Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 157.7-8 · Tome 2, p. 528

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

157.7 Hier soir, nous avions parlĂ©, elle et moi, de la jeune fille, partie aux premiĂšres heures de l’aprĂšs-midi, emportant, en son coeur virginal, son secret saint, tel un soleil plus radieux que celui du ciel. Quand nous sommes restĂ©s seuls et que j’étais assis Ă  cĂŽtĂ© d’elle, comme lorsque j’étais petit, la tĂȘte sur son Ă©paule si accueillante et si forte, ma MĂšre m’a dit : “ Comme il est doux d’ĂȘtre la MĂšre du RĂ©dempteur ! ”

Oui, comme c’est doux, quand la crĂ©ature qui vient au RĂ©dempteur est dĂ©jĂ  une crĂ©ature de Dieu en laquelle il ne subsiste que le pĂ©chĂ© originel qui ne peut ĂȘtre lavĂ© par un autre que moi. Toutes les autres petites taches des imperfections humaines, l’amour les a lavĂ©es. Mais, ma douce MĂšre, toi la trĂšs pure Guide des Ăąmes vers ton Fils, Etoile sainte qui les oriente, suave MaĂźtresse des saints, tendre Nourrice des plus petits, Soin salutaire des malades, ce ne seront pas toujours des personnes qui ne refusent pas la saintetĂ© qui viendront Ă  toi... Mais des lĂšpres, des horreurs, la puanteur, un grouillement de serpents autour de choses immondes viendront ramper jusqu’à tes pieds, ĂŽ Reine du genre humain, pour te crier : “ PitiĂ© ! Viens Ă  notre secours ! Conduis-nous Ă  ton Fils ! ” Et tu devras poser ta main, cette main pure, sur ses plaies, incliner ton regard de colombe du paradis sur des laideurs infernales, respirer la puanteur du pĂ©chĂ©, et ne pas fuir. Il te faudra au contraire serrer sur ton coeur ceux que Satan a mutilĂ©s, ces avortons, ces pourritures, les laver par tes larmes, puis me les amener... Alors tu diras : “ Comme il est dur d’ĂȘtre la MĂšre du RĂ©dempteur ! ” Mais tu le feras parce que tu es la MĂšre... Je baise et je bĂ©nis tes mains, ces mains par lesquelles viendront Ă  moi tant de crĂ©atures dont chacune sera l’une de mes gloires. Mais, avant de l’ĂȘtre pour moi, elle sera l’une de tes gloires, MĂšre sainte.

157.8 Quant à vous, chùres femmes disciples, suivez l’exemple de celle qui fut ma Maütresse, celle de Jacques et de Jude et de tous ceux qui veulent se former dans la grñce et la sagesse. Suivez sa parole. C’est la mienne qui s’est faite plus douce. Il n’y a rien à y ajouter, car c’est la parole de la Mùre de la Sagesse.

Détail

Jésus était aux cÎtés de sa MÚre, hier soir, et évoque Annalia, la premiÚre vierge consacrée de l'Eglise.

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EMV 157.8 · Tome 2, p. 528-529

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Mes amis, sachez avoir l’humilitĂ© et la constance des femmes, rabaissez votre orgueil masculin et ne mĂ©prisez pas les femmes disciples, mais modĂ©rez votre force, et je pourrais dire votre duretĂ© et votre intransigeance, au contact de la douceur des femmes. Et, par-dessus tout, apprenez d’elles Ă  aimer, Ă  croire et Ă  souffrir pour le Seigneur, parce que, en vĂ©ritĂ©, je vous dis qu’elles, les faibles, deviendront les plus fortes dans la foi, dans l’amour, dans l’audace, dans le sacrifice pour leur MaĂźtre, qu’elles aiment de tout leur ĂȘtre, sans rien demander, sans prĂ©tendre Ă  rien, payĂ©es seulement d’amour, pour me donner rĂ©confort et joie.

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EMV 157.8 · Tome 2, p. 528

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Quant à vous, chùres femmes disciples, suivez l’exemple de celle qui fut ma Maütresse, celle de Jacques et de Jude et de tous ceux qui veulent se former dans la grñce et la sagesse. Suivez sa parole. C’est la mienne qui s’est faite plus douce. Il n’y a rien à y ajouter, car c’est la parole de la Mùre de la Sagesse.

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EMV 157.9 · Tome 2, p. 529

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« Toi, Marthe, reste. J’ai dĂ©jĂ  parlĂ© Ă  ton serviteur. Aujourd’hui ce n’est pas BĂ©thanie qui offre l’hospitalitĂ©, mais la petite maison de JĂ©sus. Viens. Tu dĂźneras Ă  cĂŽtĂ© de Marie et tu dormiras dans la petite chambre auprĂšs de la sienne. L’esprit de Joseph, notre rĂ©confort, te rĂ©confortera pendant que tu reposeras. Et demain, tu retourneras Ă  BĂ©thanie plus forte et plus assurĂ©e, pour prĂ©parer lĂ  aussi des femmes disciples, en attendant celle qui nous est la plus chĂšre, Ă  toi comme Ă  moi. Ne doute pas, Marthe, je ne promets jamais en vain. Mais, pour transformer un dĂ©sert grouillant de serpents en bosquet du paradis, cela demande du temps
 Le premier travail ne se voit pas. On a l’impression que rien ne se fait. Mais la semence est dĂ©jĂ  dĂ©posĂ©e. Les semences. Toutes. Ensuite viendront les larmes, et ce sera la pluie qui les fait Ă©clore
 Et les bons arbres fleuriront
 Viens !
 Ne pleure plus ! »

Détail

Marthe est affligée à cause de l'état de Marie-Madeleine et Jésus évoque saint Joseph.

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EMV 158 · Tome 2, p. 529-533

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Sur le lac de Génésareth avec Jeanne de Kouza.

Date de la vision : Mardi 8 mai 1945.

Calendrier : Dim. 23 janvier 28 (9 Scébat 3788)

Lieux (carte) : Sur le lac de Tibériade (aussi appelé lac de Génésareth)

Cycle : L'apostolat féminin

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus est sur le lac de GĂ©nĂ©sareth, avec Jeanne de Kouza. Apparemment, ils ont peu parlĂ©, mais Jeanne comprend l'esprit de son Seigneur. Celle-ci lui demande pourquoi l'homme n'obĂ©it pas Ă  Dieu, lui qui est le plus parfait. Il rĂ©pond que c'est Ă  cause de la morsure de Satan. Ensuite, Jeanne demande s'il dĂ©daignerait de rencontrer des dames romaines et explique qu'Ă  la cour du TĂ©trarque, chez HĂ©rode, on impose leur prĂ©sence, pour plaire au Proconsul et Ă  Rome. Jeanne Ă©nonce briĂšvement la prĂ©sence des dames romaines Ă  de fastes banquets et relate la prĂ©sence de Marie-Madeleine. JĂ©sus assure que la soeur de Lazare guĂ©rira, puis il dit Ă  Jeanne quand et oĂč il parlera, pour que les Romaines puissent venir sur place.

Contenu du chapitre : 158.1 : En barque, sur le lac au printemps au milieu des rives fleuries. 158.2 : Le silence éloquent de Jésus devant la nature. 158.3 : Seigneur, dédaignerais-tu d'approcher de mes amies païennes ? 158.4 : Jésus rencontrera les romaines chez Jeanne. 158.5 : Adieu de Jésus à Jeanne.

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EMV 158.2 · Tome 2, p. 531

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Aimez, soyez purs, soyez bons. Car vous venez de Dieu, et de sa main il n’est rien sorti de mauvais ou d’impur.

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EMV 159 · Tome 2, p. 533-538

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Titre du chapitre : Discours à Guerguesa (Gerghesa) sur la sincérité dans la foi. La réponse sur le jeûne aux disciples de Jean-Baptiste.

Date de la vision : Mercredi 9 mai 1945

Calendrier : Lundi 24 janvier 28. (9 Scébat 3788).

Lieux (carte) : Guerguesa

Cycle : L'apostolat féminin

Résumé : Jésus parle à Guerguesa. Il voit la pensée sincÚre des habitants, mais il leur dit aussi que la pensée humaine est trÚs fluctuante. AprÚs avoir donné un discours basé sur le le livre de Josué, le Maßtre affirme qu'il est la Pierre angulaire et invite les ùmes à venir à lui. Il donne une leçon sur la foi. Ensuite, les disciples de Jean-Baptiste demandent à l'interroger, notamment sur sa fréquentation avec les Romains. Ils veulent comprendre sincÚrement ce qui le motive à approcher les gentils et Jésus leur répond qu'il ne tire aucun avantage d'eux, mais qu'il souhaite les amener au Seigneur Dieu. Enfin, on lui demande pourquoi ses apÎtres ne jeûnent pas et Jésus répond qu'on ne met pas du vin nouveau dans des vieilles outres.

Contenu du chapitre : 159.1 : Discours : La pensée humaine est changeante. 159.2 : Les professions de foi hypocrites ou mélangées. 159.3 : Je veux le miracle de votre sanctification. 159.4 : Dialogue sur la fréquentation des gentils (païens) avec les disciples de Jean Baptiste. 159.5 : Réponse sur l'opportunité des jeûnes. 159.6 : Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres. 159.7 : Plus tard vous viendrez à Moi.

Ancienne édition : Tome 3, chapitre 19.

Mots-clés

EMV 159.2-3 · Tome 2, p. 534-536

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Il semble que le discours est commencé, car Jésus dit :

« ...C’est vrai. Vous dites : “ Nous ne t’abandonnerons jamais, car t’abandonner reviendrait Ă  abandonner Dieu. ” Mais, peuple de Guerguesa, rappelle-toi que rien n’est plus changeant que la pensĂ©e humaine. Je suis convaincu qu’en ce moment vous le pensez rĂ©ellement. Ma parole et le miracle survenu vous ont exaltĂ©s en ce sens, et en ce moment vos paroles sont sincĂšres.

159.2 Mais, je vais vous rappeler un Ă©pisode. Je pourrais vous en citer mille, lointains ou proches, mais je m’en tiens Ă  celui-lĂ .

Avant de mourir, JosuĂ©, serviteur du Seigneur, rassembla autour de lui toutes les tribus, avec leurs anciens, leurs chefs, leurs juges et leurs magistrats, et il leur parla en prĂ©sence de JĂ©ovĂȘh. Il leur rappela tous les bienfaits et les prodiges accomplis par le Seigneur par son entremise. AprĂšs avoir tout Ă©numĂ©rĂ©, il les invita Ă  rejeter tout dieu qui ne serait pas le Seigneur ou, du moins, Ă  ĂȘtre francs dans leur foi en choisissant avec sincĂ©ritĂ© soit le vrai Dieu, soit les dieux de MĂ©sopotamie et des Amorites, de façon qu’il y ait une nette sĂ©paration entre les fils d’Abraham et ceux qui s’at­tachent au paganisme.

Une erreur courageuse vaut toujours mieux qu’une hypocrite profession de foi ou un mĂ©lange de croyances qui est un opprobre pour Dieu et une mort pour les Ăąmes. Or il n’est rien de plus facile et de plus commun que ce mĂ©lange. L’apparence est sauve, mais par-dessous, la rĂ©alitĂ© ne vaut rien. Il en est toujours ainsi, mes enfants. Il y a des fidĂšles qui mĂ©langent l’observance de la Loi avec ce qu’elle interdit, ces malheureux qui hĂ©sitent comme des gens ivres entre la fidĂ©litĂ© Ă  la Loi et l’intĂ©rĂȘt des marchĂ©s et des compromissions avec ceux qui ne sont pas soumis Ă  la Loi, mais dont ils espĂšrent tirer profit. Il y a des prĂȘtres, scribes ou pharisiens qui ne font plus du service de Dieu le but de leur vie, mais une politique astucieuse pour triompher des autres et pour avoir tout pouvoir contre les autres plus honnĂȘtes. Ils sont tous serviteurs non pas de Dieu, mais d’un pouvoir qu’ils savent fort et prĂ©cieux pour les buts qu’ils visent. Tous ne sont que des hypocrites qui mĂ©langent notre Dieu avec des dieux Ă©trangers.

Le peuple rĂ©pondit Ă  JosuĂ© : “ Loin de nous d’abandonner JĂ©ovĂȘh pour servir d’autres dieux ! ” JosuĂ© leur dit ce que moi, je vous ai dit naguĂšre sur la sainte jalousie du PĂšre, sur sa volontĂ© d’ĂȘtre aimĂ© exclusivement, de tout notre ĂȘtre, sur son Ă©quitĂ© dans la punition des menteurs.

Punir ! Dieu peut punir, comme il peut rĂ©compenser. Nul besoin d’ĂȘtre mort pour avoir rĂ©compense ou chĂątiment. Regarde, peuple hĂ©breu : Dieu, aprĂšs t’avoir tant donnĂ© en te dĂ©livrant des pharaons, en te conduisant sain et sauf Ă  travers le dĂ©sert et en dĂ©pit des embĂ»ches des ennemis, en te permettant de devenir une nation grande et respectĂ©e, riche de gloires, ne t’a-t-il pas, par la suite, puni pour tes fautes une, deux, dix fois ? Regarde ce que tu es devenu Ă  prĂ©sent ! Et moi qui te vois te prĂ©cipiter dans la plus sacrilĂšge des idolĂątries, je vois aussi dans quel gouffre tu vas te prĂ©cipiter par ton obstination Ă  retomber toujours dans les mĂȘmes fautes. Et c’est pour cela que je te fais ce rappel, Ă  toi, mon peuple qui es deux fois mien puisque je suis le RĂ©dempteur et que je suis nĂ© de toi. Ce n’est pas de la haine, pas de la rancoeur, pas de l’intransigeance. Mon rappel, mĂȘme s’il est sĂ©vĂšre, est encore une preuve d’amour.

159.3 JosuĂ© dit alors : “ Vous ĂȘtes tĂ©moins : vous avez choisi le Seigneur ”, et tous rĂ©pondirent : “ Oui ”. Et JosuĂ©, qui Ă©tait sage et pas seulement brave, sachant combien est faible la volontĂ© de l’homme, Ă©crivit sur un livre toutes les paroles de la Loi et de l’alliance ; il les plaça dans le temple et de plus, dans ce sanctuaire du Seigneur, Ă  Sichem, qui contenait pour l’occasion le Tabernacle. Puis il posa une grande pierre en tĂ©moignage, en disant : “ Cette pierre qui a entendu les paroles que vous avez dites au Seigneur restera ici en tĂ©moignage pour que vous ne puissiez renier votre parole et mentir au Seigneur votre Dieu. ”

Une pierre, si grande et dure qu’elle soit, peut toujours ĂȘtre rĂ©duite en poussiĂšre par l’homme, par la foudre ou par l’érosion des eaux et du temps. Mais moi, je suis la Pierre angulaire et Ă©ternelle et je ne puis subir la destruction. Ne mentez pas Ă  cette Pierre vivante. Ne l’aimez pas seulement parce qu’elle fait des prodiges. Aimez-la parce que par elle vous toucherez le Ciel. Je vous voudrais plus spirituels, plus fidĂšles au Seigneur. Je ne dis pas plus fidĂšles Ă  moi : moi, je ne suis que parce que je suis la voix du PĂšre. En me foulant aux pieds, vous blessez celui qui m’a envoyĂ©. Je suis l’intermĂ©diaire. Lui est le Tout. Recueillez de moi et conservez en vous ce qui est saint pour rejoindre ce Dieu. N’aimez pas l’Homme, aimez le Messie du Seigneur, non pour les miracles qu’il accomplit, mais parce qu’il veut faire en vous le miracle intime et sublime de votre sanctification. »

Annotation

Livre de Josuée, chapitre 24, 1-28

Js 24, 1-28 : JosuĂ© rĂ©unit toutes les tribus d’IsraĂ«l Ă  Sichem ; puis il appela les anciens d’IsraĂ«l, avec les chefs, les juges et les scribes ; ils se prĂ©sentĂšrent devant Dieu. JosuĂ© dit alors Ă  tout le peuple : « Ainsi parle le Seigneur, le Dieu d’IsraĂ«l : Vos ancĂȘtres habitaient au-delĂ  de l’Euphrate depuis toujours, jusqu’à TĂšrah, pĂšre d’Abraham et de Nahor, et ils servaient d’autres dieux. Alors j’ai pris votre pĂšre Abraham au-delĂ  de l’Euphrate, et je lui ai fait traverser toute la terre de Canaan ; j’ai multipliĂ© sa descendance, et je lui ai donnĂ© Isaac. À Isaac, j’ai donnĂ© Jacob et ÉsaĂŒ. À ÉsaĂŒ, j’ai donnĂ© en possession la montagne de Séïr. Jacob et ses fils sont descendus en Égypte. J’ai envoyĂ© ensuite MoĂŻse et Aaron, et j’ai frappĂ© l’Égypte par tout ce que j’ai accompli au milieu d’elle. Ensuite, je vous en ai fait sortir. Donc, j’ai fait sortir vos pĂšres de l’Égypte, et vous ĂȘtes arrivĂ©s Ă  la mer ; les Égyptiens poursuivaient vos pĂšres avec des chars et des guerriers jusqu’à la mer des Roseaux. Vos pĂšres criĂšrent alors vers le Seigneur, qui Ă©tendit un brouillard Ă©pais entre vous et les Égyptiens, et fit revenir sur eux la mer, qui les recouvrit. Vous avez vu de vos propres yeux ce que j’ai fait en Égypte, puis vous avez sĂ©journĂ© longtemps dans le dĂ©sert. Je vous ai introduits ensuite dans le pays des Amorites qui habitaient au-delĂ  du Jourdain. Ils vous ont fait la guerre, et je les ai livrĂ©s entre vos mains : vous avez pris possession de leur pays, car je les ai anĂ©antis devant vous. Puis Balaq, fils de Cippor, roi de Moab, se leva pour faire la guerre Ă  IsraĂ«l, et il envoya chercher Balaam, fils de BĂ©or, pour vous maudire. Mais je n’ai pas voulu Ă©couter Balaam : il a mĂȘme dĂ» vous bĂ©nir, et je vous ai sauvĂ©s de la main de Balaq. Ensuite, vous avez passĂ© le Jourdain pour atteindre JĂ©richo ; les chefs de JĂ©richo vous ont fait la guerre, ainsi que de nombreux peuples : les Amorites, les Perizzites, les CananĂ©ens, les Hittites, les Guirgashites, les Hivvites, les JĂ©busĂ©ens ; mais je les ai livrĂ©s entre vos mains. J’ai envoyĂ© devant vous des frelons, qui ont chassĂ© les deux rois amorites ; ce ne fut ni par ton Ă©pĂ©e ni par ton arc. Je vous ai donnĂ© une terre qui ne vous a coĂ»tĂ© aucune peine, des villes dans lesquelles vous vous ĂȘtes installĂ©s sans les avoir bĂąties, des vignes et des oliveraies dont vous profitez aujourd’hui sans les avoir plantĂ©es.

Et maintenant craignez le Seigneur ; servez-le dans l’intĂ©gritĂ© et la fidĂ©litĂ©. Écartez les dieux que vos pĂšres ont servis au-delĂ  de l’Euphrate et en Égypte ; servez le Seigneur. S’il ne vous plaĂźt pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : les dieux que vos pĂšres servaient au-delĂ  de l’Euphrate, ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur. »

Le peuple rĂ©pondit : « PlutĂŽt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux ! C’est le Seigneur notre Dieu qui nous a fait monter, nous et nos pĂšres, du pays d’Égypte, cette maison d’esclavage ; c’est lui qui, sous nos yeux, a accompli tous ces signes et nous a protĂ©gĂ©s tout le long du chemin que nous avons parcouru, chez tous les peuples au milieu desquels nous sommes passĂ©s. Et mĂȘme le Seigneur a chassĂ© devant nous tous ces peuples, ainsi que les Amorites qui habitaient le pays. Nous aussi, nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu. » Alors JosuĂ© dit au peuple : « Vous ne pouvez pas servir le Seigneur, car il est un Dieu saint, il est un Dieu jaloux, qui ne pardonnera ni vos rĂ©voltes ni vos pĂ©chĂ©s. Si vous abandonnez le Seigneur pour servir les dieux Ă©trangers, il se retournera contre vous, il vous fera du mal, il vous anĂ©antira, lui qui vous a fait tant de bien. »

Le peuple rĂ©pondit Ă  JosuĂ© : « Mais si ! Nous voulons servir le Seigneur. » Alors JosuĂ© dit au peuple : « Vous en ĂȘtes les tĂ©moins contre vous-mĂȘmes : c’est vous qui avez choisi de servir le Seigneur. » Ils rĂ©pondirent : « Nous en sommes tĂ©moins. » JosuĂ© reprit : « Alors, enlevez les dieux Ă©trangers qui sont au milieu de vous, et tournez votre coeur vers le Seigneur, le Dieu d’IsraĂ«l. » Le peuple rĂ©pondit Ă  JosuĂ© : « C’est le Seigneur notre Dieu que nous voulons servir, c’est Ă  sa voix que nous voulons obĂ©ir. »

En ce jour-lĂ , JosuĂ© conclut une Alliance pour le peuple. C’est dans la ville de Sichem qu’il lui donna un statut et un droit. JosuĂ© inscrivit tout cela dans le livre de la loi de Dieu. Il prit une grande pierre et la dressa sous le chĂȘne qui Ă©tait dans le sanctuaire du Seigneur. Il dit Ă  tout le peuple : « Voici une pierre qui servira de tĂ©moin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles que le Seigneur nous a dites ; elle servira de tĂ©moin contre vous, pour vous empĂȘcher de renier votre Dieu. » Puis JosuĂ© renvoya le peuple, chacun dans la part de territoire qui Ă©tait son hĂ©ritage.

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