EMV 129.2 · Tome 2, p. 367
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Viens au vrai Dieu et son Esprit divin tâinstruira â de la vraie sagesse et de la piĂ©tĂ© qui consistent Ă se connaĂźtre soi-mĂȘme et Ă adorer la VĂ©ritĂ©. â
Notes du thĂšme
EMV 129.2 · Tome 2, p. 367
Viens au vrai Dieu et son Esprit divin tâinstruira â de la vraie sagesse et de la piĂ©tĂ© qui consistent Ă se connaĂźtre soi-mĂȘme et Ă adorer la VĂ©ritĂ©. â
EMV 129.2 · Tome 2, p. 366
Mon Dieu, unique et trine, rĂšgne, unique et seul.
EMV 129.2 · Tome 2, p. 366
â Il nây a quâun Dieu qui crĂ©e lâĂąme.
â LâĂąme... ?
â LâĂąme, cette essence divine créée par Dieu pour chaque homme. Câest notre compagne pendant notre vie, mais elle survit Ă lâexistence.
â Et oĂč est-elle ?
â Dans les profondeurs du moi. Etant divine, elle a beau se trouver dans le sanctuaire le plus sacrĂ©, on peut dire dâelle â et je dis bien â elle â, pas â cela â, parce quâelle nâest pas une chose, mais un ĂȘtre vrai et digne de tout respect â quâelle nâest pas contenue, mais quâelle contient.
EMV 129.3 · Tome 2, p. 367
Je ne suis ni médecin, ni mage, ni philosophe, comme tu dis, mais le témoignage de Dieu sur la terre.
EMV 129.3 · Tome 2, p. 368
ElĂšve ton Ăąme. Câest au Ciel quâest Dieu. Adore-le et va Ă lui.
EMV 129.3 · Tome 2, p. 370
â Nous savons que nous ne sommes pas des brutes, mais quâaprĂšs la vie il y a encore une autre Vie. Nous savons que le vrai Dieu est bontĂ©, quâil nous aime, nous aussi, et nous fait du bien pour nous persuader dâaller Ă lui. â
EMV 129.4 · Tome 2, p. 370
LĂ oĂč se trouvent lâidĂ©e de Dieu et de lâĂąme, ainsi que le dĂ©sir de les trouver, naissent les arbres de la foi, de lâespĂ©rance, de la charitĂ©, de la justice, de la tempĂ©rance, de la force et de la prudence.
EMV 129.5-6 · Tome 2, p. 368-371
« Permettez-moi de vous citer un passage des Rois.
On y dit que le roi de Syrie, Ă©tant sur le point de dĂ©clarer la guerre Ă IsraĂ«l, avait Ă sa cour un homme puissant et respectĂ© du nom de NaamĂąn, qui Ă©tait lĂ©preux. Une petite fille juive, prise par les Syriens, Ă©tait devenue son esclave et lui dit : â Si mon seigneur sâĂ©tait adressĂ© au prophĂšte de Samarie, certainement, il lâaurait guĂ©ri de la lĂšpre. â A la suite de cela, NaamĂąn demanda au roi la permission de suivre le conseil de la petite fille. Mais le roi dâIsraĂ«l fut fortement troublĂ© et dit : â Suis-je donc Dieu pour que le roi de Syrie mâenvoie les malades ? Câest un piĂšge pour dĂ©clarer la guerre. â Mais le prophĂšte ElisĂ©e, mis au courant, dit : â Que ce lĂ©preux vienne me trouver, je le guĂ©rirai et il saura quâil y a un prophĂšte en IsraĂ«l. â NaamĂąn se rendit alors chez ElisĂ©e, mais ElisĂ©e ne le reçut pas. Il lui envoya dire : â Va te baigner sept fois dans le Jourdain et tu seras purifiĂ©. â NaamĂąn sâindigna, car il lui parut avoir fait pour rien une si longue route, et il Ă©tait sur le point de repartir. Mais ses serviteurs lui firent observer : â Il tâa seulement demandĂ© de te laver sept fois, et mĂȘme sâil tâavait commandĂ© beaucoup plus, tu aurais dĂ» le faire parce que câest un prophĂšte. â Alors NaamĂąn se rendit Ă ces raisons. Il alla au fleuve, se lava et fut guĂ©ri. Ravi, il revint chez le serviteur de Dieu et lui dit : â Je sais dĂ©sormais la vĂ©ritĂ© : il nây a pas dâautre Dieu sur toute la terre que le Dieu dâIsraĂ«l. â Et comme ElisĂ©e refusait ses cadeaux, il lui demanda la permission de prendre de la terre, suffisamment pour pouvoir sacrifier au Dieu vrai sur un peu de terre dâIsraĂ«l.
Je sais que vous nâapprouvez pas tous ce que jâai fait. Je sais aussi que je ne suis pas tenu de me justifier devant vous. Mais puisque je vous aime dâun amour vrai, je veux que vous compreniez mon geste et quâil vous Ă©claire, et que toute pensĂ©e de critique ou de scandale disparaisse de votre Ăąme.
Nous avons lĂ deux sujets dâun Etat paĂŻen. Lâun Ă©tait malade et on leur a dit par lâintermĂ©diaire dâun parent, mais certainement par la bouche dâun juif : â Si vous allez trouver le Messie dâIsraĂ«l, il guĂ©rira le malade. â Et eux, de trĂšs loin, sont venus Ă moi. Leur confiance Ă©tait plus grande encore que celle de NaamĂąn, car ils ne savaient rien dâIsraĂ«l et du Messie, tandis que le Syrien appartenait Ă une nation voisine et Ă©tait en contact permanent avec les esclaves dâIsraĂ«l ; par consĂ©quent, il savait dĂ©jĂ quâen IsraĂ«l il y a Dieu. Le vrai Dieu. Nâest-ce pas une bonne chose quâun paĂŻen puisse retourner dans sa patrie en proclamant dĂ©sormais : â Vraiment, il existe en IsraĂ«l un homme de Dieu et en IsraĂ«l on adore le vrai Dieu â ?
Je nâai pas dit : â Lave-toi sept fois. â Mais jâai parlĂ© de Dieu et de lâĂąme, deux choses quâils ignorent et qui, telles les bouches dâune fontaine intarissable, apportent les sept dons. Car lĂ oĂč se trouvent lâidĂ©e de Dieu et de lâĂąme, ainsi que le dĂ©sir de les trouver, naissent les arbres de la foi, de lâespĂ©rance, de la charitĂ©, de la justice, de la tempĂ©rance, de la force et de la prudence. Or ces vertus restent ignorĂ©es de ceux qui ne peuvent que copier chez leurs dieux les passions humaines communes, plus perverses parce que possĂ©dĂ©es par des ĂȘtres supposĂ©s supĂ©rieurs. DĂ©sormais, ils retournent dans leur patrie mais, plus que la joie dâavoir Ă©tĂ© exaucĂ©s, ils ont celle de dire : â Nous savons que nous ne sommes pas des brutes, mais quâaprĂšs la vie il y a encore une autre Vie. Nous savons que le vrai Dieu est bontĂ©, quâil nous aime, nous aussi, et nous fait du bien pour nous persuader dâaller Ă lui. â
129.5 Que croyez-vous donc ? Quâeux seuls ignorent la vĂ©ritĂ© ? Tout Ă lâheure un de mes disciples croyait que je ne pourrais guĂ©rir le malade parce quâil avait une Ăąme paĂŻenne. Mais lâĂąme, quâest-elle ? Et dâoĂč vient-elle ? LâĂąme est lâessence spirituelle de lâhomme. Câest elle qui, créée Ă un Ăąge parfait, investit, accompagne, anime toute la vie de la chair et continue Ă vivre lorsque la chair nâest plus, car elle est immortelle comme celui qui lâa créée : Dieu. Puisquâil nây a quâun seul Dieu, il nây a pas dâĂąmes de paĂŻens ou dâĂąmes de non-paĂŻens créées par diffĂ©rents dieux. Il nây a quâune seule force qui crĂ©e les Ăąmes : celle du CrĂ©ateur, de notre Dieu, unique, puissant, saint, bon, nâayant dâautre passion que lâamour, la charitĂ© parfaite, toute spirituelle ; comme jâai employĂ©, pour ĂȘtre compris de ces Romains, le terme de : charitĂ©, je prĂ©cise : charitĂ© toute morale. Car lâidĂ©e dâesprit nâest pas comprise par ces enfants qui ne savent rien des termes saints.
Que croyez-vous donc ? Que câest seulement pour IsraĂ«l que je suis venu ? Je suis celui qui rassemblera sous une seule houlette toutes les nations, celle du Ciel. Et, en vĂ©ritĂ©, je vous dis que bientĂŽt viendra le temps oĂč beaucoup de paĂŻens diront : â Permettez-nous dâavoir tout ce quâil faut pour pouvoir sur notre sol paĂŻen faire des sacrifices au Dieu vrai, un et trine â dont je suis, moi, la Parole.
DĂ©sormais, ils repartent plus convaincus que si je les avais chassĂ©s avec mĂ©pris. GrĂące Ă mes miracles et Ă mes paroles, ils ont pris conscience de Dieu, et ils le raconteront lĂ oĂč ils retournent.
Jâajoute : nâĂ©tait-il pas juste de rĂ©compenser une si grande foi ? DĂ©sorientĂ©s par les rĂ©ponses des mĂ©decins, déçus par leurs voyages inutiles vers les temples, ils ont su avoir suffisamment de foi pour venir encore vers lâInconnu, le grand Inconnu du monde, le MĂ©prisĂ©, le grand MĂ©prisĂ© et CalomniĂ© dâIsraĂ«l et lui dire : â Je crois que, toi, tu le peux. â Le premier chrĂȘme pour leur mentalitĂ© nouvelle leur vient de ce quâils ont su croire. Ce nâest pas tant de la maladie que de leur foi erronĂ©e que je les ai guĂ©ris. En effet, jâai portĂ© Ă leurs lĂšvres une coupe dont la soif croĂźt au fur et Ă mesure que lâon boit : la soif de connaĂźtre le vrai Dieu.
Jâai fini. Je vous le dis Ă vous, hommes dâIsraĂ«l : sachez avoir la foi quâils ont su avoir. »
129.6 Le Romain sâapproche, accompagnĂ© de son frĂšre guĂ©ri :
« Mais... je nâose plus dire : par Jupiter ! Je dis : mais sur mon honneur de citoyen romain, je te jure que jâaurai cette soif ! Maintenant, il me faut partir. Qui dĂ©sormais me donnera encore Ă boire ?
â Ton esprit, lâĂąme que tu sais maintenant possĂ©der jusquâau jour oĂč lâun des mes envoyĂ©s viendra vers toi.
â Pas toi ?
â Moi... Moi, non. Mais jâaurai beau ne pas ĂȘtre prĂ©sent, je ne serai pas absent. Et il se passera guĂšre plus de deux ans seulement pour que je te fasse un don plus grand que la guĂ©rison de celui qui tâĂ©tait cher. Adieu Ă vous deux. Sachez persĂ©vĂ©rer dans ce sentiment de foi.
â Salut, MaĂźtre. Que le vrai Dieu te sauve. »
Les deux Romains sâen vont, et on les entend appeler leurs serviteurs avec le char.
« Et ils ignoraient mĂȘme quâils avaient une Ăąme ! Murmure un vieillard.
Ââ Oui, pĂšre. Mais ils ont su recevoir ma parole mieux que beaucoup en IsraĂ«l. Maintenant, puisquâils ont donnĂ© une obole si importante, faisons-en profiter les pauvres de Dieu en doublant ou triplant lâaumĂŽne. Et que les pauvres prient pour ces bienfaiteurs plus pauvres quâeux-mĂȘmes, afin quâils arrivent Ă la vraie, Ă lâunique richesse : connaĂźtre Dieu. »
JĂ©sus vient de guĂ©rir un Romain possĂ©dĂ©. Il leur a parlĂ© de l'Ăąme et de Galien et a touchĂ© leurs coeurs. Il parle alors du second Livre des Rois 5, 1-19 et Ă©voque l'histoire de NaamĂąn qui a dĂ» se laver dans le fleuve sept fois avant d'ĂȘtre purifiĂ©.
Second Livre des Rois 5, 1-19
2 R 5, 1-19 : "Naaman, gĂ©nĂ©ral de lâarmĂ©e du roi dâAram, Ă©tait un homme de grande valeur et hautement estimĂ© par son maĂźtre, car câest par lui que le Seigneur avait donnĂ© la victoire au royaume dâAram. Or, ce vaillant guerrier Ă©tait lĂ©preux. Des AramĂ©ens, au cours dâune expĂ©dition en terre dâIsraĂ«l, avaient fait prisonniĂšre une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit Ă sa maĂźtresse : « Ah ! si mon maĂźtre sâadressait au prophĂšte qui est Ă Samarie, celui-ci le dĂ©livrerait de sa lĂšpre. » Naaman alla auprĂšs du roi et lui dit : « VoilĂ ce que la jeune fille dâIsraĂ«l a dĂ©clarĂ©. »
Le roi dâAram lui rĂ©pondit : « Va, mets-toi en route. Jâenvoie une lettre au roi dâIsraĂ«l. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots dâargent, six mille piĂšces dâor et dix vĂȘtements de fĂȘte. Il remit la lettre au roi dâIsraĂ«l. Celle-ci portait : « En mĂȘme temps que te parvient cette lettre, je tâenvoie Naaman mon serviteur, pour que tu le dĂ©livres de sa lĂšpre. »
Quand le roi dâIsraĂ«l lut ce message, il dĂ©chira ses vĂȘtements et sâĂ©cria : « Est-ce que je suis Dieu, maĂźtre de la vie et de la mort ? Ce roi mâenvoie un homme pour que je le dĂ©livre de sa lĂšpre ! Vous le voyez bien : câest une provocation ! » Quand ĂlisĂ©e, lâhomme de Dieu, apprit que le roi dâIsraĂ«l avait dĂ©chirĂ© ses vĂȘtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu dĂ©chirĂ© tes vĂȘtements ? Que cet homme vienne Ă moi, et il saura quâil y a un prophĂšte en IsraĂ«l. »
Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et sâarrĂȘta Ă la porte de la maison dâĂlisĂ©e. ĂlisĂ©e envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifiĂ©. » Naaman se mit en colĂšre et sâĂ©loigna en disant : « Je mâĂ©tais dit : SĂ»rement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de lâendroit malade et guĂ©rira ma lĂšpre. Est-ce que les fleuves de Damas, lâAbana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux dâIsraĂ«l ? Si je mây baignais, est-ce que je ne serais pas purifiĂ© ? » Il tourna bride et partit en colĂšre.
Mais ses serviteurs sâapprochĂšrent pour lui dire : « PĂšre ! Si le prophĂšte tâavait ordonnĂ© quelque chose de difficile, tu lâaurais fait, nâest-ce pas ? Combien plus, lorsquâil te dit : âBaigne-toi, et tu seras purifiĂ©.â » Il descendit jusquâau Jourdain et sây plongea sept fois, pour obĂ©ir Ă la parole de lâhomme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable Ă celle dâun petit enfant : il Ă©tait purifiĂ© !
Il retourna chez lâhomme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se prĂ©senta devant lui et dĂ©clara : « DĂ©sormais, je le sais : il nây a pas dâautre Dieu, sur toute la terre, que celui dâIsraĂ«l ! Je tâen prie, accepte un prĂ©sent de ton serviteur. » Mais ĂlisĂ©e rĂ©pondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je nâaccepterai rien. » Naaman le pressa dâaccepter, mais il refusa. Naaman dit alors : « Puisque câest ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice Ă dâautres dieux quâau Seigneur Dieu dâIsraĂ«l. Mais que le Seigneur pardonne Ă ton serviteur le geste que voici : lorsque mon maĂźtre entre dans le temple de Rimmone pour sây prosterner, et quâil sâappuie sur ma main, je me prosterne aussi dans le temple de Rimmone. Daigne le Seigneur pardonner ce geste Ă ton serviteur. » ĂlisĂ©e lui dit : « Va en paix. » Et Naaman sâĂ©loigna. Il Ă©tait Ă une certaine distance".
EMV 129.5 · Tome 2, p. 370
Je suis celui qui rassemblera sous une seule houlette toutes les nations, celle du Ciel. Et, en vĂ©ritĂ©, je vous dis que bientĂŽt viendra le temps oĂč beaucoup de paĂŻens diront : â Permettez-nous dâavoir tout ce quâil faut pour pouvoir sur notre sol paĂŻen faire des sacrifices au Dieu vrai, un et trine â dont je suis, moi, la Parole.
EMV 129.7 · Tome 2, p. 371
â Les patries passent, mais le Ciel demeure. â