EMV 144.4 · Tome 2, p. 469-470
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
« Ecoute, Rabbi. Toi qui es sage et bon, Ă©claire notre doute. Notre avenir peut largement en dĂ©pendre. Toi qui es le Messie, par consĂ©quent le restaurateur du royaume de David, tu dois te rĂ©jouir de rĂ©unir ce membre sĂ©parĂ© au corps de lâEtat. Nâest-ce pas ?
â Je me soucie moins de rĂ©unir les membres sĂ©parĂ©s de cet Etat caduc que de ramener Ă Dieu toutes les Ăąmes, et je me rĂ©jouis de rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© dans un coeur. Mais expose ton doute.
â Nos pĂšres ont pĂ©chĂ©. Depuis lors, les Ăąmes de Samarie sont mal vues de Dieu. Quel bien en obtiendrons-nous donc si nous suivons le bien ? Câest pour toujours que nous sommes lĂ©preux aux yeux de Dieu.
â Câest votre regret, lâĂ©ternel regret, le mĂ©contentement perpĂ©tuel de tous les schismatiques. Mais je te rĂ©ponds encore avec EzĂ©chiel : â Toutes les Ăąmes sont Ă moi, dit le Seigneur, aussi bien la vie du pĂšre que celle du fils. Mais seule mourra lâĂąme qui a pĂ©chĂ©. Quiconque est juste, sâil nâest pas idolĂątre, ne commet pas lâimpuretĂ©, ne vole pas et nâest pas usurier, sâil fait preuve de misĂ©ricorde envers le corps et lâĂąme dâautrui, il sera juste Ă mes yeux et vivra de la vraie vie. â Et encore : â Si un juste a un fils rebelle, ce fils aura-t-il la vie parce que son pĂšre Ă©tait juste ? Non, il ne lâaura pas. â Et encore : â Si le fils dâun pĂ©cheur est juste, mourra-t-il comme son pĂšre parce quâil est son fils ? Non, il possĂ©dera la vie Ă©ternelle parce quâil sâest montrĂ© juste. Il ne serait pas juste que lâun porte le pĂ©chĂ© de lâautre. LâĂąme qui a pĂ©chĂ© mourra. Celle qui nâa pas pĂ©chĂ© ne mourra pas. Et si le pĂ©cheur se repent et vient Ă la justice, lui aussi possĂ©dera la vraie vie. â Le Seigneur Dieu, unique et seul Seigneur, dit : â Je ne veux pas la mort du pĂ©cheur, mais quâil se convertisse et ait la vie. â Câest pour cela quâil mâa envoyĂ©, ĂŽ fils errants : pour que vous ayez la vraie vie. Je suis la Vie. Celui qui croit en moi et en celui qui mâa envoyĂ© aura la vie Ă©ternelle, mĂȘme sâil a Ă©tĂ© pĂ©cheur jusquâĂ ce jour.
Annotation
Livre d'Ezéchiel, chapitre 18
Ez 18 : La parole du Seigneur me fut adressĂ©e : « Quâavez-vous donc, dans le pays dâIsraĂ«l, Ă rĂ©pĂ©ter ce proverbe : âLes pĂšres mangent du raisin vert, et les dents des fils en sont irritĂ©esâ ? Par ma vie ! â oracle du Seigneur Dieu â vous nâaurez plus Ă rĂ©pĂ©ter ce proverbe en IsraĂ«l.
En effet, toutes les vies mâappartiennent, la vie du pĂšre aussi bien que celle du fils, elles mâappartiennent. Celui qui a pĂ©chĂ©, câest lui qui mourra. Lâhomme qui est juste, qui observe le droit et la justice, qui ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lĂšve pas les yeux vers les idoles immondes de la maison dâIsraĂ«l, ne rend pas impure la femme de son prochain, ne sâapproche pas dâune femme en Ă©tat de souillure ; lâhomme qui nâexploite personne, qui restitue ce quâon lui a laissĂ© en gage, ne commet pas de fraude, donne son pain Ă celui qui a faim et couvre dâun vĂȘtement celui qui est nu ; lâhomme qui ne prĂȘte pas Ă intĂ©rĂȘt, ne pratique pas lâusure, qui dĂ©tourne sa main du mal, tranche Ă©quitablement entre deux adversaires, qui marche selon mes dĂ©crets et observe mes ordonnances pour agir avec vĂ©ritĂ© : un tel homme est juste, câest certain, il vivra, â oracle du Seigneur Dieu.
Mais si cet homme a un fils violent et sanguinaire, coupable dâune de ces fautes, â alors que lui nâen a commis aucune â un fils qui, de plus, va aux festins sur les montagnes et rend impure la femme de son prochain, qui exploite le pauvre et le malheureux, qui commet des fraudes, ne restitue pas un gage, lĂšve les yeux vers les idoles immondes et se livre Ă lâabomination, qui prĂȘte Ă intĂ©rĂȘt et pratique lâusure, ce fils-lĂ vivra-t-il ? Il ne vivra pas ; il sâest livrĂ© Ă toutes ces abominations : il sera mis Ă mort, et son sang, quâil soit sur lui !
Mais voici : un homme a un fils qui voit tous les pĂ©chĂ©s quâa commis son pĂšre, il les voit sans les imiter, il ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lĂšve pas les yeux vers les idoles immondes de la maison dâIsraĂ«l, ne rend pas impure la femme de son prochain, il nâexploite personne, ne prend pas de gages, ne commet pas de fraude, donne son pain Ă celui qui a faim et couvre dâun vĂȘtement celui qui est nu, il dĂ©tourne sa main du mal, ne prĂ©lĂšve pas dâintĂ©rĂȘt et ne pratique pas lâusure, il accomplit mes ordonnances et marche selon mes dĂ©crets. Ce fils ne mourra pas Ă cause des fautes de son pĂšre, câest certain, il vivra. Mais son pĂšre, sâil a pratiquĂ© la violence, commis des fraudes et nâa pas bien agi au milieu de son peuple : il mourra en raison de sa faute.
Or vous dites : âPourquoi le fils ne porte-t-il pas la faute de son pĂšre ?â Le fils a pratiquĂ© le droit et la justice, il a observĂ© tous mes dĂ©crets et les a pratiquĂ©s : câest certain, il vivra. Celui qui a pĂ©chĂ©, câest lui qui mourra ! Le fils ne portera pas la faute de son pĂšre, ni le pĂšre, la faute de son fils : la justice sera la part du juste, la mĂ©chancetĂ©, celle du mĂ©chant.
Mais le mĂ©chant, sâil se dĂ©tourne de tous les pĂ©chĂ©s quâil a commis, sâil observe tous mes dĂ©crets, sâil pratique le droit et la justice, câest certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra dâaucun des crimes quâil a commis, il vivra Ă cause de la justice quâil a pratiquĂ©e. Prendrais-je donc plaisir Ă la mort du mĂ©chant â oracle du Seigneur Dieu â, et non pas plutĂŽt Ă ce quâil se dĂ©tourne de sa conduite et quâil vive ?
Mais le juste, sâil se dĂ©tourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du mĂ©chant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice quâil avait pratiquĂ©e, on ne sâen souviendra plus : Ă cause de son infidĂ©litĂ© et de son pĂ©chĂ©, il mourra ! Et pourtant vous dites : âLa conduite du Seigneur nâest pas la bonneâ. Ăcoutez donc, fils dâIsraĂ«l : est-ce ma conduite qui nâest pas la bonne ? Nâest-ce pas plutĂŽt la vĂŽtre ?
Si le juste se dĂ©tourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet Ă©tat, câest Ă cause de son mal quâil mourra. Si le mĂ©chant se dĂ©tourne de sa mĂ©chancetĂ© pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et sâest dĂ©tournĂ© de ses crimes. Câest certain, il vivra, il ne mourra pas. Et pourtant la maison dâIsraĂ«l rĂ©pĂšte : âLa conduite du Seigneur est Ă©trangeâ. Est-ce ma conduite qui est Ă©trange, maison dâIsraĂ«l ? Nâest-ce pas votre conduite qui est Ă©trange ?
Câest pourquoi â oracle du Seigneur Dieu â je vous jugerai chacun selon sa conduite, maison dâIsraĂ«l. Retournez-vous ! DĂ©tournez-vous de vos crimes, et vous ne trĂ©bucherez plus dans la faute. Rejetez tous les crimes que vous avez commis, faites-vous un coeur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi vouloir mourir, maison dâIsraĂ«l ? Je ne prends plaisir Ă la mort de personne, â oracle du Seigneur Dieu â : convertissez-vous, et vous vivrez. »