Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 126 sur 198

Confort de lecture

EMV 145.5-6 · Tome 2, p. 472-474

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

« J’ai entendu parler beaucoup d’entre vous, et en tous j’ai dĂ©couvert une secrĂšte douleur, une peine dont vous-mĂȘmes ne vous rendez peut-ĂȘtre pas compte, mais qui saigne dans vos coeurs. Voici des siĂšcles qu’elle grandit et ni les raisons que vous exprimez ni les injures qu’on vous lance ne peuvent la faire disparaĂźtre. Au contraire, elle durcit de plus en plus et pĂšse comme la neige quand elle se transforme en glace.

Je ne suis pas Ă  votre place et je ne suis pas non plus de ceux qui vous accusent. Je suis justice et sagesse. Et pour rĂ©soudre votre cas, je vous cite encore EzĂ©chiel. En qualitĂ© de prophĂšte, il parle de Samarie et de JĂ©rusalem en disant qu’elles sont les filles d’un mĂȘme sein et en les appelant Ohola et Oholiba.

La premiĂšre Ă  tomber dans l’idolĂątrie, ce fut Ohola, car elle Ă©tait dĂ©jĂ  privĂ©e de ce secours spirituel qu’est l’union Ă  notre PĂšre des Cieux. L’union Ă  Dieu est salut, toujours. Elle a Ă©changĂ© la vĂ©ritable richesse, la vĂ©ritable puissance, la vĂ©ritable sagesse contre une pauvre richesse, avec la puissance et la sagesse de quelqu’un qui Ă©tait, plus encore qu’elle-mĂȘme, infĂ©rieur Ă  Dieu, et elle fut sĂ©duite par lui au point de devenir l’esclave de la maniĂšre de vivre de celui qui l’avait sĂ©duite. Pour ĂȘtre forte, elle devint faible. Pour ĂȘtre plus, elle devint moins. Pour avoir Ă©tĂ© imprudente, elle devint folle. Quand quelqu’un s’est imprudemment contaminĂ© par une infection, il lui est bien difficile de s’en guĂ©rir.

Vous direz : “ Avons-nous Ă©tĂ© amoindris ? Non. Nous avons Ă©tĂ© grands. ” Grands, oui, mais comment ? A quel prix ? Vous le savez. Combien, mĂȘme parmi les femmes, acquiĂšrent la richesse au prix effroyable de leur honneur ! Elles acquiĂšrent une chose qui peut ne pas durer. Elles perdent dĂ©finitivement une autre chose : leur bonne renommĂ©e.

Oholiba, voyant que la folie d’Ohola lui avait procurĂ© des richesses, voulut l’imiter et devint plus folle encore qu’Ohola, et ce au prix d’une double faute. En effet, elle avait avec elle le vrai Dieu et n’aurait jamais dĂ» mĂ©priser la force qui lui venait de cette union. Et une dure, terrible punition est survenue et encore davantage Ă  Oholiba qui s’était montrĂ©e doublement folle et impure. Dieu lui tournera le dos. DĂ©jĂ  il est en train de le faire pour s’en aller vers ceux qui ne sont pas de Juda. Et on ne pourra accuser Dieu d’ĂȘtre injuste car lui, il ne s’impose pas. Il ouvre les bras Ă  tous, il invite tout le monde, mais si on lui dit : “ Va-t’en ”, il s’en va. Il va chercher l’amour et en inviter d’autres jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un qui lui dise : “ Je viens. ” C’est pourquoi je vous assure que cette pensĂ©e peut procurer un grand soulagement Ă  votre tourment.

Ohola, reviens Ă  toi ! Dieu t’appelle. La sagesse de l’homme consiste Ă  se repentir. La sagesse spirituelle rĂ©side dans l’amour du Dieu vrai et de sa vĂ©ritĂ©. Ne regardez ni Oholiba, ni la PhĂ©nicie, ni l’Egypte, ni la GrĂšce. Regardez Dieu. Le Ciel est la patrie de toute Ăąme droite. Il n’y a pas beaucoup de lois, mais une seule : celle de Dieu. C’est par ce code que l’on obtient la vie. Ne dites pas : “ Nous avons pĂ©chĂ© ”, mais : “ Nous ne voulons plus pĂ©cher. ” Que Dieu vous aime encore, la preuve en est dans le fait qu’il vous a envoyĂ© son Verbe vous dire : “ Venez. ” Venez, je vous en adjure. Vous ĂȘtes injuriĂ©s et proscrits ? Et par qui ? Par des ĂȘtres semblables Ă  vous. Mais Dieu est plus grand qu’eux, et il vous dit : “ Venez. ” Un jour viendra oĂč vous vous rĂ©jouirez de n’ĂȘtre pas allĂ©s au Temple... Votre intelligence s’en rĂ©jouira. Mais les Ăąmes se rĂ©jouiront davantage car le pardon de Dieu sera dĂ©jĂ  descendu sur ceux qui, dispersĂ©s en Samarie, ont le coeur droit. PrĂ©parez-en l’avĂšnement. Venez au Sauveur universel, ĂŽ enfants de Dieu qui avez perdu la vraie Voie.

145.6 – Nous serions bien venus, du moins certains d’entre nous. Mais ce sont ceux de l’autre cĂŽtĂ© qui ne veulent pas de nous.

– Avec le prĂȘtre et le prophĂšte, j’ajoute encore : “ Voici que je vais prendre le bois de Joseph qui est aux mains d’EphraĂŻm et les tribus d’IsraĂ«l qui sont avec lui, je vais le mettre contre le bois de Juda et j’en ferai un seul morceau de bois... ” Oui. Venez Ă  moi, pas au Temple. Moi, je ne vous repousse pas. Je suis celui que l’on appelle le Roi qui domine sur tous. Je vous purifierai tous, ĂŽ peuples qui voulez ĂȘtre purifiĂ©s. Je vous rassemblerai, ĂŽ troupeaux qui ĂȘtes sans bergers ou avec des bergers idolĂątres, car je suis le bon Berger. Je vous donnerai un tabernacle unique et le placerai au milieu de mes fidĂšles. Ce tabernacle sera source de vie, pain de vie, il sera lumiĂšre, salut, protection, sagesse. Il sera tout car il sera le Vivant donnĂ© en nourriture aux morts pour les rendre vivants, il sera le Dieu qui se donne avec sa saintetĂ© pour sanctifier. VoilĂ  ce que je suis et ce que je serai. Le temps de la haine, de l’incomprĂ©hension, de la crainte est passĂ©. Venez ! Peuple d’IsraĂ«l ! Peuple sĂ©parĂ© ! Peuple affligĂ© ! Peuple Ă©loignĂ© ! Peuple cher, tellement cher, infiniment cher parce que malade, affaibli, saignĂ© Ă  blanc par une flĂšche qui a ouvert les veines de l’ñme et en a fait fuir l’union vitale avec ton Dieu, viens ! Viens vers le sein d’oĂč tu es nĂ©, viens sur la poitrine d’oĂč t’est venue la vie. Douceur et tiĂ©deur s’y trouvent encore pour toi. Toujours. Viens ! Viens Ă  la vie et au salut. »

Détail

Dans sa prédication, Jésus cite deux personnages : Ohola et Oholiba, du Livre d'Ezéchiel. Ohola représente la Samarie, Oholiba représente Israël.

Annotation

Livre d'Ezéchiel, chapitre 23

Ez 23 : La parole du Seigneur me fut adressĂ©e : « Fils d’homme, il Ă©tait une fois deux femmes, filles de la mĂȘme mĂšre. Elles se prostituĂšrent en Égypte ; dĂšs leur jeunesse, elles se prostituĂšrent. C’est lĂ  qu’on a pressĂ© leurs seins, lĂ  qu’on a caressĂ© leur poitrine virginale. Voici leurs noms : Ohola, l’aĂźnĂ©e, Oholiba sa soeur. Alors elles furent Ă  moi et enfantĂšrent des fils et des filles. Quant Ă  leurs noms, Ohola, c’est Samarie, Oholiba, c’est JĂ©rusalem.

Or Ohola se prostitua alors qu’elle m’appartenait. Elle brĂ»la de dĂ©sir pour ses amants, les fils d’Assour, des voisins vĂȘtus de pourpre, gouverneurs et magistrats, tous jeunes, sĂ©duisants, cavaliers accomplis. Elle s’adonna Ă  la prostitution avec toute l’élite des fils d’Assour. Chez tous ceux pour qui elle brĂ»lait, elle se rendit impure au contact de toutes leurs idoles immondes. Elle ne renonça pas Ă  ses prostitutions commencĂ©es en Égypte, quand elle Ă©tait toute jeune et que l’on couchait avec elle, que l’on caressait sa poitrine virginale en l’entraĂźnant dans la prostitution. C’est pourquoi je l’ai livrĂ©e aux mains de ses amants, aux mains des fils d’Assour pour qui elle brĂ»lait : eux dĂ©voilĂšrent sa nuditĂ©, prirent ses fils et ses filles ; elle-mĂȘme, ils la firent pĂ©rir par l’épĂ©e. Elle fut cĂ©lĂšbre parmi les femmes, car on avait fait justice d’elle.

Sa soeur Oholiba vit tout cela, mais elle fut corrompue davantage, elle brĂ»la plus encore, ses prostitutions furent pires que celles de sa soeur. Elle brĂ»la pour les fils d’Assour, gouverneurs et magistrats, ses voisins superbement vĂȘtus, cavaliers accomplis, tous jeunes et sĂ©duisants. Je vis qu’elle s’était rendue impure, et que toutes deux avaient pris le mĂȘme chemin. Oholiba ajouta encore Ă  ses prostitutions : elle vit des hommes gravĂ©s sur le mur, des images de ChaldĂ©ens colorĂ©es au vermillon ; leurs reins Ă©taient serrĂ©s dans une ceinture, leur tĂȘte coiffĂ©e de foulards flottants ; tous avaient l’allure d’écuyers et ressemblaient aux fils de Babylone en ChaldĂ©e, leur pays d’origine ; elle brĂ»la pour eux au premier regard et leur envoya des messagers en ChaldĂ©e.

Alors les fils de Babylone vinrent Ă  elle pour partager la couche des amours, et la rendirent impure par leurs prostitutions. Mais aprĂšs qu’ils l’eurent rendue impure, son coeur se dĂ©tacha d’eux. Elle a dĂ©voilĂ© ses prostitutions, elle a dĂ©voilĂ© sa nuditĂ©. Alors mon coeur s’est dĂ©tachĂ© d’elle comme il s’était dĂ©tachĂ© de sa soeur. Elle a multipliĂ© ses prostitutions, se souvenant des jours de sa jeunesse quand elle se prostituait au pays d’Égypte ; elle y brĂ»lait pour des partenaires dont la vigueur Ă©tait celle des Ăąnes, et le rut celui des Ă©talons. Tu recherchais la dĂ©bauche de ta jeunesse, quand les Égyptiens s’en prenaient Ă  tes seins, Ă  ta poitrine juvĂ©nile. C’est pourquoi, Oholiba, ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que je dresse contre toi tes amants ; ceux dont ton coeur s’est dĂ©tachĂ©, je les amĂšne de partout contre toi, les fils de Babylone et tous les ChaldĂ©ens, Peqod, Shoa et Qoa, tous les fils d’Assour avec eux, tous jeunes et sĂ©duisants, gouverneurs et magistrats, Ă©cuyers renommĂ©s, tous montant des chevaux. Du nord viendront contre toi chars et chariots, avec une cohorte de peuples. De tous cĂŽtĂ©s, ils t’opposeront le grand et le petit bouclier ainsi que le casque. Je leur confierai le jugement, et ils te jugeront selon leur droit.

J’exercerai ma jalousie contre toi, et ils te traiteront avec fureur, ils te couperont le nez et les oreilles, et ceux des tiens qui resteront tomberont par l’épĂ©e ; ils prendront tes fils et tes filles, et ce qui restera de toi sera dĂ©vorĂ© par le feu. Ils t’arracheront tes vĂȘtements et te prendront tes bijoux. Je mettrai fin Ă  ta dĂ©bauche, Ă  ta prostitution qui a commencĂ© en Égypte. Tu ne lĂšveras plus les yeux vers eux et tu ne te souviendras plus de l’Égypte. Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que je te livre aux mains de ceux que tu as pris en haine, aux mains de ceux dont ton coeur s’est dĂ©tachĂ©. Ils te traiteront avec haine, ils s’empareront de tout le fruit de ton travail, ils te laisseront complĂštement nue. Ainsi sera dĂ©voilĂ©e la nuditĂ© de tes fornications, de ta dĂ©bauche et de ta prostitution. Ils te feront cela parce que tu t’es prostituĂ©e en suivant les nations et tu t’es rendue impure avec leurs idoles immondes. Tu as imitĂ© la conduite de ta soeur ; je mettrai sa coupe dans ta main.

Ainsi parle le Seigneur Dieu : La coupe de ta soeur, tu la boiras, elle est profonde et large ; elle sera l’occasion de rire et de moquerie tant sa contenance est grande. Tu seras remplie d’ivresse et de douleur. C’est une coupe de dĂ©solation et de dĂ©vastation, la coupe de ta soeur Samarie ! Tu la boiras, tu la videras ; tu en rongeras les tessons et tu te dĂ©chireras les seins. Oui, moi, j’ai parlĂ©, – oracle du Seigneur Dieu.

C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur Dieu : Parce que tu m’as oubliĂ© et que tu m’as rejetĂ© derriĂšre ton dos, Ă  ton tour de porter le poids de ta dĂ©bauche et de tes prostitutions. » Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ne dois-tu pas juger Ohola et Oholiba ? Expose-leur leurs abominations ! Elles ont commis l’adultĂšre, elles ont du sang sur les mains ; avec leurs idoles immondes elles ont commis l’adultĂšre. Les fils qu’elles m’avaient enfantĂ©s, elles les ont fait passer par le feu, pour en nourrir les idoles.

Elles m’ont fait encore ceci : elles ont rendu impur mon sanctuaire, ce jour-lĂ  ; elles ont profanĂ© mes sabbats. Quand elles immolaient leurs fils Ă  leurs idoles immondes, ce jour-lĂ , elles sont allĂ©es Ă  mon sanctuaire et l’ont profanĂ©. VoilĂ  ce qu’elles ont fait au milieu de ma maison. Bien plus, elles ont appelĂ© des hommes venant de loin, et vers qui un messager avait Ă©tĂ© envoyĂ©. Voici qu’ils sont venus : pour eux tu t’es baignĂ©e, tu t’es fardĂ© les yeux, tu t’es parĂ©e, tu t’es mise sur un lit d’apparat, devant lequel une table Ă©tait dressĂ©e oĂč l’on avait mis mon encens et mon huile. On entendait le bruit d’une foule animĂ©e, insouciante ; il y avait lĂ  une multitude d’hommes, de buveurs venant du dĂ©sert ; ils ont mis des bracelets aux poignets des femmes et sur leur tĂȘte un magnifique diadĂšme. Et je me disais : Elle est usĂ©e par les adultĂšres, et c’est avec celle-lĂ  qu’on se livre Ă  la prostitution ?

On est venu chez elle comme chez une prostituĂ©e ! C’est ainsi qu’on vient chez Ohola et Oholiba, ces femmes dĂ©bauchĂ©es. Mais des hommes justes les jugeront selon le droit concernant les femmes adultĂšres et celles qui rĂ©pandent le sang. Car elles ont commis l’adultĂšre et elles ont du sang sur les mains. » Ainsi parle le Seigneur Dieu : « Dresse contre elles une assemblĂ©e. Qu’on les livre Ă  l’épouvante et au pillage ; que l’assemblĂ©e les lapide et les frappe de l’épĂ©e ; que l’on tue leurs fils et leurs filles, et qu’on mette le feu Ă  leurs maisons. Je ferai cesser la dĂ©bauche du pays. Ce sera un avertissement pour toutes les femmes, elles n’imiteront plus votre dĂ©bauche. On fera retomber sur vous votre dĂ©bauche : vous porterez le poids des fautes commises avec vos idoles immondes. Alors vous saurez que Je suis le Seigneur Dieu. »

Livre d'Ezéchiel 37, 19

Ez 37, 19 : tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Je vais prendre le morceau de bois qui reprĂ©sente Joseph, et les tribus d’IsraĂ«l qui lui sont rattachĂ©es ; je vais le joindre au bois qui reprĂ©sente Juda. Je les rĂ©unirai ; ils n’en feront plus qu’un seul dans ma main.

Mots-clés

EMV 145.5 · Tome 2, p. 473

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Il [Dieu] ne s’impose pas. Il ouvre les bras à tous, il invite tout le monde, mais si on lui dit : “ Va-t’en ”, il s’en va. Il va chercher l’amour et en inviter d’autres jusqu’à ce qu’il trouve quelqu’un qui lui dise : “ Je viens. ”

Mots-clés

EMV 145.6 · Tome 2, p. 474

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Je vous rassemblerai, ĂŽ troupeaux qui ĂȘtes sans bergers ou avec des bergers idolĂątres, car je suis le bon Berger. Je vous donnerai un tabernacle unique et le placerai au milieu de mes fidĂšles. Ce tabernacle sera source de vie, pain de vie, il sera lumiĂšre, salut, protection, sagesse. Il sera tout car il sera le Vivant donnĂ© en nourriture aux morts pour les rendre vivants, il sera le Dieu qui se donne avec sa saintetĂ© pour sanctifier. VoilĂ  ce que je suis et ce que je serai.

Mots-clés

EMV 146 · Tome 2, p. 475-477

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Détail

Titre du chapitre : Le second jour Ă  Sychar. Adieu aux samaritains.

Date de la vision : Mercredi 25 avril 1945

Calendrier : Jeudi 6 janvier 28

Lieux (carte) : Sychar

Cycle : La Samaritaine

RĂ©sumĂ© : JĂ©sus donne un discours aux gens de Sychar, en Samarie. Il prend pour base de Livre de Barcuch. Il les enjoint Ă  ĂȘtre humbles, il parle de la chute du Temple, et les invite Ă  se convertir en revenant Ă  la vraie sagesse "qui est celle de Dieu et qui se trouve dans le Livre des commandements de Dieu et dans la Loi qui demeure Ă©ternellement". Ensuite, il fait ses adieux aux gens de la ville.

Contenu du chapitre : 146.1 : Le Dieu inconnu que tous ressentent. 146.2 : La priÚre de repentir de Baruch. Le sort des samaritains et des juifs 146.3 : La foule manifeste son attachement à Jésus.

Mots-clés

EMV 146.1-3 · Tome 2, p. 475-477

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

146.1 Jésus dit aux samaritains de Sychar :

« Avant de vous quitter – car j’ai d’autres enfants Ă  Ă©vangĂ©liser –, je veux vous ouvrir clairement les chemins de l’espĂ©rance et vous y engager par cet encouragement : allez, et soyez sĂ»rs que vous parviendrez au but. Aujourd’hui, je ne vais pas citer le grand EzĂ©chiel, mais le disciple prĂ©fĂ©rĂ© de JĂ©rĂ©mie, le trĂšs grand prophĂšte.

Baruch parle pour vous. Ah ! Il prend rĂ©ellement vos Ăąmes et parle pour elles toutes au Dieu sublime qui rĂ©side dans les Cieux. Je parle bien des vĂŽtres. Pas seulement de celles des samaritains, mais de toutes vos Ăąmes, ĂŽ descendants du peuple Ă©lu qui ĂȘtes tombĂ©s dans de nombreux pĂ©chĂ©s ; et il prend aussi les vĂŽtres, ĂŽ peuples paĂŻens qui pressentez l’existence d’un Dieu inconnu parmi les nombreuses divinitĂ©s que vous adorez, un Dieu que votre Ăąme pressent ĂȘtre l’unique et le vrai, mais que votre pesanteur empĂȘche de chercher pour le connaĂźtre comme votre esprit l’aurait dĂ©sirĂ©. Du moins, une loi morale vous avait Ă©tĂ© donnĂ©e, Ă  vous les peuples paĂŻens et idolĂątres, parce que vous ĂȘtes des hommes. Or l’homme possĂšde une essence qui vient de Dieu et qui s’appelle l'esprit : elle vous parle et vous conseille toujours de vous Ă©lever et elle vous pousse Ă  mener une vie sainte. Or vous l’avez abaissĂ©e au rĂŽle d’esclave d’une chair vicieuse, brisant ainsi la loi morale humaine que vous aviez, et devenant pĂ©cheurs – mĂȘme humainement parlant –, rabaissant enfin l’idĂ©e de vos croyances et vous-mĂȘmes au niveau d’une animalitĂ© qui vous rend infĂ©rieurs aux bĂȘtes.

Et pourtant Ă©coutez. Ecoutez tous. Vous comprenez d’autant mieux et par consĂ©quent vous agissez d’autant plus que vous connaissez davantage la Loi d’une morale surnaturelle qui vous a Ă©tĂ© donnĂ©e par le vrai Dieu.

146.2 La priĂšre de Baruch doit ĂȘtre dans vos coeurs humiliĂ©s par une noble humilitĂ© qui n’est pas dĂ©gradation et lĂąchetĂ©, mais connaissance exacte de la misĂšre de sa condition et dĂ©sir saint de trouver le moyen de les amĂ©liorer spirituellement. Voici donc sa priĂšre : “ Seigneur, regarde-nous de ta demeure sainte et pense Ă  nous, tends l’oreille et Ă©coute-nous. Ouvre les yeux, Seigneur, et vois : ce ne sont pas les morts en enfer, ceux dont l’ñme est sĂ©parĂ©e du corps, qui seront ceux qui rendent gloire et justice au Seigneur ; mais l’ñme comblĂ©e d’affliction, celui qui chemine courbĂ© et sans force, les yeux dĂ©faillants, et l’ñme affamĂ©e de toi, voilĂ  ce qui te rend gloire et justice, Seigneur ! ”

Baruch pleure humblement et tous les justes doivent pleurer avec lui en voyant et en dĂ©signant de leur vrai nom les malheurs qui, d’un peuple fort, ont fait un peuple triste, divisĂ© et assujetti : “ Nous n’avons pas Ă©coutĂ© ton invitation, alors tu as accompli tes paroles que tu avais prononcĂ©es par le ministĂšre de tes serviteurs, les prophĂštes : que les os de nos rois et les os de nos pĂšres seraient arrachĂ©s de leurs tombeaux et exposĂ©s Ă  la chaleur du soleil, au froid de la nuit, et que les habitants des villes mourraient dans d’atroces souffrances par la faim, l’épĂ©e et la peste. Et le Temple, oĂč l’on invoquait ton nom, tu l’as rĂ©duit Ă  l’état dans lequel il se trouve aujourd’hui Ă  cause de l’iniquitĂ© d’IsraĂ«l et de Juda. ”

Vous qui ĂȘtes des enfants du PĂšre, ne dites pas : “ Aussi bien notre Temple que le vĂŽtre sont construits et reconstruits, et ils sont beaux. ” Non. Un arbre dĂ©chiquetĂ© par la foudre depuis la cime jusqu’aux racines ne survit pas. Certes, il pourra vĂ©gĂ©ter misĂ©rablement en essayant de vivre grĂące aux surgeons poussĂ©s des racines qui ne veulent pas mourir, mais ce ne seront que des broussailles sans fruits et plus jamais l’arbre opulent aux fruits abondants, sains et sucrĂ©s qu’il Ă©tait. La dĂ©sagrĂ©gation qui a commencĂ© avec la sĂ©paration ne cesse de s’accentuer – bien que l’édifice matĂ©riel ne paraisse pas abĂźmĂ© mais encore beau et neuf – et elle atteint les Ăąmes qui l’habitent. Ensuite viendra l’heure oĂč toute flamme surnaturelle sera Ă©teinte ; alors, il manquera au Temple ce qui fait sa vie, car l’autel de mĂ©tal prĂ©cieux, pour subsister, doit ĂȘtre tenu en Ă©tat de continuelle fusion par la chaleur de la foi et de la charitĂ© de ses ministres. Une fois devenu glacial, Ă©teint, souillĂ©, rempli de morts, ce ne sera plus qu’une pourriture sur laquelle les corbeaux Ă©trangers et l’avalanche de la divine punition s’abattront pour en faire une ruine.

Fils d’IsraĂ«l, priez, en pleurant avec moi, votre Sauveur. Que ma voix soutienne les vĂŽtres et pĂ©nĂštre, elle qui le peut, jusqu’au trĂŽne de Dieu. Celui qui prie avec le Christ, Fils du PĂšre, est Ă©coutĂ© par Dieu, le PĂšre du Fils.

Reprenons l’ancienne priĂšre de Baruch, car elle est juste : “ Seigneur tout-puissant, Dieu d’IsraĂ«l, c’est une Ăąme angoissĂ©e, un esprit plein d'anxiĂ©tĂ©, qui te crie : ‘ Ecoute, Seigneur, et prends pitiĂ©. Tu es un Dieu misĂ©ricordieux, aie pitiĂ© de nous car nous avons pĂ©chĂ© devant toi. Toi, tu trĂŽnes Ă©ternellement, et nous, nous devrons pĂ©rir pour toujours ? Seigneur tout-puissant, Dieu d’IsraĂ«l, Ă©coute donc la supplication des morts d’IsraĂ«l et de leurs fils qui ont pĂ©chĂ© contre toi, qui n’ont pas Ă©coutĂ© la voix du Seigneur leur Dieu, de sorte que tous leurs malheurs se sont attachĂ©s Ă  nous. Ne te souviens plus des fautes de nos pĂšres, mais en cette heure souviens-toi de ta puissance et de ton nom... Pour que nous invoquions ce nom et nous nous convertissions de l’iniquitĂ© de nos pĂšres, aie pitiĂ©. ’ ”

Priez ainsi et convertissez-vous rĂ©ellement en revenant Ă  la vraie sagesse qui est celle de Dieu et qui se trouve dans le Livre des commandements de Dieu et dans la Loi qui demeure Ă©ternellement. Aujourd’hui, moi qui suis le Messie de Dieu, je suis venu apporter de nouveau cette loi sous une forme simple et inaltĂ©rable aux pauvres du monde, en leur annonçant la bonne nouvelle de l’ùre de la RĂ©demption, du pardon, de l’amour, de la paix. Celui qui croira Ă  cette Parole obtiendra la vie Ă©ternelle.

146.3 Je vous quitte, habitants de Sychar qui avez fait preuve de bontĂ© Ă  l’égard du Messie de Dieu. Je vous laisse avec ma paix.

– Reste encore !

– Reviens !

– Jamais plus personne ne nous parlera comme toi.

– Sois bĂ©ni, bon MaĂźtre !

– BĂ©nis mon enfant.

– Prie pour moi, toi qui es le Saint.

– Permets-moi de garder une de tes franges comme bĂ©nĂ©diction !

– Souviens-toi d’Abel.

– Et de moi, TimothĂ©e.

– Et aussi de moi, Joraï.

– De tous, de tous. Que la paix vienne sur vous. »

Ils l’accompagnent jusqu’au-dehors de la ville pendant quelques centaines de mùtres puis, lentement, font demi-tour...

Annotation

Livre de Baruch 2, 16-18.24-26

Ba 2, 16-18.24-26 : Regarde, Seigneur, du haut de ta demeure sainte, et pense Ă  nous. Incline ton oreille, Seigneur, Ă©coute. Ouvre les yeux, Seigneur, et vois. Car ce ne sont pas les dĂ©funts dans le sĂ©jour des morts, eux dont le souffle est enlevĂ© des entrailles, qui rendront gloire et justice au Seigneur, mais l’ñme comblĂ©e de tristesse, l’homme qui marche courbĂ© et sans force, les yeux dĂ©faillants et l’ñme affamĂ©e, ceux-lĂ  te rendront gloire et justice, Seigneur. (...) Or, nous n’avons pas Ă©coutĂ© ton appel Ă  servir le roi de Babylone, et tu as accompli les paroles que tu avais prononcĂ©es par tes serviteurs les prophĂštes, Ă  savoir que les ossements de nos rois et de nos pĂšres seraient arrachĂ©s Ă  leur tombeau. Et voici qu’ils furent jetĂ©s dehors, Ă  la brĂ»lure du jour et au gel de la nuit. Nos rois et nos pĂšres sont morts dans de cruelles souffrances, par la famine, l’épĂ©e et l’exil. Tu as Ă©tabli la maison sur laquelle a Ă©tĂ© invoquĂ© ton nom, comme elle est en ce jour, Ă  cause de la mĂ©chancetĂ© de la maison d’IsraĂ«l et de la maison de Juda.

Livre de Baruch 3, 1-7

Ba 3, 1-7 : Seigneur, Souverain de l’univers, Dieu d’IsraĂ«l, une Ăąme angoissĂ©e, un esprit dĂ©couragĂ© crie vers toi. Écoute, Seigneur, et prends pitiĂ©, car nous avons pĂ©chĂ© contre toi.

Toi, en effet, tu demeures Ă  jamais ; nous, nous sommes Ă  jamais perdus. Seigneur, Souverain de l’univers, Dieu d’IsraĂ«l, Ă©coute donc la priĂšre des morts d’IsraĂ«l, des fils de ceux qui ont pĂ©chĂ© contre toi, qui n’ont pas Ă©coutĂ© la voix du Seigneur leur Dieu, de sorte que les malheurs se sont attachĂ©s Ă  nous. Ne te souviens pas des injustices de nos pĂšres, mais souviens-toi, en cette heure, de ta main et de ton nom. Car tu es le Seigneur notre Dieu, et nous voulons te louer, Seigneur. Oui, c’est pour cela que tu as mis ta crainte en notre coeur, pour que nous invoquions ton nom. Nous voulons te louer en notre exil, puisque nous avons dĂ©tournĂ© de notre coeur toute l’injustice de nos pĂšres qui ont pĂ©chĂ© contre toi.

Mots-clés