Si vous voulez, si vous avez le courage de rester les femmes disciples choisies, je vais vous indiquer le travail que vous devez accomplir pour justifier votre présence et votre élection auprÚs de moi et auprÚs des saints du Seigneur.
Vous pouvez jouer un rĂŽle important auprĂšs de vos semblables et Ă lâĂ©gard des ministres du Seigneur. (...) Comme la femme est nĂ©cessaire auprĂšs de lâautel du Christ ! Les misĂšres infinies du monde peuvent ĂȘtre soignĂ©es par une femme beaucoup mieux que par un homme, puis ĂȘtre amenĂ©es Ă lâhomme pour leur guĂ©rison complĂšte. Beaucoup de coeurs, en particulier les coeurs de femmes, sâouvriront Ă vous, femmes disciples. Il vous faut les accueillir, comme si câĂ©taient des enfants aimĂ©s mais dĂ©voyĂ©s qui reviennent Ă la maison de leur pĂšre, mais nâosent lâaffronter. Vous serez celles qui rĂ©confortent le coupable et amadouent le juge. Beaucoup de ceux qui cherchent Dieu viendront Ă vous. Vous les accueillerez comme des pĂšlerins fatiguĂ©s par ces mots : â Câest ici la maison du Seigneur. Il va venir tout de suite â et, en attendant, vous lâentourerez de votre amour. Si ce nâest moi, ce sera un de mes prĂȘtres qui viendra.
La femme sait aimer. Elle est faite pour aimer. Elle a avili lâamour en en faisant une convoitise des sens mais, au fond de sa chair, le vĂ©ritable amour, le joyau de son Ăąme, est toujours prisonnier : lâamour dĂ©pouillĂ© de lâĂącretĂ© fangeuse des sens, dotĂ© dâailes et de parfums angĂ©liques, fait de flamme pure et de souvenirs de Dieu, de son origine divine, de sa crĂ©ation par Dieu. La femme est le chef-dâoeuvre de la bontĂ© auprĂšs du chef-dâoeuvre de la crĂ©ation quâest lâhomme : â Et maintenant, que lâon donne Ă Adam une compagne pour quâil ne se sente pas seul â ; elle ne doit donc pas abandonner les Adam. Prenez donc cette capacitĂ© dâamour et utilisez-la pour lâamour du Christ et, par le Christ, pour lâamour de votre prochain.
Soyez toute charitĂ© auprĂšs des coupables repentis. Recommandez-leur de ne pas avoir peur de Dieu. Comment ne sauriez-vous pas remplir cet office, vous qui ĂȘtes mĂšres ou soeurs ? Combien de fois vos enfants ou vos petits frĂšres nâont-ils pas Ă©tĂ© malades et nâont-ils pas eu besoin du mĂ©decin ! Et ils avaient peur. Mais vous, par des caresses et des mots dâamour, vous leur avez enlevĂ© cette peur et, leur petite main dans la vĂŽtre, ils se sont laissĂ© soigner sans plus Ă©prouver leur terreur premiĂšre. Les coupables sont vos frĂšres et vos enfants malades et ils redoutent la main du mĂ©decin, son jugement... Non. Il nâen est pas ainsi. Dites-leur, vous qui le savez, que Dieu est bon et quâil ne faut pas le craindre. MĂȘme sâil dit de maniĂšre tranchante : â Tu ne feras plus jamais cela â, il ne chassera pas celui qui lâa dĂ©jĂ fait et qui sâest rendu malade. Mais il le soignera pour le guĂ©rir.
Soyez des mĂšres et des soeurs pour les saints. Eux aussi ont besoin dâamour. EvangĂ©liser leur coĂ»tera fatigue et forces. Ils ne pourront arriver Ă tout faire. Votre rĂŽle sera de les aider, discrĂštement et activement. La femme sait travailler. A la maison, aux tables et aux lits, aux mĂ©tiers Ă tisser et Ă tout ce qui est nĂ©cessaire Ă la vie quotidienne. Lâavenir de lâEglise amĂšnera un flot continuel de pĂšlerins aux lieux choisis par Dieu. Il vous revient dâen ĂȘtre les hĂŽtesses : chargez-vous des dĂ©tails du plus humble travail pour laisser aux ministres de Dieu la libertĂ© de continuer le MaĂźtre.
Puis viendront les temps difficiles, sanglants, cruels. Les chrĂ©tiens, et mĂȘme les saints, passeront par des heures de terreur, de faiblesse. Lâhomme nâest jamais trĂšs fort dans la souffrance. La femme, au contraire, a sur lâhomme cette supĂ©rioritĂ© royale de savoir souffrir. Enseignez-la Ă lâhomme en le soutenant dans ces heures de peur, de dĂ©couragement, de larmes, de fatigues, de sang. Nous avons dans notre histoire des exemples de femmes merveilleuses qui surent accomplir des actes audacieux et libĂ©rateurs.
Nous avons Judith, YaĂ«l. Mais croyez quâil nây en a pas de plus grande jusquâĂ prĂ©sent que la mĂšre huit fois martyre : sept fois en ses fils et une fois pour elle, au temps des MaccabĂ©es. Puis il y en aura une autre... Mais aprĂšs cela, les femmes hĂ©roĂŻnes de la douleur et dans la douleur se multiplieront, tout comme les femmes rĂ©confort des martyrs â et martyres elles aussi â, les femmes anges des persĂ©cutĂ©s, les femmes, prĂȘtresses silencieuses qui prĂȘcheront Dieu par leur maniĂšre de vivre et qui, sans autre consĂ©cration que celle que leur a donnĂ©e le Dieu-Amour, seront consacrĂ©es et dignes de lâĂȘtre.
157.6 Voilà , trÚs schématisés, vos principaux devoirs.