Notes du thĂšme

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Confort de lecture

EMV 127.7 · Tome 2, p. 358

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Cet homme n’oubliait pas de faire les offrandes rituelles, mais il ne savait pas offrir Ă  Dieu un sacrifice spirituel, c’est-Ă -dire s’éloigner du pĂ©chĂ©, faire pĂ©nitence, demander par ses actes le pardon. Les offrandes hypocrites, faites avec des richesses provenant de biens mal acquis, reviennent Ă  inviter Dieu Ă  se faire complice des mauvaises actions de l’homme. Cela peut-il donc arriver ? N’est-ce pas se moquer de Dieu que d’avoir cette audace ? Dieu repousse celui qui dit : “ VoilĂ  mon sacrifice ”, mais brĂ»le de continuer sa vie de pĂ©chĂ©. Est-ce que le jeĂ»ne corporel sert Ă  quelque chose lorsque l’ñme ne s’impose pas le jeĂ»ne du pĂ©chĂ© ?

Détail

Jésus parle de Doras.

Mots-clés

EMV 128 · Tome 2, p. 359-364

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Un homme lĂ©preux (adolescent) se prĂ©sente Ă  JĂ©sus. Il a commis l'adultĂšre avec une belle femme. La lĂšpre vient juste d'apparaĂźtre et il va ĂȘtre condamnĂ©. Il implore la MisĂ©ricorde de Dieu, mais n'est pas vraiment repenti Ă  fond. JĂ©sus accĂšde Ă  la guĂ©rison physique, non pas Ă  cause du jeune homme, mais Ă  cause de sa mĂšre. Puis il fait un discours sur le fait de ne pas convoiter la femme d'autrui.

Mots-clés

EMV 128.1-4 · Tome 2, p. 359-363

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

128.1 JĂ©sus passe au milieu d’un vrai petit peuple qui l’appelle de tous cĂŽtĂ©s. L’un montre ses blessures, l’autre Ă©numĂšre ses malheurs, un autre encore se borne Ă  dire : « Aie pitiĂ© de moi. » Certains lui prĂ©sentent leurs petits enfants pour qu’il les bĂ©nisse. Cette paisible journĂ©e sans vent a amenĂ© beaucoup, beaucoup de monde.

Quand JĂ©sus a dĂ©jĂ  presque gagnĂ© sa place, voilĂ  qu’arrive du sentier qui conduit au fleuve un cri Ă  faire pitiĂ© :

« Fils de David, aie pitié du malheureux homme que je suis ! »

Jésus se tourne dans cette direction, tout comme les disciples et la foule. Mais un buisson touffu de buis cache celui qui supplie.

« Qui es-tu ? Avance.

– Impossible. Je suis infectĂ©. Je dois me rendre auprĂšs du prĂȘtre pour ĂȘtre rayĂ© du monde des vivants. J’ai pĂ©chĂ© et la lĂšpre est apparue sur mon corps. J’espĂšre en toi !

– Un lĂ©preux ! Un lĂ©preux ! AnathĂšme ! Lapidons-le ! »

Orageuse, la foule s’agite.

JĂ©sus fait un geste qui impose le silence et l’immobilitĂ©.

« Il n’est pas plus infectĂ© que celui qui est dans le pĂ©chĂ©. Aux yeux de Dieu le pĂ©cheur impĂ©nitent est encore plus souillĂ© que le lĂ©preux repenti. Que celui qui est capable de croire me suive. »

Avec les disciples, des curieux le suivent. D’autres allongent le cou, mais restent lĂ  oĂč ils sont.

JĂ©sus s’éloigne de la maison et du sentier en direction du buisson. Puis il s’arrĂȘte et ordonne :

« Montre-toi ! »

Un jeune homme sort, Ă  peine plus ĂągĂ© qu’un adolescent, encore beau, au visage lĂ©gĂšrement ombragĂ© d’une moustache naissante et d’une barbe lĂ©gĂšre, un visage encore frais et plein, aux yeux baignĂ©s de larmes.

Un grand cri s’élĂšve d’un groupe de femmes toutes voilĂ©es qui pleuraient auparavant dans la cour de la maison au passage de JĂ©sus et qui s’étaient mises Ă  pleurer encore plus fort devant les menaces de la foule :

« Mon fils ! »

La femme s’effondre dans les bras d’une autre, parente ou amie, je ne sais.

Jésus avance encore vers le malheureux :

« Tu es bien jeune ! D’oĂč vient cette lĂšpre ? »

Le jeune homme baisse les yeux, a les joues en feu, balbutie, mais n’ose en dire plus. JĂ©sus rĂ©pĂšte sa question. Il dit quelques mots plus nets, mais on ne saisit que ceux-ci :

« ... mon pÚre... je suis allé... et nous avons péché... pas moi seulement.

– VoilĂ  ta mĂšre qui espĂšre et qui pleure. Au Ciel, il y a Dieu qui sait. Moi-mĂȘme, je me trouve ici, et je sais aussi. Mais pour avoir pitiĂ©, j’ai besoin que tu t’humilies. Parle.

– Parle, mon enfant. Aie pitiĂ© des entrailles qui t’ont portĂ© » gĂ©mit sa mĂšre, qui s’est traĂźnĂ©e jusqu’auprĂšs de JĂ©sus et, maintenant, Ă  genoux, tenant inconsciemment un pan du vĂȘtement de JĂ©sus d’une main, tend l’autre vers son fils et dĂ©couvre un pauvre visage brĂ»lĂ© par les larmes.

JĂ©sus lui pose la main sur la tĂȘte.

« Parle, lui répÚte-t-il.

– Je suis l’aĂźnĂ© et j’aide mon pĂšre dans son commerce. Il m’a envoyĂ© Ă  JĂ©richo plusieurs fois pour parler avec ses clients et... l’un... l’un avait une belle jeune femme... Elle m’a... m’a plu. J’y allais plus qu’il n’était nĂ©cessaire... Je lui ai plu... Nous avons Ă©prouvĂ© du dĂ©sir l’un pour l’autre et... nous avons pĂ©chĂ© pendant les absences de son mari... Je ne sais comment cela est arrivĂ©, car elle Ă©tait en bonne santĂ©. Oui. Non seulement j’étais en bonne santĂ© et la dĂ©sirais... Mais elle l’était, elle aussi et me dĂ©sirait. Je ne sais pas si... si elle a eu d’autres amants en mĂȘme temps que moi et s’est contaminĂ©e... Je sais que la lĂšpre s’est dĂ©veloppĂ©e aussitĂŽt sur elle ; elle est dĂ©jĂ  au milieu des tombeaux, condamnĂ©e Ă  mourir vivante... Quant Ă  moi... moi... Maman ! Tu l’as vu. Il y a peu de chose, mais on dit que c’est la lĂšpre... et j’en mourrai. Quand ?... Plus de vie... plus de maison... plus de maman !... Oh ! Maman ! Je te vois et ne peux te donner un baiser !... Aujourd’hui, ils viennent dĂ©chirer mes vĂȘtements et me chasser de la maison... du village... C’est pire que la mort. Et je n’aurai mĂȘme pas les larmes de ma maman sur mon cadavre... »

Le jeune homme pleure. Sa mÚre ressemble à une plante brisée par le vent tant elle est secouée par les sanglots.

Les gens discutent et se partagent en sentiments opposés.

128.2 Jésus est triste. Il parle :

« Quand tu as pĂ©chĂ©, tu n’as pas pensĂ© Ă  ta mĂšre ? Tu as Ă©tĂ© fou au point de ne plus te souvenir que tu avais une mĂšre sur la terre et qu’il y avait un Dieu au Ciel ? Et si la lĂšpre n’était pas apparue, tu ne te serais jamais souvenu que tu offensais Dieu et ton prochain ? Qu’as-tu fait de ton Ăąme... de ta jeunesse ?

– J’ai Ă©tĂ© tentĂ©...

– Es-tu un enfant pour ignorer que ce fruit est maudit ? Tu mĂ©riterais de mourir sans que j’aie pitiĂ©.

– Oh ! PitiĂ© ! Toi seul, tu peux...

– Pas moi : Dieu. Et si tu promets ici de ne plus pĂ©cher...

– Je le promets. Je le promets. Sauve-moi, Seigneur. Je n’ai plus que quelques heures avant la condamnation. Maman !... Maman ! Aide-moi par tes larmes !... Oh ! Maman ! »

La femme n’a mĂȘme plus de voix. Elle s’accroche aux jambes de JĂ©sus et lĂšve son visage aux yeux dilatĂ©s par la douleur, le visage tragique de quelqu’un qui se noie et qui sait que c’est l’unique soutien qui le retient et peut le sauver.

Jésus la regarde. Il lui sourit avec pitié.

« RelÚve-toi, mÚre. Ton fils est guéri. Mais à cause de toi, pas à cause de lui. »

La femme a encore du mal à y croire. Il lui semble que son enfant ne peut avoir été guéri comme cela, à distance, et au milieu de ses sanglots continuels, elle fait des signes de dénégation.

« Homme, ĂŽte la tunique de ta poitrine. C’était lĂ  que tu avais la tache. Que ta mĂšre soit consolĂ©e. »

Le jeune homme descend son vĂȘtement, apparaissant nu aux yeux de tous. Il n’a que la peau unie et lisse d’un jeune homme bien robuste.

« Regarde, mĂšre » dit JĂ©sus, en se penchant pour relever la femme. C’est un mouvement qui sert aussi Ă  la retenir quand son amour de mĂšre et la vue du miracle pourraient l’inciter Ă  se jeter sur son fils sans attendre qu’il soit purifiĂ©. Se rendant compte de l’impossibilitĂ© d’aller lĂ  oĂč la pousse son amour maternel, elle s’abandonne sur la poitrine de JĂ©sus et lui donne un baiser dans un vrai dĂ©lire de joie. Elle pleure, rit, embrasse, bĂ©nit... et JĂ©sus la caresse avec pitiĂ©. Puis il dit au jeune homme :

« Va trouver le prĂȘtre. Et rappelle-toi que Dieu t’a guĂ©ri Ă  cause de ta mĂšre et pour que tu sois juste, Ă  l’avenir. Va ! »

Le jeune homme s’en va aprĂšs avoir bĂ©ni le Sauveur, suivi Ă  distance par sa mĂšre et celles qui l’accompagnent. La foule lance des hosannas.

128.3 Jésus retourne à sa place.

« Lui aussi avait oubliĂ© qu’il y a un Dieu qui ordonne que l’on mĂšne une vie honnĂȘte. Il avait oubliĂ© qu’il est dĂ©fendu de se faire des dieux qui ne sont pas Dieu. Il avait oubliĂ© de sanctifier le sabbat comme je l’ai enseignĂ©. Il avait oubliĂ© le respect affectueux pour sa mĂšre. Il avait oubliĂ© qu’on ne doit pas commettre l’impuretĂ©, qu’on ne doit pas voler, ĂȘtre faux, que l’on ne doit pas dĂ©sirer la femme d’autrui, qu’on ne doit pas se tuer ni tuer son Ăąme, qu’on ne doit pas commettre l’adultĂšre. Il avait tout oubliĂ©. Voyez comme il a Ă©tĂ© frappĂ©.

“ Ne pas dĂ©sirer la femme d’autrui ” ne fait qu’un avec “ ne pas commettre l’adultĂšre. ” Car le dĂ©sir prĂ©cĂšde toujours l’action. L’homme est trop faible pour pouvoir dĂ©sirer sans satisfaire son dĂ©sir. Et, ce qui est triste au plus haut point, l’homme ne sait pas en faire autant dans ses justes dĂ©sirs. Dans le mal, l’accomplissement suit le dĂ©sir. Dans le bien, on s’arrĂȘte aprĂšs le dĂ©sir, quand encore on ne revient pas en arriĂšre.

Ce que je lui ai dit, je vous l’adresse Ă  tous, car le pĂ©chĂ© de dĂ©sir est aussi rĂ©pandu que le chiendent qui se propage tout seul : ĂȘtes-vous des enfants pour ne pas savoir que cette tentation-lĂ  est un poison et qu’il faut la fuir ? “ J’ai Ă©tĂ© tentĂ©. ” On dit ça depuis toujours ! Mais puisque c’est un exemple ancien, l’homme devrait se souvenir de ses consĂ©quences et savoir dire : “ Non. ” Notre histoire ne manque pas d’exemples de personnes qui ont su demeurer chastes malgrĂ© toutes les sĂ©ductions du sexe et les menaces des violents.

La tentation est-elle un mal ? Elle ne l’est pas. C’est l’oeuvre du Malin, mais elle se change en gloire pour celui qui en triomphe.

Le mari qui va Ă  d’autres amours est un assassin de son Ă©pouse, de ses enfants, de lui-mĂȘme. Celui qui entre dans la demeure d’un autre pour commettre l’adultĂšre est un voleur, et des plus vils. Pareil au coucou, il profite sans frais du nid d’autrui. Celui qui trahit la confiance de son ami est un faussaire, car il tĂ©moigne une amitiĂ© qu’en rĂ©alitĂ© il n’éprouve pas. Celui qui agit ainsi se dĂ©shonore lui-mĂȘme et dĂ©shonore ses parents. Peut-il donc avoir Dieu avec lui ?

128.4 J’ai accompli ce miracle pour cette pauvre mĂšre. Mais la luxure me dĂ©goĂ»te Ă  tel point que j’en suis rĂ©voltĂ©. Vous avez criĂ© par peur et par dĂ©goĂ»t de la lĂšpre. Pour ma part, mon Ăąme a criĂ© par dĂ©goĂ»t de la luxure. Toutes les misĂšres m’entourent, et pour toutes je suis le Sauveur. Mais je prĂ©fĂšre toucher un mort, un juste Ă  la chair dĂ©jĂ  dĂ©composĂ©e, mais qui fut honnĂȘte et qui est dĂ©jĂ  en paix avec son Ăąme, que d’approcher un dĂ©bauchĂ©. Je suis le Sauveur, mais je suis l’Innocent. Que s’en souviennent tous ceux qui viennent ici ou parlent de moi en me prĂȘtant les ferments de leurs propres passions.

Je comprends que vous attendriez autre chose de moi. Mais j’en suis incapable. La ruine d’une jeunesse Ă  peine formĂ©e et dĂ©truite par la passion m’a troublĂ© davantage que si j’avais touchĂ© la mort. Allons vers les malades. Ne pouvant, Ă  cause de la nausĂ©e qui m’étrangle, ĂȘtre la Parole, je serai le salut de ceux qui espĂšrent en moi.

Que la paix soit avec vous. »

En effet, JĂ©sus est trĂšs pĂąle, comme s’il Ă©tait souffrant. Il ne retrouve son sourire que lorsqu’il se penche sur des enfants malades et sur des infirmes allongĂ©s sur leurs brancards. Alors, il redevient lui-mĂȘme. En particulier quand, mettant son doigt dans la bouche d’un petit muet d’environ dix ans, il lui fait dire : « JĂ©sus » puis : « Maman ».

Les gens s’en vont tout doucement.

Détail

Guérison d'un jeune débauché qui est lépreux. Il obtient sa guérison grùce à sa mÚre.

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EMV 128.1 · Tome 2, p. 359

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Il n'est pas plus infecté que celui qui est dans le péché. Aux yeux de Dieu le pécheur impénitent est encore plus souillé que le lépreux repenti.

Détail

Jésus est face à un lépreux et la foule s'agite. Il dit alors :

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EMV 128.3-4 · Tome 2, p. 362-363

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Lui aussi [le jeune homme dĂ©bauchĂ©] avait oubliĂ© qu’il y a un Dieu qui ordonne que l’on mĂšne une vie honnĂȘte. Il avait oubliĂ© qu’il est dĂ©fendu de se faire des dieux qui ne sont pas Dieu. Il avait oubliĂ© de sanctifier le sabbat comme je l’ai enseignĂ©. Il avait oubliĂ© le respect affectueux pour sa mĂšre. Il avait oubliĂ© qu’on ne doit pas commettre l’impuretĂ©, qu’on ne doit pas voler, ĂȘtre faux, que l’on ne doit pas dĂ©sirer la femme d’autrui, qu’on ne doit pas se tuer ni tuer son Ăąme, qu’on ne doit pas commettre l’adultĂšre. Il avait tout oubliĂ©. Voyez comme il a Ă©tĂ© frappĂ©.

“ Ne pas dĂ©sirer la femme d’autrui ” ne fait qu’un avec “ ne pas commettre l’adultĂšre. ” Car le dĂ©sir prĂ©cĂšde toujours l’action. L’homme est trop faible pour pouvoir dĂ©sirer sans satisfaire son dĂ©sir. Et, ce qui est triste au plus haut point, l’homme ne sait pas en faire autant dans ses justes dĂ©sirs. Dans le mal, l’accomplissement suit le dĂ©sir. Dans le bien, on s’arrĂȘte aprĂšs le dĂ©sir, quand encore on ne revient pas en arriĂšre.

Ce que je lui ai dit, je vous l’adresse Ă  tous, car le pĂ©chĂ© de dĂ©sir est aussi rĂ©pandu que le chiendent qui se propage tout seul : ĂȘtes-vous des enfants pour ne pas savoir que cette tentation-lĂ  est un poison et qu’il faut la fuir ? “ J’ai Ă©tĂ© tentĂ©. ” On dit ça depuis toujours ! Mais puisque c’est un exemple ancien, l’homme devrait se souvenir de ses consĂ©quences et savoir dire : “ Non. ” Notre histoire ne manque pas d’exemples de personnes qui ont su demeurer chastes malgrĂ© toutes les sĂ©ductions du sexe et les menaces des violents.

La tentation est-elle un mal ? Elle ne l’est pas. C’est l’oeuvre du Malin, mais elle se change en gloire pour celui qui en triomphe.

Le mari qui va Ă  d’autres amours est un assassin de son Ă©pouse, de ses enfants, de lui-mĂȘme. Celui qui entre dans la demeure d’un autre pour commettre l’adultĂšre est un voleur, et des plus vils. Pareil au coucou, il profite sans frais du nid d’autrui. Celui qui trahit la confiance de son ami est un faussaire, car il tĂ©moigne une amitiĂ© qu’en rĂ©alitĂ© il n’éprouve pas. Celui qui agit ainsi se dĂ©shonore lui-mĂȘme et dĂ©shonore ses parents. Peut-il donc avoir Dieu avec lui ?

128.4 J’ai accompli ce miracle pour cette pauvre mĂšre. Mais la luxure me dĂ©goĂ»te Ă  tel point que j’en suis rĂ©voltĂ©. Vous avez criĂ© par peur et par dĂ©goĂ»t de la lĂšpre. Pour ma part, mon Ăąme a criĂ© par dĂ©goĂ»t de la luxure. Toutes les misĂšres m’entourent, et pour toutes je suis le Sauveur. Mais je prĂ©fĂšre toucher un mort, un juste Ă  la chair dĂ©jĂ  dĂ©composĂ©e, mais qui fut honnĂȘte et qui est dĂ©jĂ  en paix avec son Ăąme, que d’approcher un dĂ©bauchĂ©. Je suis le Sauveur, mais je suis l’Innocent. Que s’en souviennent tous ceux qui viennent ici ou parlent de moi en me prĂȘtant les ferments de leurs propres passions.

Je comprends que vous attendriez autre chose de moi. Mais j’en suis incapable. La ruine d’une jeunesse Ă  peine formĂ©e et dĂ©truite par la passion m’a troublĂ© davantage que si j’avais touchĂ© la mort. Allons vers les malades. Ne pouvant, Ă  cause de la nausĂ©e qui m’étrangle, ĂȘtre la Parole, je serai le salut de ceux qui espĂšrent en moi.

Que la paix soit avec vous. »

Détail

Ce discours est lié à la guérison d'un jeune débauché qui avait attrapé la lÚpre. Il a été guéri, non pas tant par son repentir, qui n'était pas assez profond, mais par l'intercession de sa mÚre. Voir 128.1 et 128.2 ou la note 2681 sur l'Index Valtorta.

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EMV 128.3 · Tome 2, p. 362

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Le dĂ©sir prĂ©cĂšde toujours l’action. L’homme est trop faible pour pouvoir dĂ©sirer sans satisfaire son dĂ©sir. Et, ce qui est triste au plus haut point, l’homme ne sait pas en faire autant dans ses justes dĂ©sirs. Dans le mal, l’accomplissement suit le dĂ©sir. Dans le bien, on s’arrĂȘte aprĂšs le dĂ©sir, quand encore on ne revient pas en arriĂšre.

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