EMV 135.6 · Tome 2, p. 412
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Quand bien mĂȘme je me tairais, les vents de Dieu vous apporteraient les paroles de mon amour et de la rancoeur dâautrui.
Détail
Jésus dit :
Notes du thĂšme
EMV 135.6 · Tome 2, p. 412
Quand bien mĂȘme je me tairais, les vents de Dieu vous apporteraient les paroles de mon amour et de la rancoeur dâautrui.
Jésus dit :
EMV 135.7 · Tome 2, p. 415
Pardonnez, pardonnez toujours. Faites sortir de tout mal un bien, de toute offense une grĂące.
EMV 135.7
Il nây a quâun amour pour lâĂąme : Dieu. Elles errent, ces Ăąmes que lâamour de Dieu aiguillonne, Ă la recherche de lâamour. Il suffirait quâelles veuillent en elles la lumiĂšre et elles auraient lâAmour pour Ă©poux. Elles errent, comme des malades, cherchant Ă tĂątons lâamour, et elles rencontrent tous les amours, toutes les choses dĂ©goĂ»tantes auxquelles lâhomme a donnĂ© ce nom, mais elles ne trouvent pas lâAmour ; car lâAmour, câest Dieu et non pas lâor, la jouissance, le pouvoir.
EMV 136 · Tome 2, p. 416-429
Ă BĂ©thanie, on cĂ©lĂšbre la FĂȘte des EncĂ©nies - aussi appelĂ©e la FĂȘte de la LumiĂšre ou la FĂȘte de la DĂ©dicace. C'est le premier anniversaire de JĂ©sus sans sa MĂšre. Le Christ vagabonde dans le jardin, il Ă©coute un rossignol. Puis, aprĂšs avoir bĂ©ni le PĂšre pour ce chant, il reste un temps avec Simon, il lui parle du Ciel et des places qu'y auront les diffĂ©rents saints et bienheureux. Ensuite, arrive Marthe, qui est chagrinĂ©e, car Marie-Madeleine est partie rĂ©cemment, elle voulait quitter ce "tombeau" pour retrouver ses joies. Ils vont Ă table et sont rejoints par les bergers de BethlĂ©em, ce qui console JĂ©sus de l'absence de sa MĂšre. AprĂšs que le Seigneur ait remerciĂ© Lazare et Marthe, en Ă©tant assez dĂ©licat pour Ă©voquer Marie-Madeleine et consoler Marthe, ils en viennent Ă parler de l'Evangile de l'Enfance : de l'ImmaculĂ©e Conception, Ă sa PrĂ©sentation au Temple, ses fiançailles avec Joseph, la NativitĂ©, la Fuite en Egypte, le retour en GalilĂ©e, le recouvrement au Temple. Pour finir, Pierre souhaite se souvenir de tout cela, mais a peur de ne pas y arriver : Matthieu lui assure qu'il a une bonne mĂ©moire et qu'il le lui racontera. Enfin, Pierre souhaite mourir en prononçant le nom de JĂ©sus et celui-ci lui confirme que cela arrivera.
EMV 136 · Tome 2
Me trouvant au repos depuis trois jours, j'ouvre la Bible. Je l'ouvre au hasard, pour lire seulement quelque chose qui soit encore une parole venant de Dieu. Je tombe sur les versets 25-31 du psaume 17 au livre premier. Et le Seigneur parle.
"N'est-ce pas, peut-ĂȘtre ce que tu peux dire de toi ? Il fut un temps oĂč je t'aimais avec, de ma part, toute la perfection possible, mais toi, tu ne m'aimais pas le plus parfaitement que tu pouvais. En effet, au fond de ton coeur tu pensais aussi Ă Moi mais il s'y trouvait des affections plus fortes encore que celle que tu me donnais. Alors tu ne mĂ©ritais pas que je te rĂ©compense. Te rappelles-tu ce temps ? Pour Moi je me le rappelle. Tu Ă©tais sortie du pensionnat toute parfumĂ©e de Dieu comme une vierge du Temple parfumĂ©e par l'encens rituel. Et Moi, je t'avais dĂ©jĂ choisie. Quand t'ai-je choisie ? Veux-tu le savoir ? C'Ă©tait rĂ©ellement quand ton Ăąme fut créée, car aucune destinĂ©e humaine n'est inconnue pour la pensĂ©e Ă©ternelle. Mais la petite Marie gardĂ©e en vie par ma volontĂ©, malgrĂ© les circonstances malheureuses de ta naissance et celles qui t'accompagnĂšrent pendant les mois oĂč tu Ă©tais un petit ange qu'on allaite, cette petite fut mienne quand elle rĂ©pandit ses premiĂšres larmes en me voyant descendu de la Croix. Tu m'as recherchĂ©. Et Moi, je me suis donnĂ© avec un sourire de complaisance. Ce sourire a rĂ©pĂ©tĂ© pour toi au Ciel et Il a dit au PĂšre et au Paraclet son ââLaissez venir Ă Moi les petitsââ.
Il n'y a que les lĂšvres des tout petits qui enlĂšvent la souffrance de ses blessures, de ceux qui sont tout petits par leur Ăąge ou qui consentent Ă l'ĂȘtre, de ceux qui, par leur amour et leur obĂ©issance au MaĂźtre ââdeviennent semblable Ă des tout petits pour possĂ©der le Royaume des Cieuxââ ... Les dĂ©lices de Dieu, Marie, la Vierge MĂšre, c'est la parfaite Toute Petite qui jubile dans le Royaume des Cieux. Les Ăąmes des adultes qui sont ââtoutes petitesââ, sont rares comme les perles parfaitement rondes et d'une mirifique grandeur.
Mais les tous petits par l'Ăąge possĂšdent tous cette Ăąme, comme si elle n'avait Ă©tĂ© pas encore profanĂ©e, qui fait les dĂ©lices de Dieu et le soulagement du Christ. Et le Fils t'a voulue dĂšs ce moment. Chaque larme innocente t'a valu un baiser Ă Lui, chaque baiser une grĂące, chaque grĂące t'a fiancĂ©e au Divin Amour. Ce n'est pas une erreur de regarder en arriĂšre pour pouvoir entonner le Magnificat et le Miserere. Le Magnificat, tu pouvais le chanter jusqu'Ă ta sortie du pensionnat. Tu Ă©tais toute Ă Dieu. Un seul autel en toi, et un seul amour. Le lis au calice Ă peine entr'ouvert n'Ă©tait comblĂ© que par la rosĂ©e cĂ©leste et les rayons divins. Puis, le monde est venu et avec lui beaucoup d'autres autels et beaucoup d'autres amours. Ceux qui ont usurpĂ© "maââ place. Et ils restĂšrent tant que je le voulus.
J'aurais pu aussi ne pas vouloir. Il y aura quelqu'un pour dire : "Ă'a Ă©tĂ© une expĂ©rience dangereuse". Non, c'Ă©tait nĂ©cessaire. Les apĂŽtres furent humiliĂ©s par leur dĂ©fection au Christ. Ă ce moment, toutes les branches de l'humanitĂ© corrompue prirent le dessus en eux et de nouveau tout ce qui trouble l'homme les saisit, les secoua et les excita. Ils comprirent alors que dans la mesure oĂč ils Ă©taient devenus diffĂ©rents, cela ne venait pas de leur unique mĂ©rite, mais du fait qu'ils Ă©taient avec JĂ©sus. En eux, l'orgueil, corrupteur de l'homme fut broyĂ©. Il est nĂ©cessaire que cela soit fait pour tous ceux qui sont choisis en vue d'une destinĂ©e spĂ©ciale pour qu'ils ne perdent pas leur vocation en perdant mon amour. L'un aprĂšs l'autre sont tombĂ©s ceux qui avaient usurpĂ© ma place en toi. Et ton Dieu seul est redevenu ton Roi auquel tu as chantĂ© le Miserere de ton sage repentir.
Maintenant, ma fille, regarde le passĂ© et le prĂ©sent. Regarde le temps de tes multiples amours, pour l'homme, pour la science, pour toi-mĂȘme, et regarde le moment actuel oĂč, de nouveau, il n'y a plus pour toi qu'un seul amour. Pour Moi. Et dis-moi. Dis-le Moi avec ton Ăąme, en n'Ă©coutant qu'elle seule, car il n'y a qu'elle dont la voix est vĂ©ridique et prĂ©cieuse. Est-ce que tu n'as pas tout maintenant ? Depuis que tu es mienne, est-ce que tu n'as pas tout ? Beaucoup, les sots, diront : "Elle n'a rien ! Pas de santĂ©, pas de joie, pas de bien-ĂȘtre" Mais ton Ăąme, qui voit avec ses propres yeux, dit : "Je possĂšde tout, mĂȘme ce qui est un saint superflu". Si on peut appeler superflu ce qui sort de ce qui n'est pas strictement nĂ©cessaire pour monter vers Dieu. Tu as la mission particuliĂšre de porte-parole. Mais cela est un don et il n'est pas nĂ©cessaire de le possĂ©der pour ĂȘtre prĂ©fĂ©rĂ©, tu possĂšdes l'assentiment de Dieu Ă tous tes dĂ©sirs. Pourquoi ? Parce que, comme dit le psaume (XVII, 21-25) : "Le Seigneur m'a traitĂ© selon ma justice, selon la puretĂ© de mes mains, qui n'Ă©chappe pas Ă ton regard"
Je suis infiniment, divinement libĂ©ral avec les justes et ceux qui ont le coeur pur. Je suis bon avec les faibles, je suis parfaitement bon avec ceux qui savent ĂȘtre forts pour mon amour. Et, puisque je suis l'Amour, je dois me faire violence Ă Moi-mĂȘme pour ne pas ĂȘtre faible mĂȘme Ă l'Ă©gard de ceux qui ont des manquements. Ă ceux-ci, j'accorde la misĂ©ricorde de mon Fils. Ă mes fils, j'accorde la multitude de mes dons. Je les sauve, les illumine, les libĂšre et les fortifie toujours plus. Je les conduis, en les tenants par la main, sur ma route immaculĂ©e, en les instruisant par ma Parole, trempĂ©e au feu de l'Amour Divin. Il en est ainsi pour toi, mon Ăąme, qui as mis en Moi ton amour et toute ta confiance, N'aie pas peur, fleur de Dieu. Il n'en est pas une seule, des fleurs microscopiques des rĂ©gions glacĂ©es aux fleurs gĂ©antes de la zone torride, que j'abandonne sans la rosĂ©e, la lumiĂšre et la chaleur nĂ©cessaire Ă leur vie gracieuse. Et ce ne sont que des tiges vĂ©gĂ©tales ! Mais les fleurs de mes Ăąmes, quels soins aura d'elles leur CrĂ©ateur ? N'aie pas peur, fleur de Dieu, emperlĂ©e du Sang et des larmes du Fils et de la Vierge. OrnĂ©e de ces gemmes et de ta fidĂ©litĂ©, tu m'es tellement chĂšre ! Chante, et pour toujours le Magnificat. Le PĂšre, le Fils, le Paraclet sont avec toi."
Oh ! Seigneur, Seigneur ! Tu le dis et c'est certainement la vĂ©ritĂ©. Tout aura Ă©tĂ© nĂ©cessaire. Mais qu'est-ce qui n'a pas Ă©tĂ© pour moi ton abandon de l'an dernier ! Tu le vois. Tu n'ignores pas les impressions des coeurs. Il y a des blessures qui font mal, mĂȘme aprĂšs leur cicatrisation dĂšs qu'on les effleure avec la plus grande lĂ©gĂšretĂ©. Des blessures qui font souffrir par rĂ©action nerveuse dĂšs qu'on va les toucher ou qu'on va toucher le membre correspondant. Les nerfs coupĂ©s font souffrir, mĂȘme aprĂšs que la blessure est fermĂ©e. Ton abandon, mĂȘme maintenant que Tu m'as reprise sur ton Coeur est une blessure qui me fait toujours souffrir car elle a coupĂ© le nerf qui m'unissait Ă Toi. Je ne te demande pas : pourquoi l'as-Tu fait ? Mais je te dis seulement : Tu sais ce qu'a Ă©tĂ© pour moi ton abandon ! Aujourd'hui j'ai tremblĂ© en Ă©crivant 10 avril, car cela fait un an aujourd'hui que Tu as laissĂ© ta fleur misĂ©rable sans rosĂ©e, sans lumiĂšre, sans chaleur. Peu s'en est fallu que je n'en sois morte. Car je t'ai tout donnĂ© et si je possĂ©dais encore quelque chose, je te le donnerais. Mais ne me donne plus jamais une semblable Ă©preuve.
Tu vois que ma misĂšre ne peut la supporter. Je chante, oui. Je chante mon Magnificat ! Je te dis aussi : je n'ai certainement pas mĂ©ritĂ© que Tu fasses en moi "de grandes choses." Mais mon chant est pour toujours mĂȘlĂ© de larmes. Comme un enfant, qui est passĂ© par une pĂ©riode d'enfance abandonnĂ©e, n'a plus le sourire serein des enfants heureux, pareillement il m'est toujours prĂ©sent ton abandon de l'an passĂ©. JĂ©sus a raison ! Marie a raison. Ce qu'on ne peut supporter dans "nos passions" c'est ton abandon, PĂšre.
On rallume, pendant que j'écris cela, la petite lumiÚre qui brûle toujours devant Jésus. La petite étoile qui brille avec mon coeur et devant mon Jésus Crucifié. Cela faisait une année qu'elle était éteinte..: Ma cellule, mon tabernacle, mon paradis n'avait plus de lumiÚre. Et cela me peinait tant... J'ai tout eu de ton amour, mais tout aussi de ta rigueur. TénÚbres, solitude et aussi ce que ton Fils a appelé "enfer"... Je suis restée comme un oiseau qui par hasard a échappé à ses tortionnaires. J'ai peur... De tous cÎtés je vois filets et cages et torture. Seigneur, pitié...
Extrait : Le texte suivant, datĂ© du 10 avril 1945, figurait dans lâĂ©dition de 1985, mais il a Ă©tĂ© supprimĂ© de la nouvelle Ă©dition pour ĂȘtre intĂ©grĂ© dans Les Cahiers de 1945 Ă 1950 Ă la date du jour (10/4/45).
Contexte : un an plus tĂŽt, le 10 avril 1944, Maria Valtorta a connu l'abandon de Dieu, ce qui l'a fait terriblement souffrir.
Psaume 17, 25-31 : Le Seigneur me donne selon ma justice, selon la pureté des mains que je lui tends.
Tu es fidĂšle envers l'homme fidĂšle, sans reproche avec l'homme sans reproche ; envers qui est loyal, tu es loyal, tu ruses avec le pervers.
Tu sauves le peuple des humbles ; les regards hautains, tu les rabaisses. Tu es la lumiÚre de ma lampe, Seigneur mon Dieu, tu éclaires ma nuit.
Grùce à toi, je saute le fossé, grùce à mon Dieu, je franchis la muraille.
Ce Dieu a des chemins sans reproche, la parole du Seigneur est sans alliage, il est un bouclier pour qui s'abrite en lui.
EMV 136 · Tome 2
Aucune destinée humaine n'est inconnue pour la pensée éternelle.
EMV 136.2 · Tome 2, p. 418
Je suis le MaĂźtre de la mort et de la vie.
EMV 136.2 · Tome 2, p. 418-419
Regarde le ciel, Simon. Tu y vois des Ă©toiles plus ou moins grandes, et des planĂštes de diffĂ©rentes tailles. Toutes possĂšdent vie et splendeur grĂące Ă Dieu qui les a faites, mais toutes nâont pas la mĂȘme splendeur et la mĂȘme taille. Dans mon Ciel, Ă©galement, il en sera ainsi. Tous les rachetĂ©s possĂ©deront par moi la vie, et par ma lumiĂšre la splendeur. Mais tous nâauront pas une Ă©gale splendeur, une Ă©gale grandeur. Certains ne seront quâune simple poussiĂšre dâastres, comme celle qui compose la voie lactĂ©e. Ceux-lĂ seront les innombrables qui, du Christ, auront eu ou plutĂŽt auront aspirĂ© le minimum indispensable pour nâĂȘtre pas damnĂ©s, et qui parviendront au Ciel uniquement grĂące Ă lâinfinie misĂ©ricorde de Dieu, aprĂšs un long purgatoire. Dâautres seront plus brillants et plus formĂ©s : ce seront les justes qui auront uni leur volontĂ© â note bien, leur volontĂ©, pas leur bonne volontĂ© â Ă la volontĂ© du Christ et auront obĂ©i Ă mes paroles pour ne pas ĂȘtre damnĂ©s. Puis il y aura les planĂštes, les volontĂ©s bonnes, oh ! Dâune splendeur inouĂŻe ! Leur Ă©clat sera celui du diamant pur ou celui des gemmes de diverses couleurs : le rouge du rubis, le violet de lâamĂ©thyste, le blond de la topaze, la blancheur Ă©clatante des perles : ceux qui auront fait preuve dâamour jusquâĂ en mourir, ceux qui auront embrassĂ© la pĂ©nitence par amour, ceux qui auront agi par amour, ceux qui par amour seront restĂ©s sans tache.
De plus, parmi ceux que reprĂ©sentent ces planĂštes â et ce seront mes gloires de RĂ©dempteur â, certains auront en eux la lumiĂšre du rubis, de lâamĂ©thyste, de la topaze et de la perle parce que tout en eux sera amour. Ils se seront montrĂ©s hĂ©roĂŻques pour arriver Ă se faire pardonner de nâavoir pas su aimer plus tĂŽt, pĂ©nitents pour sâimprĂ©gner dâexpiation, de mĂȘme quâEsther, avant de se prĂ©senter Ă AssuĂ©rus, sâimprĂ©gna de parfums, infatigables pour faire en peu de temps â le peu de temps qui leur reste â ce quâils nâont pas fait au cours des annĂ©es quâils ont perdues dans le pĂ©chĂ©, purs jusquâĂ lâhĂ©roĂŻsme pour oublier jusque dans leurs entrailles â pas seulement en leur Ăąme et pensĂ©e â que leurs sens existent. Ce seront eux qui attireront par leur splendeur multiforme les yeux des croyants, des purs, des pĂ©nitents, des martyrs, des hĂ©ros, des ascĂštes, des pĂ©cheurs et pour chacune de ces catĂ©gories, leur splendeur sera parole, rĂ©ponse, invitation, assurance...
Jésus parle du Ciel à Simon le Zélote.
Livre d'Esther 2, 1-18
Est 2, 1-18
AprĂšs ces Ă©vĂ©nements, quand la colĂšre du roi AssuĂ©rus se fut apaisĂ©e, il se souvint de Vasti, de sa conduite et des dĂ©cisions prises Ă son sujet. Les gens qui Ă©taient au service du roi dirent alors : « Quâon cherche pour le roi des jeunes filles vierges, agrĂ©ables Ă voir ; quâil Ă©tablisse dans toutes les provinces de son royaume des commissaires, pour rassembler Ă Suse-la-Citadelle, dans la maison des femmes, toutes les jeunes filles vierges et agrĂ©ables Ă voir, sous lâautoritĂ© de HĂ©guĂ©, eunuque du roi, gardien des femmes, qui leur donnera ce qui est nĂ©cessaire Ă leur toilette.
La jeune fille qui plaira au roi deviendra reine à la place de Vasti. » Le conseil plut au roi, et il le suivit. Or il y avait dans Suse-la-Citadelle un Juif du nom de Mardochée, fils de Jaïre, fils de Shiméï, fils de Qish, homme de Benjamin ; il avait été emmené de Jérusalem par le roi de Babylone Nabucodonosor, parmi les captifs déportés avec Jékonias, roi de Juda.
Il Ă©levait alors Hadassa â câest Esther â, fille de son oncle, qui Ă©tait orpheline de pĂšre et de mĂšre. La jeune fille avait belle prestance et elle Ă©tait agrĂ©able Ă voir. Ă la mort de son pĂšre et de sa mĂšre, MardochĂ©e lâavait adoptĂ©e comme fille. Lorsque furent connus lâordre du roi et son Ă©dit, de nombreuses jeunes filles furent rassemblĂ©es Ă Suse-la-Citadelle, sous lâautoritĂ© de HĂ©guĂ©. Esther fut choisie parmi elles et conduite dans la maison du roi, sous lâautoritĂ© de HĂ©guĂ©, gardien des femmes.
La jeune fille lui plut et gagna sa faveur. Il se hĂąta de lui donner ce qui Ă©tait nĂ©cessaire Ă sa toilette et Ă sa subsistance, il lui attribua sept suivantes, venant de la maison du roi, et lâinstalla avec ses suivantes dans le meilleur appartement de la maison des femmes. Esther nâavait rĂ©vĂ©lĂ© ni son peuple ni son origine, car MardochĂ©e le lui avait interdit.
Chaque jour, MardochĂ©e passait devant la cour de la maison des femmes, pour savoir comment allait Esther et comment on la traitait. Chaque jeune fille devait se prĂ©senter Ă son tour au roi AssuĂ©rus, au terme dâune annĂ©e, oĂč elle avait accompli son temps rĂ©glementaire de prĂ©paration : pendant six mois, elle usait dâhuile de myrrhe, et, pendant six mois, de baumes et de crĂšmes de beautĂ© pour les femmes. Quand elle se prĂ©sentait au roi, chaque jeune fille obtenait tout ce quâelle demandait pour lâemporter avec elle en passant de la maison des femmes au palais royal. Elle sây rendait le soir et, le lendemain matin, elle passait dans la seconde maison des femmes, sous lâautoritĂ© de Shaashgaz, lâeunuque royal chargĂ© des concubines. Elle ne revenait pas chez le roi, Ă moins que le roi ne la dĂ©sire et ne la rappelle nommĂ©ment.
Pour Esther, fille dâAbihaĂŻl, lâoncle de ce MardochĂ©e qui lâavait adoptĂ©e comme fille, quand vint le tour de se rendre chez le roi, elle ne demanda rien dâautre que ce quâavait indiquĂ© HĂ©guĂ©, lâeunuque du roi, gardien des femmes. Et Esther gagnait la bienveillance de tous ceux qui la voyaient. Esther fut amenĂ©e au roi AssuĂ©rus, au palais royal, au dixiĂšme mois, qui est le mois de TĂ©veth, la septiĂšme annĂ©e de son rĂšgne. Et le roi la prĂ©fĂ©ra Ă toutes les autres femmes. Elle gagna sa bienveillance et sa faveur plus que toutes les autres jeunes filles. Il mit sur sa tĂȘte la couronne royale et la fit reine Ă la place de Vasti.
Le roi fit alors un grand banquet pour ses princes et ses serviteurs, le banquet dâEsther. Il accorda des allĂ©gements aux provinces et fit des largesses avec une libĂ©ralitĂ© royale.
EMV 136.3 · Tome 2, p. 419
Lorsque tu parles, on oublie dâĂȘtre des vivants.
Simon le Zélote dit au Christ :
EMV 136.3 · Tome 2, p. 420
« Paix Ă vous tous » dit JĂ©sus, en entrant dans lâatrium oĂč brillent des dizaines de lampes dâargent toutes allumĂ©es et disposĂ©es un peu partout.
Lazare sâavance, souriant :
« Paix et bénédiction à toi, Maßtre, et nombreuses années de sainte félicité. »
Ils sâembrassent.
« Certains de nos amis mâont dit que tu es nĂ© pendant que BethlĂ©em Ă©tincelait dâune lointaine encĂ©nie. Nous comme eux, nous jubilons de tâavoir ce soir. Tu ne demandes pas de qui il sâagit ?
â Je nâai pas dâautres amis qui ne soient pas mes disciples et mes chers amis de BĂ©thanie, en dehors des bergers. Ce sont donc eux. Ils sont venus ? Pourquoi ?
â Pour tâadorer, notre Messie. Jonathas nous a annoncĂ© ta prĂ©sence et nous sommes ici. Avec nos troupeaux qui sont maintenant dans les Ă©tables de Lazare, et avec nos coeurs, qui sont maintenant comme toujours sous tes pieds saints. »
Isaac a parlĂ© au nom dâElie, de LĂ©vi, de Joseph et de Jonathas qui sont tous prosternĂ©s Ă ses pieds. Jonathas a sa belle tenue dâintendant trĂšs aimĂ© de son maĂźtre, Isaac celle dâun infatigable pĂšlerin, un vĂȘtement en laine Ă©paisse marron foncĂ© impermĂ©able Ă lâeau ; LĂ©vi, Joseph, Elie sont habillĂ©s de neuf par Lazare pour pouvoir prendre place aux tables sans avoir Ă porter le pauvre vĂȘtement dĂ©chirĂ© et imprĂ©gnĂ© de lâodeur des troupeaux des bergers.
« Câest pour cela que vous mâavez envoyĂ© au jardin ? Que Dieu vous bĂ©nisse tous ! Il ne manque que ma MĂšre Ă mon bonheur. Levez-vous, levez-vous. Câest mon premier anniversaire en lâabsence de ma MĂšre. Mais votre prĂ©sence mâenlĂšve toute tristesse, toute nostalgie de ses baisers. »
Les bergers sont prĂ©sents Ă la fĂȘte des EncĂ©nies, chez Lazare, Ă BĂ©thanie. Il y a Isaac, Ălie, LĂ©vi, Joseph, Jonathas. C'est le premier anniversaire de JĂ©sus sans sa MĂšre (selon la chronologie de Valtorta.fr, on est le 29 dĂ©cembre 27) et cela le console.