EMV 129.7 · Tome 2, p. 372
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Dieu est bontĂ©, câest pourquoi il aime mĂȘme les pĂ©cheurs. Et il te donne ses bienfaits pour te convaincre de venir Ă lui.
Notes du thĂšme
EMV 129.7 · Tome 2, p. 372
Dieu est bontĂ©, câest pourquoi il aime mĂȘme les pĂ©cheurs. Et il te donne ses bienfaits pour te convaincre de venir Ă lui.
EMV 130 · Tome 2, p. 373-380
Pierre repÚre un groupe de pharisiens qui viennent de la Galilée. Les apÎtres s'agitent, vont les voir et les remettent à leur place, car ces hommes se scandalisent de l'attitude du Christ (qui a accueilli Aglaé, une prostituée, et qui a guéri des païens les jours précédents). Un homme du peuple dit alors aux disciples alors qu'il n'a pas cru leurs paroles car il a changé grùce au Seigneur. Jacques d'Alphée et Pierre discutent ensuite ensemble : selon le cousin du Christ, le Maßtre est content de Pierre et Jacques révÚle qu'il parle bien grùce aux leçons de Marie.
JĂ©sus est accompagnĂ© du petit AsraĂ«l, qui a quatre ans et qui est un prĂ©dicateur dans l'Ăąme. Le Messie donne ensuite un discours sur le Commandement : "Tu ne porteras pas de faux tĂ©moignages." et encourage toujours les hommes Ă ĂȘtre sincĂšres. Il s'attarde notamment sur le mensonge, ses causes et ses consĂ©quences.
EMV 130.2 · Tome 2, p. 375
JĂ©sus "est la MisĂ©ricorde et lâAmour descendus du Ciel."
EMV 130.2 · Tome 2, p. 375
Ne vous scandalisez que du mal véritable.
EMV 130.3 · Tome 2, p. 375-376
130.3 « Comme tu parles bien, toi ! Dit Pierre, frappĂ© dâadmiration. Moi, je ne sais jamais quoi dire. Je dis seulement : â Soyez bons. Aimez-le, Ă©coutez-le, croyez en lui. â Je ne sais vraiment pas comment il peut ĂȘtre content de moi !
â Il lâest pourtant Ă©normĂ©ment, rĂ©pond Jacques, fils dâAlphĂ©e.
â Le dis-tu sincĂšrement ou bien par gentillesse ?
â Câest la vĂ©ritĂ© : il me le disait encore hier.
â Oui ? ! Alors aujourdâhui je suis plus content que le jour oĂč on mâa amenĂ© mon Ă©pouse. Mais toi... oĂč as-tu appris Ă si bien parler ?
â Sur les genoux de sa MĂšre et Ă ses cĂŽtĂ©s. Quelles leçons ! Quelles paroles ! Il nây a que lui qui puisse parler encore mieux quâelle. Mais ce qui lui manque en puissance, elle lâajoute en douceur... et ça pĂ©nĂštre... Et ses leçons ! As-tu dĂ©jĂ vu un linge dont un coin a touchĂ© une huile parfumĂ©e ? Tout doucement il absorbe non seulement lâhuile mais le parfum et, mĂȘme si lâhuile vient Ă disparaĂźtre, il reste toujours le parfum pour dire : â Jâai Ă©tĂ© ici. â Ainsi en est-il dâelle. En nous aussi, dâailleurs, qui sommes des Ă©toffes grossiĂšres puis lavĂ©es par lâexistence, elle a pĂ©nĂ©trĂ© par sa sagesse et sa grĂące, et son parfum demeure en nous.
â Pourquoi ne la fait-il pas venir ? Il disait quâil allait le faire ! On deviendrait meilleurs, moins tĂȘtus... moi du moins. Et mĂȘme ces gens... Ils deviendraient meilleurs, mĂȘme ces vipĂšres qui viennent de temps Ă autre...
â Tu crois cela ? Moi non. Nous, nous deviendrions meilleurs et les humbles eux aussi. Mais les puissants et les mĂ©chants !... Ah ! Simon Pierre ! Ne prĂȘte jamais aux autres tes sentiments honnĂȘtes ! Tu en serais déçu... »
EMV 130.4 · Tome 2, p. 376
130.4 Jésus sort de la cuisine, tenant par la main un petit garçon qui trottine à ses cÎtés en mordillant un croûton de pain huilé. Jésus adapte le long pas de sa démarche aux petites jambes de son ami.
« Une conquĂȘte ! Dit-il joyeusement. Cet homme de quatre ans qui sâappelle AsraĂ«l mâa dit quâil veut ĂȘtre un disciple et quâil veut tout apprendre : Ă prĂȘcher, Ă guĂ©rir les enfants malades, Ă faire venir du raisin sur les sarments en dĂ©cembre, et puis il veut gravir une montagne et crier au monde entier : â Venez, câest le Messie ! â Nâest-ce pas, AsraĂ«l ? »
Rieur, lâenfant dit que oui, oui et, entre-temps, grignote son croĂ»ton.
« Toi, câest tout juste si tu sais manger ! Lui dit Thomas pour le taquiner. Tu ne sais mĂȘme pas dire qui est le Messie.
â Câest JĂ©sus de Nazareth.
â Et quâest-ce que ça veut dire, â Messie â ?
â Ăa veut dire... ça veut dire : lâhomme qui a Ă©tĂ© envoyĂ© pour quâon soit bon et rendre bon tout le monde.
â Et comment faire pour devenir bon ? Toi qui es un gamin, comment feras-tu ?
â Je lâaimerai et je ferai tout, et lui fera tout parce que je lâaime. Fais ça, toi aussi, et tu deviendras bon.
â VoilĂ une belle leçon, Thomas. Câest le commandement : â Aime-moi et tu feras tout, car je tâaimerai si tu mâaimes, et lâamour fera tout en toi. â LâEsprit Saint a parlĂ©. Viens, AsraĂ«l. Allons prĂȘcher. »
JĂ©sus est si joyeux quand il a un enfant que je voudrais les lui amener tous et le leur faire connaĂźtre Ă tous. Il y en a tant qui ne le connaissent mĂȘme pas de nom !
EMV 130.4 · Tome 2, p. 376
â Aime-moi et tu feras tout, car je tâaimerai si tu mâaimes, et lâamour fera tout en toi. â
Jésus parle du commandement de l'amour. En tant que Dieu, il dit :
EMV 130.5-6 · Tome 2, p. 377-379
130.5 « Que la paix soit en vous tous.
â Tu ne porteras pas de faux tĂ©moignages â, est-il dit.
Quây a-t-il de plus dĂ©goĂ»tant quâun menteur ? Ne peut-on pas dire quâil unit la cruautĂ© Ă lâimpuretĂ© ? On le peut en effet. Le menteur â je parle de celui qui ment en matiĂšre grave â est cruel. Il tue une rĂ©putation par sa langue. Il nâest donc pas diffĂ©rent de lâassassin. Je dis mĂȘme : il est pire quâun assassin. Ce dernier ne tue que le corps. Le menteur tue aussi le renom, le bon souvenir dâun homme. Il est donc deux fois assassin. Câest lâassassin impuni car il ne rĂ©pand pas le sang, mais il blesse lâhonneur Ă la fois de celui quâil calomnie et de sa famille tout entiĂšre. Et je ne mâarrĂȘte mĂȘme pas au cas de celui qui, en prĂȘtant serment, en envoie un autre Ă la mort. Sur celui-lĂ , les charbons de la GĂ©henne sont dĂ©jĂ accumulĂ©s. Mais je parle seulement de celui qui, par un mensonge, fait des insinuations et persuade dâautres personnes au dĂ©triment dâun innocent. Pourquoi le fait-il ? Soit par haine sans raison, soit par dĂ©sir de possĂ©der les biens dâun autre, ou encore par peur.
Par haine. Seul lâami de Satan connaĂźt la haine. Un homme bon ne hait jamais, pour aucune raison. MĂȘme si on le mĂ©prise, si on lui fait du tort, il pardonne. Il ne hait jamais. La haine, câest le tĂ©moignage quâune Ăąme perdue se rend Ă elle-mĂȘme, et câest le plus beau tĂ©moignage qui puisse ĂȘtre rendu Ă lâinnocent. Car la haine, câest la rĂ©volte du mal contre le bien. On ne pardonne pas Ă lâhomme bon.
Par aviditĂ©. â Celui-ci possĂšde ce que je nâai pas. Je veux lâavoir. Le faire mĂ©priser est le meilleur moyen de prendre sa place. Et je le fais. Je mens ? Quelle importance ? Je vole ? Quelle importance ? Je peux aller jusquâĂ ruiner toute une famille ? Quelle importance ? â Parmi toutes les questions que le menteur rusĂ© se pose, il oublie, il veut oublier celle-ci : â Et si on me dĂ©masquait ? â Cette question, il ne se la pose pas parce que, emportĂ© par lâorgueil et lâaviditĂ©, câest comme sâil avait les yeux fermĂ©s. Il ne voit pas le danger. Il est encore comme un homme ivre. Il est enivrĂ© par le vin de Satan, et ne rĂ©flĂ©chit pas que Dieu est plus fort que Satan et se charge de venger ceux que lâon calomnie. Le menteur sâest donnĂ© au Mensonge et il se fie stupidement Ă sa protection.
Par peur. Il arrive souvent quâon calomnie pour sâexcuser soi-mĂȘme. Câest la forme la plus commune du mensonge. On a fait le mal. On craint que notre action soit dĂ©couverte et reconnue. Alors, usant et abusant de lâestime que lâon a encore auprĂšs des autres, on retourne le fait en sa faveur et on met ses actes sur le compte dâun autre dont on craint seulement lâhonnĂȘtetĂ©. On agit encore ainsi parce quâun autre a parfois Ă©tĂ©, sans le vouloir, tĂ©moin de lâune de nos mauvaises actions, et on veut se mettre Ă lâabri de son tĂ©moignage. On lâaccuse pour le faire mal voir, afin que sâil parle, personne ne le croie.
130.6 Mais agissez bien ! Agissez bien, et vous nâaurez jamais besoin de mentir. Ne rĂ©flĂ©chissez-vous pas, quand vous mentez, au joug pesant que vous vous mettez sur le dos ? Il est fait de lâassujettissement au dĂ©mon, de la peur perpĂ©tuelle dâun dĂ©menti et de la nĂ©cessitĂ© de se rappeler son mensonge, avec les faits et dĂ©tails qui lâentouraient, mĂȘme des annĂ©es aprĂšs, sans se contredire. Un vrai travail de galĂ©rien. Si encore il servait au Ciel ! Mais il ne sert quâĂ se prĂ©parer une place en enfer !
Soyez francs. Comme elle est belle, la bouche de lâhomme qui ne connaĂźt pas le mensonge ! Il sera pauvre ? Il sera fruste ? Il sera inconnu ? Il lâest mĂȘme ? Oui. Mais câest toujours un roi parce quâil est sincĂšre. Or la sincĂ©ritĂ© est plus royale que lâor ou quâun diadĂšme, et elle Ă©lĂšve au-dessus des foules plus quâun trĂŽne ; il a enfin une cour de gens honnĂȘtes plus nombreuse que celle dâun monarque. Le voisinage de lâhomme sincĂšre procure sĂ©curitĂ© et rĂ©confort. LâamitiĂ© dâun homme non sincĂšre crĂ©e des ennuis et son seul voisinage suffit Ă donner une impression de malaise. Le menteur rĂ©flĂ©chit-il quâil est toujours tenu en suspicion puisque le mensonge a vite fait de se manifester pour mille raisons ? Comment le croire dĂ©sormais ? MĂȘme sâil dit la vĂ©ritĂ©, et quâon ne demande pas mieux que de le croire, au fond, il restera toujours un doute : â Va-t-il encore mentir â ?
Vous allez dire : â Mais quel rapport peut-il y avoir avec un faux tĂ©moignage ? â Tout mensonge est un faux tĂ©moignage. Il nây a pas que le faux tĂ©moignage en justice.
Soyez simples comme Dieu et un petit enfant. Soyez vĂ©ridiques Ă tous les moments de votre vie. Vous voulez quâon vous considĂšre comme bons ? Soyez-le rĂ©ellement. MĂȘme si un mĂ©disant voulait dire du mal de vous, il y aurait cent bonnes personnes pour rĂ©pliquer : â Non, ce nâest pas vrai. Il est bon. Ses oeuvres parlent pour lui. â
Dans un livre sapientiel, il est dit : â Lâhomme inique sâavance, la perversitĂ© sur les lĂšvres... la fourberie au coeur, mĂ©ditant le mal en toute saison, il suscite des querelles... Il y a six choses que le Seigneur hait, sept qui lui sont en abomination : des yeux hautains, une langue menteuse, des mains qui rĂ©pandent le sang innocent, un coeur qui mĂ©dite des desseins coupables, des pieds empressĂ©s Ă courir au mal, un faux tĂ©moin qui profĂšre des mensonges et le semeur de querelles entre frĂšres... La ruine sâapproche du mĂ©chant Ă cause des pĂ©chĂ©s de sa langue... Un menteur est un tĂ©moin frauduleux. Les lĂšvres sincĂšres ne changent jamais, mais le tĂ©moignage dâun homme au langage frauduleux est changeant. Les paroles de celui qui chuchote semblent simples, mais elles pĂ©nĂštrent dans les viscĂšres. Lâennemi se reconnaĂźt Ă sa façon de parler quand il couve la trahison. Quand il parle Ă voix basse, ne tây fie pas car il porte en son coeur les sept mĂ©chancetĂ©s. Sous des dehors engageants, il cache sa haine, mais sa malice sera Ă©talĂ©e au grand jour... Celui qui creuse une fosse y tombera et la pierre reviendra sur celui qui la fait rouler. â
Le pĂ©chĂ© de mensonge est vieux comme le monde et le sage sâen tient Ă ce quâil a dĂ©cidĂ©, de mĂȘme que le jugement de Dieu Ă lâĂ©gard du menteur.
Je vous le dis : â Nâayez quâune parole. Que votre oui soit toujours oui et votre non toujours non, mĂȘme en face des puissants et des tyrans. Vous en aurez un grand mĂ©rite au Ciel. â
Je vous le dis : â gardez la spontanĂ©itĂ© de lâenfant qui va dâinstinct vers celui dont il ressent la bontĂ© sans rechercher autre chose que la bontĂ©, et qui dit ce que sa propre bontĂ© lui fait penser sans calculer sâil en dit trop et si cela peut lui attirer un blĂąme. â
Allez en paix, et que la vérité devienne votre amie. »
Discours complet de l'EMV 130 : "Tu ne porteras pas de faux témoignages"
EMV 130.5 · Tome 2, p. 377
Seul lâami de Satan connaĂźt la haine. Un homme bon ne hait jamais, pour aucune raison. MĂȘme si on le mĂ©prise, si on lui fait du tort, il pardonne. Il ne hait jamais. La haine, câest le tĂ©moignage quâune Ăąme perdue se rend Ă elle-mĂȘme, et câest le plus beau tĂ©moignage qui puisse ĂȘtre rendu Ă lâinnocent. Car la haine, câest la rĂ©volte du mal contre le bien. On ne pardonne pas Ă lâhomme bon.
EMV 130.6 · Tome 2, p. 378
Agissez bien ! Agissez bien, et vous nâaurez jamais besoin de mentir.