donne des ordres pour que l’on prĂ©pare tout ce dont on peut avoir besoin et elle rĂ©conforte Zacharie, inquiet.

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EMV 23.2 · Tome 1

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23.2 Encore et toujours la maison d’Elisabeth. C’est une belle soirĂ©e d’étĂ© encore Ă©clairĂ©e par le soleil couchant, mais oĂč le ciel s’orne dĂ©jĂ  d’un croissant de lune semblable Ă  une virgule argentĂ©e posĂ©e sur un grand drap d’un bleu intense.

Les rosiers embaument et les abeilles en leurs derniers vols paraissent des gouttes d’or bourdonnantes dans l’air tranquille et chaud du soir. Il monte des prĂ©s une forte odeur de foin sĂ©chĂ© au soleil, presque une odeur de pain, de pain chaud Ă  peine sorti du four. Peut-ĂȘtre provient-elle aussi de tout le linge mis Ă  sĂ©cher un peu partout et que Sarah est en train de plier.

Marie se promÚne, donnant le bras à sa cousine. Elles vont et viennent tout doucement sous la tonnelle à demi éclairée.

Mais Marie a l’oeil Ă  tout et, tout en s’occupant d’Elisabeth, elle remarque que Sarah s’emploie Ă  plier une longue toile qu’elle a retirĂ©e de dessus une haie.

« Assieds-toi ici et attends-moi », dit-elle à sa parente, puis elle va aider la vieille servante, tire la toile pour en défaire les plis et la plie soigneusement.

« Elle sent encore le soleil, elle est chaude », dit-elle avec un sourire.

Et pour faire plaisir Ă  la servante, elle ajoute :

« Ton blanchissage a rendu cette toile plus belle que jamais. Il n’y a que toi qui sache le faire aussi bien. »

Tout heureuse, Sarah emporte son chargement de toiles odorantes.

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EMV 23.4 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Les deux femmes rentrent lentement Ă  la maison. Elisabeth se retire dans sa chambre. Adroite et prĂ©voyante, Marie donne des ordres pour que l’on prĂ©pare tout ce dont on peut avoir besoin et elle rĂ©conforte Zacharie, inquiet.

Dans la maison oĂč l’on veille cette nuit-lĂ  et oĂč l’on entend les voix Ă©trangĂšres des femmes qu’on a appelĂ©es Ă  l’aide, Marie reste vigilante comme un phare, une nuit de tempĂȘte. Toute la maison gravite autour d’elle. Douce et souriante, elle veille Ă  tout. Elle prie aussi. Quand on ne l’appelle pas pour ceci ou cela, elle se recueille en priĂšre. Elle se tient dans la piĂšce oĂč l’on se rassemble toujours pour les repas ou pour le travail.

Zacharie est avec elle ; agitĂ©, il soupire et marche. Ils ont dĂ©jĂ  priĂ© ensemble, puis Marie a continuĂ© sa priĂšre. MĂȘme maintenant que le vieillard, fatiguĂ© et somnolent, s’est assis prĂšs de la table et se tait, elle prie. Et quand elle le voit dormir pour de bon, la tĂȘte sur ses bras croisĂ©s posĂ©s sur la table, elle dĂ©lace ses sandales pour faire moins de bruit et marche nu-pieds. Plus silencieuse qu’un papillon voletant dans une chambre, elle prend le manteau de Zacharie et l’en recouvre avec une telle dĂ©licatesse qu’il continue Ă  dormir dans la tiĂ©deur de la laine, qui le protĂšge du froid de la nuit qui entre par bouffĂ©es par la porte souvent ouverte. Puis elle revient prier. Elle prie mĂȘme de plus en plus intensĂ©ment, Ă  genoux, les bras Ă©levĂ©s, quand les plaintes de la malade se font plus aiguĂ«s.

Détail

Elisabeth pĂąlit et sent la souffrance revenir. Elle est sur le point d'enfanter.

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EMV 23.5-6 · Tome 1

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23.5 Sarah entre et lui fait signe de sortir. Marie sort pieds nus dans le jardin.

« La maßtresse vous réclame, dit-elle.

– J’arrive. »

Marie longe la maison, monte l’escalier... On dirait un ange blanc qui tourne dans la nuit paisible et constellĂ©e d’étoiles. Elle entre dans la chambre d’Elisabeth.

« Ah, Marie ! Marie ! Quelle souffrance ! Je n’en peux plus, Marie ! Que ne faut-il pas souffrir pour ĂȘtre mĂšre ! »

Marie la caresse avec amour et l’embrasse.

« Marie ! Marie ! Laisse-moi poser les mains sur ton sein ! »

Marie prend les deux mains rugueuses et gonflĂ©es et les pose sur son ventre arrondi en les tenant pressĂ©es de ses mains lisses et lĂ©gĂšres. Maintenant qu’elles sont seules, elle parle doucement :

« JĂ©sus est lĂ , qui te sent et te voit. Aie confiance, Elisabeth. Son saint coeur bat plus fort, puisqu’il agit pour ton bien en ce moment. Je le sens palpiter comme si je le tenais entre mes mains. Je comprends ce que mon Enfant me dit par ces battements. Il me transmet en ce moment : “ Dis Ă  la femme de ne pas avoir peur. Encore un peu de souffrance puis, aux premiers rayons de soleil et au milieu de toutes ces roses qui attendent ce rayon matinal pour s’ouvrir, sa maison aura la plus belle des roses : ce sera Jean, mon PrĂ©curseur. ” »

Elisabeth pose son visage sur le sein de Marie et pleure doucement.

Marie reste quelque temps ainsi parce que la douleur semble s’attĂ©nuer, se relĂącher et se calmer. Elle reste debout, blanche et toute belle Ă  la faible lueur d’une lampe Ă  huile, telle un ange qui veille sur une personne souffrante. Elle prie. Je vois ses lĂšvres remuer. Mais mĂȘme si je ne le voyais pas, la seule expression extasiĂ©e de son visage suffirait Ă  me le faire com­prendre.

23.6 Le temps passe, et les douleurs reprennent Elisabeth. Marie l’embrasse encore et se retire.

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EMV 23.6 · Tome 1

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23.6 Le temps passe, et les douleurs reprennent Elisabeth. Marie l’embrasse encore et se retire. Elle descend rapidement dans le rayon de lune et court voir si le vieillard dort toujours. Mais il rĂȘve et gĂ©mit dans son sommeil. Marie fait un geste de pitiĂ©, puis se remet Ă  prier.

Le temps passe encore. Le vieil homme se rĂ©veille et lĂšve un visage Ă©tonnĂ©, comme s’il se demandait ce qu’il fait lĂ . Puis il se souvient, et a un geste et une exclamation gutturale. Il Ă©crit alors : « Il n’est toujours pas nĂ© ? » Marie fait signe que non. Zacharie Ă©crit : « Quelle douleur ! Ma pauvre femme ! Est-ce qu’elle y parviendra sans mourir ? »

Marie saisit la main du vieillard et le rassure :

« A l’aube, bientĂŽt, l’enfant sera nĂ©. Tout va bien se passer. Elisabeth est forte. Comme il va ĂȘtre beau, ce jour – car il va bientĂŽt faire jour – oĂč ton fils verra la lumiĂšre ! Ce sera le plus beau de ta vie ! Le Seigneur te rĂ©serve de grandes grĂąces et ton enfant en est l’annonciateur. »

Zacharie hoche la tĂȘte tristement et montre sa bouche muette. Il voudrait dire tant de choses et ne le peut !

Marie comprend et répond :

« Le Seigneur te donnera une joie complĂšte. Crois en lui totalement, espĂšre infiniment, aime parfaitement. Le TrĂšs-Haut t’exaucera au-delĂ  de tout ce que tu peux espĂ©rer. Il veut cette foi totale pour te laver de ton manque de foi passĂ©. Dis en ton coeur, avec moi : “ Je crois. ” RĂ©pĂšte-le Ă  chaque battement de coeur. Les trĂ©sors de Dieu s’ouvrent pour qui croit en lui et en sa puissante bontĂ©. »

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EMV 23.6 · Tome 1

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« Le Seigneur te donnera une joie complĂšte. Crois en lui totalement, espĂšre infiniment, aime parfaitement. Le TrĂšs-Haut t’exaucera au-delĂ  de tout ce que tu peux espĂ©rer. Il veut cette foi totale pour te laver de ton manque de foi passĂ©. Dis en ton coeur, avec moi : “ Je crois. ” RĂ©pĂšte-le Ă  chaque battement de coeur. Les trĂ©sors de Dieu s’ouvrent pour qui croit en lui et en sa puissante bontĂ©. »

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EMV 23.7-8 · Tome 1

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23.7 La lumiĂšre commence Ă  entrer par la porte entrouverte. Marie l’ouvre. L’aube rĂ©pand une lumiĂšre blanche sur la terre couverte de rosĂ©e. Il rĂšgne une puissante odeur de terre mouillĂ©e et de verdure, et les premiers pĂ©piements des oiseaux se ré­pondent d’un arbre Ă  l’autre.

Le vieil homme et Marie vont sur le seuil. S’ils sont dĂ©jĂ  pĂąles Ă  la suite d’une nuit sans sommeil, la lumiĂšre de l’aube les rend encore plus blĂȘmes. Marie remet ses sandales, va au pied de l’escalier et Ă©coute. Lorsqu’une femme se montre, elle fait un signe et revient sur ses pas. Rien encore.

Marie va dans une piĂšce et en revient avec du lait chaud qu’elle donne Ă  boire au vieillard. Elle va ensuite voir les co­lombes et en revient pour disparaĂźtre dans cette piĂšce ; peut-ĂȘtre est-ce la cuisine. Elle fait un tour, surveille. On dirait qu’elle a dormi du plus profond sommeil tant elle paraĂźt vive et sereine.

Zacharie fait les cent pas nerveusement, il monte et descend Ă  travers le jardin. Marie le regarde avec compassion, puis elle entre de nouveau dans la piĂšce habituelle et, agenouillĂ©e prĂšs de son mĂ©tier Ă  tisser, elle prie intensĂ©ment, car les plaintes de la malade deviennent de plus en plus aiguĂ«s. Elle s’incline jusqu’à terre pour supplier l’Eternel. Zacharie rentre et, la voyant ainsi prostrĂ©e, il pleure. Pauvre vieil homme ! Marie se relĂšve et lui prend la main. Elle a beau ĂȘtre bien plus jeune que lui, elle semble ĂȘtre la mĂšre de cette vieillesse dĂ©solĂ©e qu’elle rĂ©conforte.

23.8 Ils se tiennent ainsi, l’un auprùs de l’autre, sous le soleil qui rosit l’air du matin et c’est ainsi que les rejoint cette joyeuse nouvelle :

« Il est nĂ© ! Il est nĂ© ! Un garçon ! Heureux pĂšre ! Un garçon frais comme une rose, beau comme le soleil, fort et vigoureux comme sa mĂšre. RĂ©jouis-toi, pĂšre bĂ©ni par le Seigneur, car il t’a accordĂ© un fils pour que tu l’offres Ă  son Temple. Gloire Ă  Dieu qui a donnĂ© une postĂ©ritĂ© Ă  cette maison ! BĂ©nĂ©diction sur toi et sur l’enfant qui t’est nĂ© ! Puisse sa descendance perpĂ©tuer ton nom dans les siĂšcles des siĂšcles pour les gĂ©nĂ©rations Ă  venir, et garder toujours l’alliance du Seigneur Ă©ternel ! »

Marie pleure de joie en bĂ©nissant le Seigneur. Ils reçoivent alors l’enfant, qu’on apporte Ă  son pĂšre pour qu’il le bĂ©nisse. Zacharie ne va pas voir Elisabeth. Il reçoit l’enfant qui crie comme un dĂ©sespĂ©rĂ©, mais il ne va pas trouver son Ă©pouse.

C’est Marie qui y va ; elle porte tendrement le bĂ©bĂ©, qui se tait dĂšs qu’elle le prend dans ses bras. La femme qui la suit le remarque. « Femme, dit-elle Ă  Elisabeth, ton bĂ©bĂ© s’est tu dĂšs qu’elle l’a tenu. Regarde comme il dort paisiblement... et Dieu sait s’il Ă©tait remuant et fort ! Maintenant, regarde, on dirait une petite colombe. »

Marie pose l’enfant contre sa mùre et la caresse en lui recoiffant ses cheveux gris.

« La rose est née, lui dit-elle doucement. Et tu es vivante. Zacharie est heureux.

– Il parle ?

– Pas encore, mais espĂšre dans le Seigneur. Maintenant, repose-toi. Je reste avec toi. »

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EMV 23.8 · Tome 1

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« Il est nĂ© ! Il est nĂ© ! Un garçon ! Heureux pĂšre ! Un garçon frais comme une rose, beau comme le soleil, fort et vigoureux comme sa mĂšre. RĂ©jouis-toi, pĂšre bĂ©ni par le Seigneur, car il t’a accordĂ© un fils pour que tu l’offres Ă  son Temple. Gloire Ă  Dieu qui a donnĂ© une postĂ©ritĂ© Ă  cette maison ! BĂ©nĂ©diction sur toi et sur l’enfant qui t’est nĂ© ! Puisse sa descendance perpĂ©tuer ton nom dans les siĂšcles des siĂšcles pour les gĂ©nĂ©rations Ă  venir, et garder toujours l’alliance du Seigneur Ă©ternel ! »

Marie pleure de joie en bĂ©nissant le Seigneur. Ils reçoivent alors l’enfant, qu’on apporte Ă  son pĂšre pour qu’il le bĂ©nisse. Zacharie ne va pas voir Elisabeth. Il reçoit l’enfant qui crie comme un dĂ©sespĂ©rĂ©, mais il ne va pas trouver son Ă©pouse.

C’est Marie qui y va ; elle porte tendrement le bĂ©bĂ©, qui se tait dĂšs qu’elle le prend dans ses bras. La femme qui la suit le remarque. « Femme, dit-elle Ă  Elisabeth, ton bĂ©bĂ© s’est tu dĂšs qu’elle l’a tenu. Regarde comme il dort paisiblement... et Dieu sait s’il Ă©tait remuant et fort ! Maintenant, regarde, on dirait une petite colombe. »

Marie pose l’enfant contre sa mùre et la caresse en lui recoiffant ses cheveux gris.

« La rose est née, lui dit-elle doucement. Et tu es vivante. Zacharie est heureux.

– Il parle ?

– Pas encore, mais espĂšre dans le Seigneur. Maintenant, repose-toi. Je reste avec toi. »

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