Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

Page 110 sur 198

Confort de lecture

EMV 129.2 · Tome 2, p. 366

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

– Il n’y a qu’un Dieu qui crĂ©e l’ñme.

– L’ñme... ?

– L’ñme, cette essence divine créée par Dieu pour chaque homme. C’est notre compagne pendant notre vie, mais elle survit Ă  l’existence.

– Et oĂč est-elle ?

– Dans les profondeurs du moi. Etant divine, elle a beau se trouver dans le sanctuaire le plus sacrĂ©, on peut dire d’elle – et je dis bien “ elle ”, pas “ cela ”, parce qu’elle n’est pas une chose, mais un ĂȘtre vrai et digne de tout respect – qu’elle n’est pas contenue, mais qu’elle contient.

Mots-clés

EMV 129.3 · Tome 2, p. 370

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

“ Nous savons que nous ne sommes pas des brutes, mais qu’aprĂšs la vie il y a encore une autre Vie. Nous savons que le vrai Dieu est bontĂ©, qu’il nous aime, nous aussi, et nous fait du bien pour nous persuader d’aller Ă  lui. ”

Mots-clés

EMV 129.4 · Tome 2, p. 370

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

LĂ  oĂč se trouvent l’idĂ©e de Dieu et de l’ñme, ainsi que le dĂ©sir de les trouver, naissent les arbres de la foi, de l’espĂ©rance, de la charitĂ©, de la justice, de la tempĂ©rance, de la force et de la prudence.

Mots-clés

EMV 129.5-6 · Tome 2, p. 368-371

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

« Permettez-moi de vous citer un passage des Rois.

On y dit que le roi de Syrie, Ă©tant sur le point de dĂ©clarer la guerre Ă  IsraĂ«l, avait Ă  sa cour un homme puissant et respectĂ© du nom de NaamĂąn, qui Ă©tait lĂ©preux. Une petite fille juive, prise par les Syriens, Ă©tait devenue son esclave et lui dit : “ Si mon seigneur s’était adressĂ© au prophĂšte de Samarie, certainement, il l’aurait guĂ©ri de la lĂšpre. ” A la suite de cela, NaamĂąn demanda au roi la permission de suivre le conseil de la petite fille. Mais le roi d’IsraĂ«l fut fortement troublĂ© et dit : “ Suis-je donc Dieu pour que le roi de Syrie m’envoie les malades ? C’est un piĂšge pour dĂ©clarer la guerre. ” Mais le prophĂšte ElisĂ©e, mis au courant, dit : “ Que ce lĂ©preux vienne me trouver, je le guĂ©rirai et il saura qu’il y a un prophĂšte en IsraĂ«l. ” NaamĂąn se rendit alors chez ElisĂ©e, mais ElisĂ©e ne le reçut pas. Il lui envoya dire : “ Va te baigner sept fois dans le Jourdain et tu seras purifiĂ©. ” NaamĂąn s’indigna, car il lui parut avoir fait pour rien une si longue route, et il Ă©tait sur le point de repartir. Mais ses serviteurs lui firent observer : “ Il t’a seulement demandĂ© de te laver sept fois, et mĂȘme s’il t’avait commandĂ© beaucoup plus, tu aurais dĂ» le faire parce que c’est un prophĂšte. ” Alors NaamĂąn se rendit Ă  ces raisons. Il alla au fleuve, se lava et fut guĂ©ri. Ravi, il revint chez le serviteur de Dieu et lui dit : “ Je sais dĂ©sormais la vĂ©ritĂ© : il n’y a pas d’autre Dieu sur toute la terre que le Dieu d’IsraĂ«l. ” Et comme ElisĂ©e refusait ses cadeaux, il lui demanda la permission de prendre de la terre, suffisamment pour pouvoir sacrifier au Dieu vrai sur un peu de terre d’IsraĂ«l.

Je sais que vous n’approuvez pas tous ce que j’ai fait. Je sais aussi que je ne suis pas tenu de me justifier devant vous. Mais puisque je vous aime d’un amour vrai, je veux que vous compreniez mon geste et qu’il vous Ă©claire, et que toute pensĂ©e de critique ou de scandale disparaisse de votre Ăąme.

Nous avons lĂ  deux sujets d’un Etat paĂŻen. L’un Ă©tait malade et on leur a dit par l’intermĂ©diaire d’un parent, mais certainement par la bouche d’un juif : “ Si vous allez trouver le Messie d’IsraĂ«l, il guĂ©rira le malade. ” Et eux, de trĂšs loin, sont venus Ă  moi. Leur confiance Ă©tait plus grande encore que celle de NaamĂąn, car ils ne savaient rien d’IsraĂ«l et du Messie, tandis que le Syrien appartenait Ă  une nation voisine et Ă©tait en contact permanent avec les esclaves d’IsraĂ«l ; par consĂ©quent, il savait dĂ©jĂ  qu’en IsraĂ«l il y a Dieu. Le vrai Dieu. N’est-ce pas une bonne chose qu’un paĂŻen puisse retourner dans sa patrie en proclamant dĂ©sormais : “ Vraiment, il existe en IsraĂ«l un homme de Dieu et en IsraĂ«l on adore le vrai Dieu ” ?

Je n’ai pas dit : “ Lave-toi sept fois. ” Mais j’ai parlĂ© de Dieu et de l’ñme, deux choses qu’ils ignorent et qui, telles les bouches d’une fontaine intarissable, apportent les sept dons. Car lĂ  oĂč se trouvent l’idĂ©e de Dieu et de l’ñme, ainsi que le dĂ©sir de les trouver, naissent les arbres de la foi, de l’espĂ©rance, de la charitĂ©, de la justice, de la tempĂ©rance, de la force et de la prudence. Or ces vertus restent ignorĂ©es de ceux qui ne peuvent que copier chez leurs dieux les passions humaines communes, plus perverses parce que possĂ©dĂ©es par des ĂȘtres supposĂ©s supĂ©rieurs. DĂ©sormais, ils retournent dans leur patrie mais, plus que la joie d’avoir Ă©tĂ© exaucĂ©s, ils ont celle de dire : “ Nous savons que nous ne sommes pas des brutes, mais qu’aprĂšs la vie il y a encore une autre Vie. Nous savons que le vrai Dieu est bontĂ©, qu’il nous aime, nous aussi, et nous fait du bien pour nous persuader d’aller Ă  lui. ”

129.5 Que croyez-vous donc ? Qu’eux seuls ignorent la vĂ©ritĂ© ? Tout Ă  l’heure un de mes disciples croyait que je ne pourrais guĂ©rir le malade parce qu’il avait une Ăąme paĂŻenne. Mais l’ñme, qu’est-elle ? Et d’oĂč vient-elle ? L’ñme est l’essence spirituelle de l’homme. C’est elle qui, créée Ă  un Ăąge parfait, investit, accompagne, anime toute la vie de la chair et continue Ă  vivre lorsque la chair n’est plus, car elle est immortelle comme celui qui l’a créée : Dieu. Puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu, il n’y a pas d’ñmes de paĂŻens ou d’ñmes de non-paĂŻens créées par diffĂ©rents dieux. Il n’y a qu’une seule force qui crĂ©e les Ăąmes : celle du CrĂ©ateur, de notre Dieu, unique, puissant, saint, bon, n’ayant d’autre passion que l’amour, la charitĂ© parfaite, toute spirituelle ; comme j’ai employĂ©, pour ĂȘtre compris de ces Romains, le terme de : charitĂ©, je prĂ©cise : charitĂ© toute morale. Car l’idĂ©e d’esprit n’est pas comprise par ces enfants qui ne savent rien des termes saints.

Que croyez-vous donc ? Que c’est seulement pour IsraĂ«l que je suis venu ? Je suis celui qui rassemblera sous une seule houlette toutes les nations, celle du Ciel. Et, en vĂ©ritĂ©, je vous dis que bientĂŽt viendra le temps oĂč beaucoup de paĂŻens diront : “ Permettez-nous d’avoir tout ce qu’il faut pour pouvoir sur notre sol paĂŻen faire des sacrifices au Dieu vrai, un et trine ” dont je suis, moi, la Parole.

DĂ©sormais, ils repartent plus convaincus que si je les avais chassĂ©s avec mĂ©pris. GrĂące Ă  mes miracles et Ă  mes paroles, ils ont pris conscience de Dieu, et ils le raconteront lĂ  oĂč ils retournent.

J’ajoute : n’était-il pas juste de rĂ©compenser une si grande foi ? DĂ©sorientĂ©s par les rĂ©ponses des mĂ©decins, déçus par leurs voyages inutiles vers les temples, ils ont su avoir suffisamment de foi pour venir encore vers l’Inconnu, le grand Inconnu du monde, le MĂ©prisĂ©, le grand MĂ©prisĂ© et CalomniĂ© d’IsraĂ«l et lui dire : “ Je crois que, toi, tu le peux. ” Le premier chrĂȘme pour leur mentalitĂ© nouvelle leur vient de ce qu’ils ont su croire. Ce n’est pas tant de la maladie que de leur foi erronĂ©e que je les ai guĂ©ris. En effet, j’ai portĂ© Ă  leurs lĂšvres une coupe dont la soif croĂźt au fur et Ă  mesure que l’on boit : la soif de connaĂźtre le vrai Dieu.

J’ai fini. Je vous le dis Ă  vous, hommes d’IsraĂ«l : sachez avoir la foi qu’ils ont su avoir. »

129.6 Le Romain s’approche, accompagnĂ© de son frĂšre guĂ©ri :

« Mais... je n’ose plus dire : par Jupiter ! Je dis : mais sur mon honneur de citoyen romain, je te jure que j’aurai cette soif ! Maintenant, il me faut partir. Qui dĂ©sormais me donnera encore Ă  boire ?

– Ton esprit, l’ñme que tu sais maintenant possĂ©der jusqu’au jour oĂč l’un des mes envoyĂ©s viendra vers toi.

– Pas toi ?

– Moi... Moi, non. Mais j’aurai beau ne pas ĂȘtre prĂ©sent, je ne serai pas absent. Et il se passera guĂšre plus de deux ans seulement pour que je te fasse un don plus grand que la guĂ©rison de celui qui t’était cher. Adieu Ă  vous deux. Sachez persĂ©vĂ©rer dans ce sentiment de foi.

– Salut, MaĂźtre. Que le vrai Dieu te sauve. »

Les deux Romains s’en vont, et on les entend appeler leurs serviteurs avec le char.

« Et ils ignoraient mĂȘme qu’ils avaient une Ăąme ! Murmure un vieillard.

­– Oui, pĂšre. Mais ils ont su recevoir ma parole mieux que beaucoup en IsraĂ«l. Maintenant, puisqu’ils ont donnĂ© une obole si importante, faisons-en profiter les pauvres de Dieu en doublant ou triplant l’aumĂŽne. Et que les pauvres prient pour ces bienfaiteurs plus pauvres qu’eux-mĂȘmes, afin qu’ils arrivent Ă  la vraie, Ă  l’unique richesse : connaĂźtre Dieu. »

Détail

JĂ©sus vient de guĂ©rir un Romain possĂ©dĂ©. Il leur a parlĂ© de l'Ăąme et de Galien et a touchĂ© leurs coeurs. Il parle alors du second Livre des Rois 5, 1-19 et Ă©voque l'histoire de NaamĂąn qui a dĂ» se laver dans le fleuve sept fois avant d'ĂȘtre purifiĂ©.

Annotation

Second Livre des Rois 5, 1-19

2 R 5, 1-19 : "Naaman, gĂ©nĂ©ral de l’armĂ©e du roi d’Aram, Ă©tait un homme de grande valeur et hautement estimĂ© par son maĂźtre, car c’est par lui que le Seigneur avait donnĂ© la victoire au royaume d’Aram. Or, ce vaillant guerrier Ă©tait lĂ©preux. Des AramĂ©ens, au cours d’une expĂ©dition en terre d’IsraĂ«l, avaient fait prisonniĂšre une fillette qui fut mise au service de la femme de Naaman. Elle dit Ă  sa maĂźtresse : « Ah ! si mon maĂźtre s’adressait au prophĂšte qui est Ă  Samarie, celui-ci le dĂ©livrerait de sa lĂšpre. » Naaman alla auprĂšs du roi et lui dit : « VoilĂ  ce que la jeune fille d’IsraĂ«l a dĂ©clarĂ©. »

Le roi d’Aram lui rĂ©pondit : « Va, mets-toi en route. J’envoie une lettre au roi d’IsraĂ«l. » Naaman partit donc ; il emportait dix lingots d’argent, six mille piĂšces d’or et dix vĂȘtements de fĂȘte. Il remit la lettre au roi d’IsraĂ«l. Celle-ci portait : « En mĂȘme temps que te parvient cette lettre, je t’envoie Naaman mon serviteur, pour que tu le dĂ©livres de sa lĂšpre. »

Quand le roi d’IsraĂ«l lut ce message, il dĂ©chira ses vĂȘtements et s’écria : « Est-ce que je suis Dieu, maĂźtre de la vie et de la mort ? Ce roi m’envoie un homme pour que je le dĂ©livre de sa lĂšpre ! Vous le voyez bien : c’est une provocation ! » Quand ÉlisĂ©e, l’homme de Dieu, apprit que le roi d’IsraĂ«l avait dĂ©chirĂ© ses vĂȘtements, il lui fit dire : « Pourquoi as-tu dĂ©chirĂ© tes vĂȘtements ? Que cet homme vienne Ă  moi, et il saura qu’il y a un prophĂšte en IsraĂ«l. »

Naaman arriva avec ses chevaux et son char, et s’arrĂȘta Ă  la porte de la maison d’ÉlisĂ©e. ÉlisĂ©e envoya un messager lui dire : « Va te baigner sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra nette, tu seras purifiĂ©. » Naaman se mit en colĂšre et s’éloigna en disant : « Je m’étais dit : SĂ»rement il va sortir, et se tenir debout pour invoquer le nom du Seigneur son Dieu ; puis il agitera sa main au-dessus de l’endroit malade et guĂ©rira ma lĂšpre. Est-ce que les fleuves de Damas, l’Abana et le Parpar, ne valent pas mieux que toutes les eaux d’IsraĂ«l ? Si je m’y baignais, est-ce que je ne serais pas purifiĂ© ? » Il tourna bride et partit en colĂšre.

Mais ses serviteurs s’approchĂšrent pour lui dire : « PĂšre ! Si le prophĂšte t’avait ordonnĂ© quelque chose de difficile, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Combien plus, lorsqu’il te dit : “Baigne-toi, et tu seras purifiĂ©.” » Il descendit jusqu’au Jourdain et s’y plongea sept fois, pour obĂ©ir Ă  la parole de l’homme de Dieu ; alors sa chair redevint semblable Ă  celle d’un petit enfant : il Ă©tait purifiĂ© !

Il retourna chez l’homme de Dieu avec toute son escorte ; il entra, se prĂ©senta devant lui et dĂ©clara : « DĂ©sormais, je le sais : il n’y a pas d’autre Dieu, sur toute la terre, que celui d’IsraĂ«l ! Je t’en prie, accepte un prĂ©sent de ton serviteur. » Mais ÉlisĂ©e rĂ©pondit : « Par la vie du Seigneur que je sers, je n’accepterai rien. » Naaman le pressa d’accepter, mais il refusa. Naaman dit alors : « Puisque c’est ainsi, permets que ton serviteur emporte de la terre de ce pays autant que deux mulets peuvent en transporter, car je ne veux plus offrir ni holocauste ni sacrifice Ă  d’autres dieux qu’au Seigneur Dieu d’IsraĂ«l. Mais que le Seigneur pardonne Ă  ton serviteur le geste que voici : lorsque mon maĂźtre entre dans le temple de Rimmone pour s’y prosterner, et qu’il s’appuie sur ma main, je me prosterne aussi dans le temple de Rimmone. Daigne le Seigneur pardonner ce geste Ă  ton serviteur. » ÉlisĂ©e lui dit : « Va en paix. » Et Naaman s’éloigna. Il Ă©tait Ă  une certaine distance".

Mots-clés

EMV 129.5 · Tome 2, p. 370

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

↗

Citation

Je suis celui qui rassemblera sous une seule houlette toutes les nations, celle du Ciel. Et, en vĂ©ritĂ©, je vous dis que bientĂŽt viendra le temps oĂč beaucoup de paĂŻens diront : “ Permettez-nous d’avoir tout ce qu’il faut pour pouvoir sur notre sol paĂŻen faire des sacrifices au Dieu vrai, un et trine ” dont je suis, moi, la Parole.

Mots-clés