Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 128.3 · Tome 2, p. 362

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Le dĂ©sir prĂ©cĂšde toujours l’action. L’homme est trop faible pour pouvoir dĂ©sirer sans satisfaire son dĂ©sir. Et, ce qui est triste au plus haut point, l’homme ne sait pas en faire autant dans ses justes dĂ©sirs. Dans le mal, l’accomplissement suit le dĂ©sir. Dans le bien, on s’arrĂȘte aprĂšs le dĂ©sir, quand encore on ne revient pas en arriĂšre.

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EMV 128.3 · Tome 2, p. 362

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Le pĂ©chĂ© de dĂ©sir est aussi rĂ©pandu que le chiendent qui se propage tout seul : ĂȘtes-vous des enfants pour ne pas savoir que cette tentation-lĂ  est un poison et qu’il faut la fuir ? “ J’ai Ă©tĂ© tentĂ©. ” On dit ça depuis toujours ! Mais puisque c’est un exemple ancien, l’homme devrait se souvenir de ses consĂ©quences et savoir dire : “ Non. ”

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EMV 128.3 · Tome 2, p. 364

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Le mari qui va Ă  d’autres amours est un assassin de son Ă©pouse, de ses enfants, de lui-mĂȘme. Celui qui entre dans la demeure d’un autre pour commettre l’adultĂšre est un voleur, et des plus vils. Pareil au coucou, il profite sans frais du nid d’autrui. Celui qui trahit la confiance de son ami est un faussaire, car il tĂ©moigne une amitiĂ© qu’en rĂ©alitĂ© il n’éprouve pas. Celui qui agit ainsi se dĂ©shonore lui-mĂȘme et dĂ©shonore ses parents. Peut-il donc avoir Dieu avec lui ?

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EMV 128.4 · Tome 2, p. 363

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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La luxure me dĂ©goĂ»te Ă  tel point que j’en suis rĂ©voltĂ©. Vous avez criĂ© par peur et par dĂ©goĂ»t de la lĂšpre. Pour ma part, mon Ăąme a criĂ© par dĂ©goĂ»t de la luxure. Toutes les misĂšres m’entourent, et pour toutes je suis le Sauveur. Mais je prĂ©fĂšre toucher un mort, un juste Ă  la chair dĂ©jĂ  dĂ©composĂ©e, mais qui fut honnĂȘte et qui est dĂ©jĂ  en paix avec son Ăąme, que d’approcher un dĂ©bauchĂ©. Je suis le Sauveur, mais je suis l’Innocent. Que s’en souviennent tous ceux qui viennent ici ou parlent de moi en me prĂȘtant les ferments de leurs propres passions.

Détail

Jésus vient de rencontrer un jeune débauché, tout juste atteint de la lÚpre. Le Seigneur l'a guéri à cause de la mÚre du jeune homme, mais ce dernier n'était pas repenti à fond.

Annotation

Mon ùme a crié par dégoût de la luxure : A ce sujet, Maria Valtorta écrit sur une copie dactylographiée : Il ressort de cela que c'est seulement par miséricorde et par désir de les racheter que l'infinie Pureté du Verbe approchait ceux qui pÚchent par luxure.

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EMV 128.5 · Tome 2, p. 363

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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JĂ©sus est trĂšs pĂąle, comme s’il Ă©tait souffrant. Il ne retrouve son sourire que lorsqu’il se penche sur des enfants malades et sur des infirmes allongĂ©s sur leurs brancards. Alors, il redevient lui-mĂȘme. En particulier quand, mettant son doigt dans la bouche d’un petit muet d’environ dix ans, il lui fait dire : « JĂ©sus » puis : « Maman ».

Détail

Jésus est trÚs pùle car il a dû approcher un pécheur luxurieux, or la luxure le dégoûte.

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EMV 129 · Tome 2, p. 365-372

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Dans l'EMV 129, un Romain se prĂ©sente avec son frĂšre possĂ©dĂ©. Il a fait un long voyage pour voir le MaĂźtre et que son frĂšre soit guĂ©ri. Cela mĂ©rite rĂ©compense, mais le Christ ne s'arrĂȘte pas lĂ  : il lui parle Ă©galement de l'Ăąme, de Galien, un philosophe romain, et conquiert littĂ©ralement l'Ăąme du Romain. Puis, il guĂ©rit son frĂšre possĂ©dĂ©. Ensuite, JĂ©sus commente un passage du Second Livre des Rois et dit qu'il vient pour tous. Il affirme mĂȘme qu'en agissant ainsi, il a pu Ă©clairer deux Ăąmes qui repartiront chez elles annoncer le Seigneur. Le MaĂźtre parle briĂšvement de l'Ăąme et du fait que le Sauveur est venu pour les paĂŻens Ă©galement. Les deux Romains repartent ensuite. AglaĂ© pleure et JĂ©sus envoie Pierre lui donner un message : "Que les patries passent, mais que le Ciel demeure."

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EMV 129.1-4 · Tome 2, p. 365-368

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« MaĂźtre, il y a un malade. A mon avis, ce serait bien de le guĂ©rir tout de suite parce que... Comme ils ne sont pas juifs, ils disent qu’il est fou, mais nous dirions, nous, qu’il est possĂ©dĂ©. Il crie, il braille, il se dĂ©bat. Viens le voir, toi.

– Tout de suite. OĂč est-il ?

– Il est encore dans la plaine. Entends-tu ces hurlements ? C’est lui. On dirait une bĂȘte, mais c’est lui. Il doit ĂȘtre riche, car celui qui l’accompagne est bien vĂȘtu, et le malade a Ă©tĂ© descendu d’un char trĂšs luxueux et par plusieurs serviteurs. Ce doit ĂȘtre un paĂŻen car il blasphĂšme les dieux de l’Olympe.

– Allons-y.

– Je viens voir aussi » dit Thomas, plus curieux de voir que prĂ©occupĂ© de ses lĂ©gumes.

Ils sortent et, au lieu prendre la direction du fleuve, ils tournent du cÎté des champs qui séparent cette ferme (ainsi dirions-nous) de la maison du régisseur.

Des brebis broutaient dans un prĂ© mais, apeurĂ©es, elles se sont maintenant Ă©parpillĂ©es de tous cĂŽtĂ©s. Des bergers et un chien – c’est le second qui se prĂ©sente dans mes visions – ont vainement essayĂ© de les rassembler. Au milieu du prĂ©, il y a un homme que l’on tient solidement attachĂ© et qui, malgrĂ© cela, bondit comme un forcenĂ©. Il pousse des cris effrayants, toujours plus forts Ă  mesure que JĂ©sus s’approche de lui.

Pierre, Philippe, Matthieu et Nathanaël sont tout prÚs, perplexes. Il y a aussi des gens : des hommes, car les femmes ont peur.

« Tu es venu, Maßtre ? Tu vois cette furie ? dit Pierre.

– Ça va passer.

– Mais... il est païen, le sais-tu ?

– Quelle importance cela peut-il avoir ?

– Eh bien... Ă  cause de son Ăąme !... »

JĂ©sus a un bref sourire et s’avance. Il rejoint le groupe du fou qui s’agite de plus en plus.

129.2 Un homme se dĂ©tache du groupe. Son vĂȘtement et son visage rasĂ© prouvent manifestement que c’est un Romain. Il salue :

« Salut, MaĂźtre. Ta rĂ©putation est arrivĂ©e jusqu’à moi. Tu es plus grand qu’Hippocrate pour les guĂ©risons et que la statue d’Esculape pour opĂ©rer des miracles sur les malades. Je le sais. C’est pour cela que je viens. Tu vois mon frĂšre ? Il est devenu fou Ă  cause d’un mal mystĂ©rieux. Les mĂ©decins n’y comprennent rien. Je suis allĂ© avec lui au temple d’Esculape, mais il en est sorti plus fou encore. J’ai un parent Ă  PtolĂ©maĂŻs. Il m’a envoyĂ© un message par galĂšre. Il disait qu’ici un homme guĂ©rit tout le monde. Et je suis venu. Terrible voyage !

– Il mĂ©rite une rĂ©compense.

– Mais voilĂ , nous ne sommes mĂȘme pas prosĂ©lytes. Juste des Romains, fidĂšles aux dieux. Des paĂŻens, dites-vous. De Sybaris, et maintenant Ă  Chypre.

– C’est vrai, vous ĂȘtes paĂŻens.

– Alors... n’y a-t-il rien pour nous ? Ton Olympe chasse le nĂŽtre ou est chassĂ© par lui.

– Mon Dieu, unique et trine, rùgne, unique et seul.

– Je suis venu pour rien, dit le Romain déçu.

– Pourquoi ?

– Parce que j’appartiens à un autre dieu.

– Il n’y a qu’un Dieu qui crĂ©e l’ñme.

– L’ñme... ?

– L’ñme, cette essence divine créée par Dieu pour chaque homme. C’est notre compagne pendant notre vie, mais elle survit Ă  l’existence.

– Et oĂč est-elle ?

– Dans les profondeurs du moi. Etant divine, elle a beau se trouver dans le sanctuaire le plus sacrĂ©, on peut dire d’elle – et je dis bien “ elle ”, pas “ cela ”, parce qu’elle n’est pas une chose, mais un ĂȘtre vrai et digne de tout respect – qu’elle n’est pas contenue, mais qu’elle contient.

– Par Jupiter ! Mais tu es philosophe ?

– Je suis la Raison unie à Dieu.

– Je croyais que tu l’étais Ă  cause de ce que tu disais...

– Et qu’est-ce que la philosophie quand elle est vraie et honnĂȘte, sinon une Ă©lĂ©vation de la raison humaine vers la Sagesse et la Puissance infinies, c’est-Ă -dire vers Dieu ?

– Dieu ! Dieu !... J’ai ce malheureux qui me trouble, mais j’en oublie presque son Ă©tat pour t’écouter toi, qui es divin.

– Je ne le suis pas de la maniĂšre dont tu le dis. Toi, tu qualifies de divin ce qui dĂ©passe l’humain. Moi, j’affirme qu’un tel nom ne doit ĂȘtre donnĂ© qu’à celui qui est de Dieu.

– Qu’est-ce que Dieu ? Qui l’a jamais vu ?

– On a Ă©crit : “ Toi qui nous as formĂ©s, salut ! Quand je dĂ©cris la perfection humaine, les harmonies de notre corps, je cĂ©lĂšbre ta gloire. ” Il a Ă©tĂ© dit : “ Ta bontĂ© brille en ce que tu as distribuĂ© tes dons Ă  tous les vivants, pour que tout homme ait ce qui lui est nĂ©cessaire. Et tes dons tĂ©moignent de ta sagesse, comme l’accomplissement de tes volontĂ©s tĂ©moigne de ta puissance. ” Reconnais-tu ces paroles ?

– Si Minerve vient Ă  mon secours... elles sont de Galien. Mais comment les connais-tu ? Je suis stupĂ©fait !... »

Jésus sourit et répond :

« Viens au vrai Dieu et son Esprit divin t’instruira “ de la vraie sagesse et de la piĂ©tĂ© qui consistent Ă  se connaĂźtre soi-mĂȘme et Ă  adorer la VĂ©ritĂ©. ”

– Mais c’est toujours de Galien ! Maintenant, j’en suis sĂ»r. En plus d’ĂȘtre mĂ©decin et mage, tu es Ă©galement philosophe. Pourquoi ne viens-tu pas Ă  Rome ?

– Je ne suis ni mĂ©decin, ni mage, ni philosophe, comme tu dis, mais le tĂ©moignage de Dieu sur la terre.

129.3 Amenez-moi le malade. »

On le traĂźne lĂ , tout criant et gesticulant.

« Tu vois ? Tu dis qu’il est fou, qu’aucun mĂ©decin ne peut le guĂ©rir. C’est vrai. Aucun mĂ©decin : car il n’est pas fou. Mais un ĂȘtre des enfers – je parle ainsi pour toi qui es paĂŻen – est entrĂ© en lui.

– Mais il n’a pas l’esprit d’une pythie. Au contraire, il ne dit que des choses fausses.

– Nous donnons Ă  cet esprit le nom de “ dĂ©mon ”, non de pythie. Il y a celui qui parle et celui qui est muet. Celui qui trompe par des raisons teintĂ©es de vĂ©ritĂ©s et celui qui n’est que dĂ©sordre mental. Le premier de ces deux est le plus complet et le plus dangereux. Ton frĂšre a le second. Mais maintenant, il va en sortir.

– Comment ?

– Lui-mĂȘme te le dira. »

Jésus ordonne :

« Quitte cet homme ! Retourne à ton abßme.

– J’y vais. Contre toi, mon pouvoir est trop faible. Tu me chasses et me muselles. Pourquoi es-tu toujours victorieux... ? »

L’esprit a parlĂ© par la bouche de l’homme qui s’affaisse ensuite, comme Ă©puisĂ©.

« Il est guéri. Déliez-le sans crainte.

– GuĂ©ri ? En es-tu sĂ»r ? Mais... mais moi, je t’adore ! »

Le Romain veut se prosterner, mais Jésus refuse.

« ElĂšve ton Ăąme. C’est au Ciel qu’est Dieu. Adore-le et va Ă  lui. Adieu.

– Non. Pour ça, non. Accepte au moins quelque chose. Permets-moi de te traiter comme les prĂȘtres d’Esculape. Permets-moi de t’entendre parler... Permets-moi de parler de toi dans ma patrie...

– D’accord, et viens avec ton frĂšre. »

Le frÚre regarde autour de lui, stupéfait, et demande :

« Mais oĂč suis-je ? Ce n’est pas Cintium, ici ! OĂč est la mer ?

– Tu Ă©tais... »

Jésus fait un signe pour lui imposer le silence :

« Tu Ă©tais pris par une grande fiĂšvre et on t’a conduit sous un autre climat. Maintenant, tu vas mieux. Viens. »

Ils vont tous dans la grande salle, mais tous ne sont pas Ă©mus de la mĂȘme maniĂšre : il y a les admirateurs et ceux qui critiquent la guĂ©rison du paĂŻen.

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