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Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 143.5 · Tome 2, p. 466-467

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Voici mes disciples qui reviennent avec mon pain. Mais dĂ©jĂ  je suis nourri de t’avoir donnĂ© les premiĂšres miettes de ta rĂ©demption. »

Les disciples lorgnent plus ou moins discrùtement la femme, mais personne ne dit mot. Elle s’en va sans plus penser à l’eau ni à son amphore.

« Voici, MaĂźtre, dit Pierre. Ils nous ont bien traitĂ©s. Il y a du fromage, du pain frais, des olives et des pommes. Prends ce que tu veux. (...) Tu ne manges pas ? Je voulais trouver du poisson pour toi, mais il n’y en a pas. Peut-ĂȘtre cela t’aurait-il plu davantage. Tu es fatiguĂ© et pĂąle.

– J’ai une nourriture que vous ne connaissez pas. Ce sera mon repas. Je serai bien restaurĂ©. »

Les disciples se regardent, s’interrogeant du regard.

Jésus répond à leurs muettes interrogations :

« Ma nourriture est de faire la volontĂ© de celui qui m’a envoyĂ© pour achever l’oeuvre qu’il dĂ©sire que j’accomplisse. Quand le semeur jette la semence, peut-il prĂ©tendre avoir dĂ©jĂ  tout fait pour dire qu’il a obtenu la rĂ©colte ? Non, certainement pas. Que de labeurs encore avant de pouvoir se dire : “ VoilĂ , mon travail est achevĂ© ” ! Et avant ce moment, il ne peut se reposer. Regardez ces champs sous le gai soleil de la sixiĂšme heure. Il y a seulement un mois, et mĂȘme moins, la terre Ă©tait nue, sombre Ă  force d’ĂȘtre battue par les pluies. Maintenant, regardez. Des tiges innombrables de blĂ©, qui viennent de percer, d’un vert trĂšs tendre qui semble encore plus clair sous cette grande lumiĂšre, la couvrent, pour ainsi dire, d’un lĂ©ger voile presque blanc. C’est la moisson future et vous dites en la voyant : “ Dans quatre mois, c’est la rĂ©colte. Les semeurs engageront des moissonneurs, car s’il suffit d’un semeur pour ensemencer son champ, il faut un grand nombre d’ouvriers pour le moissonner. Semeurs et moissonneurs sont heureux. Celui qui a semĂ© un petit sac de grains et qui doit maintenant prĂ©parer ses greniers pour engranger la rĂ©colte, aussi bien que ceux qui, en quelques jours, gagnent de quoi vivre pendant plusieurs mois. ” Dans le domaine spirituel il en est de mĂȘme : ceux qui moissonneront ce que j’ai semĂ© se rĂ©jouiront avec moi et comme moi, parce que je leur donnerai mon salaire et ce qu’il leur est dĂ». Je leur donnerai de quoi vivre dans mon Royaume Ă©ternel. Vous, vous n’avez qu’à moissonner ; le travail le plus dur, c’est moi qui l’ai fait. Et pourtant je vous dis : “ Venez faire la moisson dans mon champ. Je suis heureux de vous voir chargĂ©s des gerbes de ma rĂ©colte. Quand vous aurez rĂ©coltĂ© tout le grain que j’aurai semĂ© partout, inlassablement, alors la volontĂ© de Dieu sera accomplie et je m’assiĂ©rai au banquet de la JĂ©rusalem cĂ©leste. ”

Détail

Jésus vient de parler à la Samaritaine et il désigne ses disciples qui arrivent.

Mots-clés

EMV 144 · Tome 2, p. 467-470

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Titre du chapitre : Les samaritains invitent Jésus à Sychar.

Date de la vision : Lundi 23 avril 1945

Calendrier : Mardi 4 janvier 28

Lieux (carte) : Sychar

Cycle : La Samaritaine

Résumé : Guidés par Photinaï, les Samaritains vont voir Jésus. Leur chef lui parle et le Seigneur leur confirme qu'il est le Christ : il leur cite d'ailleurs Ezéchiel, et leur dit que sa nourriture est de faire la Volonté de son PÚre. Il confirme qu'il né d'une Vierge, à Bethléem. Ensuite, le chef l'interroge sur leur schisme, car il pense qu'ils seront toujours séparés de Dieu. Jésus déclare que tout s'apaiserait s'ils venaient à la Vérité, mais il leur dit également que seul le péché tue l'ùme et l'union à Dieu.

Contenu du chapitre : 144.1 : Les samaritains accueillent JĂ©sus qui ne les mĂ©prise pas. 144.2 : Est-il vrai que tu es le Christ ? 144.3 : De qui es-tu nĂ© et oĂč ? 144.4 : Le cas des schismatiques.

Mots-clés

EMV 144.2 · Tome 2, p. 468

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« La femme nous a dit que tu es le Christ. Est-ce vrai ? Réponds-nous, au nom de Dieu.

– Je le suis. Le temps messianique est venu. IsraĂ«l est rĂ©uni par son Roi, et pas seulement IsraĂ«l.

– Mais tu seras pour ceux qui... qui ne sont pas dans l’erreur comme nous, fait remarquer un vieillard imposant.

– Homme, je vois en toi le chef de tous ceux-ci et je reconnais aussi chez toi une recherche honnĂȘte de la VĂ©ritĂ©. Maintenant, Ă©coute, toi qui es instruit dans les lectures saintes. Il m’a Ă©tĂ© dit ce que l’Esprit a dit Ă  EzĂ©chiel quand il lui annonça une mission prophĂ©tique : “ Fils de l’homme, je t’envoie aux enfants d’IsraĂ«l, aux peuples rebelles qui se sont Ă©loignĂ©s de moi... Ce sont des enfants Ă  la tĂȘte dure et au coeur indomptable... Il peut se faire qu’ils t’écoutent, puis ne tiennent pas compte de tes paroles — qui sont mes paroles —, car c’est une maison rebelle mais, au moins, ils sauront qu’au milieu d’eux il y a un prophĂšte. Toi, n’aie donc pas peur d’eux, que leurs discours ne t’épouvantent pas parce qu’ils sont incrĂ©dules et rĂ©voltĂ©s... Rapporte-leur mes paroles, qu’ils te prĂȘtent l’oreille ou non. En ce qui te concerne, fais ce que je te dis. Ecoute ce que je te dis pour n’ĂȘtre pas rebelle comme eux. Par consĂ©quent, mange toute nourriture que je te prĂ©senterai. ” Et moi, je suis venu. Je ne me fais aucune illusion et je ne prĂ©tends pas ĂȘtre reçu en triomphateur. Mais, puisque la volontĂ© de Dieu est mon miel, je l’accomplis et, si vous voulez, je vous rĂ©pĂšte les paroles que l’Esprit a mises en moi.

– Comment l’Eternel peut-il avoir pensĂ© Ă  nous ?

– Parce qu’il est Amour, mon fils.

– Ce n’est pas ce que disent les rabbis de Juda.

– Mais c’est ce que vous dit le Messie du Seigneur. »

Annotation

Livre d'Ezéchiel, chapitre 2, 2-8

Ez 2, 2-8 : À cette parole, l’esprit vint en moi et me fit tenir debout. J’écoutai celui qui me parlait. Il me dit : « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’IsraĂ«l, vers une nation rebelle qui s’est rĂ©voltĂ©e contre moi. Jusqu’à ce jour, eux et leurs pĂšres se sont soulevĂ©s contre moi. Les fils ont le visage dur, et le coeur obstinĂ© ; c’est Ă  eux que je t’envoie. Tu leur diras : “Ainsi parle le Seigneur Dieu...” Alors, qu’ils Ă©coutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles ! – ils sauront qu’il y a un prophĂšte au milieu d’eux. Et toi, fils d’homme, ne les crains pas, ne crains pas leurs paroles. Ils sont pour toi Ă©pines et ronces, tu es assis sur des scorpions. Ne crains pas leurs paroles ; devant eux ne t’effraie pas – c’est une engeance de rebelles ! Tu leur diras mes paroles, qu’ils Ă©coutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles ! Et toi, fils d’homme, Ă©coute ce que je te dis. Ne sois pas rebelle comme cette engeance de rebelles. Ouvre la bouche, et mange ce que je te donne. »

Mots-clés

EMV 144.2 · Tome 2, p. 468

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Puisque la volontĂ© de Dieu est mon miel, je l’accomplis et, si vous voulez, je vous rĂ©pĂšte les paroles que l’Esprit a mises en moi.

– Comment l’Eternel peut-il avoir pensĂ© Ă  nous ?

– Parce qu’il est Amour, mon fils. »

Mots-clés

EMV 144.2 · Tome 2, p. 468

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Il m’a Ă©tĂ© dit ce que l’Esprit a dit Ă  EzĂ©chiel quand il lui annonça une mission prophĂ©tique : “ Fils de l’homme, je t’envoie aux enfants d’IsraĂ«l, aux peuples rebelles qui se sont Ă©loignĂ©s de moi
 Ce sont des enfants Ă  la tĂȘte dure et au cƓur indomptable
 Il peut se faire qu’ils t’écoutent, puis ne tiennent pas compte de tes paroles — qui sont mes paroles —, car c’est une maison rebelle mais, au moins, ils sauront qu’au milieu d’eux il y a un prophĂšte. Toi, n’aie donc pas peur d’eux, que leurs discours ne t’épouvantent pas parce qu’ils sont incrĂ©dules et rĂ©voltĂ©s
 Rapporte-leur mes paroles, qu’ils te prĂȘtent l’oreille ou non. En ce qui te concerne, fais ce que je te dis. Ecoute ce que je te dis pour n’ĂȘtre pas rebelle comme eux. Par consĂ©quent, mange toute nourriture que je te prĂ©senterai. ” Et moi, je suis venu. Je ne me fais aucune illusion et je ne prĂ©tends pas ĂȘtre reçu en triomphateur. Mais, puisque la volontĂ© de Dieu est mon miel, je l’accomplis et, si vous voulez, je vous rĂ©pĂšte les paroles que l’Esprit a mises en moi.

Détail

Jésus parle à un samaritain.

Mots-clés

EMV 144.3 · Tome 2, p. 469

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Il est dit que le Messie naĂźtrait d’une vierge de Juda. Toi, de qui et comment es-tu nĂ© ?

– A BethlĂ©em Ephrata, de Marie de la race de David, par une conception spirituelle. Veuillez le croire. »

La belle voix de JĂ©sus Ă©clate d’un triomphe joyeux lorsqu’il proclame la virginitĂ© de sa MĂšre.

Annotation

IsaĂŻe 7, 14 : C’est pourquoi le Seigneur lui-mĂȘme vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel (c’est-Ă -dire : Dieu-avec-nous).

MichĂ©e 5, 1-2 : Et toi, BethlĂ©em Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner IsraĂ«l. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois. Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour oĂč enfantera... celle qui doit enfanter, et ceux de ses frĂšres qui resteront rejoindront les fils d’IsraĂ«l.

Mots-clés

EMV 144.3 · Tome 2, p. 469

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Entre dans Sychar, je t’en prie, et instruis les fils de ce peuple. Puis tu t’en iras
 et nous nous souviendrons de l’Etoile qui a traversĂ© notre ciel


– Et pourquoi ne la suivriez-vous pas ?

– Comment veux-tu que nous le puissions ? »

Tout en parlant, ils se dirigent vers la ville.

« Nous, nous sommes les sĂ©parĂ©s. C’est du moins ce qu’on nous dit. Mais dĂ©sormais nous sommes nĂ©s dans cette croyance et nous ne savons pas s’il est juste de l’abandonner. En outre
 Oui, avec toi, nous pouvons parler, je le sens. Et puis, nous aussi, nous avons des yeux pour voir et un cerveau pour penser. Quand, en voyage ou pour commercer, nous passons par vos terres, tout ce que nous voyons n’est pas saint au point de nous faire croire que Dieu est avec vous, que vous soyez judĂ©ens ou galilĂ©ens.

– En vĂ©ritĂ© je te le dis : parce que les offenses et les malĂ©dictions ne vous ont pas persuadĂ©s ni ramenĂ©s Ă  Dieu, alors que l’exemple et la charitĂ© pouvaient l’obtenir, il en sera fait un chef d’accusation contre le reste d’IsraĂ«l.

– Quelle sagesse en toi ! Vous entendez ? »

Tous marquent leur assentiment par un murmure d’admiration.

Détail

JĂ©sus est allĂ© Ă  la rencontre des samaritains, qui sont sĂ©parĂ©s du reste d'IsraĂ«l. Ce passage peut ĂȘtre actualisĂ© pour les schismatiques ou les paĂŻens de notre temps.

Mots-clés

EMV 144.4 · Tome 2, p. 469-470

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Ecoute, Rabbi. Toi qui es sage et bon, Ă©claire notre doute. Notre avenir peut largement en dĂ©pendre. Toi qui es le Messie, par consĂ©quent le restaurateur du royaume de David, tu dois te rĂ©jouir de rĂ©unir ce membre sĂ©parĂ© au corps de l’Etat. N’est-ce pas ?

– Je me soucie moins de rĂ©unir les membres sĂ©parĂ©s de cet Etat caduc que de ramener Ă  Dieu toutes les Ăąmes, et je me rĂ©jouis de rĂ©tablir la vĂ©ritĂ© dans un coeur. Mais expose ton doute.

– Nos pĂšres ont pĂ©chĂ©. Depuis lors, les Ăąmes de Samarie sont mal vues de Dieu. Quel bien en obtiendrons-nous donc si nous suivons le bien ? C’est pour toujours que nous sommes lĂ©preux aux yeux de Dieu.

– C’est votre regret, l’éternel regret, le mĂ©contentement perpĂ©tuel de tous les schismatiques. Mais je te rĂ©ponds encore avec EzĂ©chiel : “ Toutes les Ăąmes sont Ă  moi, dit le Seigneur, aussi bien la vie du pĂšre que celle du fils. Mais seule mourra l’ñme qui a pĂ©chĂ©. Quiconque est juste, s’il n’est pas idolĂątre, ne commet pas l’impuretĂ©, ne vole pas et n’est pas usurier, s’il fait preuve de misĂ©ricorde envers le corps et l’ñme d’autrui, il sera juste Ă  mes yeux et vivra de la vraie vie. ” Et encore : “ Si un juste a un fils rebelle, ce fils aura-t-il la vie parce que son pĂšre Ă©tait juste ? Non, il ne l’aura pas. ” Et encore : “ Si le fils d’un pĂ©cheur est juste, mourra-t-il comme son pĂšre parce qu’il est son fils ? Non, il possĂ©dera la vie Ă©ternelle parce qu’il s’est montrĂ© juste. Il ne serait pas juste que l’un porte le pĂ©chĂ© de l’autre. L’ñme qui a pĂ©chĂ© mourra. Celle qui n’a pas pĂ©chĂ© ne mourra pas. Et si le pĂ©cheur se repent et vient Ă  la justice, lui aussi possĂ©dera la vraie vie. ” Le Seigneur Dieu, unique et seul Seigneur, dit : “ Je ne veux pas la mort du pĂ©cheur, mais qu’il se convertisse et ait la vie. ” C’est pour cela qu’il m’a envoyĂ©, ĂŽ fils errants : pour que vous ayez la vraie vie. Je suis la Vie. Celui qui croit en moi et en celui qui m’a envoyĂ© aura la vie Ă©ternelle, mĂȘme s’il a Ă©tĂ© pĂ©cheur jusqu’à ce jour.

Annotation

Livre d'Ezéchiel, chapitre 18

Ez 18 : La parole du Seigneur me fut adressĂ©e : « Qu’avez-vous donc, dans le pays d’IsraĂ«l, Ă  rĂ©pĂ©ter ce proverbe : “Les pĂšres mangent du raisin vert, et les dents des fils en sont irritĂ©es” ? Par ma vie ! – oracle du Seigneur Dieu – vous n’aurez plus Ă  rĂ©pĂ©ter ce proverbe en IsraĂ«l.

En effet, toutes les vies m’appartiennent, la vie du pĂšre aussi bien que celle du fils, elles m’appartiennent. Celui qui a pĂ©chĂ©, c’est lui qui mourra. L’homme qui est juste, qui observe le droit et la justice, qui ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lĂšve pas les yeux vers les idoles immondes de la maison d’IsraĂ«l, ne rend pas impure la femme de son prochain, ne s’approche pas d’une femme en Ă©tat de souillure ; l’homme qui n’exploite personne, qui restitue ce qu’on lui a laissĂ© en gage, ne commet pas de fraude, donne son pain Ă  celui qui a faim et couvre d’un vĂȘtement celui qui est nu ; l’homme qui ne prĂȘte pas Ă  intĂ©rĂȘt, ne pratique pas l’usure, qui dĂ©tourne sa main du mal, tranche Ă©quitablement entre deux adversaires, qui marche selon mes dĂ©crets et observe mes ordonnances pour agir avec vĂ©ritĂ© : un tel homme est juste, c’est certain, il vivra, – oracle du Seigneur Dieu.

Mais si cet homme a un fils violent et sanguinaire, coupable d’une de ces fautes, – alors que lui n’en a commis aucune – un fils qui, de plus, va aux festins sur les montagnes et rend impure la femme de son prochain, qui exploite le pauvre et le malheureux, qui commet des fraudes, ne restitue pas un gage, lĂšve les yeux vers les idoles immondes et se livre Ă  l’abomination, qui prĂȘte Ă  intĂ©rĂȘt et pratique l’usure, ce fils-lĂ  vivra-t-il ? Il ne vivra pas ; il s’est livrĂ© Ă  toutes ces abominations : il sera mis Ă  mort, et son sang, qu’il soit sur lui !

Mais voici : un homme a un fils qui voit tous les pĂ©chĂ©s qu’a commis son pĂšre, il les voit sans les imiter, il ne va pas aux festins sur les montagnes, ne lĂšve pas les yeux vers les idoles immondes de la maison d’IsraĂ«l, ne rend pas impure la femme de son prochain, il n’exploite personne, ne prend pas de gages, ne commet pas de fraude, donne son pain Ă  celui qui a faim et couvre d’un vĂȘtement celui qui est nu, il dĂ©tourne sa main du mal, ne prĂ©lĂšve pas d’intĂ©rĂȘt et ne pratique pas l’usure, il accomplit mes ordonnances et marche selon mes dĂ©crets. Ce fils ne mourra pas Ă  cause des fautes de son pĂšre, c’est certain, il vivra. Mais son pĂšre, s’il a pratiquĂ© la violence, commis des fraudes et n’a pas bien agi au milieu de son peuple : il mourra en raison de sa faute.

Or vous dites : “Pourquoi le fils ne porte-t-il pas la faute de son pĂšre ?” Le fils a pratiquĂ© le droit et la justice, il a observĂ© tous mes dĂ©crets et les a pratiquĂ©s : c’est certain, il vivra. Celui qui a pĂ©chĂ©, c’est lui qui mourra ! Le fils ne portera pas la faute de son pĂšre, ni le pĂšre, la faute de son fils : la justice sera la part du juste, la mĂ©chancetĂ©, celle du mĂ©chant.

Mais le mĂ©chant, s’il se dĂ©tourne de tous les pĂ©chĂ©s qu’il a commis, s’il observe tous mes dĂ©crets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra Ă  cause de la justice qu’il a pratiquĂ©e. Prendrais-je donc plaisir Ă  la mort du mĂ©chant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutĂŽt Ă  ce qu’il se dĂ©tourne de sa conduite et qu’il vive ?

Mais le juste, s’il se dĂ©tourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du mĂ©chant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquĂ©e, on ne s’en souviendra plus : Ă  cause de son infidĂ©litĂ© et de son pĂ©chĂ©, il mourra ! Et pourtant vous dites : “La conduite du Seigneur n’est pas la bonne”. Écoutez donc, fils d’IsraĂ«l : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutĂŽt la vĂŽtre ?

Si le juste se dĂ©tourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet Ă©tat, c’est Ă  cause de son mal qu’il mourra. Si le mĂ©chant se dĂ©tourne de sa mĂ©chancetĂ© pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est dĂ©tournĂ© de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas. Et pourtant la maison d’IsraĂ«l rĂ©pĂšte : “La conduite du Seigneur est Ă©trange”. Est-ce ma conduite qui est Ă©trange, maison d’IsraĂ«l ? N’est-ce pas votre conduite qui est Ă©trange ?

C’est pourquoi – oracle du Seigneur Dieu – je vous jugerai chacun selon sa conduite, maison d’IsraĂ«l. Retournez-vous ! DĂ©tournez-vous de vos crimes, et vous ne trĂ©bucherez plus dans la faute. Rejetez tous les crimes que vous avez commis, faites-vous un coeur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi vouloir mourir, maison d’IsraĂ«l ? Je ne prends plaisir Ă  la mort de personne, – oracle du Seigneur Dieu – : convertissez-vous, et vous vivrez. »

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