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Confort de lecture

EMV 161 · Tome 3, p. 17-21

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus arrive Ă  CapharnaĂŒm avec les disciples. Ils vont Ă  une fontaine, et Jean donne Ă  boire au MaĂźtre. Simon-Pierre, qui est allĂ© porter des poissons chez lui, arrive alors en courant et avertit que le petit-fils d'Elie le pharisien a Ă©tĂ© mordu par un serpent : le petit est dĂ©sormais mourant. Le grand-pĂšre est comme fou et supplie le MaĂźtre de venir le guĂ©rir. D'ailleurs, aprĂšs avoir demandĂ© Ă  Pierre de l'amener chez lui, c'est lui-mĂȘme qui arrive implorer la bontĂ© de JĂ©sus. Celui-ci le rĂ©conforte et va sauver l'enfant, en suçant l'endroit de la morsure, comme pour aspirer le poison. L'enfant est sauvĂ©, mais en se rĂ©veillant, il se souvient du seprent et est effrayĂ©. Le Christ le rassure et ElisĂ©e dĂ©clare alors qu'il l'aime bien, mĂȘme si son grand-pĂšre lui a dit de le traiter de "maudit". Elie rĂ©agit alors au quart de tour et prĂ©tend naturellement ne jamais avoir dit cela.

JĂ©sus s'en va en faisant ses adieux Ă  la famille Ă©prouvĂ©e, puis Judas lui reproche de ne pas avoir fait un miracle Ă©clatant. Le Seigneur rĂ©pond alors que, s'il avait agi ainsi, Elie l'aurait accusĂ© d'avoir Ă©tĂ© aidĂ© par BelzĂ©buth et il affirme par ailleurs que le miracle "amĂšne Ă  la fois ceux qui sont dĂ©jĂ  sur cette route". Quand on n'a pas l'humilitĂ©, le miracle pousse les gens au blasphĂšme et il valait donc mieux agir de maniĂšre simple. Quant au fait d'avoir aidĂ© son ennemi, JĂ©sus rĂ©pond qu'il est la BontĂ© mĂȘme et aucun de ses adversaires ne pourra dire qu'il a Ă©tĂ© vindicatif et provocateur Ă  leur Ă©gard.

Mots-clés

EMV 161.1 · Tome 3, p. 17-18

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

161.1 JĂ©sus est sur le point d’arriver en barque Ă  CapharnaĂŒm. Le soleil va se coucher et le lac n’est qu’un scintillement jaune-rouge.

Tandis que les deux barques manƓuvrent pour accoster, Jean dit :

« Je me dĂ©pĂȘche d’aller chercher de l’eau Ă  la fontaine pour que tu puisses te dĂ©saltĂ©rer.

– L’eau est bonne, ici, s’exclame AndrĂ©.

– Oui, elle est bonne. Et votre amour me la fait paraütre encore meilleure.

– Moi, je vais porter le poisson Ă  la maison. Les femmes les prĂ©pareront pour le repas. Tu nous parleras ensuite, Ă  elles et Ă  nous ?

– Oui, Pierre.

– C’est le plus beau, maintenant, de revenir chez soi. Auparavant, nous avions l’air de nomades. Mais maintenant, avec les femmes, il y a plus d’ordre, plus d’amour. Et puis, voir ta MĂšre me fait oublier toute fatigue. Je ne sais
 »

Jésus sourit et se tait.

La barque s’échoue sur la grĂšve. Jean et AndrĂ©, en sous-vĂȘtements courts, sautent dans l’eau et tirent la barque sur la rive avec l’aide des garçons puis disposent la planche qui sert de pont. JĂ©sus est le premier Ă  descendre ; il attend que la seconde barque soit amarrĂ©e pour s’unir Ă  tous ses disciples. Puis, Ă  pas lents, ils s’avancent vers la fontaine. C’est une fontaine naturelle, une source qui jaillit un peu en dehors du village et dont l’eau retombe dans un bassin en pierre, fraĂźche, abondante, argentĂ©e. Cette eau vous invite Ă  la boire tant elle est limpide. Jean, qui a couru en avant avec l’amphore, est dĂ©jĂ  de retour et tend le broc ruisselant Ă  JĂ©sus, qui boit Ă  longues gorgĂ©es.

« Comme tu avais soif, mon MaĂźtre ! Et moi, comme un sot, je ne m’étais pas procurĂ© de l’eau !

– Cela ne fait rien, Jean. Maintenant tout est passĂ© », rĂ©pond JĂ©sus avec une caresse.

Détail

On apprend qu'Ă  CapharnaĂŒm, il y a une fontaine avec une eau trĂšs pure. Pierre Ă©nonce Ă©galement les femmes-disciples. Dans l'EMV 162, on apprendra que Marie SalomĂ©, Marie d'AlphĂ©e, la Vierge et Suzanne sont prĂ©sentes Ă  CapharnaĂŒm.

Mots-clés

EMV 161.2-5 · Tome 3, p. 18-21

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

161.2 Ils sont sur le point de revenir quand ils voient Simon-Pierre, qui Ă©tait allĂ© porter ses poissons chez lui, arriver aussi vite qu’il le peut.

« MaĂźtre, MaĂźtre ! Crie-t-il, Ă  bout de souffle. » Tout le village est en Ă©moi, car l’unique petit-fils d’Eli le pharisien est en train de mourir Ă  la suite d’une morsure de serpent. Contre la volontĂ© de sa mĂšre, il Ă©tait parti avec le vieil homme dans leur oliveraie. Eli surveillait des travaux, et l’enfant jouait prĂšs des racines d’un vieil olivier. Il a mis la main dans un trou dans l’espoir d’y trouver quelque lĂ©zard, mais c’est un serpent qu’il a trouvĂ©. Le vieillard a l’air d’un fou. La mĂšre de l’enfant – qui, entre parenthĂšses, dĂ©teste son beau-pĂšre, et Ă  juste titre – l’accuse d’assassinat. L’enfant se refroidit rapidement. Entre parents, ils ne se sont jamais aimĂ©s ! Or, on ne peut ĂȘtre plus de la mĂȘme famille que cela !

– Les querelles de familles sont une bien triste chose !

– Mais, MaĂźtre, je dis que les serpents n’ont pas aimĂ© le serpent : Eli. Et ils ont tuĂ© le petit serpent. Je regrette qu’il m’ait vu et qu’il m’ait criĂ© : “ Le MaĂźtre est lĂ  ? ” Et je regrette pour le petit. C’était un bel enfant, et ce n’est pas sa faute s’il est le petit-fils d’un pharisien.

– Effectivement, ce n’est pas sa faute. »

161.3 Ils se dirigent vers le village et voient venir Ă  leur rencontre une foule de personnes qui crient et pleurent, le vieil Eli en tĂȘte.

« Il nous a trouvés ! Retournons sur nos pas !

– Mais pourquoi ? Ce vieil homme souffre.

– Ce vieil homme te dĂ©teste, souviens-t’en : c’est l’un de tes accusateurs les plus acharnĂ©s auprĂšs du Temple.

– Je me souviens que je suis la MisĂ©ricorde. »

Le vieil Eli, Ă©chevelĂ©, bouleversĂ©, les vĂȘtements en dĂ©sordre, court vers JĂ©sus bras tendus et s’écroule Ă  ses pieds en criant :

« PitiĂ© ! PitiĂ© ! Pardon ! Ne te venge pas de ma duretĂ© de cƓur sur un innocent. Toi seul peux le sauver ! Dieu, ton PĂšre, t’a conduit ici. Je crois en toi ! Je te vĂ©nĂšre ! Je t’aime ! Pardon ! Je me suis montrĂ© injuste et menteur ! Mais me voilĂ  puni. Ces heures sont Ă  elles seules une punition. A l’aide ! C’est le seul fils de mon garçon qui est mort. Et elle m’accuse de l’avoir tuĂ©. »

Il pleure en se frappant la tĂȘte contre terre en cadence.

« Allons, ne pleure pas comme ça. Veux-tu mourir sans plus te soucier de voir grandir cet enfant ?

– Il meurt ! Il meurt ! Il est peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  mort. Fais-moi mourir, moi aussi. Que je n’aie pas Ă  vivre dans cette maison vide ! Oh, mes tristes derniers jours !

– Eli, relùve-toi et allons-y


– Tu
 tu viens vraiment ? Mais sais-tu qui je suis ?

– Un malheureux. Allons. »

Le vieil homme se lĂšve et dit :

« Je pars en avant, mais toi, cours, cours, dĂ©pĂȘche-toi ! »

Et il s’en va d’autant plus rapidement que le dĂ©sespoir lui aiguillonne le cƓur.

« Seigneur, crois-tu que cela puisse le faire changer ? Ah ! Quel miracle inutile ! Laisse donc mourir ce petit serpent ! Le vieux mourra aussi de chagrin et
 ça en fera un de moins sur ta route. C’est Dieu qui a pensĂ© à


– Simon ! En vĂ©ritĂ©, en ce moment c’est toi le serpent. »

Repoussant sĂ©vĂšrement Pierre, qui reste tĂȘte basse, JĂ©sus va de l’avant.

161.4 PrĂšs de la place la plus grande de CapharnaĂŒm se trouve une belle maison devant laquelle la foule fait grand bruit
 JĂ©sus s’y rend et il est sur le point d’y arriver lorsque, par la porte grande ouverte, sort le vieillard, suivi d’une femme Ă©chevelĂ©e qui serre dans ses bras un petit ĂȘtre Ă  l’agonie. Le venin paralyse dĂ©jĂ  ses organes et la mort est proche. Sa menotte blessĂ©e pend avec la marque de la morsure Ă  la base du pouce. Eli ne cesse de crier :

« Jésus, Jésus ! »

JĂ©sus, serrĂ©, Ă©crasĂ© par la foule qui l’empĂȘche presque de faire le moindre geste, prend cette menotte, la porte Ă  sa bouche, suce la blessure, puis souffle sur le petit visage cireux aux yeux vitreux Ă  demi clos. Puis il se redresse en disant :

« VoilĂ , l’enfant s’éveille. Ne l’effrayez pas par tous vos visages bouleversĂ©s. Il aura dĂ©jĂ  bien assez peur au souvenir du serpent. »

De fait, l’enfant, dont le visage reprend couleur, ouvre la bouche et bĂąille longuement, se frotte les yeux puis les ouvre et paraĂźt Ă©bahi de se trouver au milieu de tant de monde ; puis il se souvient et tente de fuir en faisant un bond si soudain qu’il serait tombĂ© si JĂ©sus ne l’avait reçu promptement dans ses bras.

« Du calme ! De quoi as-tu peur ? Regarde ce beau soleil ! Voilà le lac, ta maison, et ici ta maman et ton grand-pÚre.

– Et le serpent ?

– Disparu. C’est moi qui suis là.

– Toi, oui
 »

L’enfant rĂ©flĂ©chit
 puis, se faisant naĂŻvement la voix de la vĂ©ritĂ©, il ajoute :

« Mon grand-pĂšre me disait de te traiter de “ maudit ”. Mais je ne le fais pas. Moi, je t’aime bien.

– Moi, j’ai dit cela ? Cet enfant dĂ©lire ! N’en crois rien, MaĂźtre. Je t’ai toujours respectĂ©. »

Une fois sa peur surmontée, sa vieille nature réapparaßt.

« Les paroles ont de la valeur ou non. Je les prends pour ce qu’elles valent. Adieu, mon petit, adieu, femme, adieu Eli. Aimez-vous bien et aimez-moi, si vous le pouvez. »

JĂ©sus tourne le dos et se dirige vers la maison oĂč il habite.

161.5 « Pourquoi, MaĂźtre, ne pas avoir accompli un miracle Ă©clatant ? Tu aurais dĂ» ordonner au venin de quitter l’enfant, tu aurais dĂ» te montrer Dieu. Au lieu de cela tu as sucĂ© le venin comme l’aurait fait le premier venu. »

Judas n’est pas trùs content. Il aurait voulu quelque chose de sensationnel.

Mais d’autres sont du mĂȘme avis :

« Tu devais Ă©craser cet ennemi de toute ta puissance. Tu as entendu, hein ? Son venin est aussitĂŽt rĂ©apparu


– Peu importe le venin. Observez plutĂŽt que, si j’avais agi comme vous l’auriez souhaitĂ©, il aurait dit que BĂ©elzĂ©boul m’aidait. Dans son Ăąme en ruines, il peut encore admettre mon pouvoir de mĂ©decin. Pas davantage. Le miracle amĂšne Ă  la foi ceux qui sont dĂ©jĂ  sur cette route. Mais chez ceux qui n’ont pas d’humilitĂ© – la foi prouve toujours l’existence de l’humilitĂ© dans une Ăąme –, le miracle les pousse au blasphĂšme. Par consĂ©quent, mieux vaut Ă©viter ce risque en recourant Ă  des procĂ©dĂ©s apparemment humains. C’est la misĂšre des incrĂ©dules, leur misĂšre inguĂ©rissable. Il n’y a pas d’argent qui la fasse disparaĂźtre, car aucun miracle ne porte Ă  croire ni Ă  ĂȘtre bons. Peu importe. Je fais mon devoir, eux suivent leurs tendances mauvaises.

– Mais alors, pourquoi l’avoir fait ?

– Parce que je suis la BontĂ© et afin que l’on ne puisse dire que j’ai Ă©tĂ© vindicatif Ă  l’égard de mes ennemis et provocateur vis-Ă -vis de ceux qui le sont. J’accumule sur leur tĂȘte des charbons ardents. Et ce sont eux qui me la prĂ©sentent pour que je les accumule. Judas, fils de Simon, sois bon, ne cherche pas Ă  agir comme eux. Mais cela suffit. Allons chez ma MĂšre. Elle sera heureuse de savoir que j’ai guĂ©ri un enfant. »

Détail

Jésus est averti par Pierre que le petit-fils d'Elie est mourant. Le pharisien vient ensuite le supplier pour sauver le petit et Jésus va accomplir le miracle et sauver l'enfant.

Mots-clés

EMV 161.5 · Tome 3, p. 21

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Le miracle amĂšne Ă  la foi ceux qui sont dĂ©jĂ  sur cette route. Mais chez ceux qui n’ont pas d’humilitĂ© – la foi prouve toujours l’existence de l’humilitĂ© dans une Ăąme –, le miracle les pousse au blasphĂšme. Par consĂ©quent, mieux vaut Ă©viter ce risque en recourant Ă  des procĂ©dĂ©s apparemment humains. C’est la misĂšre des incrĂ©dules, leur misĂšre inguĂ©rissable. Il n’y a pas d’argent qui la fasse disparaĂźtre, car aucun miracle ne porte Ă  croire ni Ă  ĂȘtre bons. Peu importe. Je fais mon devoir, eux suivent leurs tendances mauvaises.

Détail

Jésus vient de sauver trÚs simplement un enfant et il dit la chose suivante.

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EMV 162.1-8 · Tome 3, p. 21-28

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

JĂ©sus est Ă  CapharnaĂŒm. Marie SalomĂ© et Marie d'AlphĂ©e sont prĂ©sentes : elles prĂ©parent la cuisine. AprĂšs les avoir saluĂ©es, la mĂšre de Jacques et de Jude lui apprend que Simon, un autre de ses fils, est venu. Elle en est contente, mais elle ne sera vraiment heureuse que quand toute sa famille sera Ă  JĂ©sus. Le Seigneur lui assure alors que cela arrivera, puis il va trouver sa MĂšre.

En y allant, il rencontre Simon d'AlphĂ©e, AlphĂ©e, fils de Sarah, Joseph d'EmmaĂŒs et le berger Isaac. Le groupe discute un peu et le Sauveur confie qu'il a trois nouveaux disciples Ă  Isaac. Puis ils vont manger, et c'est durant le repas qu'arrive Elie, le pharisien de CapharnaĂŒm.

Ce dernier a de nombreux prĂ©sents pour le Christ, pour le remercier du miracle pour son petit-fils. JĂ©sus accepte et il entend Ă©galement son cousin Simon lui annoncer qu'il va le suivre. Mais une fois le pharisien parti, il va s'isoler et Matthieu le rejoint pour lui tenir compagnie. Le futur Ă©vangĂ©liste remarque que son Seigneur n'a pas l'air heureux, et celui-ci lui rĂ©vĂšle alors que les conversions d'Elie et de Simon sont tout humaines, lĂ  oĂč celle du percepteur d'impĂŽt Ă©tait complĂšte et sincĂšre. PassĂ© ce matin, Elie redeviendra Elie, et Simon restera toujours habitĂ© par son humanitĂ©.

Le MaĂźtre invite alors son apĂŽtre Ă  rester prĂšs de lui, et quand son disciple lui affirme qu'il ne sait pas parler et qu'il craint ne jamais ĂȘtre capable de parler du Messie, JĂ©sus le rĂ©conforte et lui affirme que le publicain est un "pauvre homme qui, grĂące Ă  sa volontĂ©, devient l’homme, l’homme juste rĂȘvĂ© par Dieu." Il saura donc guider les Ăąmes et le Sauveur lui demande de pouvoir s'appuyer sur lui, et de le consoler, car ne pas ĂȘtre compris est une de ses grandes amertumes.

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EMV 162.2 · Tome 3, p. 22

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Je vais trouver Maman. »

Il sort, monte le petit escalier extĂ©rieur qui mĂšne Ă  la terrasse qui, pour une bonne moitiĂ©, recouvre la maison ; l’autre partie est oc­cupĂ©e par une vaste piĂšce d’oĂč sortent de grosses voix d’hommes et, de temps Ă  autre, la douce voix de Marie, cette voix claire et virginale de jeune fille que les annĂ©es n’ont pas altĂ©rĂ©e, cette mĂȘme voix qui a dit “ Je suis la servante du Seigneur ” et qui chantait des berceuses Ă  son bĂ©bĂ©.

JĂ©sus s’approche sans bruit, tout en souriant parce qu’il entend sa MĂšre dire :

« Ma demeure, c’est mon Fils. Et je n’éprouve aucune douleur d’ĂȘtre loin de Nazareth, sauf lorsqu’il est parti. Mais s’il est auprĂšs de moi
 ah, plus rien ne me manque ! Et puis, je ne crains rien pour ma maison : vous y ĂȘtes, vous


– Oh ! Regarde, voilĂ  JĂ©sus ! » crie AlphĂ©e, fils de Sarah, qui, ayant le visage tournĂ© vers la porte, est le premier Ă  y voir apparaĂźtre JĂ©sus.

« Je suis là, oui. Que la paix soit avec vous tous. Maman ! »

Il embrasse sa MÚre sur le front et reçoit son baiser.

Détail

Jésus parle avec Marie d'Alphée puis il dit la chose suivante :

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EMV 162.3 · Tome 3, p. 24

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Eli est arrivé avec des serviteurs et de nombreux cadeaux. Mais il souhaiterait te parler.

– Je viens tout de suite. Ou plutĂŽt, fais-le monter. »

Suzanne sort et revient peu aprĂšs avec le vieil Eli accompagnĂ© de deux serviteurs qui portent un grand panier. DerriĂšre, les femmes – Marie exceptĂ©e – observent avec curiositĂ©.

Détail

Elie le pharisien vient voir Jésus alors qu'il prend son repas. Les disciples et les femmes présentes sont curieux, sauf la Vierge Marie.

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