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Confort de lecture

EMV 156.5 · Tome 2, p. 519

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Je pense que c’est une bĂ©atitude de possĂ©der Dieu et que Dieu est en possession des purs. Celui qui est pur est un ciel avec Dieu au centre, et tout autour les anges...

Détail

Annalia dit :

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EMV 156.5 · Tome 2, p. 519

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« J’ai compris ce qui Ă©tait le meilleur.

– Qu’est-ce ?

– C’est vivre comme les anges. Comme ta MĂšre, mon Seigneur
 comme toi, tu vis
 comme vit ton Jean
 Les trois lys, les trois flammes blanches, les trois bĂ©atitudes de la terre, Seigneur. Oui, parce que je pense que c’est une bĂ©atitude de possĂ©der Dieu et que Dieu est en possession des purs. Celui qui est pur est un ciel avec Dieu au centre, et tout autour les anges
 Oh ! Mon Seigneur ! C’est cela que je voudrais !
 »

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EMV 156.5 · Tome 2, p. 519-520

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Je t’ai peu entendu, j’ai peu entendu ta MĂšre, et ton disciple et Isaac. Je n’ai pas frĂ©quentĂ© d’autres personnes qui m’aient rapportĂ© tes paroles. Mais il me semble que mon Ăąme t’entend toujours et que tu es son MaĂźtre
 J’en ai terminĂ©, mon Seigneur


Détail

Annalia dit :

Annotation

Le disciple est Jean de Zébédée.

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EMV 156.6 · Tome 2, p. 520

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Jésus sort dans le jardin et appelle :

« MĂšre ! Voici une petite fille toute Ă  toi. Maintenant, elle est heureuse. Mais toi, plonge-la dans ta blancheur, maintenant et chaque fois que nous irons Ă  la CitĂ© sainte, pour qu’elle devienne une neige de pĂ©tales cĂ©lestes rĂ©pandus sur le trĂŽne de l’Agneau. »

Puis Jésus revient vers les siens, pendant que Marie caresse la jeune fille en restant avec elle.

Détail

Jésus confie Annalia à sa mÚre. La jeune fille de seize ans s'est consacrée au Christ,

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EMV 156.7 · Tome 2, p. 521

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Viens avec moi, AndrĂ©. Allons chez AlphĂ©e le bĂ©nir au milieu de ses nombreux petits-enfants. Quant Ă  vous, attendez-moi dans la maison de Jacques et de Jude. Ma MĂšre a besoin qu’on la laisse seule toute la journĂ©e.

Détail

Jésus est avec Pierre, André et Jean.

Annotation

Marie est avec Annalia et doit la faire marcher sur le sentier du Christ.

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EMV 157 · Tome 2, p. 521-529

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : La nouvelle mission de la femme dans le discours aux disciples Ă  Nazareth.

Date de la vision : Le lundi 7 mai 1945.

Calendrier : Vendredi 21 janvier 28 selon Valtorta.fr ou samedi 22 janvier 28 (8 Shebat 3788) selon maria-valtorta.org

Lieux (carte) : Nazareth

Cycle : L'apostolat féminin

RĂ©sumĂ© : Marthe a rejoint Nazareth. Elle rencontre la MĂšre du Sauveur et certaines de ses consoeurs. Elle est triste et a beaucoup pleurĂ© Ă  cause de Marie-Madeleine. JĂ©sus fait un long enseignement aux femmes disciples et sur la place de la femme dans l'Eglise. Il parle Ă©galement de Marie, la Co-RĂ©demptrice. C'est une prĂ©dication vraiment destinĂ©e Ă  toutes celles qui suivront le Christ et qui sauront aider les prĂȘtres et leurs frĂšres et soeurs en JĂ©sus.

Contenu du chapitre : 157.1 : PrĂ©sence d'une Marthe bien affligĂ©e parmi les femmes disciples. 157.2 : Mes disciples seront rĂ©unis par un seul nom sous un signe unique : chrĂ©tiens. 157.3 : Interrogez-vous sur votre capacitĂ© Ă  dĂ©fier la haine du monde pour moi. 157.4 : L’exemple d'Annalia. 157.5 : Vous pouvez faire tant auprĂšs de vos semblables et Ă  l'Ă©gard des ministres du Seigneur. 157.6 : Vous vous formerez en m’écoutant et encore plus en Ă©coutant ma MĂšre. 157.7 : Marie, guide des Ăąmes vers Dieu. 157.8 : Amis, prenez modĂšle sur les femmes.

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EMV 157.1 · Tome 2, p. 519-520

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Jésus est encore à Nazareth, chez lui, ou plutÎt dans son ancien atelier de charpentier.

Avec lui se trouvent les douze apĂŽtres, plus Marie, Marie, mĂšre de Jacques et de Jude, SalomĂ©, Suzanne et, chose nouvelle, Marthe. Une Marthe bien affligĂ©e, avec sous les yeux des marques Ă©videntes de larmes. Une Marthe dĂ©paysĂ©e, intimidĂ©e d’ĂȘtre ainsi seule, auprĂšs d’autres personnes et surtout auprĂšs de la MĂšre du Seigneur. Marie cherche Ă  lui faire prendre contact avec les autres et Ă  faire disparaĂźtre cette impression de malaise dont elle la voit souffrir. Mais ses caresses semblent plutĂŽt gonfler le cƓur de la pauvre Marthe. Rougeurs et grosses larmes alternent sous le voile qu’elle tient baissĂ© sur sa douleur et son malaise.

Jean entre avec Jacques, fils d’AlphĂ©e.

« Elle n’est pas lĂ , Seigneur. Aux dires de ses serviteurs, elle est allĂ©e avec son mari rendre visite Ă  une amie, dit Jean.

– Elle va sĂ»rement bien le regretter. Mais elle pourra toujours te voir et recevoir tes enseignements, termine Jacques.

– C’est bien. Ce n’est pas le groupe des femmes disciples que je pensais. Mais, vous le voyez, Ă  la place de Jeanne absente, nous avons la prĂ©sence de Marthe, fille de ThĂ©ophile et sƓur de Lazare.

Les disciples savent qui est Marthe. Ma MĂšre aussi, et toi Ă©galement, Marie, et peut-ĂȘtre toi aussi SalomĂ©, vous savez dĂ©jĂ  par vos fils qui est Marthe, moins comme femme selon le monde que comme crĂ©ature aux yeux de Dieu. De ton cĂŽtĂ©, Marthe, tu sais qui sont celles qui te considĂšrent comme une sƓur ou une fille et vont beaucoup t’aimer. C’est ce dont tu as tant besoin, ma bonne Marthe, pour trouver aussi ce rĂ©confort humain d’affections honnĂȘtes que Dieu ne condamne pas, mais qu’il a donnĂ© Ă  l’homme pour le soutenir dans les difficultĂ©s de l’existence. Et Dieu t’a amenĂ©e ici prĂ©cisĂ©ment Ă  l’heure que j’ai choisie pour vous donner les bases, autrement dit le canevas sur lequel vous broderez votre perfection de disciples.

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EMV 157.2 · Tome 2, p. 522

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Etre disciple signifie suivre la discipline du MaĂźtre et de son enseignement. C’est pourquoi, au sens large on qualifiera de disciples tous ceux qui, maintenant et dans les siĂšcles Ă  venir, suivront mon enseignement. Et pour Ă©viter une multiplicitĂ© d’appellations telles que “ disciples de JĂ©sus selon l’enseignement de Pierre ou d’AndrĂ©, de Jacques ou de Jean, de Simon ou de Philippe, de Jude ou de BarthĂ©lemy ou de Thomas et Matthieu ”, on emploiera un seul terme qui les rĂ©unira sous un signe unique : “ chrĂ©tiens ”.

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Note de l'éditeur

ChrĂ©tiens : c'est le nom qui sera donnĂ© pour la premiĂšre fois aux disciples Ă  Antioche, comme on le voit en Ac 11, 26. JĂ©sus, le Christ, le prĂ©dit ici ("On emploiera un seul terme..."). Voir aussi 280.5 ("Les croyants seront appelĂ©s 'chrĂ©tiens'"), en 362.3 ("Tous ceux qui porteront le nom de chrĂ©tiens"), en 596.17 ("VoilĂ  quel sera le nom de mes sujets). Il faut Ă©galement considĂ©rer comme une prĂ©diction le fait qu'il appelle Marie "MĂšre des chrĂ©tiens" (en 44.11, mais plus particuliĂšrement en 618.5) et chaque fois que ce terme de "chrĂ©tiens" - ou mĂȘme de catholiques, comme en 444.5 - apparaĂźt dans l'Oeuvre.

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EMV 157.2-8 · Tome 2, p. 522-529

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Etre disciple signifie suivre la discipline du MaĂźtre et de son enseignement. C’est pourquoi, au sens large on qualifiera de disciples tous ceux qui, maintenant et dans les siĂšcles Ă  venir, suivront mon enseignement. Et pour Ă©viter une multiplicitĂ© d’appellations telles que “ disciples de JĂ©sus selon l’enseignement de Pierre ou d’AndrĂ©, de Jacques ou de Jean, de Simon ou de Philippe, de Jude ou de BarthĂ©lemy ou de Thomas et Matthieu ”, on emploiera un seul terme qui les rĂ©unira sous un signe unique : “ chrĂ©tiens ”. Mais dans la foule de ceux qui suivront mon enseignement, j’ai dĂ©jĂ  choisi les premiers, puis les seconds ; et on en fera de mĂȘme au cours des siĂšcles en mĂ©moire de moi. Au Temple – et encore avant, avec MoĂŻse –, il y a toujours eu le grand-prĂȘtre, les prĂȘtres, les lĂ©vites, ceux qui Ă©taient prĂ©posĂ©s aux divers services, offices et charges, les chantres et ainsi de suite ; de la mĂȘme façon, dans mon nouveau Temple, grand comme la terre entiĂšre et destinĂ© Ă  durer autant qu’elle, il y aura des grands et des petits, tous utiles, tous aimĂ©s de moi. Il y aura mĂȘme des femmes, cette nouvelle catĂ©gorie qu’IsraĂ«l a toujours mĂ©prisĂ©e en les confinant dans le Temple aux cantiques des vierges ou Ă  l’instruction des vierges, et rien de plus.

Ne discutez pas si c’était juste ou non. Dans la religion fermĂ©e d’IsraĂ«l et au temps du courroux, c’était juste. Toute la honte retombait sur la femme, origine du pĂ©chĂ©. Mais dans la religion universelle du Christ et au temps du pardon, tout cela change. Toute la grĂące s’est concentrĂ©e dans une Femme et elle l’a enfantĂ©e au monde pour qu’il soit rachetĂ©. La femme n’est donc plus marquĂ©e par le dĂ©dain de Dieu, elle est devenue son aide. Et par cette Femme, la bien-aimĂ©e du Seigneur, toutes les femmes pourront devenir disciples du Seigneur, non seulement comme la masse du peuple, mais en tant que prĂȘtresses d’ordre infĂ©rieur, coadjutrices des prĂȘtres qu’elles peuvent tant aider, pour eux-mĂȘmes, pour les fidĂšles et ceux qui ne le sont pas, enfin pour ceux qu’amĂšnera Ă  Dieu non pas tant le rugissement de la parole sainte que le sourire saint de l’une de mes disciples.

157.3 Vous avez demandé à venir à ma suite comme les hommes.

Mais se contenter de venir, d’écouter, de mettre mon enseignement en application, c’est trop peu pour moi en ce qui vous concerne. Ce serait votre sanctification, ce qui est dĂ©jĂ  beaucoup mais ne me suffit pas. Je suis le Fils de l’Absolu, et je demande l’absolu Ă  mes bien-aimĂ©s. Je veux tout, car j’ai tout donnĂ©.

En outre, il n’y a pas que moi, il y a aussi le monde et il est redoutable. Il devrait ĂȘtre redoutable en saintetĂ© : une saintetĂ© illimitĂ©e, en nombre et en puissance de la multitude des enfants de Dieu. Au contraire, le monde est redoutable par sa perversitĂ©. Sa grande perversitĂ© est rĂ©ellement illimitĂ©e par le nombre de ses manifestations et la puissance du vice. Tous les pĂ©chĂ©s se trouvent dans le monde, qui n’est plus la multitude des fils de Dieu, mais la multitude des fils de Satan, et bien vivant est le pĂ©chĂ© qui porte le signe le plus clair de sa paternitĂ© : la haine. Le monde hait. Celui qui hait voit le mal dans les choses les plus saintes, et veut le faire voir mĂȘme Ă  ceux qui ne le voient pas.

Si vous demandiez au monde pourquoi je suis venu, il ne vous rĂ©pondrait pas : “ Pour faire du bien et racheter ”, mais : “ Pour corrompre et dominer. ” Si vous demandiez au monde ce qu’il pense de vous qui me suivez, il ne rĂ©pondrait pas : “ Vous le suivez pour vous sanctifier et pour rĂ©conforter le MaĂźtre par votre saintetĂ© et votre puretĂ© ”, mais : “ Vous suivez cet homme parce qu’il vous sĂ©duit. ” Le monde est comme ça. Je vous parle de cela pour que vous preniez bien conscience de tout avant de vous prĂ©senter au monde comme des disciples choisies, les chefs de file des futures disciples, les coopĂ©ratrices des serviteurs du Seigneur.

Prenez bien votre coeur en main, votre coeur sensible de femmes, et annoncez-lui que vous serez ridiculisĂ©es, calomniĂ©es, qu’on vous crachera au visage, que le monde vous piĂ©tinera par son mĂ©pris, ses mensonges, sa cruautĂ©. Demandez-lui s’il se sent capable de recevoir toutes les blessures sans hurler d’indignation, sans maudire ceux qui le blessent. Demandez-lui s’il se sent capable d’affronter le martyre moral de la calomnie sans en venir Ă  haĂŻr les calomniateurs et la Cause pour laquelle on le calomniera. Demandez-lui si, abreuvĂ© par la rancoeur du monde au point d’en ĂȘtre recouvert, il saura toujours exhaler l’amour, et si, empoisonnĂ© par l’absinthe, il saura prĂ©senter le miel, ou encore si, bien que subissant toutes sortes de tortures par incomprĂ©hension, mĂ©pris ou dĂ©nigrement, il saura continuer Ă  sourire en montrant du doigt le Ciel. Car c’est bien le Ciel qui est le but auquel vous voulez amener les autres, et cela par tendresse fĂ©minine, maternelle mĂȘme chez les jeunes filles, maternelle mĂȘme si elle s’adresse Ă  des personnes ĂągĂ©es qui pourraient ĂȘtre vos grands-parents mais qui, du point de vue spirituel, viennent seulement de naĂźtre et sont incapables de comprendre et de se diriger sur leur route, dans la vie, dans la vĂ©ritĂ©, dans la sagesse que je suis venu apporter en me donnant moi-mĂȘme : Chemin, Vie, VĂ©ritĂ©, Sagesse divine. Je vous aimerai tout autant mĂȘme si vous me dites : “ Je n’ai pas la force, Seigneur, de dĂ©fier le monde entier pour toi. ”

157.4 Hier, une jeune fille m’a demandĂ© de l’immoler avant que ne sonne pour elle l’heure des noces, car elle sent qu’elle m’aime, comme on aime Dieu, c’est-Ă -dire de tout son ĂȘtre, avec la perfection absolue du don de soi. Et je le ferai. Je lui en ai cachĂ© l’heure afin que son Ăąme ne tremble pas de peur, et sa chair plus encore. Sa mort ressemblera Ă  celle d’une fleur qui un soir ferme sa corolle en croyant l’ouvrir encore le lendemain, mais ne l’ouvre plus parce que le baiser de la nuit a aspirĂ© sa vie. Et je le ferai, selon son dĂ©sir, en anticipant de quelques jours son sommeil de mort du mien. Ainsi cette vierge, ma premiĂšre vierge, n’aura pas Ă  attendre aux limbes et je la trouverai tout de suite en expirant...

Ne pleurez pas ! Je suis le RĂ©dempteur... mais cette sainte jeune fille ne s’est pas bornĂ©e Ă  la louange aussitĂŽt aprĂšs le miracle, elle a su exploiter le miracle, comme de l’argent prĂȘtĂ© Ă  intĂ©rĂȘt. Elle est passĂ©e de la reconnaissance humaine Ă  une reconnaissance surnaturelle, d’un dĂ©sir terrestre Ă  un dĂ©sir surnaturel. Elle a montrĂ© une maturitĂ© d’esprit supĂ©rieure Ă  celle de presque tout le monde. Je dis “ presque ” parce que, parmi vous qui m’écoutez, il y a des perfections Ă©gales, sinon mĂȘme supĂ©rieures. Elle ne m’a pas demandĂ© de me suivre. Au contraire, elle a manifestĂ© le dĂ©sir d’accomplir son Ă©volution pour passer de sa condition de jeune fille Ă  celle d’ange, dans le secret de sa demeure. Et pourtant, je l’aime tant qu’aux heures de dĂ©goĂ»t pour ce qu’est le monde, j’évoquerai le souvenir de cette douce crĂ©ature, en bĂ©nissant le PĂšre qui essuie mes larmes et mes sueurs de MaĂźtre d’un monde, qui ne veut pas de moi, par ces fleurs d’amour et de puretĂ©.

157.5 Mais, si vous voulez, si vous avez le courage de rester les femmes disciples choisies, je vais vous indiquer le travail que vous devez accomplir pour justifier votre présence et votre élection auprÚs de moi et auprÚs des saints du Seigneur.

Vous pouvez jouer un rĂŽle important auprĂšs de vos semblables et Ă  l’égard des ministres du Seigneur. Je l’ai indiquĂ© Ă  Marie, femme d’AlphĂ©e, il y a maintenant plusieurs mois. Comme la femme est nĂ©cessaire auprĂšs de l’autel du Christ ! Les misĂšres infinies du monde peuvent ĂȘtre soignĂ©es par une femme beaucoup mieux que par un homme, puis ĂȘtre amenĂ©es Ă  l’homme pour leur guĂ©rison complĂšte. Beaucoup de coeurs, en particulier les coeurs de femmes, s’ouvriront Ă  vous, femmes disciples. Il vous faut les accueillir, comme si c’étaient des enfants aimĂ©s mais dĂ©voyĂ©s qui reviennent Ă  la maison de leur pĂšre, mais n’osent l’affronter. Vous serez celles qui rĂ©confortent le coupable et amadouent le juge. Beaucoup de ceux qui cherchent Dieu viendront Ă  vous. Vous les accueillerez comme des pĂšlerins fatiguĂ©s par ces mots : “ C’est ici la maison du Seigneur. Il va venir tout de suite ” et, en attendant, vous l’entourerez de votre amour. Si ce n’est moi, ce sera un de mes prĂȘtres qui viendra.

La femme sait aimer. Elle est faite pour aimer. Elle a avili l’amour en en faisant une convoitise des sens mais, au fond de sa chair, le vĂ©ritable amour, le joyau de son Ăąme, est toujours prisonnier : l’amour dĂ©pouillĂ© de l’ñcretĂ© fangeuse des sens, dotĂ© d’ailes et de parfums angĂ©liques, fait de flamme pure et de souvenirs de Dieu, de son origine divine, de sa crĂ©ation par Dieu. La femme est le chef-d’oeuvre de la bontĂ© auprĂšs du chef-d’oeuvre de la crĂ©ation qu’est l’homme : “ Et maintenant, que l’on donne Ă  Adam une compagne pour qu’il ne se sente pas seul ” ; elle ne doit donc pas abandonner les Adam. Prenez donc cette capacitĂ© d’amour et utilisez-la pour l’amour du Christ et, par le Christ, pour l’amour de votre prochain.

Soyez toute charitĂ© auprĂšs des coupables repentis. Recommandez-leur de ne pas avoir peur de Dieu. Comment ne sauriez-vous pas remplir cet office, vous qui ĂȘtes mĂšres ou soeurs ? Combien de fois vos enfants ou vos petits frĂšres n’ont-ils pas Ă©tĂ© malades et n’ont-ils pas eu besoin du mĂ©decin ! Et ils avaient peur. Mais vous, par des caresses et des mots d’amour, vous leur avez enlevĂ© cette peur et, leur petite main dans la vĂŽtre, ils se sont laissĂ© soigner sans plus Ă©prouver leur terreur premiĂšre. Les coupables sont vos frĂšres et vos enfants malades et ils redoutent la main du mĂ©decin, son jugement... Non. Il n’en est pas ainsi. Dites-leur, vous qui le savez, que Dieu est bon et qu’il ne faut pas le craindre. MĂȘme s’il dit de maniĂšre tranchante : “ Tu ne feras plus jamais cela ”, il ne chassera pas celui qui l’a dĂ©jĂ  fait et qui s’est rendu malade. Mais il le soignera pour le guĂ©rir.

Soyez des mĂšres et des soeurs pour les saints. Eux aussi ont besoin d’amour. EvangĂ©liser leur coĂ»tera fatigue et forces. Ils ne pourront arriver Ă  tout faire. Votre rĂŽle sera de les aider, discrĂštement et activement. La femme sait travailler. A la maison, aux tables et aux lits, aux mĂ©tiers Ă  tisser et Ă  tout ce qui est nĂ©cessaire Ă  la vie quotidienne. L’avenir de l’Eglise amĂšnera un flot continuel de pĂšlerins aux lieux choisis par Dieu. Il vous revient d’en ĂȘtre les hĂŽtesses : chargez-vous des dĂ©tails du plus humble travail pour laisser aux ministres de Dieu la libertĂ© de continuer le MaĂźtre.

Puis viendront les temps difficiles, sanglants, cruels. Les chrĂ©tiens, et mĂȘme les saints, passeront par des heures de terreur, de faiblesse. L’homme n’est jamais trĂšs fort dans la souffrance. La femme, au contraire, a sur l’homme cette supĂ©rioritĂ© royale de savoir souffrir. Enseignez-la Ă  l’homme en le soutenant dans ces heures de peur, de dĂ©couragement, de larmes, de fatigues, de sang. Nous avons dans notre histoire des exemples de femmes merveilleuses qui surent accomplir des actes audacieux et libĂ©rateurs.

Nous avons Judith, YaĂ«l. Mais croyez qu’il n’y en a pas de plus grande jusqu’à prĂ©sent que la mĂšre huit fois martyre : sept fois en ses fils et une fois pour elle, au temps des MaccabĂ©es. Puis il y en aura une autre... Mais aprĂšs cela, les femmes hĂ©roĂŻnes de la douleur et dans la douleur se multiplieront, tout comme les femmes rĂ©confort des martyrs – et martyres elles aussi –, les femmes anges des persĂ©cutĂ©s, les femmes, prĂȘtresses silencieuses qui prĂȘcheront Dieu par leur maniĂšre de vivre et qui, sans autre consĂ©cration que celle que leur a donnĂ©e le Dieu-Amour, seront consacrĂ©es et dignes de l’ĂȘtre.

157.6 VoilĂ , trĂšs schĂ©matisĂ©s, vos principaux devoirs. Je n’aurai pas beaucoup de temps Ă  vous consacrer, Ă  vous en particulier. Mais vous vous formerez en m’écoutant. Et vous vous formerez davantage sous la conduite parfaite de ma MĂšre.

Hier, cette main maternelle (et JĂ©sus prend la main de Marie dans la sienne) m’a amenĂ© la jeune fille dont je vous ai parlĂ© ; or celle-ci m’a dit que le simple fait de l’entendre et de rester Ă  ses cĂŽtĂ©s pendant quelques heures lui avait servi Ă  mĂ»rir le fruit de la grĂące qu’elle avait reçue, en l’amenant Ă  sa perfection. Ce n’est pas la premiĂšre fois que ma MĂšre travaille pour le Christ, son Fils. Vous deux, mes disciples, mais aussi mes cousins, vous savez ce qu’est Marie pour former les Ăąmes Ă  Dieu. Vous pouvez le rapporter Ă  ceux et Ă  celles qui auront peur de n’avoir pas Ă©tĂ© prĂ©parĂ©s par moi Ă  leur mission ou de l’ĂȘtre encore insuffisamment quand je ne serai plus parmi vous.

Elle, ma MÚre, sera avec vous maintenant, quand je ne serai pas présent, et plus tard quand je ne serai plus au milieu de vous. Elle vous reste, et avec elle la sagesse et toutes ses vertus. Suivez dorénavant tous ses conseils.

157.7 Hier soir, nous avions parlĂ©, elle et moi, de la jeune fille, partie aux premiĂšres heures de l’aprĂšs-midi, emportant, en son coeur virginal, son secret saint, tel un soleil plus radieux que celui du ciel. Quand nous sommes restĂ©s seuls et que j’étais assis Ă  cĂŽtĂ© d’elle, comme lorsque j’étais petit, la tĂȘte sur son Ă©paule si accueillante et si forte, ma MĂšre m’a dit : “ Comme il est doux d’ĂȘtre la MĂšre du RĂ©dempteur ! ”

Oui, comme c’est doux, quand la crĂ©ature qui vient au RĂ©dempteur est dĂ©jĂ  une crĂ©ature de Dieu en laquelle il ne subsiste que le pĂ©chĂ© originel qui ne peut ĂȘtre lavĂ© par un autre que moi. Toutes les autres petites taches des imperfections humaines, l’amour les a lavĂ©es. Mais, ma douce MĂšre, toi la trĂšs pure Guide des Ăąmes vers ton Fils, Etoile sainte qui les oriente, suave MaĂźtresse des saints, tendre Nourrice des plus petits, Soin salutaire des malades, ce ne seront pas toujours des personnes qui ne refusent pas la saintetĂ© qui viendront Ă  toi... Mais des lĂšpres, des horreurs, la puanteur, un grouillement de serpents autour de choses immondes viendront ramper jusqu’à tes pieds, ĂŽ Reine du genre humain, pour te crier : “ PitiĂ© ! Viens Ă  notre secours ! Conduis-nous Ă  ton Fils ! ” Et tu devras poser ta main, cette main pure, sur ses plaies, incliner ton regard de colombe du paradis sur des laideurs infernales, respirer la puanteur du pĂ©chĂ©, et ne pas fuir. Il te faudra au contraire serrer sur ton coeur ceux que Satan a mutilĂ©s, ces avortons, ces pourritures, les laver par tes larmes, puis me les amener... Alors tu diras : “ Comme il est dur d’ĂȘtre la MĂšre du RĂ©dempteur ! ” Mais tu le feras parce que tu es la MĂšre... Je baise et je bĂ©nis tes mains, ces mains par lesquelles viendront Ă  moi tant de crĂ©atures dont chacune sera l’une de mes gloires. Mais, avant de l’ĂȘtre pour moi, elle sera l’une de tes gloires, MĂšre sainte.

157.8 Quant à vous, chùres femmes disciples, suivez l’exemple de celle qui fut ma Maütresse, celle de Jacques et de Jude et de tous ceux qui veulent se former dans la grñce et la sagesse. Suivez sa parole. C’est la mienne qui s’est faite plus douce. Il n’y a rien à y ajouter, car c’est la parole de la Mùre de la Sagesse.

Et vous, mes amis, sachez avoir l’humilitĂ© et la constance des femmes, rabaissez votre orgueil masculin et ne mĂ©prisez pas les femmes disciples, mais modĂ©rez votre force, et je pourrais dire votre duretĂ© et votre intransigeance, au contact de la douceur des femmes. Et, par-dessus tout, apprenez d’elles Ă  aimer, Ă  croire et Ă  souffrir pour le Seigneur, parce que, en vĂ©ritĂ©, je vous dis qu’elles, les faibles, deviendront les plus fortes dans la foi, dans l’amour, dans l’audace, dans le sacrifice pour leur MaĂźtre, qu’elles aiment de tout leur ĂȘtre, sans rien demander, sans prĂ©tendre Ă  rien, payĂ©es seulement d’amour, pour me donner rĂ©confort et joie.

Allez maintenant dans vos maisons ou dans celles qui vous donnent l’hospitalitĂ©. Je reste avec ma MĂšre. Que Dieu soit avec vous. »

Détail

Discours complet de Jésus aux femmes disciples.

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