EMV 136.5 · Tome 2, p. 422
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Une seule chose est nécessaire : connaßtre Dieu.
Notes du thĂšme
EMV 136.5 · Tome 2, p. 422
Une seule chose est nécessaire : connaßtre Dieu.
EMV 136.6 · Tome 2, p. 422-423.
Ecoutez :
Le temps de la grĂące Ă©tant venu, Dieu prĂ©para pour lui sa Vierge. Vous pouvez bien comprendre comment Dieu ne pouvait rĂ©sider lĂ oĂč Satan avait posĂ© son signe ineffaçable. La Puissance disposa par avance son futur tabernacle immaculĂ©. Et câest par deux justes, dâĂąge avancĂ© et contre les rĂšgles habituelles de la procrĂ©ation, que fut conçue celle sur laquelle ne pĂšse aucune tache.
Qui a dĂ©posĂ© cette Ăąme dans la chair embryonnaire qui reverdissait le vieux sein dâAnne, fille dâAaron, ma grand-mĂšre ? Toi, LĂ©vi, tu as vu lâarchange de toutes les annonciations. Tu peux dire : câest celui-lĂ . Car la â Force de Dieu â fut toujours le victorieux qui apporta la nouvelle de la joie aux saints et aux prophĂštes, lâindomptable sur lequel la plus grande force de Satan sâest brisĂ©e comme une tige de mousse dessĂ©chĂ©e, lâintelligent qui a utilisĂ© sa bonne et lucide intelligence pour dĂ©tourner les piĂšges de lâautre intelligent, mais malfaisant, en faisant exĂ©cuter avec promptitude les ordres de Dieu.
Avec un cri de joie, lâAnnonciateur qui connaissait dĂ©jĂ les chemins de la terre, parce quâil Ă©tait descendu parler aux prophĂštes, recueillit auprĂšs du Feu divin lâĂ©tincelle immaculĂ©e qui allait ĂȘtre lâĂąme de lâEnfant Ă©ternelle ; enserrĂ©e dans un cercle de flammes angĂ©liques, celles de son amour spirituel, elle fut portĂ©e par lui sur la terre dans une maison, dans un sein. A partir de cet instant, le monde possĂ©da lâAdoratrice ; et Dieu, Ă partir de cet instant, put regarder un point de la terre sans en Ă©prouver de dĂ©goĂ»t. Une petite crĂ©ature naquit, lâAimĂ©e de Dieu et de ses anges, la ConsacrĂ©e Ă Dieu, saintement aimĂ©e par ses parents.
â Et Abel donna Ă Dieu les prĂ©mices de son troupeau. â Oh ! En vĂ©ritĂ© les parents de lâĂ©ternel Abel surent donner Ă Dieu les prĂ©mices de leur bien, tout leur bien, en mourant pour avoir donnĂ© ce bien Ă lâauteur de ce don !
Contre les rÚgles habituelles de la procréation : c'est une expression que Maria Valtorta explique par la note suivante sur une copie dactylographiée : Marie est née d'une union charnelle. Mais "contre les rÚgles habituelles" car Anne, à cause d'une impossibilité organique et de son ùge, n'en aurait plus été capable sans un miracle voulu par Dieu.
EMV 136.6 · Tome 2, p. 423-424
Ma MĂšre fut une enfant du Temple depuis lâĂąge de trois ans Ă quinze ans et hĂąta la venue du Christ par la force de son amour. Vierge avant sa conception, vierge dans lâobscuritĂ© dâun sein, vierge lors de ses vagissements, vierge lors de ses premiers pas, la Vierge appartint Ă Dieu, et Ă Dieu seul. Elle proclama son droit, supĂ©rieur au dĂ©cret de la Loi dâIsraĂ«l, en obtenant de lâĂ©poux qui lui fut donnĂ© par Dieu de rester inviolĂ©e aprĂšs ses noces.
Joseph de Nazareth Ă©tait un juste. Câest Ă lui seul que pouvait ĂȘtre confiĂ© le Lys de Dieu et seul il le possĂ©da. Ange en son Ăąme comme en sa chair, il aima comme aiment les anges de Dieu. LâabĂźme de cet amour fort qui eut toutes les tendresses conjugales sans dĂ©passer la barriĂšre du feu cĂ©leste au-delĂ de laquelle se trouvait lâArche du Seigneur, sera compris par peu de personnes sur la terre. Câest le tĂ©moignage de ce que peut ĂȘtre un juste pourvu quâil le veuille, de ce quâil peut, car mĂȘme lâĂąme encore blessĂ©e par la tache originelle possĂšde des forces puissantes dâĂ©lĂ©vation, de souvenir et de retour Ă sa dignitĂ© de fille de Dieu, et elle agit divinement pour lâamour du PĂšre.
EMV 136.6 · Tome 2, p. 424
Marie Ă©tait encore dans sa maison dans lâattente de la cohabitation avec son Ă©poux, lorsque Gabriel, lâange des divines annonciations, revint sur la terre et demanda Ă la Vierge dâĂȘtre mĂšre. DĂ©jĂ il avait promis le PrĂ©curseur au prĂȘtre Zacharie qui ne lâavait pas cru. Mais la Vierge crut que cela pouvait se faire par la volontĂ© de Dieu et, sublime dans son ignorance, demanda seulement : â Comment cela peut-il se faire ? â
LâAnge lui rĂ©pondit alors : â Tu es la pleine de grĂące, Marie. Ne crains donc pas car tu as trouvĂ© grĂące aux yeux du Seigneur mĂȘme pour ce qui est de ta virginitĂ©. Tu concevras et enfanteras un fils auquel tu donneras le nom de JĂ©sus, car câest lui le Sauveur promis Ă Jacob et Ă tous les patriarches et prophĂštes dâIsraĂ«l. Il sera grand et vrai Fils du TrĂšs-Haut, car câest par lâopĂ©ration de lâEsprit Saint quâil sera conçu. Le PĂšre lui donnera le trĂŽne de David, comme cela est annoncĂ©, et il rĂ©gnera sur la maison de Jacob jusquâĂ la fin des siĂšcles, mais son vrai RĂšgne nâaura jamais de fin. Maintenant, le PĂšre, le Fils, lâEsprit Saint attendent ton obĂ©issance pour accomplir la promesse. DĂ©jĂ le PrĂ©curseur du Christ est dans le sein dâElisabeth, ta cousine et, si tu consens, lâEsprit Saint descendra sur toi, et celui qui naĂźtra de toi sera saint et portera son vrai nom de Fils de Dieu. â
Marie rĂ©pondit alors : â Voici la Servante du Seigneur. Quâil soit fait de moi selon sa parole. â Et lâEsprit de Dieu descendit sur son Epouse et par cette premiĂšre Ă©treinte lui confĂ©ra ses lumiĂšres, qui achevĂšrent de perfectionner les vertus de silence, dâhumilitĂ©, de prudence et de charitĂ© dont elle Ă©tait remplie ; car elle ne fit quâun avec la Sagesse et, dĂ©sormais insĂ©parable de la charitĂ©, lâObĂ©issante, la Chaste se perdit dans lâocĂ©an dâobĂ©issance que je suis. Puis elle connut la joie dâĂȘtre mĂšre sans connaĂźtre le trouble dâĂȘtre dĂ©florĂ©e. Elle fut la neige qui devint toute fleur et sâoffrit ainsi Ă Dieu...
EMV 136.9-10 · Tome 2, p. 427-428
« Dieu veillait, Dieu mettait Ă lâĂ©preuve, Dieu pourvoyait, Dieu perfectionnait. Avoir Dieu, câest un effort, pas seulement de la joie. Mon pĂšre dâamour connut lâeffort et aussi ma MĂšre dâĂąme et de chair. MĂȘme ce qui Ă©tait permis fut interdit pour que le mystĂšre couvre dâombre le Messie enfant.
136.10 Que cela explique Ă beaucoup de gens qui ne le comprennent pas la double raison de lâangoisse de mes parents quand je fus Ă©garĂ© pendant trois jours. Amour dâune mĂšre, amour dâun pĂšre pour leur enfant disparu ; crainte des gardiens du Messie quâil soit dĂ©couvert avant le temps voulu ; terreur dâavoir mal protĂ©gĂ© le Salut du monde et le grand don de Dieu. Câest la raison du cri insolite : â Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Ton pĂšre et moi, angoissĂ©s, nous te cherchions ! â Ton pĂšre, ta MĂšre... un voile est jetĂ© sur lâĂ©clat du Verbe incarnĂ©. Alors vient cette rassurante rĂ©ponse : â Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas que je dois ĂȘtre aux affaires de mon PĂšre ? â RĂ©ponse accueillie et comprise par la Pleine de grĂące pour ce quâelle veut dire, en dâautres termes : â Ne craignez rien. Je suis petit, un enfant. Mais si, selon lâhumanitĂ© je croĂźs en taille, en sagesse et en grĂące aux yeux des hommes, je suis le Parfait en tant que Fils du PĂšre ; par consĂ©quent, je sais me conduire parfaitement, servant le PĂšre pour faire resplendir sa lumiĂšre, servant Dieu en lui conservant le Sauveur. â Et câest ainsi que jâai agi jusquâĂ il y a maintenant un an.
A présent, le temps est venu. Les voiles se lÚvent. Et le Fils de Joseph se montre sous sa nature de Messie de la Bonne Nouvelle, de Sauveur, de Rédempteur, de Roi du siÚcle à venir. »
EMV 136.9 · Tome 2, p. 427
Avoir Dieu, câest un effort, pas seulement de la joie.
EMV 137 · Tome 2, p. 429-436
JĂ©sus revient Ă la Belle-Eau. Il envoie Judas faire des achats les plus urgents. AndrĂ© parle avec le MaĂźtre, pour lui confier sa souffrance : la femme voilĂ©e, AglaĂ©, n'est plus lĂ , parce que les pharisiens s'en sont pris Ă elle. Il redoute qu'elle n'arrive pas au salut, mais le Christ lui assure qu'elle n'est pas morte et qu'elle sera sauvĂ©e. Le Seigneur lui demande s'il veut savoir comment cela se fera et AndrĂ© ne dĂ©sire rien savoir : il se satisfait juste des paroles et de la promesse du Christ. Son MaĂźtre est alors heureux et dit que c'est le privilĂšge du vĂ©ritable apĂŽtre, qui ne doit pas chercher Ă connaĂźtre comment il sauve les Ăąmes. JĂ©sus donne ainsi une leçon sur les prĂȘtres. Puis, JĂ©sus s'enquiert d'AglaĂ©, AndrĂ© explique donc ce qu'il s'est passĂ©. Les pharisiens s'en sont pris Ă elle en leur absence et elle a fui. Judas revient sur ces entrefaites et rĂ©vĂšle qu'il y a un piĂšge des pharisiens . Il a interrompu un scribe qui insultait JĂ©sus, puis s'est souvenu que la violence n'Ă©tait pas bonne et l'a relĂąchĂ©. Pierre est trĂšs content de son attitude et l'aurait bien aidĂ©, mais l'attitude vengeresse des Douze ne plaĂźt pas au MaĂźtre qui les reprend. Il leur annonce qu'il va confronter les pharisiens, ce qui a effectivement lieu. Il leur demande de ne pas lutter contre lui, Verbe de Dieu, mais le groupe prĂ©fĂšre les maudire et lui ordonne de quitter les lieux. JĂ©sus s'en ira donc demain, aprĂšs avoir saluĂ© les bons qui sont ici.
EMV 137.2 · Tome 2, p. 430-431
« Ne voudrais-tu pas savoir ce quâelle [cette Ăąme pour laquelle tu pries] va devenir ? Est-ce quâil ne tâimporte mĂȘme pas de ne pas ĂȘtre celui qui me lâamĂšnera ? Ne te demandes-tu pas comment elle va faire ? »
JĂ©sus sourit doucement, avec un Ă©clair de lumiĂšre dans ses yeux bleus posĂ©s sur lâapĂŽtre qui marche Ă ses cĂŽtĂ©s. Il a un de ces sourires et de ces regards qui sont un des secrets de JĂ©sus pour conquĂ©rir les coeurs.
André le regarde de ses doux yeux bruns et répond :
« Il me suffit de savoir quâelle vient Ă toi. Dâailleurs, moi ou un autre, quâest-ce que cela peut bien faire ? Et comment elle le fera ? Tu le sais et il nâest pas nĂ©cessaire que je le sache. Ce que tu mâassures me suffit pleinement et jâen suis heureux. »
JĂ©sus lui passe le bras derriĂšre les Ă©paules et lâattire Ă lui en une Ă©treinte affectueuse qui met en extase le bon AndrĂ©. Et il lui parle en le tenant ainsi :
« Câest le privilĂšge du vĂ©ritable apĂŽtre. Tu vois, mon ami, ta vie et celle des futurs apĂŽtres ressemblera toujours Ă cela. Parfois vous saurez que vous ĂȘtes des â sauveurs â. Mais, le plus souvent, vous sauverez sans le savoir les personnes que vous voudriez le plus sauver. Ce nâest quâau Ciel que vous verrez venir Ă votre rencontre, ou monter au Royaume Ă©ternel, ceux que vous aurez sauvĂ©s. Et votre joie de bienheureux augmentera pour chaque personne sauvĂ©e. Parfois, vous le saurez dĂšs cette terre. Ce sont les joies que je vous donne pour vous infuser une vigueur encore plus grande pour de nouvelles conquĂȘtes. Mais bienheureux le prĂȘtre qui nâaura pas besoin dâĂȘtre ainsi aiguillonnĂ© pour accomplir son devoir ! Bienheureux celui qui ne se dĂ©sole pas parce quâil ne voit pas de triomphes, et qui ne dit pas : â Je ne fais plus rien parce que je nâai aucune satisfaction. â La satisfaction de lâapĂŽtre, considĂ©rĂ©e comme lâunique encouragement au travail, dĂ©note une absence de formation apostolique, abaisse lâapostolat, qui est une chose spirituelle, au niveau dâun travail humain ordinaire. Il ne faut jamais tomber dans lâidolĂątrie du ministĂšre. Ce nâest pas vous qui devez ĂȘtre adorĂ©s, mais le Seigneur votre Dieu. A lui seul la gloire de ceux qui sont sauvĂ©s. A vous la tĂąche de sauver, en attendant, au temps du Ciel, la gloire dâavoir Ă©tĂ© des â sauveurs. â
Jésus assure à André que l'ùme de la femme voilée sera sauvée et il lui pose quelques questions. C'est une belle leçon pour les co-rédempteurs et pour notre apostolat.
EMV 137.3 · Tome 2, p. 432
La volonté de se racheter est déjà absolution.
EMV 137.4 · Tome 2, p. 434
Eux [les juifs], ce sont des malheureux plongĂ©s dans les tĂ©nĂšbres. (...) En ce qui concerne les pharisiens, vous savez que JĂ©sus Christ ne fuit pas. Je ne suis pas un lĂąche. Si, aprĂšs leur avoir parlĂ©, je nâarrive pas Ă les convaincre, je me retirerai. On ne doit pas pouvoir prĂ©tendre que je nâai pas essayĂ© de toutes les maniĂšres possibles de les attirer Ă moi. Ils sont eux aussi des fils dâAbraham. Je fais mon devoir jusquâau bout. Leur condamnation doit venir uniquement de leur mauvaise volontĂ© et pas de ma nĂ©gligence Ă leur Ă©gard.
Jésus parle de son apostolat auprÚs des juifs et plus particuliÚrement des pharisiens qui lui sont hostiles.