EMV 159.2-3 · Tome 2, p. 534-536
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Il semble que le discours est commencé, car Jésus dit :
« ...Câest vrai. Vous dites : â Nous ne tâabandonnerons jamais, car tâabandonner reviendrait Ă abandonner Dieu. â Mais, peuple de Guerguesa, rappelle-toi que rien nâest plus changeant que la pensĂ©e humaine. Je suis convaincu quâen ce moment vous le pensez rĂ©ellement. Ma parole et le miracle survenu vous ont exaltĂ©s en ce sens, et en ce moment vos paroles sont sincĂšres.
159.2 Mais, je vais vous rappeler un Ă©pisode. Je pourrais vous en citer mille, lointains ou proches, mais je mâen tiens Ă celui-lĂ .
Avant de mourir, JosuĂ©, serviteur du Seigneur, rassembla autour de lui toutes les tribus, avec leurs anciens, leurs chefs, leurs juges et leurs magistrats, et il leur parla en prĂ©sence de JĂ©ovĂȘh. Il leur rappela tous les bienfaits et les prodiges accomplis par le Seigneur par son entremise. AprĂšs avoir tout Ă©numĂ©rĂ©, il les invita Ă rejeter tout dieu qui ne serait pas le Seigneur ou, du moins, Ă ĂȘtre francs dans leur foi en choisissant avec sincĂ©ritĂ© soit le vrai Dieu, soit les dieux de MĂ©sopotamie et des Amorites, de façon quâil y ait une nette sĂ©paration entre les fils dâAbraham et ceux qui sâatÂtachent au paganisme.
Une erreur courageuse vaut toujours mieux quâune hypocrite profession de foi ou un mĂ©lange de croyances qui est un opprobre pour Dieu et une mort pour les Ăąmes. Or il nâest rien de plus facile et de plus commun que ce mĂ©lange. Lâapparence est sauve, mais par-dessous, la rĂ©alitĂ© ne vaut rien. Il en est toujours ainsi, mes enfants. Il y a des fidĂšles qui mĂ©langent lâobservance de la Loi avec ce quâelle interdit, ces malheureux qui hĂ©sitent comme des gens ivres entre la fidĂ©litĂ© Ă la Loi et lâintĂ©rĂȘt des marchĂ©s et des compromissions avec ceux qui ne sont pas soumis Ă la Loi, mais dont ils espĂšrent tirer profit. Il y a des prĂȘtres, scribes ou pharisiens qui ne font plus du service de Dieu le but de leur vie, mais une politique astucieuse pour triompher des autres et pour avoir tout pouvoir contre les autres plus honnĂȘtes. Ils sont tous serviteurs non pas de Dieu, mais dâun pouvoir quâils savent fort et prĂ©cieux pour les buts quâils visent. Tous ne sont que des hypocrites qui mĂ©langent notre Dieu avec des dieux Ă©trangers.
Le peuple rĂ©pondit Ă JosuĂ© : â Loin de nous dâabandonner JĂ©ovĂȘh pour servir dâautres dieux ! â JosuĂ© leur dit ce que moi, je vous ai dit naguĂšre sur la sainte jalousie du PĂšre, sur sa volontĂ© dâĂȘtre aimĂ© exclusivement, de tout notre ĂȘtre, sur son Ă©quitĂ© dans la punition des menteurs.
Punir ! Dieu peut punir, comme il peut rĂ©compenser. Nul besoin dâĂȘtre mort pour avoir rĂ©compense ou chĂątiment. Regarde, peuple hĂ©breu : Dieu, aprĂšs tâavoir tant donnĂ© en te dĂ©livrant des pharaons, en te conduisant sain et sauf Ă travers le dĂ©sert et en dĂ©pit des embĂ»ches des ennemis, en te permettant de devenir une nation grande et respectĂ©e, riche de gloires, ne tâa-t-il pas, par la suite, puni pour tes fautes une, deux, dix fois ? Regarde ce que tu es devenu Ă prĂ©sent ! Et moi qui te vois te prĂ©cipiter dans la plus sacrilĂšge des idolĂątries, je vois aussi dans quel gouffre tu vas te prĂ©cipiter par ton obstination Ă retomber toujours dans les mĂȘmes fautes. Et câest pour cela que je te fais ce rappel, Ă toi, mon peuple qui es deux fois mien puisque je suis le RĂ©dempteur et que je suis nĂ© de toi. Ce nâest pas de la haine, pas de la rancoeur, pas de lâintransigeance. Mon rappel, mĂȘme sâil est sĂ©vĂšre, est encore une preuve dâamour.
159.3 JosuĂ© dit alors : â Vous ĂȘtes tĂ©moins : vous avez choisi le Seigneur â, et tous rĂ©pondirent : â Oui â. Et JosuĂ©, qui Ă©tait sage et pas seulement brave, sachant combien est faible la volontĂ© de lâhomme, Ă©crivit sur un livre toutes les paroles de la Loi et de lâalliance ; il les plaça dans le temple et de plus, dans ce sanctuaire du Seigneur, Ă Sichem, qui contenait pour lâoccasion le Tabernacle. Puis il posa une grande pierre en tĂ©moignage, en disant : â Cette pierre qui a entendu les paroles que vous avez dites au Seigneur restera ici en tĂ©moignage pour que vous ne puissiez renier votre parole et mentir au Seigneur votre Dieu. â
Une pierre, si grande et dure quâelle soit, peut toujours ĂȘtre rĂ©duite en poussiĂšre par lâhomme, par la foudre ou par lâĂ©rosion des eaux et du temps. Mais moi, je suis la Pierre angulaire et Ă©ternelle et je ne puis subir la destruction. Ne mentez pas Ă cette Pierre vivante. Ne lâaimez pas seulement parce quâelle fait des prodiges. Aimez-la parce que par elle vous toucherez le Ciel. Je vous voudrais plus spirituels, plus fidĂšles au Seigneur. Je ne dis pas plus fidĂšles Ă moi : moi, je ne suis que parce que je suis la voix du PĂšre. En me foulant aux pieds, vous blessez celui qui mâa envoyĂ©. Je suis lâintermĂ©diaire. Lui est le Tout. Recueillez de moi et conservez en vous ce qui est saint pour rejoindre ce Dieu. Nâaimez pas lâHomme, aimez le Messie du Seigneur, non pour les miracles quâil accomplit, mais parce quâil veut faire en vous le miracle intime et sublime de votre sanctification. »
Annotation
Livre de Josuée, chapitre 24, 1-28
Js 24, 1-28 : JosuĂ© rĂ©unit toutes les tribus dâIsraĂ«l Ă Sichem ; puis il appela les anciens dâIsraĂ«l, avec les chefs, les juges et les scribes ; ils se prĂ©sentĂšrent devant Dieu. JosuĂ© dit alors Ă tout le peuple : « Ainsi parle le Seigneur, le Dieu dâIsraĂ«l : Vos ancĂȘtres habitaient au-delĂ de lâEuphrate depuis toujours, jusquâĂ TĂšrah, pĂšre dâAbraham et de Nahor, et ils servaient dâautres dieux. Alors jâai pris votre pĂšre Abraham au-delĂ de lâEuphrate, et je lui ai fait traverser toute la terre de Canaan ; jâai multipliĂ© sa descendance, et je lui ai donnĂ© Isaac. Ă Isaac, jâai donnĂ© Jacob et ĂsaĂŒ. Ă ĂsaĂŒ, jâai donnĂ© en possession la montagne de Séïr. Jacob et ses fils sont descendus en Ăgypte. Jâai envoyĂ© ensuite MoĂŻse et Aaron, et jâai frappĂ© lâĂgypte par tout ce que jâai accompli au milieu dâelle. Ensuite, je vous en ai fait sortir. Donc, jâai fait sortir vos pĂšres de lâĂgypte, et vous ĂȘtes arrivĂ©s Ă la mer ; les Ăgyptiens poursuivaient vos pĂšres avec des chars et des guerriers jusquâĂ la mer des Roseaux. Vos pĂšres criĂšrent alors vers le Seigneur, qui Ă©tendit un brouillard Ă©pais entre vous et les Ăgyptiens, et fit revenir sur eux la mer, qui les recouvrit. Vous avez vu de vos propres yeux ce que jâai fait en Ăgypte, puis vous avez sĂ©journĂ© longtemps dans le dĂ©sert. Je vous ai introduits ensuite dans le pays des Amorites qui habitaient au-delĂ du Jourdain. Ils vous ont fait la guerre, et je les ai livrĂ©s entre vos mains : vous avez pris possession de leur pays, car je les ai anĂ©antis devant vous. Puis Balaq, fils de Cippor, roi de Moab, se leva pour faire la guerre Ă IsraĂ«l, et il envoya chercher Balaam, fils de BĂ©or, pour vous maudire. Mais je nâai pas voulu Ă©couter Balaam : il a mĂȘme dĂ» vous bĂ©nir, et je vous ai sauvĂ©s de la main de Balaq. Ensuite, vous avez passĂ© le Jourdain pour atteindre JĂ©richo ; les chefs de JĂ©richo vous ont fait la guerre, ainsi que de nombreux peuples : les Amorites, les Perizzites, les CananĂ©ens, les Hittites, les Guirgashites, les Hivvites, les JĂ©busĂ©ens ; mais je les ai livrĂ©s entre vos mains. Jâai envoyĂ© devant vous des frelons, qui ont chassĂ© les deux rois amorites ; ce ne fut ni par ton Ă©pĂ©e ni par ton arc. Je vous ai donnĂ© une terre qui ne vous a coĂ»tĂ© aucune peine, des villes dans lesquelles vous vous ĂȘtes installĂ©s sans les avoir bĂąties, des vignes et des oliveraies dont vous profitez aujourdâhui sans les avoir plantĂ©es.
Et maintenant craignez le Seigneur ; servez-le dans lâintĂ©gritĂ© et la fidĂ©litĂ©. Ăcartez les dieux que vos pĂšres ont servis au-delĂ de lâEuphrate et en Ăgypte ; servez le Seigneur. Sâil ne vous plaĂźt pas de servir le Seigneur, choisissez aujourdâhui qui vous voulez servir : les dieux que vos pĂšres servaient au-delĂ de lâEuphrate, ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »
Le peuple rĂ©pondit : « PlutĂŽt mourir que dâabandonner le Seigneur pour servir dâautres dieux ! Câest le Seigneur notre Dieu qui nous a fait monter, nous et nos pĂšres, du pays dâĂgypte, cette maison dâesclavage ; câest lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes et nous a protĂ©gĂ©s tout le long du chemin que nous avons parcouru, chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passĂ©s. Et mĂȘme le Seigneur a chassĂ© devant nous tous ces peuples, ainsi que les Amorites qui habitaient le pays. Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur, car câest lui notre Dieu. » Alors JosuĂ© dit au peuple : « Vous ne pouvez pas servir le Seigneur, car il est un Dieu saint, il est un Dieu jaloux, qui ne pardonnera ni vos rĂ©voltes ni vos pĂ©chĂ©s. Si vous abandonnez le Seigneur pour servir les dieux Ă©trangers, il se retournera contre vous, il vous fera du mal, il vous anĂ©antira, lui qui vous a fait tant de bien. »
Le peuple rĂ©pondit Ă JosuĂ© : « Mais si ! Nous voulons servir le Seigneur. » Alors JosuĂ© dit au peuple : « Vous en ĂȘtes les tĂ©moins contre vous-mĂȘmes : câest vous qui avez choisi de servir le Seigneur. » Ils rĂ©pondirent : « Nous en sommes tĂ©moins. » JosuĂ© reprit : « Alors, enlevez les dieux Ă©trangers qui sont au milieu de vous, et tournez votre coeur vers le Seigneur, le Dieu dâIsraĂ«l. » Le peuple rĂ©pondit Ă JosuĂ© : « Câest le Seigneur notre Dieu que nous voulons servir, câest Ă sa voix que nous voulons obĂ©ir. »
En ce jour-lĂ , JosuĂ© conclut une Alliance pour le peuple. Câest dans la ville de Sichem quâil lui donna un statut et un droit. JosuĂ© inscrivit tout cela dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre et la dressa sous le chĂȘne qui Ă©tait dans le sanctuaire du Seigneur. Il dit Ă tout le peuple : « Voici une pierre qui servira de tĂ©moin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles que le Seigneur nous a dites ; elle servira de tĂ©moin contre vous, pour vous empĂȘcher de renier votre Dieu. » Puis JosuĂ© renvoya le peuple, chacun dans la part de territoire qui Ă©tait son hĂ©ritage.