Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 134 sur 198

Confort de lecture

EMV 154.9 · Tome 2, p. 506-507

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Les lassitudes de l’apostolat !
 Elles sont plus accablantes que celles de tout autre travail ! Elles assom­brissent le jour le plus serein et remplissent d’amertume la plus douce des nourritures. Tout devient cendre et boue, nausĂ©e et fiel. Mais, mon Ăąme, ce sont les heures oĂč nous prenons sur nous le fardeau de la lassitude, du doute, de la misĂšre des gens du monde qui meurent de ne pas possĂ©der ce que nous avons. Ce sont les heures oĂč nous agissons le plus. Je te l’ai dĂ©jĂ  dit l’an passĂ©. “ A quoi bon ? ” se demande l’ñme submergĂ©e par tout ce qui submerge le monde, c’est-Ă -dire les flots qu’envoie Satan et oĂč le monde se noie. Mais l’ñme clouĂ©e avec son Dieu sur la croix ne se noie pas. Elle perd pour un instant la lumiĂšre et est engloutie sous les eaux nausĂ©euses du dĂ©couragement spirituel, puis se dĂ©gage, plus fraĂźche et plus belle.

Mots-clés

EMV 155 · Tome 2, p. 507-515

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Détail

Titre du chapitre : À CĂ©sarĂ©e, guĂ©rison d’une petite fille romaine et altercation sur les contacts avec les paĂŻens.

Date de la vision : Samedi 5 mai 1945

Calendrier : Mardi 18 janvier 28 selon Valtorta.fr ou mercredi 19 janvier 28 (5 Scébat 3788) selon maria-valtorta.org.

Lieux (carte) : Césarée Maritime

Cycle : L'apostolat féminin

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus est toujours Ă  CĂ©sarĂ©e Maritime. Il enjoint Simon le ZĂ©lote, Jude et Jacques d'AlphĂ©e et Jean Ă  ĂȘtre bons envers les paĂŻens. Jude demande comment ĂȘtre bon avec tout le monde et JĂ©sus lui demande s'il est content d'ĂȘtre nĂ© dans la famille de son pĂšre AlphĂ©e. Son cousin rĂ©pond que oui. JĂ©sus lui demande alors comment il aurait rĂ©agi si, Ă©tant nĂ© dans une famille paĂŻenne, on l'accusait d'ĂȘtre un paĂŻen, et Jude affirme qu'il n'en serait pas responsable. Il comprend donc la leçon, mais affirme qu'il est difficile d'aimer ceux qu'on ne connaĂźt pas. JĂ©sus appelle sur ces entrefaites un enfant, qui leur dĂ©montre que ce n'est pas compliquĂ© d'aimer. La mĂšre de celui-ci reconnaĂźt le MaĂźtre et fait venir des Romains. On lui demande de guĂ©rir une enfant qui s'est Ă©touffĂ©e. C'est la fille de Valeria, qui s'appelle Faustina. Juste aprĂšs, des juifs reprochent au MaĂźtre son action. Il leur fait un vif discours, qui se termine en priĂšre au PĂšre et en extase avec la TrinitĂ© dont il est issu. Puis le Christ revient Ă  lui et s'en va.

Contenu du chapitre : 155.1 : Une instruction pour les consacrĂ©s. 155.2 : JĂ©sus reprend l’aversion des apĂŽtres pour les paĂŻens : et si tu Ă©tais nĂ© paĂŻen ? 155.3 : Une leçon de fraternitĂ© universelle donnĂ©e par les enfants sans prĂ©vention. 155.4 : Accepterais-tu de guĂ©rir la fillette mourante d'une amie de Claudia ? 155.5 : JĂ©sus guĂ©rit la fillette d’une façon qui stupĂ©fait le mĂ©decin du Proconsul. 155.6 : Trois pharisiens lui reprochent d'aborder des Ă©trangers (ce qu’ils font eux-mĂȘmes). 155.7 : Ministres menteurs d'une Loi de VĂ©ritĂ©. C’est honteux ! 155.8 : Je ne fais pas de diffĂ©rence entre les hommes. 155.9 : Les trois israĂ©lites hostiles s’enfuient sous une grĂȘle de reproches.

Mots-clés

EMV 155.2-3 · Tome 2, p. 508-509

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Jésus attend avec Simon et ses cousins que les autres aient pris les vivres dont ils ont besoin. Des enfants regardent avec curiosité Jésus, qui les caresse doucement tout en parlant avec ses apÎtres. Jésus dit :

« Il me dĂ©plaĂźt de voir qu’on est mĂ©content que j’aille auprĂšs des paĂŻens. Mais je ne peux faire autre chose que mon devoir et ĂȘtre bon avec tout le monde. Efforcez-vous d’ĂȘtre bons, au moins vous trois et Jean ; les autres vous suivront par imitation.

– Mais comment faire pour ĂȘtre bon avec tout le monde ? Ces gens nous mĂ©prisent, nous oppriment, ne nous comprennent pas, ont plein de vices..., dit Jacques, fils d’AlphĂ©e, en s’excusant.

– Comment faire ? Tu es content d’ĂȘtre nĂ© d’AlphĂ©e et de Marie ?

– Oui, bien sĂ»r. Pourquoi me demandes-tu cela ?

– Et si Dieu t’avait interrogĂ© avant ta conception, aurais-tu voulu naĂźtre d’eux ?

– Mais oui. Je ne comprends pas...

– Et si, au contraire, tu Ă©tais nĂ© d’un paĂŻen, qu’est-ce que tu aurais dit en t’entendant accuser d’avoir voulu naĂźtre d’un paĂŻen ?

– J’aurais dit... j’aurais dit : “ Je n’en suis pas responsable. Je suis nĂ© de lui, mais j’aurais pu naĂźtre d’un autre. ” J’aurais dit : “ Il n’est pas juste de m’accuser. Si je ne fais pas de mal, pourquoi me haĂŻssez-vous ? ”

– Tu l’as dit. Eux aussi, que vous mĂ©prisez en tant que paĂŻens, peuvent dire la mĂȘme chose. Tu n’as pas de mĂ©rite Ă  ĂȘtre nĂ© d’AlphĂ©e, qui est un vrai juif. Tu dois seulement en remercier l’Eternel parce qu’il t’a fait un grand don, et par reconnaissance et humilitĂ© chercher Ă  amener au vrai Dieu ceux qui ne l’ont pas reçu. 155.3 Il faut ĂȘtre bon.

– Il est difficile d’aimer ceux qu’on ne connaüt pas !

– Non. Regarde. Toi, petit, viens ici. »

Un garçon d’environ huit ans, qui jouait dans un coin avec deux autres camarades, s’approche. C’est un garçon robuste aux cheveux noirs alors que son teint est trùs blanc.

« Qui es-tu ?

– Je suis Lucius, CaĂŻus Lucius, fils de CaĂŻus Marius, je suis romain, fils du dĂ©curion de garde restĂ© ici aprĂšs avoir Ă©tĂ© blessĂ©.

– Et ceux-ci, qui sont-ils ?

– Ce sont Isaac et Tobie. Mais on ne doit pas le dire, parce qu’ils seraient punis.

– Pourquoi ?

– Parce qu’ils sont hĂ©breux, et moi romain, et on ne peut pas.

– Mais tu restes avec eux. Pourquoi ?

– Parce que nous nous aimons bien. Nous jouons toujours ensemble aux dĂ©s, ou Ă  sauter. Mais on le fait en cachette.

– Et moi, tu m’aimerais bien ? Je suis hĂ©breu, moi aussi, et je ne suis pas un enfant. RĂ©flĂ©chis : je suis un maĂźtre, on pourrait dire, un prĂȘtre.

– Et qu’est-ce que cela peut me faire ? Si tu m’aimes bien, je t’aime bien, et je t’aime bien parce que tu m’aimes bien.

– Comment le sais-tu ?

– Parce que tu es bon. Celui qui est bon aime bien.

– VoilĂ , mes amis, le secret pour aimer : ĂȘtre bon. Alors on aime sans se demander si un tel a la mĂȘme foi ou non. »

Et JĂ©sus, tenant par la main le petit CaĂŻus Lucius, s’en va distribuer quelques caresses aux enfants hĂ©breux qui, apeurĂ©s, se sont cachĂ©s derriĂšre une porte cochĂšre ; il leur dit :

« Les enfants bons sont des anges. Les anges ont une seule patrie : le paradis. Ils ont une seule religion : celle du Dieu unique. Ils ont un seul temple : le coeur de Dieu. Aimez-vous bien, comme des anges, toujours. »

Détail

JĂ©sus est avec Simon le ZĂ©lote et Jacques et Jude d'AlphĂ©e. Il leur enseigne qu'il faut ĂȘtre bon avec les paĂŻens.

Mots-clés

EMV 155.2-3 · Tome 2, p. 508

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Tu n’as pas de mĂ©rite Ă  ĂȘtre nĂ© [chrĂ©tien]. Tu dois seulement en remercier l’Eternel parce qu’il t’a fait un grand don, et par reconnaissance et humilitĂ© chercher Ă  amener au vrai Dieu ceux qui ne l’ont pas reçu. Il faut ĂȘtre bon.

Détail

JĂ©sus dit Ă  Jude qu'il n'a pas de mĂ©rite Ă  ĂȘtre nĂ© de son pĂšre AlphĂ©e, qui appartient Ă  IsraĂ«l. La phrase est ici volontairement actualisĂ©e pour les croyants de confessions chrĂ©tiennes.

Mots-clés

EMV 155.4-5 · Tome 2, p. 509-511

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

155.4 Une femme grande et plantureuse appelle Lucius qui quitte JĂ©sus en s’écriant : « Maman ! » et il lance Ă  la femme :

« J’ai un grand ami, tu sais ? C’est un maĂźtre ! ... »

Au lieu de s’éloigner avec son fils, la femme vient vers JĂ©sus et l’interroge :

« Salut. C’est toi, l’homme de GalilĂ©e qui parlait hier au port ?

– Oui, c’est moi.

– Alors attends-moi lĂ . Je reviens tout de suite. »

Et elle s’en va avec l’enfant.

Entre-temps les autres apÎtres sont arrivés, sauf Matthieu et Jean. Ils demandent :

« Qui était-ce ?

– Une romaine, je crois, rĂ©pondent Simon et les autres.

– Et que voulait-elle ?

– Elle nous a dit d’attendre ici. Nous n’allons pas tarder Ă  le savoir. »

Cependant, des gens se sont approchés et attendent avec curiosité.

La femme revient avec d’autres romains.

« Tu es donc le MaĂźtre ? » interroge un homme qui semble ĂȘtre le serviteur d’une maison riche. AprĂšs confirmation, il demande :

« Cela t’ennuierait-il de guĂ©rir la petite fille d’une amie de Claudia ? L’enfant est mourante car elle s’étouffe et le mĂ©decin ne sait pas de quoi elle meurt. Hier soir, elle Ă©tait en bonne santĂ©. Ce matin, elle est Ă  l’agonie.

– Allons-y. »

Ils font quelques pas dans une rue qui mĂšne Ă  l’endroit oĂč ils Ă©taient hier et arrivent au portail grand ouvert d’une maison habitĂ©e, semble-t-il, par des romains.

« Attends un moment. »

L’homme entre rapidement et revient aussitît en disant :

« Viens. »

155.5 Mais, avant mĂȘme que JĂ©sus puisse entrer, une jeune femme d’aspect distinguĂ©, mais visiblement au dĂ©sespoir en sort. Elle tient dans les bras une petite fille de quelques mois qui s’abandonne, livide comme un noyĂ©. A mon avis, elle a une diphtĂ©rie aiguĂ« et est sur le point de mourir. La femme se rĂ©fugie sur la poitrine de JĂ©sus, comme un naufragĂ© sur un Ă©cueil. Ses pleurs sont tels qu’elle ne peut parler.

JĂ©sus prend l’enfant qui a de petits mouvements convulsifs dans ses menottes cireuses aux ongles dĂ©jĂ  violets. Il la lĂšve. Sa petite tĂȘte pend sans force, en arriĂšre. Sa mĂšre, sans montrer le moindre orgueil d’une romaine devant un hĂ©breu, s’est laissĂ©e glisser dans la poussiĂšre aux pieds de JĂ©sus, et elle sanglote, le visage levĂ©, les cheveux Ă  moitiĂ© dĂ©nouĂ©s, les bras tendus agrippĂ©s au vĂȘtement et au manteau de JĂ©sus. DerriĂšre et autour d’eux, des romains de la maison et des hĂ©breux de la ville regardent.

JĂ©sus mouille son index droit avec de la salive, le glisse dans la petite bouche haletante, et l’enfonce profondĂ©ment. La fillette se dĂ©bat et devient encore plus noire. Sa mĂšre crie : « Non ! Non ! » et semble se tordre sous un couteau qui la transperce. Les gens retiennent leur souffle.

Mais le doigt de JĂ©sus sort avec un amas de membranes purulentes. La fillette ne se dĂ©bat plus et aprĂšs avoir versĂ© quelques larmes, se calme avec un sourire innocent, agitant ses menottes et remuant les lĂšvres comme un oiseau qui pĂ©pie en battant des ailes, dans l’attente de la becquĂ©e.

« Prends-la, femme. Donne-lui ton lait. Elle est guérie. »

La mùre [Valeria] est tellement abasourdie qu’elle prend la petite et, restant comme elle est, dans la poussiùre, elle l’embrasse, la caresse, lui donne le sein, folle, oublieuse de tout ce qui n’est pas sa petite fille.

Un romain demande à Jésus :

« Mais comment as-tu pu ? Je suis le mĂ©decin du proconsul et je suis savant. J’ai essayĂ© d’enlever l’obstacle, mais il Ă©tait vraiment trop enfoncĂ© ! Et toi... juste comme ça...

– Tu es savant, mais tu n’as pas le vrai Dieu avec toi. Qu’il en soit bĂ©ni ! Adieu. »

Détail

GuĂ©rison d'une petite-fille qui s'est Ă©touffĂ©e et qui a peut-ĂȘtre une diphtĂ©rie.

Annotation

Le serviteur en EMV 155.4 et le médecin du proconsul ne sont pas nommés. Nous les classons donc dans les personnages anonymes.

Mots-clés

EMV 155.5-10 · Tome 2, p. 511-515

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

JĂ©sus fait mine de s’éloigner.

A ce moment, un petit groupe de juifs Ă©prouve le besoin d’intervenir.

« Comment t’es-tu permis d’aborder des Ă©trangers ? Ils sont corrompus, impurs, et quiconque les approche devient comme eux. »

JĂ©sus les regarde – ils sont trois – fixement, avec sĂ©vĂ©ritĂ©, puis il parle :

« N’es-tu pas AggĂ©e ? L’homme d’Azot venu ici au mois de Tisri dernier pour chercher Ă  conclure des affaires avec un marchand qui rĂ©side prĂšs des fondations de la vieille source ? Et toi, n’es-tu pas Joseph de Rama, venu ici pour consulter le mĂ©decin romain et, comme moi, tu sais pourquoi ? Alors ? Vous ne vous croyez pas impurs ?

– Le mĂ©decin n’est jamais un Ă©tranger. Il soigne le corps, et le corps est le mĂȘme pour tous.

– L’ñme aussi, et mĂȘme plus que le corps. Du reste, qu’est-ce que j’ai soignĂ© ? Le corps innocent d’une enfant, et c’est de la mĂȘme maniĂšre que j’espĂšre guĂ©rir les Ăąmes des Ă©trangers, qui, elles, ne sont pas innocentes. Comme mĂ©decin et comme Messie, je peux donc aborder n’importe qui.

– Non. Tu ne le peux pas.

– Non, AggĂ©e ? Et toi, pourquoi fais-tu des affaires avec un marchand romain ?

– Nos seuls contacts, ce sont la marchandise et l’argent.

– Et, sous prĂ©texte que tu ne touches pas sa chair, mais seulement ce que sa main a touchĂ©, tu penses ne pas te contaminer ! Ah ! Hommes aveugles et cruels !

155.7 Ecoutez tous. Dans le livre du prophĂšte dont cet homme porte justement le nom, il est dit : “ Demande donc aux prĂȘtres une dĂ©cision, en ces termes : ‘ Si un homme porte de la chair sanctifiĂ©e dans le pan de son vĂȘtement et touche avec son vĂȘtement du pain, un mets, du vin, de l’huile et toute sorte d’aliment, cela deviendra-t-il saint ? ’ Et les prĂȘtres ont rĂ©pondu : ‘ Non. ’ Alors AggĂ©e dit : ‘ Si quelqu’un, rendu impur par un cadavre, touche Ă  tout cela, cela deviendra-t-il impur ? ’ Et les prĂȘtres ont rĂ©pondu : ‘ Oui. ’ ”

Par cette façon d’agir rusĂ©e, trompeuse et incohĂ©rente, vous excluez et condamnez le bien et vous n’acceptez que ce qui favorise vos intĂ©rĂȘts. Alors vous n’avez plus ni mĂ©pris ni dĂ©goĂ»t. C’est pour vous Ă©viter un dommage personnel que vous dĂ©cidez si telle chose est impure ou rend impur, et si telle autre ne l’est pas. Vous ĂȘtes des bouches mensongĂšres car si, d’aprĂšs vous, ce qui est sanctifiĂ© au contact d’une chair sainte ou une chose sainte ne sanctifie pas ce qu’il touche, comment pouvez-vous professer que ce qui a touchĂ© une chose impure puisse rendre impur ce qu’il touche ?

Vous ne comprenez pas que vous vous contredisez, ministres menteurs d’une Loi de vĂ©ritĂ© qui en tirez parti en la tordant comme une corde Ă  seule fin d’en sortir quelque chose qui serve vos intĂ©rĂȘts. Vous ĂȘtes des pharisiens hypocrites qui sous un prĂ©texte religieux dĂ©versez votre rancoeur humaine, tout humaine, des profanateurs de ce qui appartient Ă  Dieu, des ennemis de l’EnvoyĂ© de Dieu que vous insultez. En vĂ©ritĂ©, en vĂ©ritĂ© je vous dis que chacun de vos actes, chacune de vos conclusions, chacune de vos dĂ©marches est mue par tout un mĂ©canisme astucieux auquel servent de roues, de ressorts, de poids et de tirants, vos Ă©goĂŻsmes, vos passions, vos manques de sincĂ©ritĂ©, vos haines, votre soif de domination, vos envies.

C’est honteux ! Avides, tremblants de peur, haineux, vous vivez dans la peur orgueilleuse qu’un autre vous soit supĂ©rieur, mĂȘme s’il n’est pas de votre caste. Et vous mĂ©ritez alors d’ĂȘtre comme celui qui vous inspire la peur et la colĂšre ! Comme le dit AggĂ©e, d’un tas de vingt boisseaux vous en faites un de dix et d’un tas de cinquante barils vous en faites un de vingt pour empocher la diffĂ©rence alors que, pour l’exemple Ă  donner Ă  l’homme et pour l’amour de Dieu, vous devriez ne rien enlever au tas de boisseaux et au tas de barils, mais y ajouter une part de vos biens pour ceux qui ont faim. Vous mĂ©ritez que le vent brĂ»lant, la rouille et la grĂȘle rendent stĂ©riles toutes les oeuvres de vos mains.

Quels sont parmi vous ceux qui viennent Ă  moi ? Ceux qui pour vous ne sont que fumier et immondices, ces ignorants complets qui ne savent mĂȘme pas que le vrai Dieu existe, eux viennent vers ceux Ă  qui Dieu se rend prĂ©sent dans les paroles et dans les oeuvres. Mais vous, vous ! Vous vous ĂȘtes fait une niche et vous y demeurez. Vous ĂȘtes arides, froids comme des idoles en attente d’encens et d’adorations. Et puisque vous vous prenez pour des dieux, il vous paraĂźt inutile de penser au vrai Dieu comme il convient, et il vous semble dangereux que d’autres que vous osent ce que vous n’osez pas. En vĂ©ritĂ©, il vous est impossible de l’oser, puisque vous ĂȘtes des idoles, des serviteurs de l’Idole. Mais celui qui ose peut, parce que ce n’est pas lui, mais Dieu qui agit en lui.

155.8 Allez ! Rapportez Ă  ceux qui vous ont envoyĂ©s sur mes talons que je mĂ©prise les marchands qui ne considĂšrent pas que vendre des marchandises ou la patrie ou le Temple Ă  ceux dont ils re­çoivent de l’argent les contamine. Dites-leur que j’éprouve du dĂ©goĂ»t pour les brutes qui ont seulement le culte de leur propre chair, de leur propre sang, et qui, quand il s’agit de leur guĂ©rison, ne tiennent pas les visites Ă  un mĂ©decin Ă©tranger pour contaminantes. Dites-leur qu’il y a une seule mesure, et qu’elle est la mĂȘme pour tous. Rapportez-leur que moi, le Messie, le Juste, le Conseiller, l’Admirable, celui sur qui descendra l’Esprit du Seigneur avec ses sept dons, celui qui ne jugera pas selon les apparences, mais selon ce qui se cache dans les coeurs, celui qui ne condamnera pas sur un ouĂŻ-dire, mais d’aprĂšs les voix spirituelles qu’il entendra au-dedans de chaque homme, celui qui prendra la dĂ©fense des humbles et jugera les pauvres avec justice, celui que je suis, – parce que je suis cela –, est dĂ©jĂ  en train de juger et de frapper les hommes qui sur la Terre ne sont que terre ; et le souffle de ma respiration fera mourir l’impie et dĂ©truira son repaire, alors qu’il sera vie et lumiĂšre, libertĂ© et paix pour ceux qui, poussĂ©s par un dĂ©sir de justice et de foi, viendront Ă  ma montagne sainte se rassasier de la science du Seigneur.

Cela est d’Isaïe, n’est-ce pas ?

Mon peuple ! Tout vient d’Adam, et Adam vient de mon PĂšre. Tout est donc oeuvre du PĂšre, et j’ai le devoir de vous rĂ©unir tous au PĂšre. Et moi, je te les conduis, PĂšre saint, Ă©ternel, puissant, je t’amĂšne tes fils errants aprĂšs les avoir rassemblĂ©s en les appelant d’une voix pleine d’amour, en les rassemblant sous mon bĂąton de berger semblable Ă  celui que MoĂŻse Ă©leva contre les serpents dont la morsure Ă©tait mortelle. Pour que tu aies ton Royaume et ton peuple. Et je ne fais pas de diffĂ©rence entre les hommes parce qu’au fond de chaque vivant je vois un point plus brillant que le feu : l’ñme, une Ă©tincelle qui vient de toi, Ă©ternelle Splendeur. O mon Ă©ternel dĂ©sir ! O mon inlassable volontĂ© !

C’est cela que je veux, c’est de cela que je brĂ»le : une terre qui tout entiĂšre chante ton Nom. Une humanitĂ© qui t’appelle PĂšre. Une rĂ©demption qui les sauve tous. Une volontĂ© fortifiĂ©e qui les rende tous soumis Ă  ta volontĂ©. Un triomphe Ă©ternel qui remplisse le paradis d’un hosanna sans fin... O multitude des Cieux !... Voici que je vois le sourire de Dieu... et cela est une compensation pour toute la duretĂ© des hommes. »

155.9 Les trois hommes se sont enfuis sous la grĂȘle des reproches. Tous les autres, romains ou hĂ©breux, sont restĂ©s, bouche bĂ©e. La femme romaine avec la petite fille rassasiĂ©e de lait – qui dort tranquillement sur le sein de sa mĂšre – est restĂ©e lĂ  oĂč elle Ă©tait, presque aux pieds de JĂ©sus, et elle pleure de joie maternelle et d’émotion spirituelle. Un grand nombre pleurent Ă  la conclusion irrĂ©sistible de JĂ©sus qui paraĂźt flamboyer dans son extase.

Baissant les yeux et son esprit du Ciel sur la terre, JĂ©sus voit la foule, voit la mĂšre... et en passant, aprĂšs un geste d’adieu Ă  tous, il effleure de la main la jeune romaine comme pour la bĂ©nir de sa foi. Et il s’en va avec ses disciples pendant que les gens, encore sous le coup de l’émotion, restent sur place...

155.10 (La jeune romaine, si ce n’est pas une ressemblance fortuite, est l’une des celles qui Ă©taient avec Jeanne, femme de Kouza, sur le chemin du Calvaire [en 608.9]. Comme personne n’a dit son nom, je n’en suis pas sĂ»re.)

Détail

Résumé : Jésus a guérit une enfant romaine (l'enfant de Valeria). Un groupe de juifs le lui reproche.

Annotation

Livre d'Aggée 2, 11-13

Ag 2, 11-13 : Ainsi parle le Seigneur de l’univers : Demande donc aux prĂȘtres une directive, en ces termes :

« Si quelqu’un porte, dans le pan de son vĂȘtement, de la viande sanctifiĂ©e et qu’avec ce vĂȘtement il touche du pain, des lĂ©gumes, du vin, de l’huile ou n’importe quel aliment, cela en sera-t-il sanctifiĂ© ? » Les prĂȘtres rĂ©pondirent : « Non ». AggĂ©e dit alors : « Si quelqu’un, devenu impur par le contact d’un mort, touche l’une de ces choses, devient-elle impure ? » Les prĂȘtres rĂ©pondirent : « Elle sera impure ».

Livre d'Aggée 2, 16

Ag 2, 16 : Qui Ă©tiez-vous ? On venait Ă  un tas de grain de vingt mesures, il n’y en avait que dix ; on venait Ă  une cuve puiser cinquante mesures, il n’y en avait que vingt.

Encore plus loin, Jésus cite Isaïe, quand il affirme qu'il jugera la terre.

Sur le chemin du Calvaire, en 608.9 (vision écrite 2 mois plus tÎt et qui se trouve dans le volume n°10). Il s'agit, comme nous le verrons en 167.3, de la femme romaine Valeria et sa fille Faustina).

(Note de l'éditeur sur une précision de Maria en 155.10 )

Livre d'IsaĂŻe 11, 1-5 : Un rameau sortira de la souche de JessĂ©, pĂšre de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur – qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs. Il jugera les petits avec justice ; avec droiture, il se prononcera en faveur des humbles du pays. Du bĂąton de sa parole, il frappera le pays ; du souffle de ses lĂšvres, il fera mourir le mĂ©chant. La justice est la ceinture de ses hanches ; la fidĂ©litĂ© est la ceinture de ses reins.

Mots-clés