Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 165.9 · Tome 3, p. 42

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Quand votre “ moi infĂ©rieur ” Ă©lĂšve la voix et pleurniche sous prĂ©texte de cruautĂ©s Ă  son endroit, faites-le taire par ces mots : “ pour un instant de privation que je te cause, je te procure, et pour l’éternitĂ©, le banquet extatique que tu as eu dans la caverne de la montagne Ă  la fin de la lune de Shebat. ”

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EMV 165.11 · Tome 3, p. 43

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

165.11 Jésus dit :

« Tu vas mal et je te laisse tranquille. Je te fais seulement remarquer comment une seule phrase omise ou un mot mal retranscrit peut tout changer. Et toi qui Ă©cris, tu es vive et tu peux rĂ©parer l’erreur aussitĂŽt. RĂ©flĂ©chis donc et comprends comment vingt siĂšcles ont pu priver l’Evangile apostolique de certaines parties ; certes, cela ne nuit pas Ă  la doctrine, mais Ă  la facilitĂ© de comprendre l’Evangile apostolique. Cela explique bien des choses. Si nous remontons aux origines, nous y dĂ©couvrons encore une fois une manƓuvre du DĂ©sordre, et l’on en attribue aux fils du DĂ©sordre beaucoup d’autres. Tu vois comme il est facile de faire des erreurs de transcription
 Petit Jean, sois bon aujourd’hui. Tu es une fleur brisĂ©e. Je passerai plus tard moi-mĂȘme redresser ta tige. Pour aujourd’hui, les larmes de ta blessure me sont nĂ©cessaires. Dieu est avec toi. »

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EMV 166 · Tome 3, p. 43-53

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Jésus descend des gorges d'Arbel. Des hommes et des femmes l'attendent et Jésus accomplit des miracles pour récompenser leur foi. Puis, ils leur présentent les apÎtres et disent qu'ils suffiront aux besoins des ùmes, pendant que lui va en trouver d'autres qui sont encore plus malheureuses qu'eux. Effarés, les apÎtres le suivent, mais Jésus les encourage à obéir et leur assure qu'ils ont incorporé sa Parole sans qu'ils ne s'en rendent compte. C'est en étant dépités qu'ils regardent partir le Maßtre, mais Thomas et Jacques d'Alphée encouragent à pratiquer à l'obéissance, et Matthieu encourage à dire une priÚre à la Sagesse plutÎt que de se lamenter.

DĂšs que les Douze l'ont terminĂ©e, les gens le rejoignent et les houspillent de questions. Ils veulent notamment suivre la voie du Seigneur, alors qu'ils sont pareils Ă  des petits-enfants. Simon le ZĂ©lote prend alors la parole et enjoint Ă  s'examiner soi-mĂȘme, en gardant la pierre de base qui constitue notre foi. Celle-ci est immuable, puisqu'elle est vient de Dieu. Ensuite, il faut examiner toutes les autres pierres pour voir si elles sont bonnes, mauvaises ou inutiles. Si elles sont mauvaises et qu'elles viennent de la sensualitĂ©, de la haine, de Satan, il faut les dĂ©truire ; si elles viennent de Dieu, il faut les garder, et reconstruire notre Ă©difice spirituel avec elle. Il faut en somme dĂ©molir "pour reconstruire et pour monter en Ă©prouvant la qualitĂ© de vos vieilles pierres au son de la voix de Dieu."

Jean embraie ensuite et il encourage les Ăąmes Ă  ne pas avoir peur de la voie de la saintetĂ©, mĂȘme si elles sont des enfants. Il existe des hĂ©ros de la saintetĂ© comme Jean-Baptiste, mais l'Agneau de Dieu sait que les Ăąmes ne sont pas encore purifiĂ©es, alors il nous montre lui-mĂȘme le chemin. Et son chemin, c'est l'amour.

Jean fait ainsi un long discours qui impressionne tous ceux qui sont présents.

Hermas et Etienne l'ont écouté et Etienne le bénit. Mais Jean est trÚs humble et désigne Pierre comme leur chef (Simon de Jonas en reste d'ailleurs abasourdi). Lorsqu'Etienne demande à suivre le Christ, le frÚre d'André lui demande alors de s'examiner, de discerner, puis de venir au Seigneur. En attendant, il peut rester en leur compagnie pour voir leur mode de vie.

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EMV 166.1-2 · Tome 3, p. 43-44

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

166.1 A mi-pente, JĂ©sus rencontre de nombreux disciples, ainsi que beaucoup de gens qui se sont peu Ă  peu unis aux disciples ; ce qui les a amenĂ©s lĂ , Ă  cet endroit isolĂ©, c’est le besoin de miracle ou le dĂ©sir d’entendre parler JĂ©sus. Ils y sont venus en toute assurance, sur l’indication de gens ou par instinct spirituel. Je pense que ce sont leurs anges gardiens qui ont guidĂ© vers le Fils de Dieu ceux qui dĂ©siraient Dieu. Je ne crois pas que ce soit de l’imagination. Si l’on rĂ©flĂ©chit Ă  la rapiditĂ© et Ă  l’astuce constantes avec lesquelles Satan amenait des ennemis Ă  Dieu et Ă  son Verbe dans les moments oĂč l’esprit du dĂ©mon pouvait faire apparaĂźtre aux hommes une apparence de faute chez le Christ, il est permis de penser – plus que permis, d’ailleurs, il est juste de penser – que les anges ne se sont pas montrĂ©s infĂ©rieurs aux dĂ©mons et ont amenĂ© au Christ des Ăąmes libres de toute emprise dĂ©moniaque.

A toutes ces personnes qui l’ont attendu sans fatigue ni crainte, JĂ©sus prodigue des secours en miracles et en paroles. Que de miracles ! C’est une floraison semblable Ă  celle qui orne les pentes de la montagne : des miracles Ă©clatants, comme celui d’un enfant qu’on a arrachĂ© Ă  une meule de foin en flammes, atrocement brĂ»lĂ©. On l’a amenĂ© sur une civiĂšre, tel un amas de chair Ă  vif qui geint plaintivement sous le drap dont on l’a recouvert tant son aspect est atroce. Il allait mourir. JĂ©sus le guĂ©rit en soufflant sur lui et fait disparaĂźtre totalement les brĂ»lures. L’enfant se lĂšve, tout nu, et court allĂšgrement vers sa mĂšre qui, en pleurant de joie, caresse son corps complĂštement guĂ©ri, sans la moindre trace de cicatrice. Elle donne un baiser sur ses yeux qu’elle croyait perdus et qui, au contraire, sont pleins de vivacitĂ© et brillent de joie ; elle embrasse ses cheveux, courts comme si la flamme les avait coupĂ©s sans les dĂ©truire. Il y a aussi le miracle de ce vieillard pris par des quintes de toux qui dit :

« Ce n’est pas pour moi, mais parce que je dois servir de pĂšre Ă  mes petits-enfants orphelins ; or je ne peux travailler le sol avec ces humeurs qui me restent dans la gorge et m’étouffent
 »

Et encore ce miracle invisible, mais non moins certain, que provoque cette parole de Jésus :

« L’un de vous pleure en son Ăąme et n’ose pas demander “ Aie pitiĂ© ! ” Je lui rĂ©ponds : “ Qu’il en soit comme tu le demandes. Toute pitiĂ©. Afin que tu saches que je suis la MisĂ©ricorde. ” Seulement, Ă  mon tour je te demande : “ Fais preuve de gĂ©nĂ©rositĂ©. Montre-toi gĂ©nĂ©reux avec Dieu. Romps tout lien avec le passĂ©. Tu entends Dieu, et puisque tu l’entends, viens Ă  lui d’un cƓur libre et avec un amour plĂ©nier. ” »

Dans toute cette foule, je ne sais à qui s’a­dressent ces mots.

166.2 Jésus dit encore :

« Voici mes apĂŽtres. Ils sont autant de Christ, car je les ai choisis pour cela. Adressez-vous Ă  eux en toute confiance. Ils ont appris de moi tout ce dont vous avez besoin pour vos Ăąmes
 »

Les apĂŽtres regardent JĂ©sus d’un air effarĂ©. Mais lui sourit et poursuit :

« 
 et ils apporteront Ă  vos Ăąmes la lumiĂšre des Ă©toiles et le rafraĂźchissement de la rosĂ©e pour vous empĂȘcher de languir dans les tĂ©nĂšbres. Ensuite, je viendrai et je vous procurerai la plĂ©nitude du soleil et des flots, ainsi que toute la sagesse pour vous rendre forts et heureux d’une force et d’une joie surnaturelles. Paix Ă  vous, mes enfants. D’autres m’attendent, qui sont plus malheureux et plus pauvres que vous. Mais je ne vous laisse pas seuls. Je vous laisse mes apĂŽtres, et c’est comme si je laissais les fils de mon amour aux soins des plus affectueuses et des plus sĂ»res des nourrices. »

JĂ©sus fait un geste d’adieu et de bĂ©nĂ©diction et s’éloigne en fendant la foule qui refuse de le laisser partir. C’est alors que se produit le dernier miracle, celui d’une petite vieille Ă  demi paralysĂ©e, amenĂ©e lĂ  par son petit-fils. Elle agite joyeusement son bras droit jusqu’alors inerte et s’exclame :

« Il m’a effleurĂ©e de son manteau et me voilĂ  guĂ©rie ! Je ne le lui demandais mĂȘme pas, parce que je suis vieille
 mais il a eu pitiĂ© de mon dĂ©sir secret. Il m’a effleurĂ© le bras de son manteau, d’un pan de son manteau, il m’a guĂ©rie ! Ah, quel grand fils a eu notre saint David ! Gloire Ă  son Messie ! Voyez donc ! Regardez ! Ma jambe bouge elle aussi, comme mon bras
 Oh ! Je suis comme Ă  vingt ans ! »

L’affluence d’un grand nombre de personnes vers la vieille femme, qui crie son bonheur Ă  pleine voix, permet Ă  JĂ©sus de se dĂ©gager sans en ĂȘtre empĂȘchĂ©. Les apĂŽtres le suivent.

Détail

Jésus descend les gorges d'Arbel.

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EMV 166.1 · Tome 3, p. 44

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« L’un de vous pleure en son Ăąme et n’ose pas demander “ Aie pitiĂ© ! ” Je lui rĂ©ponds : “ Qu’il en soit comme tu le demandes. Toute pitiĂ©. Afin que tu saches que je suis la MisĂ©ricorde. ” Seulement, Ă  mon tour je te demande : “ Fais preuve de gĂ©nĂ©rositĂ©. Montre-toi gĂ©nĂ©reux avec Dieu. Romps tout lien avec le passĂ©. Tu entends Dieu, et puisque tu l’entends, viens Ă  lui d’un cƓur libre et avec un amour plĂ©nier. ” »

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EMV 166.3 · Tome 3, p. 46

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Vous avez l’impression, tes compagnons et toi, que rien ou bien peu de ce que je vous ai dit demeure en vous. Peut-ĂȘtre vous souvenez-vous bien des passages qui sont les plus conformes Ă  votre tempĂ©rament : pour les violents, les passages violents ; pour les mĂ©ditatifs, les passages qui portent Ă  la mĂ©ditation ; pour ceux qui aiment, les passages qui ne sont qu’amour. C’est sans doute le cas. Mais croyez-moi : vous avez tout en vous, mĂȘme s’il vous semble que tout s’est dissipĂ©. Vous l’avez absorbĂ©. La pensĂ©e vous le dĂ©videra comme un fil multicolore en y amenant des teintes douces ou sĂ©vĂšres selon les besoins. Pensez seulement que, moi, je sais et que jamais je ne vous aurais envoyĂ©s si je vous avais su incapables d’agir. Adieu (...) ! Allons, souris ! Aie foi ! Fais un bel acte de foi en la Sagesse omniprĂ©sente. Adieu Ă  tous. Le Seigneur reste avec vous. »

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EMV 166.4 · Tome 3, p. 47

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Excusez-moi si je vous donne un conseil, alors que je suis le plus misérable. Mais ne vaudrait-il pas mieux prier le Seigneur au lieu de nous lamenter sur ce qui ne peut se résoudre par des lamentations ?

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EMV 166.4-12 · Tome 3, p. 46-53

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« Mais comment faire pour suivre le MaĂźtre, non pas avec ses pieds mais de toute son Ăąme, sur les routes de la Voie qu’il nous montre ? »

Cette question embarrasse bien les apĂŽtres. Ils se regardent et Judas rĂ©pond : « En recherchant la perfection », comme si c’était une rĂ©ponse qui pouvait tout expliquer !

Jacques, fils d’AlphĂ©e, plus humble et plus serein, rĂ©flĂ©chit puis dĂ©clare :

« La perfection, qu’indique mon compagnon, s’atteint par l’obĂ©is­sance Ă  la Loi. Car la Loi est justice, et la justice est perfection. »

166.5 Mais les gens ne sont pas encore satisfaits et ils demandent, par l’intermĂ©diaire de quelqu’un qui paraĂźt ĂȘtre un chef :

« Nous sommes aussi petits que des enfants en matiĂšre de bien. Les enfants ignorent encore la signification du bien et du mal, ils ne distinguent pas l’un de l’autre. Et nous, sur cette Voie qu’il nous montre, nous sommes petits au point d’ĂȘtre incapables de discerner. Nous marchions sur un chemin que nous connaissions, la voie de toujours qu’on nous a enseignĂ©e Ă  l’école. Elle Ă©tait difficile, longue et nous inspirait la peur ! Maintenant, ses paroles nous font comprendre qu’il en est comme de l’aqueduc que nous apercevons d’ici. Au-dessous passe le chemin des animaux et des hommes ; au-dessus, sur les arches, une autre route s’élance dans le soleil et l’azur prĂšs des plus hautes branches, qui bruissent sous le vent et chantent avec les oiseaux. Elle est simple, propre, lumineuse autant que la route d’en bas est rocailleuse, sale, sombre. C’est une voie qui sert Ă  de l’eau limpide qui gazouille, cette eau qui est bĂ©nĂ©diction, qui vient de Dieu et que caresse ce qui vient de Dieu : rayons du soleil et des Ă©toiles, frondaisons nouvelles, fleurs, ailes des hirondelles. Nous voudrions monter vers cette voie plus Ă©levĂ©e qui est la sienne, mais que nous ne connaissons pas, parce que nous sommes Ă©crasĂ©s, ici, en bas, par tout le poids de la vieille construction. Comment faire ? »

Celui qui vient de parler est un jeune d’environ vingt-cinq ans, brun, robuste, au regard intelligent et Ă  l’aspect plus raffinĂ© que la majoritĂ© des personnes prĂ©sentes. Il s’appuie sur un autre, plus ĂągĂ© que lui.

(...) 166.6 Finalement, Simon le Zélote répond :

« L’arche n’existerait pas sans sa base sur la voie obscure. C’est son point d’appui, Ă  partir de quoi elle s’élance et s’élĂšve dans l’azur que tu dĂ©sires. Les pierres enfoncĂ©es dans le sol, qui portent tout le poids sans profiter des rayons et du vol des oiseaux, n’ignorent pourtant pas leur existence : en effet, de temps en temps une hirondelle trisse en descendant jusqu’à la boue et effleure la base de l’arche, ou bien un rayon de soleil ou d’étoile y tombe pour annoncer la beautĂ© du firmament. C’est ainsi que, dans les siĂšcles passĂ©s, il arrivait de temps Ă  autre qu’une parole cĂ©leste de promesse, un rayon cĂ©leste de sagesse vienne caresser les pierres qui portaient le poids du courroux divin. Car les pierres Ă©taient nĂ©cessaires. Jamais elles ne sont, n’ont Ă©tĂ© ou ne seront inutiles. C’est sur elles que s’est Ă©levĂ©e, lentement, avec le temps, la perfection des connaissances humaines, jusqu’à atteindre la libertĂ© du temps prĂ©sent et la sagesse de la connaissance surnaturelle.

Je devine ton objection, elle est Ă©crite sur ta figure : c’est celle que nous avons tous formulĂ©e avant de savoir comprendre ce qu’est ce nouvel enseignement, la Bonne Nouvelle annoncĂ©e Ă  ceux qui, par un processus rĂ©trograde, ne sont pas devenus adultes au fur et Ă  mesure que s’élevaient les pierres de la connaissance, mais n’ont cessĂ© de s’enfoncer dans les tĂ©nĂšbres comme un mur s’effondre dans un abĂźme sans lumiĂšre.

Pour Ă©chapper Ă  cette maladie qu’est la cĂ©citĂ© spirituelle, il nous faut dĂ©gager courageusement la pierre de base de toutes celles qui lui sont superposĂ©es. N’ayez pas peur de dĂ©molir ce mur, certes Ă©levĂ©, mais qui ne conduit pas la sĂšve pure de la source Ă©ternelle. Revenez Ă  la base. Elle ne doit pas ĂȘtre changĂ©e. Elle vient de Dieu. Elle est immuable. Mais, comme toutes les pierres ne sont pas mauvaises ni inutiles, Ă©prouvez-les avant de les Ă©carter, une par une, au son de la parole de Dieu. Si vous ne les trouvez pas dissonantes, gardez-les, employez-les pour la reconstruction. Mais si vous y reconnaissez le son discordant de la voix humaine ou celui, dĂ©chirant, de la voix satanique, alors brisez ces mauvaises pierres. Vous ne pourrez vous tromper car la voix de Dieu rĂ©sonne d’amour, la voix humaine de sensualitĂ©, et la voix de Satan de haine. Je vous dis bien de les briser, car c’est charitĂ© de ne pas laisser derriĂšre soi des germes ou des objets de mal qui pourraient sĂ©duire le voyageur et l’amener Ă  les utiliser Ă  son dĂ©triment. Brisez littĂ©ralement toute chose mauvaise qui s’est trouvĂ©e dans votre travail, vos Ă©crits, vos enseignements ou vos actes. Mieux vaut rester avec peu de matĂ©riau, s’élever Ă  peine d’une coudĂ©e mais avec de bonnes pierres, que de monter Ă  des mĂštres de hauteur avec de mauvaises pierres. Les rayons du soleil et les hirondelles descendent mĂȘme sur les murets qui sortent tout juste du sol, et les humbles fleurs du talus parviennent aisĂ©ment Ă  en caresser les pierres basses. Au contraire, les pierres orgueilleuses qui prĂ©tendent s’élever, mais sont inutiles et raboteuses, n’obtiennent que les gifles des ronces et l’étreinte des plantes vĂ©nĂ©neuses. DĂ©molissez pour reconstruire et pour monter en Ă©prouvant la qualitĂ© de vos vieilles pierres au son de la voix de Dieu.

166.7 – Tu parles bien, homme ! Mais comment monter ? Nous t’avons dit que nous sommes plus petits que des bĂ©bĂ©s. Qui nous fera gravir une colonne aussi raide ? Nous testerons les pierres au son de Dieu, nous briserons les moins bonnes. Mais comment monter ? Cette seule idĂ©e suffit Ă  donner le vertige ! » dit Etienne.

166.8 Jean, qui a Ă©coutĂ© la tĂȘte inclinĂ©e, en se souriant Ă  lui-mĂȘme, lĂšve un visage lumineux et prend la parole :

« Mes frĂšres, y penser donne le vertige, c’est vrai. Mais qui vous dit qu’il faut s’attaquer Ă  une telle escalade de but en blanc ? Cela, non seulement les bĂ©bĂ©s ne peuvent le faire, mais pas davantage les adultes. Seuls les anges peuvent s’élancer dans l’azur, parce qu’ils sont libres de toute pesanteur de la matiĂšre. Et chez les hommes, il n’y a que les hĂ©ros de la saintetĂ© qui en soient capables.

Nous en avons un exemple vivant qui, dans ce monde avili, sait ĂȘtre un hĂ©ros de saintetĂ© comme les anciens qui ont fleuri en IsraĂ«l au temps oĂč les Patriarches Ă©taient amis de Dieu et oĂč la parole du Code Ă©ternel Ă©tait la seule, mais obĂ©ie par toute personne droite. Jean, le PrĂ©curseur, enseigne comment tenter directement cette ascension. Jean est un homme. Mais la grĂące que le Feu de Dieu lui a communiquĂ©e en le purifiant dĂšs le sein de sa mĂšre – tout comme les lĂšvres du prophĂšte furent purifiĂ©es par le SĂ©raphin – lui a permis de prĂ©cĂ©der le Messie sans rĂ©pandre la puanteur du pĂ©chĂ© originel sur la voie royale du Christ ; cette grĂące a donnĂ© Ă  Jean des ailes d’ange et la pĂ©nitence les a fait grandir en supprimant en mĂȘme temps cette pesanteur d’humanitĂ© que sa nature d’ĂȘtre humain nĂ© d’une femme lui avait gardĂ©e. VoilĂ  pourquoi Jean, de sa grotte oĂč il prĂȘche la pĂ©nitence et par son corps oĂč brĂ»le son Ăąme Ă©pousĂ©e par la grĂące, peut s’élancer jusqu’au sommet de l’arche au-delĂ  de laquelle est Dieu, notre trĂšs haut Seigneur. Dominant les siĂšcles passĂ©s, le prĂ©sent et l’avenir, il peut annoncer d’une voix de prophĂšte et avec son Ɠil d’aigle qui peut fixer le Soleil Ă©ternel et le reconnaĂźtre : “ Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlĂšve les pĂ©chĂ©s du monde ”, puis mourir aprĂšs ce chant sublime qu’on redira non seulement dans ce temps limitĂ©, mais dans les temps sans fin, dans la JĂ©rusalem Ă©ternelle et bienheureuse, pour acclamer la DeuxiĂšme Personne, lui rappeler nos misĂšres humaines et la louer dans les splendeurs Ă©ternelles.

166.9 L’Agneau de Dieu, le trĂšs doux Agneau a quittĂ© sa lumineuse demeure des Cieux oĂč il est Feu de Dieu dans une Ă©treinte de feu : ĂŽ Ă©ternelle gĂ©nĂ©ration du PĂšre qui conçoit son Verbe dans sa PensĂ©e infinie et parfaitement sainte et l’attire Ă  lui en produisant une fusion d’amour qui est l’Esprit d’amour, en qui la Puissance et la Sagesse se concentrent ! L’Agneau de Dieu, donc, a quittĂ© sa forme trĂšs pure, incorporelle, pour enfermer son infinie puretĂ©, sa saintetĂ©, sa nature divine dans une chair mortelle ; il sait que nous ne sommes pas purifiĂ©s par la grĂące, pas encore ; il sait que nous serions incapables de nous Ă©lancer, comme cet aigle qu’est Jean, vers les hauteurs, vers le sommet oĂč se trouve Dieu, un et trine. Nous sommes les petits passereaux du toit et de la route, nous sommes les hirondelles qui touchent l’azur mais se nourrissent d’insectes, nous sommes les alouettes calandres qui veulent chanter pour imiter les anges, mais par rapport auxquels notre chant est le frĂ©missement discordant des cigales en Ă©tĂ©. Cela, le doux Agneau de Dieu, venu pour enlever les pĂ©chĂ©s du monde, le sait. Car s’il n’est plus l’esprit infini des Cieux, puisqu’il s’est enfermĂ© dans une chair mortelle, son infinitĂ© n’en est pas diminuĂ©e pour autant, et il sait tout, car sa sagesse est toujours infinie.

Il nous enseigne sa voie, la voie de l’amour. Il est lui-mĂȘme l’Amour qui, dans sa misĂ©ricorde pour nous, s’est fait chair. Et cet amour misĂ©ricordieux nous ouvre le chemin que mĂȘme les petits peuvent gravir. Il est le premier Ă  le parcourir, non par besoin personnel, mais pour nous l’enseigner. Lui, il n’aurait mĂȘme pas besoin d’ouvrir les ailes pour se fondre Ă  nouveau dans le PĂšre. Si son esprit, je vous le jure, est enfermĂ© ici-bas, sur cette terre misĂ©rable, il est toujours avec le PĂšre, car Dieu peut tout, or lui, il est Dieu. Mais il nous prĂ©cĂšde, en laissant derriĂšre lui les parfums de la saintetĂ©, l’or et le feu de son amour. Observez quel est son chemin : ah ! Il atteint bien le sommet de l’arche ! Mais qu’il est tranquille et sĂ»r ! Ce n’est pas une ligne droite, mais une spirale, autrement dit un chemin plus long : son sacrifice d’amour misĂ©ricordieux se manifeste dans cette longueur oĂč il se tient par amour pour nous, les faibles. Le chemin est plus long, mais plus adaptĂ© Ă  notre misĂšre. La montĂ©e vers l’Amour, vers Dieu, est simple comme est simple l’Amour. Mais c’est une route vers les profondeurs, car Dieu est un abĂźme que je qualifierais d’inaccessible s’il ne s’était abaissĂ© pour se laisser rejoindre, pour se sentir embrasser par les Ăąmes enflammĂ©es d’amour pour lui. »

(Jean parle et pleure en souriant, tout Ă  l’extase de rĂ©vĂ©ler Dieu).

« La voie simple de l’amour est longue, car cet AbĂźme qui est Dieu est sans fond et si grand qu’on pourrait y progresser Ă  volontĂ©. Mais l’AbĂźme admirable appelle notre abĂźme misĂ©rable. Il nous appelle par ses lumiĂšres et nous dit : “ Venez Ă  moi. ” Oh ! L’invitation de Dieu, l’invitation du PĂšre !

166.10 Ecoutez ! Ecoutez ! Les Cieux sont restĂ©s ouverts car le Christ en a laissĂ© les portes grandes ouvertes en y plaçant les anges de la misĂ©ricorde et du pardon, afin qu’en attendant l’effusion de la grĂące sur les hommes, il en provienne au moins des lumiĂšres, des parfums et des chants capables de sĂ©duire saintement le cƓur des hommes, et pour que des paroles pleines de suavitĂ© nous en arrivent. C’est la voix de Dieu qui parle et nous dit : “ Votre enfance ? Mais c’est votre plus grand trĂ©sor ! Je voudrais que vous deveniez vraiment tout petits pour possĂ©der la mĂȘme humilitĂ©, la mĂȘme sincĂ©ritĂ© et le mĂȘme amour que les petits enfants, cet amour confiant des enfants envers leur pĂšre. Votre incapacitĂ© ? Mais c’est ma gloire ! Ah ! Venez ! Je ne vous demande mĂȘme pas d’éprouver par vous-mĂȘmes le son des bonnes pierres ou des mauvaises. Mais donnez-les-moi ! Je les choisirai moi-mĂȘme et vous, vous reconstruirez. L’escalade vers la perfection ? Oh non, mes petits enfants ! Montez ici main dans la main de mon Fils, votre frĂšre, montez Ă  ses cĂŽtĂ©s
 ”

Monter ! Venir Ă  toi, Ă©ternel Amour ! Prendre ta ressemblance, c’est-Ă -dire l’amour ! Aimer, voilĂ  le secret
 aimer ! Se donner
 Aimer ! S’anĂ©antir
 Aimer ! Se fondre
 La chair ? Ce n’est rien. La souffrance ? Ce n’est rien. Le temps ? Ce n’est rien. Le pĂ©chĂ© lui-mĂȘme se rĂ©duit Ă  rien si je le fonds dans ton feu, mon Dieu ! Il n’y a que l’amour. L’amour ! L’Amour, qui nous a donnĂ© le Dieu incarnĂ© nous pardonnera tout. Et aimer, c’est ce que nul ne sait faire mieux que les petits enfants. Et personne n’est plus aimĂ© qu’un petit enfant.

166.11 Ah ! Toi que je ne connais pas, mais qui dĂ©sires connaĂźtre le bien pour le distinguer du mal, pour possĂ©der l’azur, le soleil cĂ©leste, tout ce qui est joie surnaturelle, aime et tu le possĂšderas. Aime le Christ. Tu mourras Ă  cette vie, mais tu ressusciteras spirituellement. Avec une Ăąme nouvelle, sans plus avoir besoin d’utiliser les pierres, tu seras pour l’éternitĂ© un feu qui ne s’éteint jamais. La flamme monte. Elle n’a besoin ni d’escalier ni d’ailes pour s’élever. LibĂšre ton moi de toute construction, mets en toi l’amour : tu vas flamboyer. Laisse cela arriver sans y mettre aucune restriction. Au contraire, avives-en la flamme en y jetant, pour l’alimenter, tout ton passĂ© de passions et de connaissances : ce qui est moins bon se dĂ©truira dans la flamme, ce qui est dĂ©jĂ  du mĂ©tal noble sera purifiĂ©. Mon frĂšre, jette-toi dans l’amour actif et joyeux de la TrinitĂ©. Tu comprendras ce qui te paraĂźt aujourd’hui incomprĂ©hensible car tu comprendras Dieu, qui n’est comprĂ©hensible que par ceux qui se donnent sans mesure Ă  son feu sacrificateur. Tu te fixeras enfin en Dieu dans un embrassement de flamme, en priant pour moi, le petit enfant du Christ qui a osĂ© te parler de l’Amour. »

166.12 Tous sont sidĂ©rĂ©s, les apĂŽtres, les disciples comme les fidĂšles
 L’interpellĂ© est pĂąle alors que Jean est tout rouge, moins en raison de la fatigue que de l’amour.

Détail

JĂ©sus a envoyĂ© ses apĂŽtres prĂȘcher Ă  la foule. Ils sont donc tout seuls auprĂšs de personnes qui recherchent le MaĂźtre et on les interroge.

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EMV 166.10 · Tome 3, p.52

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Aimer, voilĂ  le secret
 (...) La chair ? Ce n’est rien. La souffrance ? Ce n’est rien. Le temps ? Ce n’est rien. Le pĂ©chĂ© lui-mĂȘme se rĂ©duit Ă  rien si je le fonds dans ton feu, mon Dieu ! Il n’y a que l’amour. L’amour ! L’Amour, qui nous a donnĂ© le Dieu incarnĂ© nous pardonnera tout. Et aimer, c’est ce que nul ne sait faire mieux que les petits enfants. Et personne n’est plus aimĂ© qu’un petit enfant.

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EMV 166.11 · Tome 3, p. 52

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ah ! Toi que je ne connais pas, mais qui dĂ©sires connaĂźtre le bien pour le distinguer du mal, pour possĂ©der l’azur, le soleil cĂ©leste, tout ce qui est joie surnaturelle, aime et tu le possĂšderas. Aime le Christ. Tu mourras Ă  cette vie, mais tu ressusciteras spirituellement. Avec une Ăąme nouvelle, (...) tu seras pour l’éternitĂ© un feu qui ne s’éteint jamais.

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