Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 130 · Tome 2, p. 373-380

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Pierre repÚre un groupe de pharisiens qui viennent de la Galilée. Les apÎtres s'agitent, vont les voir et les remettent à leur place, car ces hommes se scandalisent de l'attitude du Christ (qui a accueilli Aglaé, une prostituée, et qui a guéri des païens les jours précédents). Un homme du peuple dit alors aux disciples alors qu'il n'a pas cru leurs paroles car il a changé grùce au Seigneur. Jacques d'Alphée et Pierre discutent ensuite ensemble : selon le cousin du Christ, le Maßtre est content de Pierre et Jacques révÚle qu'il parle bien grùce aux leçons de Marie.

JĂ©sus est accompagnĂ© du petit AsraĂ«l, qui a quatre ans et qui est un prĂ©dicateur dans l'Ăąme. Le Messie donne ensuite un discours sur le Commandement : "Tu ne porteras pas de faux tĂ©moignages." et encourage toujours les hommes Ă  ĂȘtre sincĂšres. Il s'attarde notamment sur le mensonge, ses causes et ses consĂ©quences.

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EMV 130.2 · Tome 2, p. 375

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ne vous scandalisez que du mal véritable.

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EMV 130.3 · Tome 2, p. 375-376

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

130.3 « Comme tu parles bien, toi ! Dit Pierre, frappĂ© d’admiration. Moi, je ne sais jamais quoi dire. Je dis seulement : “ Soyez bons. Aimez-le, Ă©coutez-le, croyez en lui. ” Je ne sais vraiment pas comment il peut ĂȘtre content de moi !

– Il l’est pourtant Ă©normĂ©ment, rĂ©pond Jacques, fils d’AlphĂ©e.

– Le dis-tu sincùrement ou bien par gentillesse ?

– C’est la vĂ©ritĂ© : il me le disait encore hier.

– Oui ? ! Alors aujourd’hui je suis plus content que le jour oĂč on m’a amenĂ© mon Ă©pouse. Mais toi... oĂč as-tu appris Ă  si bien parler ?

– Sur les genoux de sa MĂšre et Ă  ses cĂŽtĂ©s. Quelles leçons ! Quelles paroles ! Il n’y a que lui qui puisse parler encore mieux qu’elle. Mais ce qui lui manque en puissance, elle l’ajoute en douceur... et ça pĂ©nĂštre... Et ses leçons ! As-tu dĂ©jĂ  vu un linge dont un coin a touchĂ© une huile parfumĂ©e ? Tout doucement il absorbe non seulement l’huile mais le parfum et, mĂȘme si l’huile vient Ă  disparaĂźtre, il reste toujours le parfum pour dire : “ J’ai Ă©tĂ© ici. ” Ainsi en est-il d’elle. En nous aussi, d’ailleurs, qui sommes des Ă©toffes grossiĂšres puis lavĂ©es par l’existence, elle a pĂ©nĂ©trĂ© par sa sagesse et sa grĂące, et son parfum demeure en nous.

– Pourquoi ne la fait-il pas venir ? Il disait qu’il allait le faire ! On deviendrait meilleurs, moins tĂȘtus... moi du moins. Et mĂȘme ces gens... Ils deviendraient meilleurs, mĂȘme ces vipĂšres qui viennent de temps Ă  autre...

– Tu crois cela ? Moi non. Nous, nous deviendrions meilleurs et les humbles eux aussi. Mais les puissants et les mĂ©chants !... Ah ! Simon Pierre ! Ne prĂȘte jamais aux autres tes sentiments honnĂȘtes ! Tu en serais déçu... »

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EMV 130.4 · Tome 2, p. 376

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

130.4 Jésus sort de la cuisine, tenant par la main un petit garçon qui trottine à ses cÎtés en mordillant un croûton de pain huilé. Jésus adapte le long pas de sa démarche aux petites jambes de son ami.

« Une conquĂȘte ! Dit-il joyeusement. Cet homme de quatre ans qui s’appelle AsraĂ«l m’a dit qu’il veut ĂȘtre un disciple et qu’il veut tout apprendre : Ă  prĂȘcher, Ă  guĂ©rir les enfants malades, Ă  faire venir du raisin sur les sarments en dĂ©cembre, et puis il veut gravir une montagne et crier au monde entier : “ Venez, c’est le Messie ! ” N’est-ce pas, AsraĂ«l ? »

Rieur, l’enfant dit que oui, oui et, entre-temps, grignote son croĂ»ton.

« Toi, c’est tout juste si tu sais manger ! Lui dit Thomas pour le taquiner. Tu ne sais mĂȘme pas dire qui est le Messie.

– C’est JĂ©sus de Nazareth.

– Et qu’est-ce que ça veut dire, “ Messie ” ?

– Ça veut dire... ça veut dire : l’homme qui a Ă©tĂ© envoyĂ© pour qu’on soit bon et rendre bon tout le monde.

– Et comment faire pour devenir bon ? Toi qui es un gamin, comment feras-tu ?

– Je l’aimerai et je ferai tout, et lui fera tout parce que je l’aime. Fais ça, toi aussi, et tu deviendras bon.

– VoilĂ  une belle leçon, Thomas. C’est le commandement : “ Aime-moi et tu feras tout, car je t’aimerai si tu m’aimes, et l’amour fera tout en toi. ” L’Esprit Saint a parlĂ©. Viens, AsraĂ«l. Allons prĂȘcher. »

JĂ©sus est si joyeux quand il a un enfant que je voudrais les lui amener tous et le leur faire connaĂźtre Ă  tous. Il y en a tant qui ne le connaissent mĂȘme pas de nom !

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EMV 130.5-6 · Tome 2, p. 377-379

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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130.5 « Que la paix soit en vous tous.

“ Tu ne porteras pas de faux tĂ©moignages ”, est-il dit.

Qu’y a-t-il de plus dĂ©goĂ»tant qu’un menteur ? Ne peut-on pas dire qu’il unit la cruautĂ© Ă  l’impuretĂ© ? On le peut en effet. Le menteur – je parle de celui qui ment en matiĂšre grave – est cruel. Il tue une rĂ©putation par sa langue. Il n’est donc pas diffĂ©rent de l’assassin. Je dis mĂȘme : il est pire qu’un assassin. Ce dernier ne tue que le corps. Le menteur tue aussi le renom, le bon souvenir d’un homme. Il est donc deux fois assassin. C’est l’assassin impuni car il ne rĂ©pand pas le sang, mais il blesse l’honneur Ă  la fois de celui qu’il calomnie et de sa famille tout entiĂšre. Et je ne m’arrĂȘte mĂȘme pas au cas de celui qui, en prĂȘtant serment, en envoie un autre Ă  la mort. Sur celui-lĂ , les charbons de la GĂ©henne sont dĂ©jĂ  accumulĂ©s. Mais je parle seulement de celui qui, par un mensonge, fait des insinuations et persuade d’autres personnes au dĂ©triment d’un innocent. Pourquoi le fait-il ? Soit par haine sans raison, soit par dĂ©sir de possĂ©der les biens d’un autre, ou encore par peur.

Par haine. Seul l’ami de Satan connaĂźt la haine. Un homme bon ne hait jamais, pour aucune raison. MĂȘme si on le mĂ©prise, si on lui fait du tort, il pardonne. Il ne hait jamais. La haine, c’est le tĂ©moignage qu’une Ăąme perdue se rend Ă  elle-mĂȘme, et c’est le plus beau tĂ©moignage qui puisse ĂȘtre rendu Ă  l’innocent. Car la haine, c’est la rĂ©volte du mal contre le bien. On ne pardonne pas Ă  l’homme bon.

Par aviditĂ©. “ Celui-ci possĂšde ce que je n’ai pas. Je veux l’avoir. Le faire mĂ©priser est le meilleur moyen de prendre sa place. Et je le fais. Je mens ? Quelle importance ? Je vole ? Quelle importance ? Je peux aller jusqu’à ruiner toute une famille ? Quelle importance ? ” Parmi toutes les questions que le menteur rusĂ© se pose, il oublie, il veut oublier celle-ci : “ Et si on me dĂ©masquait ? ” Cette question, il ne se la pose pas parce que, emportĂ© par l’orgueil et l’aviditĂ©, c’est comme s’il avait les yeux fermĂ©s. Il ne voit pas le danger. Il est encore comme un homme ivre. Il est enivrĂ© par le vin de Satan, et ne rĂ©flĂ©chit pas que Dieu est plus fort que Satan et se charge de venger ceux que l’on calomnie. Le menteur s’est donnĂ© au Mensonge et il se fie stupidement Ă  sa protection.

Par peur. Il arrive souvent qu’on calomnie pour s’excuser soi-mĂȘme. C’est la forme la plus commune du mensonge. On a fait le mal. On craint que notre action soit dĂ©couverte et reconnue. Alors, usant et abusant de l’estime que l’on a encore auprĂšs des autres, on retourne le fait en sa faveur et on met ses actes sur le compte d’un autre dont on craint seulement l’honnĂȘtetĂ©. On agit encore ainsi parce qu’un autre a parfois Ă©tĂ©, sans le vouloir, tĂ©moin de l’une de nos mauvaises actions, et on veut se mettre Ă  l’abri de son tĂ©moignage. On l’accuse pour le faire mal voir, afin que s’il parle, personne ne le croie.

130.6 Mais agissez bien ! Agissez bien, et vous n’aurez jamais besoin de mentir. Ne rĂ©flĂ©chissez-vous pas, quand vous mentez, au joug pesant que vous vous mettez sur le dos ? Il est fait de l’assujettissement au dĂ©mon, de la peur perpĂ©tuelle d’un dĂ©menti et de la nĂ©cessitĂ© de se rappeler son mensonge, avec les faits et dĂ©tails qui l’entouraient, mĂȘme des annĂ©es aprĂšs, sans se contredire. Un vrai travail de galĂ©rien. Si encore il servait au Ciel ! Mais il ne sert qu’à se prĂ©parer une place en enfer !

Soyez francs. Comme elle est belle, la bouche de l’homme qui ne connaĂźt pas le mensonge ! Il sera pauvre ? Il sera fruste ? Il sera inconnu ? Il l’est mĂȘme ? Oui. Mais c’est toujours un roi parce qu’il est sincĂšre. Or la sincĂ©ritĂ© est plus royale que l’or ou qu’un diadĂšme, et elle Ă©lĂšve au-dessus des foules plus qu’un trĂŽne ; il a enfin une cour de gens honnĂȘtes plus nombreuse que celle d’un monarque. Le voisinage de l’homme sincĂšre procure sĂ©curitĂ© et rĂ©confort. L’amitiĂ© d’un homme non sincĂšre crĂ©e des ennuis et son seul voisinage suffit Ă  donner une impression de malaise. Le menteur rĂ©flĂ©chit-il qu’il est toujours tenu en suspicion puisque le mensonge a vite fait de se manifester pour mille raisons ? Comment le croire dĂ©sormais ? MĂȘme s’il dit la vĂ©ritĂ©, et qu’on ne demande pas mieux que de le croire, au fond, il restera toujours un doute : “ Va-t-il encore mentir ” ?

Vous allez dire : “ Mais quel rapport peut-il y avoir avec un faux tĂ©moignage ? ” Tout mensonge est un faux tĂ©moignage. Il n’y a pas que le faux tĂ©moignage en justice.

Soyez simples comme Dieu et un petit enfant. Soyez vĂ©ridiques Ă  tous les moments de votre vie. Vous voulez qu’on vous considĂšre comme bons ? Soyez-le rĂ©ellement. MĂȘme si un mĂ©disant voulait dire du mal de vous, il y aurait cent bonnes personnes pour rĂ©pliquer : “ Non, ce n’est pas vrai. Il est bon. Ses oeuvres parlent pour lui. ”

Dans un livre sapientiel, il est dit : “ L’homme inique s’avance, la perversitĂ© sur les lĂšvres... la fourberie au coeur, mĂ©ditant le mal en toute saison, il suscite des querelles... Il y a six choses que le Seigneur hait, sept qui lui sont en abomination : des yeux hautains, une langue menteuse, des mains qui rĂ©pandent le sang innocent, un coeur qui mĂ©dite des desseins coupables, des pieds empressĂ©s Ă  courir au mal, un faux tĂ©moin qui profĂšre des mensonges et le semeur de querelles entre frĂšres... La ruine s’approche du mĂ©chant Ă  cause des pĂ©chĂ©s de sa langue... Un menteur est un tĂ©moin frauduleux. Les lĂšvres sincĂšres ne changent jamais, mais le tĂ©moignage d’un homme au langage frauduleux est changeant. Les paroles de celui qui chuchote semblent simples, mais elles pĂ©nĂštrent dans les viscĂšres. L’ennemi se reconnaĂźt Ă  sa façon de parler quand il couve la trahison. Quand il parle Ă  voix basse, ne t’y fie pas car il porte en son coeur les sept mĂ©chancetĂ©s. Sous des dehors engageants, il cache sa haine, mais sa malice sera Ă©talĂ©e au grand jour... Celui qui creuse une fosse y tombera et la pierre reviendra sur celui qui la fait rouler. ”

Le pĂ©chĂ© de mensonge est vieux comme le monde et le sage s’en tient Ă  ce qu’il a dĂ©cidĂ©, de mĂȘme que le jugement de Dieu Ă  l’égard du menteur.

Je vous le dis : “ N’ayez qu’une parole. Que votre oui soit toujours oui et votre non toujours non, mĂȘme en face des puissants et des tyrans. Vous en aurez un grand mĂ©rite au Ciel. ”

Je vous le dis : “ gardez la spontanĂ©itĂ© de l’enfant qui va d’instinct vers celui dont il ressent la bontĂ© sans rechercher autre chose que la bontĂ©, et qui dit ce que sa propre bontĂ© lui fait penser sans calculer s’il en dit trop et si cela peut lui attirer un blĂąme. ”

Allez en paix, et que la vérité devienne votre amie. »

Détail

Discours complet de l'EMV 130 : "Tu ne porteras pas de faux témoignages"

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EMV 130.5 · Tome 2, p. 377

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Seul l’ami de Satan connaĂźt la haine. Un homme bon ne hait jamais, pour aucune raison. MĂȘme si on le mĂ©prise, si on lui fait du tort, il pardonne. Il ne hait jamais. La haine, c’est le tĂ©moignage qu’une Ăąme perdue se rend Ă  elle-mĂȘme, et c’est le plus beau tĂ©moignage qui puisse ĂȘtre rendu Ă  l’innocent. Car la haine, c’est la rĂ©volte du mal contre le bien. On ne pardonne pas Ă  l’homme bon.

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