Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 143 sur 198

Confort de lecture

EMV 164 · Tome 3, p. 32-35

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus est Ă  CapharnaĂŒm et quitte les femmes-disciples. Marie d'AlphĂ©e, Marie SalomĂ© et la Vierge rentreront Ă  Nazareth. Suzanne rentrera Ă  Cana. De son cĂŽtĂ©, le Christ et les Douze vont dans les gorges d'Arbel pour prier. Il laisse donc Isaac, Timon et Joseph d'EmmaĂŒs, en leur recommandant de s'unir Ă  eux dans la priĂšre.

Sans mot dire, le groupe obtempĂšre, mais la montĂ©e est difficile et Ă  la fin, mĂȘme les plus jeunes perdent leur bonne humeur. Ils sont vraiment dans la montagnes, prĂšs de cavernes rocheuses, et JĂ©sus dit qu'ils resteront lĂ  en priĂšre pendant une semaine, pour prĂ©parer ses apĂŽtres Ă  une grande chose. Ils sont loin de tout village et le temps est assez clĂ©ment ; par ailleurs, ils ont de la nourriture juste en suffisance.

Cela fait approximativement un an que Jésus est avec les premiers disciples, et le Sauveur veut tous les former pour qu'ils soient ses ministres. Pour cela, il a recours à la grande arme, la priÚre, et donne une courte leçon sur celle-ci. Il signale enfin qu'ils se retrouveront le matin, le midi, et le soir, pour prier ensemble et pour rompre le pain, puis que chacun retournera dans sa grotte en restant "en face de Dieu et de son ùme". Grùce à cette retraite, ils atteindront l'ùge de raison spirituel et "le reste viendra plus tard".

Mots-clés

EMV 164.1-2 · Tome 3, p. 32-33

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

164.1 Les barques de Pierre et de Jean voguent sur le lac paisible, suivies, dirait-on, de toutes les embarcations des rives de Tibériade, vu le nombre des bateaux et des barques qui vont et viennent, cherchant à rejoindre la barque de Jésus, à la dépasser, puis à repasser derriÚre. PriÚres, supplications, clameurs, demandes se croisent sur les flots bleus.

JĂ©sus a pris dans sa barque Marie ainsi que la mĂšre de Jacques et de Jude. Dans l’autre barque se trouvent Marie SalomĂ©, son fils Jean et Suzanne. JĂ©sus promet, rĂ©pond et bĂ©nit inlassablement.

« Je reviendrai, oui, je vous le promets. Soyez bons. Souvenez-vous de mes paroles pour les unir à celles que je vous dirai plus tard. La séparation sera brÚve. Ne soyez pas égoïstes. Je suis venu pour les autres aussi. Du calme ! Vous allez vous faire du mal. Oui, je prierai pour vous. Je serai toujours proche de vous. Que le Seigneur soit avec vous. Bien sûr, je me souviendrai de tes larmes et tu seras consolé. EspÚre, aie foi. »

Et c’est ainsi, accompagnĂ©e de bĂ©nĂ©dictions et de promesses, que la barque aborde Ă  l’autre rive. Ce n’est pas TibĂ©riade, mais un petit hameau, Ă  peine un groupe de maisons, pauvres, presque abandonnĂ©es. JĂ©sus et ses disciples descendent, et leurs barques rebroussent chemin, conduites par les employĂ©s et par ZĂ©bĂ©dĂ©e. Les autres embarcations font de mĂȘme, mais certains passagers qui s’y trouvent descendent Ă  leur tour et veulent Ă  tout prix suivre JĂ©sus. Je vois parmi eux Isaac et ses deux protĂ©gĂ©s : Joseph et Timon. Je n’en reconnais pas d’autres parmi la foule nombreuse de tout Ăąge, des adolescents aux vieillards.

164.2 JĂ©sus quitte le village dont les rares habitants, en haillons, restent indiffĂ©rents. JĂ©sus leur fait distribuer des aumĂŽnes et rejoint la grand-route. Il s’arrĂȘte.

« Maintenant, sĂ©parons-nous, dit-il. MĂšre, Marie, SalomĂ© et toi allez Ă  Nazareth. Suzanne peut rentrer Ă  cana. Je serai bientĂŽt de retour. Vous savez ce qu’il faut faire. Que Dieu soit avec vous ! »

Mais il salue sa MĂšre plus particuliĂšrement, avec un grand sourire, et lorsque Marie, donnant l’exemple aux autres, s’agenouille pour ĂȘtre bĂ©nie, JĂ©sus sourit avec une extrĂȘme douceur.

Les femmes, avec lesquelles se trouvent Alphée, fils de Sarah, et Simon, regagnent leur ville.

Mots-clés

EMV 164.3-4 · Tome 3, p. 33-35

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

164.3 JĂ©sus marche en tournant maintenant le dos au lac. Il se dirige avec assurance vers une gorge situĂ©e entre les collines qui vont du lac vers l’ouest, en lignes presque parallĂšles. Entre deux collines rocheuses, rocailleuses, qui tombent Ă  pic comme un fjord, un petit torrent plein d’écume descend en grondant ; au-dessus s’élĂšve un mont sauvage oĂč des plantes ont poussĂ© comme elles ont pu, entre les pierres. Un sentier de mule monte Ă  l’assaut de la colline la plus rocailleuse. C’est justement celui que JĂ©sus prend.

Les disciples le suivent avec peine, en file indienne, dans le silence le plus absolu. Quand JĂ©sus s’arrĂȘte pour leur permettre de souffler, Ă  un endroit un peu plus large du sentier, qui ressemble Ă  une Ă©corchure sur ce mont inaccessible, alors seulement ils se regardent, sans mot dire. Ils s’interrogent du regard :

« Mais oĂč nous conduit-il ? »

Mais ils ne disent rien, ils se regardent seulement, et d’un air toujours plus dĂ©solĂ© quand ils voient JĂ©sus reprendre sa marche dans la gorge sauvage, pleine de grottes, de fentes, de rochers qui rendent la progression difficile, sans compter les ronces et un fouillis d’autres plantes qui accrochent les vĂȘtements de tous cĂŽtĂ©s, griffent, font trĂ©bucher et frappent le visage. MĂȘme les plus jeunes, chargĂ©s de sacs pesants, ont perdu leur bonne humeur.

164.4 Finalement JĂ©sus s’arrĂȘte :

« Nous resterons ici une semaine en priĂšre. Pour vous prĂ©parer Ă  une grande chose. C’est pour cela que j’ai voulu m’isoler ainsi, dans un lieu dĂ©sert, loin de tout chemin comme de tout village. Il y a lĂ  des grottes qui ont dĂ©jĂ  servi Ă  des hommes. Elles nous serviront Ă  nous aussi. Il y a aussi des eaux fraĂźches et abondantes alors que le sol est sec. Nous avons suffisamment de pain et de nourriture pour notre sĂ©jour. Ceux qui, l’an dernier, ont Ă©tĂ© avec moi au dĂ©sert savent comment j’y ai vĂ©cu. Ici, c’est un palais royal en comparaison, et la saison dĂ©sormais clĂ©mente enlĂšve Ă  la fois la rigueur du gel et du soleil Ă  notre asile. Veuillez donc y sĂ©journer de bon cƓur. Il ne nous arrivera peut-ĂȘtre plus jamais d’ĂȘtre ainsi tous ensemble et complĂštement seuls. Ce moment doit vous unir et faire de vous, non plus douze hommes, mais une seule institution.

Vous ne dites rien ? Vous n’avez pas de question ? DĂ©posez sur ce rocher les fardeaux que vous portez et jetez au fond de la vallĂ©e l’autre poids que vous avez sur le cƓur : votre humanitĂ©. Je vous ai amenĂ©s ici pour parler Ă  votre Ăąme, pour vous nourrir spirituellement, pour vous rendre esprit. Je ne dirai pas grand chose. J’ai tellement parlĂ© depuis un an environ que je suis avec vous ! C’est suffisant. Si c’était par la parole que je devais vous changer, je devrais vous garder encore une bonne centaine d’annĂ©es, et encore vous seriez toujours imparfaits.

Il est temps dĂ©sormais que je me serve de vous. Mais, pour cela, je dois vous former. Je vais recourir au grand remĂšde, Ă  la grande arme : la priĂšre. J’ai toujours priĂ© pour vous. Maintenant, je veux que vous priiez par vous-mĂȘmes. Je ne vous enseigne pas encore ma priĂšre, mais je vous fais connaĂźtre comment on prie et ce qu’est la priĂšre. C’est une conversation de fils Ă  PĂšre, d’esprit Ă  Esprit de façon ouverte, chaleureuse, confiante, recueillie, franche. La priĂšre est tout : aveu, connaissance de soi, pleurs sur soi, engagement envers nous-mĂȘmes et envers Dieu, demande Ă  Dieu, le tout aux pieds du PĂšre. Elle ne peut se faire dans le vacarme, dans la distraction, Ă  moins d’ĂȘtre des gĂ©ants de la priĂšre. D’ailleurs, mĂȘme eux souffrent des chocs et des bruits du monde dans leurs heures de priĂšre. Or vous n’ĂȘtes pas des gĂ©ants, mais des pygmĂ©es. Spirituellement parlant, vous n’ĂȘtes encore que des enfants, des dĂ©ficients. Ici, vous allez atteindre l’ñge de raison spirituel. Le reste viendra plus tard.

Le matin, Ă  midi et le soir, nous nous rĂ©unirons pour prier ensemble avec les anciennes paroles d’IsraĂ«l et pour rompre le pain, puis chacun rentrera dans sa grotte en restant en face de Dieu et de son Ăąme, de tout ce que je vous ai dit sur votre mission et sur vos moyens. Mesurez-vous, Ă©coutez-vous, dĂ©cidez. C’est la derniĂšre fois que je vous le dis. Mais ensuite, vous devrez ĂȘtre parfaits, autant que vous le pourrez, sans fatigue ni sentiments seulement humains. Vous ne serez plus Simon ni Judas, vous ne serez plus AndrĂ© ou Jean, Matthieu ou Thomas : vous serez mes ministres.

Allez, chacun de votre cĂŽtĂ©. Moi, je serai dans cette grotte. Toujours prĂ©sent. Mais ne venez pas sans raison sĂ©rieuse. Vous devez apprendre Ă  agir par vous-mĂȘmes, Ă  vous suffire Ă  vous-mĂȘmes. Car, en vĂ©ritĂ© je vous le dis : il y a un an, nous Ă©tions sur le point de nous connaĂźtre, et dans deux ans nous serons sur le point de nous quitter. Malheur Ă  vous et malheur Ă  moi si vous n’avez pas appris Ă  vous dĂ©brouiller. Que Dieu soit avec vous ! Judas, Jean, portez les vivres Ă  l’intĂ©rieur de ma grotte, celle-ci. Ils doivent durer et c’est moi qui ferai la distribution.

– Il y en a peu, objecte quelqu’un.

– Le nĂ©cessaire pour survivre. Un estomac trop rassasiĂ© appesantit l’esprit. Je veux vous Ă©lever et non vous alourdir. »

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Ceux qui ont accompagné le Christ au massif de la Tentation est Jean, Judas et Simon le Zélote le 21/06/27 (Voir EMV 80).

Mots-clés

EMV 164.4 · Tome 3, p.34-35

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

Citation

Je vous fais connaĂźtre comment on prie et ce qu’est la priĂšre. C’est une conversation de fils Ă  PĂšre, d’esprit Ă  Esprit de façon ouverte, chaleureuse, confiante, recueillie, franche. La priĂšre est tout : aveu, connaissance de soi, pleurs sur soi, engagement envers nous-mĂȘmes et envers Dieu, demande Ă  Dieu, le tout aux pieds du PĂšre. Elle ne peut se faire dans le vacarme, dans la distraction, Ă  moins d’ĂȘtre des gĂ©ants de la priĂšre. D’ailleurs, mĂȘme eux souffrent des chocs et des bruits du monde dans leurs heures de priĂšre. Or vous n’ĂȘtes pas des gĂ©ants, mais des pygmĂ©es.

Détail

Jésus parle aux apÎtres.

Mots-clés

EMV 164.4 · Tome 3, p. 35

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Un estomac trop rassasiĂ© appesantit l’esprit. Je veux vous Ă©lever et non vous alourdir.

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EMV 165 · Tome 3, p. 35-43

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

La vision s'ouvre sur des oiseaux attirĂ©s par la nourriture prĂšs des cavernes. JĂ©sus leur donne des miettes de pain et un volatile un peu audacieux arrive mĂȘme Ă  prendre un morceau de fromage. Quand le repas est fini, le Christ va rĂ©veiller les autres apĂŽtres. Certains sont dĂ©jĂ  prĂȘts, d'autres sont plus lents, Jean et Judas ont mĂȘme du mal Ă  se lever. JĂ©sus va rĂ©veiller son prĂ©fĂ©rĂ© qui, encore bien endormi, le prend pour sa maman. JĂ©sus s'en amuse et le rĂ©veille doucement en lui faisant un bisou sur la joue. Le disciple bien-aimĂ© se rĂ©veille alors tout Ă  fait, s'Ă©tonne de voir JĂ©sus, puis rĂ©vĂšle au MaĂźtre ce qu'il a vĂ©cu dans la grotte. Il n'est pas venu voir JĂ©sus, le Fils de Dieu incarnĂ©, durant cette semaine de retraite, mais il est venu au Christ dans le "Feu qu'est l'Amour Ă©ternel de la trĂšs sainte TrinitĂ©". AprĂšs lui avoir racontĂ© son expĂ©rience mystique, Jean demande de ne rien dire Ă  ses compagnons. JĂ©sus y consent et lui demande de s'apprĂȘter pour qu'ils s'en aillent.

Les Douze sont changés par cette retraite : ils sont plus calmes, plus silencieux, et plus attentifs aussi aux paroles du Christ. L'ùme a été reine ces derniers jours et les a fait grandir : ils ne sont plus des enfants, mais des adolescents spirituels.

Si Jésus restait avec eux, isolés du monde, il en ferait vite des grands saints, mais il doit revenir dans le monde pour accomplir la Volonté du PÚre. Le Maßtre aussi enverra ses apÎtres à son tour.

Ceux-ci ne sont plus les disciples prĂ©fĂ©rĂ©s, mais les apĂŽtres, les chefs de son Eglise. Ils ne suffiront pas pour tout accomplir, aussi ils les associent aux disciples. Ils auront tous la mĂȘme mission, mais leurs fonctions seront diffĂ©rentes. Tous ne seront pas parfait, l'esprit qui les anime ne sera pas non plus Ă©ternel, car le monde va les tenter et il faudra qu'ils se dĂ©fendent contre les tentations et contre eux-mĂȘmes.

A présent, le groupe quitte les gorges d'Arbel pour aller vers Tibériade quelques heures.

JĂ©sus donne par ailleurs une courte dictĂ©e Ă  Maria, oĂč il signale que vingt siĂšcles ont pu priver l'Evangile apostolique de certaines partie. Cela ne nuit pas Ă  la doctrine, mais cela nuit Ă  la facilitĂ© de comprendre l'Evangile apostolique.

Mots-clés

EMV 165.5-10 · Tome 3, p. 39-43

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

165.5 JĂ©sus sort sur le sentier oĂč les autres se trouvent dĂ©jĂ . Leurs visages paraissent plus vĂ©nĂ©rables, plus recueillis. Les plus ĂągĂ©s ressemblent Ă  des patriarches ; les jeunes ont quelque chose de plus mĂ»r, de plus digne, ce qu’auparavant leur jeunesse dissimulait. Judas regarde JĂ©sus avec un timide sourire sur un visage marquĂ© par les larmes. En passant, JĂ©sus lui fait une caresse. Pierre
 ne parle pas. C’est si Ă©trange chez lui que cela Ă©tonne plus que tout autre changement. Il regarde attentivement JĂ©sus, mais avec une dignitĂ© nouvelle qui paraĂźt lui agrandir le front aux tempes, un peu dĂ©garnies, et rendre plus sĂ©vĂšre son regard oĂč jusqu’alors brillait toujours une lueur de malice. JĂ©sus l’appelle Ă  venir auprĂšs de lui et le tient tout proche en attendant Jean, qui sort finalement. Je ne saurais dire si son visage est plus pĂąle ou plus rouge, mais toujours est-il qu’il y brille une flamme qui n’en change pas la couleur, mais est pourtant visible. Tous le regardent.

« Viens ici prĂšs de moi, mon Jean, et toi aussi, AndrĂ©, et toi, Jacques, fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e. Puis toi aussi, Simon, et BarthĂ©lemy, Philippe, et vous, mes frĂšres, et puis Matthieu. Judas, viens lĂ , face Ă  moi. Thomas, viens ici. Asseyez-vous. J’ai Ă  vous parler. »

Calmes comme des enfants, ils s’asseyent, tous un peu absorbĂ©s par leur monde intĂ©rieur et pourtant attentifs Ă  JĂ©sus comme jamais ils ne l’ont Ă©tĂ©.

165.6 « Savez-vous ce que je vous ai fait ? Vous le savez tous. Votre Ăąme l’a dit Ă  votre raison. Mais l’ñme, la reine de ces derniers jours, a enseignĂ© Ă  la raison deux grandes vertus : l’humilitĂ© et le silence, fils de l’humilitĂ© et de la prudence, elles-mĂȘmes filles de la charitĂ©. Il y a huit jours seulement, vous seriez venus, comme des enfants dĂ©sireux d’épater et de surpasser leur rival, proclamer vos prouesses, vos nouvelles connaissances. Maintenant, vous vous taisez. D’enfants, vous ĂȘtes devenus des adolescents. Vous savez dĂ©sormais qu’en agissant ainsi vous pourriez humilier votre compagnon peut-ĂȘtre moins favorisĂ© par Dieu, donc vous gardez le silence.

Vous ĂȘtes en outre comme des jeunes filles qui ne sont plus impubĂšres. Il est nĂ© en vous une sainte pudeur sur les mĂ©tamorphoses que vous a rĂ©vĂ©lĂ©es le mystĂšre nuptial des Ăąmes avec Dieu. Le premier jour, ces grottes vous ont paru froides, hostiles, repoussantes
 et vous les regardez aujourd’hui comme des chambres nuptiales parfumĂ©es et lumineuses. C’est lĂ  que vous avez connu Dieu. Auparavant, vous saviez quelque chose de lui, mais vous ne le connaissiez pas dans cette intimitĂ© qui, de deux ĂȘtres, en fait un seul. Il y a parmi vous des hommes qui sont mariĂ©s depuis des annĂ©es, d’autres qui ont eu avec les femmes des rapports fallacieux, d’autres encore qui, pour diverses raisons, sont chastes. Mais les chastes savent ce qu’est l’amour parfait autant que ceux qui sont mariĂ©s. Je peux mĂȘme dire que personne ne le sait mieux que celui qui ignore le dĂ©sir de la chair. Car Dieu se rĂ©vĂšle aux vierges dans toute sa plĂ©nitude, en raison de la joie qu’il trouve Ă  se donner Ă  une personne pure, car il retrouve quelque chose de lui-mĂȘme, le trĂšs Pur, dans la crĂ©ature pure de toute luxure, et pour compenser ce qu’elle se refuse par amour pour lui.

165.7 En vĂ©ritĂ©, je vous dis qu’en raison de l’amour que j’éprouve pour vous et de la sagesse que je possĂšde, si je n’avais pas le devoir d’accomplir l’Ɠuvre du PĂšre, je dĂ©sirerais vous garder ici et rester avec vous, isolĂ©s ; je serais alors certain de faire rapidement de vous de grands saints, sans plus de dĂ©faillances, de dĂ©fections, de chutes, de ralentissements ou de retours en arriĂšre. Mais je ne puis. Je dois partir. Vous devez partir. Le monde nous attend, ce monde profanĂ© et profanateur qui a besoin de maĂźtres et de rĂ©dempteurs. J’ai voulu vous faire connaĂźtre Dieu pour que vous le prĂ©fĂ©riez de loin au monde dont toutes les affections ne valent pas un seul sourire de Dieu. J’ai voulu que vous puissiez mĂ©diter sur ce qu’est le monde et sur ce qu’est Dieu pour vous faire dĂ©sirer le meilleur. En ce moment, vous n’aspirez qu’à Dieu. Ah ! Si je pouvais vous garder Ă  cette heure-ci, Ă  ce dĂ©sir ! Mais le monde nous attend. Et nous allons vers le monde qui nous attend, au nom de la sainte charitĂ© : de mĂȘme qu’elle m’a envoyĂ© dans le monde, elle vous envoie elle aussi, par mon commandement. Mais je vous en conjure ! Comme on garde une perle dans son Ă©crin, gardez bien le trĂ©sor de ces jours oĂč vous vous ĂȘtes regardĂ©s, soignĂ©s, relevĂ©s, revĂȘtus, unis Ă  Dieu. Telles les pierres du tĂ©moignage Ă©levĂ©es par les patriarches en souvenir des alliances avec Dieu, conservez ces prĂ©cieux souvenirs dans votre cƓur.

165.8 A compter de ce jour, vous n’ĂȘtes plus mes disciples prĂ©fĂ©rĂ©s, mais mes apĂŽtres, les chefs de mon Eglise. Dans les siĂšcles des siĂšcles, c’est de vous que proviendront ses hiĂ©rarchies, on vous appellera maĂźtres, car vous avez pour MaĂźtre votre Dieu et sa triple puissance, sagesse et charitĂ©.

Je ne vous ai pas choisis parce que vous ĂȘtes les plus mĂ©ritants mais pour tout un ensemble de raisons qu’il n’est pas nĂ©cessaire que vous connaissiez aujourd’hui. Je vous ai choisis Ă  la place des bergers qui sont mes disciples depuis l’époque oĂč j’étais un bĂ©bĂ© vagissant. Pourquoi donc ? Parce qu’il convenait de le faire. Il y a parmi vous des GalilĂ©ens et des JudĂ©ens, des hommes instruits et des ignorants, des riches et des pauvres. Tout cela du point de vue du monde. Afin que l’on ne puisse m’accuser d’avoir prĂ©fĂ©rĂ© une seule catĂ©gorie de disciples. Mais vous ne suffirez pas pour tout le travail Ă  accomplir, ni maintenant ni plus tard.

Vous n’avez pas tous prĂ©sent Ă  la mĂ©moire un passage du Livre. Je vous le rappelle. Au deuxiĂšme livre des ParalipomĂšnes, au chapitre 29, il est racontĂ© comment EzĂ©chias, roi de Juda, fit purifier le Temple. AprĂšs cette purification, il fit faire des sacrifices pour les pĂ©chĂ©s, pour le royaume, pour le sanctuaire et pour Juda, aprĂšs quoi commença l’offrande individuelle. Mais comme les prĂȘtres ne suffisaient pas pour les immolations, on appela Ă  l’aide les lĂ©vites, consacrĂ©s par un rite plus court que les prĂȘtres.

C’est ce que je ferai. Vous ĂȘtes les prĂȘtres que moi, le PrĂȘtre Ă©ternel, j’ai longuement et soigneusement prĂ©parĂ©s. Mais vous ne suffisez pas Ă  la tĂąche toujours plus vaste des immolations individuelles Ă  leur Seigneur Dieu. C’est pourquoi je vous associe ceux qui restent disciples, ceux qui attendent au pied de la montagne, ceux qui sont dĂ©jĂ  un peu plus Ă©levĂ©s, ceux qui sont rĂ©pandus sur la terre d’IsraĂ«l et seront plus tard dissĂ©minĂ©s aux quatre coins du monde. Il leur sera attribuĂ© des fonctions de mĂȘme importance : car, si la mission est unique, leur classement aux yeux du monde sera diffĂ©rent. Mais pas aux yeux de Dieu auprĂšs de qui rĂ©side la Justice. Ainsi, le disciple obscur, ignorĂ© des apĂŽtres et de ses confrĂšres, qui vivra saintement en conduisant des Ăąmes Ă  Dieu sera plus grand que l’apĂŽtre renommĂ© connu qui n’aura d’apĂŽtre que le nom et rabaissera sa dignitĂ© apostolique en poursuivant des buts humains.

La tĂąche des apĂŽtres et des disciples sera toujours celle des prĂȘtres et des lĂ©vites d’EzĂ©chias : pratiquer le culte, abattre les idolĂątries, purifier les cƓurs et les lieux, annoncer le Seigneur et sa Parole. Il n’est pas de tĂąche plus sainte sur la terre, ni de dignitĂ© plus Ă©levĂ©e que la vĂŽtre. C’est bien pour cette raison que je vous ai dit : “ Ecoutez-vous, examinez-vous. ”

165.9 Malheur Ă  l’apĂŽtre qui tombe ! Il entraĂźne beaucoup de disciples, qui Ă  leur tour entraĂźnent un nombre encore plus grand de fidĂšles. Cette ruine grossit sans cesse, comme une avalanche qui tombe ou le cercle qui s’étend sur le lac si l’on lance des pierres au mĂȘme endroit.

Serez-vous tous parfaits ? Non. L’esprit qui vous anime actuellement durera-t-il ? Non. Le monde lancera ses tentacules pour Ă©trangler votre Ăąme. Ce sera la victoire du monde, fils de Satan pour les cinq dixiĂšmes, esclave de Satan pour encore trois dixiĂšmes, indiffĂ©rent Ă  Dieu pour les deux dixiĂšmes qui restent. Cette victoire Ă©teindra la lumiĂšre dans le cƓur des saints. DĂ©fendez-vous tout seuls contre vous-mĂȘmes, contre le monde, la chair, le dĂ©mon. Mais surtout dĂ©fendez-vous de vous-mĂȘmes. Soyez en garde, mes enfants, contre l’orgueil, la sensualitĂ©, la duplicitĂ©, la tiĂ©deur, l’assoupissement spirituel, et encore contre l’avarice ! Quand votre “ moi infĂ©rieur ” Ă©lĂšve la voix et pleurniche sous prĂ©texte de cruautĂ©s Ă  son endroit, faites-le taire par ces mots : “ pour un instant de privation que je te cause, je te procure, et pour l’éternitĂ©, le banquet extatique que tu as eu dans la caverne de la montagne Ă  la fin de la lune de Shebat. ”

165.10 Partons. Allons Ă  la rencontre des autres : ils sont nombreux Ă  attendre ma venue. Ensuite, j’irai pour quelques heures Ă  TibĂ©riade et vous, vous parlerez de moi en allant m’attendre au pied de la montagne sur la route directe de TibĂ©riade Ă  la mer. J’y viendrai et je monterai pour prĂȘcher. Prenez les sacs et les manteaux. Notre sĂ©jour est terminĂ© et votre Ă©lection est faite. »

Mots-clés

EMV 165.8 · Tome 3, p. 41-42

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Vous n’avez pas tous prĂ©sent Ă  la mĂ©moire un passage du Livre. Je vous le rappelle. Au deuxiĂšme livre des ParalipomĂšnes, au chapitre 29, il est racontĂ© comment EzĂ©chias, roi de Juda, fit purifier le Temple. AprĂšs cette purification, il fit faire des sacrifices pour les pĂ©chĂ©s, pour le royaume, pour le sanctuaire et pour Juda, aprĂšs quoi commença l’offrande individuelle. Mais comme les prĂȘtres ne suffisaient pas pour les immolations, on appela Ă  l’aide les lĂ©vites, consacrĂ©s par un rite plus court que les prĂȘtres.

C’est ce que je ferai. Vous ĂȘtes les prĂȘtres que moi, le PrĂȘtre Ă©ternel, j’ai longuement et soigneusement prĂ©parĂ©s. Mais vous ne suffisez pas Ă  la tĂąche toujours plus vaste des immolations individuelles Ă  leur Seigneur Dieu. C’est pourquoi je vous associe ceux qui restent disciples, ceux qui attendent au pied de la montagne, ceux qui sont dĂ©jĂ  un peu plus Ă©levĂ©s, ceux qui sont rĂ©pandus sur la terre d’IsraĂ«l et seront plus tard dissĂ©minĂ©s aux quatre coins du monde. Il leur sera attribuĂ© des fonctions de mĂȘme importance : car, si la mission est unique, leur classement aux yeux du monde sera diffĂ©rent. Mais pas aux yeux de Dieu auprĂšs de qui rĂ©side la Justice. Ainsi, le disciple obscur, ignorĂ© des apĂŽtres et de ses confrĂšres, qui vivra saintement en conduisant des Ăąmes Ă  Dieu sera plus grand que l’apĂŽtre renommĂ© connu qui n’aura d’apĂŽtre que le nom et rabaissera sa dignitĂ© apostolique en poursuivant des buts humains.

La tĂąche des apĂŽtres et des disciples sera toujours celle des prĂȘtres et des lĂ©vites d’EzĂ©chias : pratiquer le culte, abattre les idolĂątries, purifier les cƓurs et les lieux, annoncer le Seigneur et sa Parole. Il n’est pas de tĂąche plus sainte sur la terre, ni de dignitĂ© plus Ă©levĂ©e que la vĂŽtre. C’est bien pour cette raison que je vous ai dit : “ Ecoutez-vous, examinez-vous. ”

165.9 Malheur Ă  l’apĂŽtre qui tombe ! Il entraĂźne beaucoup de disciples, qui Ă  leur tour entraĂźnent un nombre encore plus grand de fidĂšles. Cette ruine grossit sans cesse, comme une avalanche qui tombe ou le cercle qui s’étend sur le lac si l’on lance des pierres au mĂȘme endroit.

Serez-vous tous parfaits ? Non. L’esprit qui vous anime actuellement durera-t-il ? Non. Le monde lancera ses tentacules pour Ă©trangler votre Ăąme. Ce sera la victoire du monde, fils de Satan pour les cinq dixiĂšmes, esclave de Satan pour encore trois dixiĂšmes, indiffĂ©rent Ă  Dieu pour les deux dixiĂšmes qui restent. Cette victoire Ă©teindra la lumiĂšre dans le cƓur des saints. DĂ©fendez-vous tout seuls contre vous-mĂȘmes, contre le monde, la chair, le dĂ©mon. Mais surtout dĂ©fendez-vous de vous-mĂȘmes. Soyez en garde, mes enfants, contre l’orgueil, la sensualitĂ©, la duplicitĂ©, la tiĂ©deur, l’assoupissement spirituel, et encore contre l’avarice ! Quand votre “ moi infĂ©rieur ” Ă©lĂšve la voix et pleurniche sous prĂ©texte de cruautĂ©s Ă  son endroit, faites-le taire par ces mots : “ pour un instant de privation que je te cause, je te procure, et pour l’éternitĂ©, le banquet extatique que tu as eu dans la caverne de la montagne Ă  la fin de la lune de Shebat. ”

Annotation

DeuxiĂšme Livre des Chroniques, chapitre 29

2 Ch 29

01 ÉzĂ©kias devint roi Ă  l’ñge de vingt-cinq ans et il rĂ©gna vingt-neuf ans Ă  JĂ©rusalem. Le nom de sa mĂšre Ă©tait Abiya, fille de Zacharie.

02 Il fit ce qui est droit aux yeux du Seigneur, tout comme avait fait David, son ancĂȘtre.

03 La premiÚre année de son rÚgne, le premier mois, il rouvrit les portes de la Maison du Seigneur et les répara.

04 Il fit venir les prĂȘtres et les lĂ©vites et, les ayant rĂ©unis sur la place de l’Orient,

05 il leur dit : « Écoutez-moi, lĂ©vites ! Maintenant, sanctifiez-vous, sanctifiez la Maison du Seigneur, Dieu de vos pĂšres, et du sanctuaire enlevez la souillure.

06 Car nos pĂšres ont Ă©tĂ© infidĂšles, ils ont fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur notre Dieu. Ils l’ont abandonnĂ©, ils ont dĂ©tournĂ© leur visage de la demeure du Seigneur, et lui ont tournĂ© le dos.

07 Ils ont mĂȘme fermĂ© les portes du Vestibule, ils ont Ă©teint les lampes, ils ont cessĂ© de brĂ»ler de l’encens et d’offrir l’holocauste dans le sanctuaire du Dieu d’IsraĂ«l.

08 La colĂšre du Seigneur s’est abattue sur Juda et sur JĂ©rusalem. Il les a livrĂ©s Ă  la terreur, Ă  la dĂ©solation et Ă  la moquerie, comme vous le voyez de vos yeux.

09 VoilĂ  pourquoi nos pĂšres sont tombĂ©s sous l’épĂ©e, et nos fils, nos filles et nos femmes sont en captivitĂ©.

10 Maintenant j’ai l’intention de conclure une alliance avec le Seigneur, Dieu d’IsraĂ«l, pour que se dĂ©tourne de nous l’ardeur de sa colĂšre.

11 Maintenant, mes fils, ne soyez plus nĂ©gligents, car c’est vous que le Seigneur a choisis, pour vous tenir devant lui et le servir, pour ĂȘtre ses serviteurs et brĂ»ler de l’encens. »

12 Alors les lĂ©vites se mirent Ă  l’Ɠuvre : parmi les fils de Qehath : Mahath fils d’AmasaĂŻ, JoĂ«l fils d’Azarias ; parmi les fils de Merari : Qish fils d’Abdi, Azarias fils de YehallĂ©lel ; parmi les Guershonites : Yoah fils de Zimma, Éden fils de Yoah ;

13 parmi les fils d’Éliçafane : Shimri et YĂ©iĂ«l ; parmi les fils d’Asaf : Zacharie et Mattanyahou ;

14 parmi les fils de Hémane : Yeïel et Shiméï ; parmi les fils de Yedoutoune : Shemaya et Ouzziel.

15 Ils rĂ©unirent leurs frĂšres, se sanctifiĂšrent et, selon l’ordre du roi conforme aux paroles du Seigneur, ils vinrent purifier la Maison du Seigneur.

16 Les prĂȘtres entrĂšrent Ă  l’intĂ©rieur de la Maison du Seigneur pour la purifier. Ils emportĂšrent sur le parvis de la Maison du Seigneur tous les objets impurs qu’ils trouvĂšrent dans le temple du Seigneur. Les lĂ©vites les ramassĂšrent pour les emporter dehors, dans le ravin du CĂ©dron.

17 Ils commencÚrent cette sanctification le premier jour du premier mois. Le huitiÚme jour du mois, ils entrÚrent dans le Vestibule du Seigneur. Ils mirent huit jours à sanctifier la Maison du Seigneur, et le seiziÚme jour du premier mois ils avaient achevé.

18 Ils se rendirent ensuite dans les appartements du roi ÉzĂ©kias et lui dirent : « Nous avons purifiĂ© toute la Maison du Seigneur, l’autel des holocaustes et tous ses ustensiles, la table oĂč l’on dispose les pains de l’offrande et tous ses ustensiles.

19 Et tous les objets que, pendant son rĂšgne, le roi Acaz avait profanĂ©s par son infidĂ©litĂ©, nous les avons remis en Ă©tat et sanctifiĂ©s : les voici devant l’autel du Seigneur. »

20 Le roi ÉzĂ©kias, s’étant levĂ© de bon matin, rĂ©unit les princes de la ville et monta Ă  la Maison du Seigneur.

21 On amena sept taureaux, sept bĂ©liers, sept agneaux et sept boucs, en sacrifice pour la faute, Ă  l’intention du royaume, du sanctuaire et de Juda. Le roi dit aux prĂȘtres, descendants d’Aaron, d’offrir les holocaustes sur l’autel du Seigneur.

22 On immola les bƓufs, et les prĂȘtres recueillirent le sang dont on aspergea l’autel ; on immola les bĂ©liers, et de leur sang on aspergea l’autel ; on immola les agneaux, et de leur sang on aspergea l’autel.

23 Ensuite, devant le roi et l’assemblĂ©e, on fit avancer les boucs destinĂ©s au sacrifice pour la faute, et on leur imposa les mains.

24 Les prĂȘtres les immolĂšrent et, de leur sang rĂ©pandu sur l’autel, ils firent un sacrifice pour la faute, en expiation pour tout IsraĂ«l. C’est en effet pour tout IsraĂ«l que le roi avait ordonnĂ© l’holocauste et le sacrifice pour la faute.

25 Il plaça les lĂ©vites dans la Maison du Seigneur, au son des cymbales, des harpes et des cithares, selon le commandement de David, de Gad, le voyant du roi, et du prophĂšte Nathan. Car ce commandement venait du Seigneur par l’intermĂ©diaire de ses prophĂštes.

26 Quand les lĂ©vites, avec les instruments de David, et les prĂȘtres, avec les trompettes, eurent pris place,

27 ÉzĂ©kias ordonna d’offrir l’holocauste sur l’autel. Au moment oĂč commença l’holocauste commencĂšrent aussi le cantique au Seigneur et la sonnerie des trompettes, avec accompagnement des instruments de David, roi d’IsraĂ«l.

28 Toute l’assemblĂ©e se prosterna ; on chanta le cantique, et les trompettes sonnĂšrent jusqu’à l’achĂšvement de l’holocauste.

29 Lorsqu’on eut achevĂ© d’offrir l’holocauste, le roi et tous ceux qui Ă©taient avec lui s’inclinĂšrent et se prosternĂšrent.

30 Le roi ÉzĂ©kias et les princes dirent aux lĂ©vites de cĂ©lĂ©brer le Seigneur en reprenant les paroles de David et d’Asaf le voyant. Ils cĂ©lĂ©brĂšrent donc dans la joie, puis se mirent Ă  genoux et se prosternĂšrent.

31 ÉzĂ©kias prit alors la parole et dit : « Maintenant, vous avez reçu l’investiture du Seigneur ; approchez-vous donc, offrez des sacrifices d’action de grĂące dans la Maison du Seigneur. » Alors l’assemblĂ©e offrit des sacrifices d’action de grĂące, et tous ceux que leur cƓur y incitait offrirent des holocaustes.

32 Le nombre des holocaustes qu’offrit l’assemblĂ©e fut de soixante-dix bƓufs, cent bĂ©liers et deux cents agneaux, le tout en holocauste pour le Seigneur.

33 On consacra encore six cents bƓufs et trois mille brebis.

34 Toutefois les prĂȘtres n’étaient pas assez nombreux pour dĂ©pecer toutes les victimes de l’holocauste. Alors leurs frĂšres, les lĂ©vites, les aidĂšrent jusqu’à ce que le travail soit achevĂ©, et que les prĂȘtres se soient sanctifiĂ©s. Les lĂ©vites, en effet, avaient mis plus d’empressement que les prĂȘtres Ă  se sanctifier.

35 Il y eut aussi de nombreux holocaustes, outre les graisses des sacrifices de paix et les libations pour les holocaustes. Ainsi fut rétabli le service de la Maison du Seigneur.

36 ÉzĂ©kias et le peuple se rĂ©jouirent de ce que Dieu avait rĂ©alisĂ© pour le peuple, car cela s’était fait rapidement.

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EMV 165.8 · Tome 3, p. 42

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Le disciple obscur, ignorĂ© des apĂŽtres et de ses confrĂšres, qui vivra saintement en conduisant des Ăąmes Ă  Dieu sera plus grand que l’apĂŽtre renommĂ© connu qui n’aura d’apĂŽtre que le nom et rabaissera sa dignitĂ© apostolique en poursuivant des buts humains.

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