EMV 127.7 · Tome 2, p. 347
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Je le dĂ©clare : â Le coeur est lĂ oĂč est le trĂ©sor et le trĂ©sor est lĂ oĂč est le coeur. Câest donc dans le coeur que se trouve le trĂ©sor. â
Notes du thĂšme
EMV 127.7 · Tome 2, p. 347
Je le dĂ©clare : â Le coeur est lĂ oĂč est le trĂ©sor et le trĂ©sor est lĂ oĂč est le coeur. Câest donc dans le coeur que se trouve le trĂ©sor. â
EMV 127.7 · Tome 2, p. 358
Est-ce que le jeûne corporel sert à quelque chose lorsque l'ùme ne s'impose pas le jeûne du péché ?
EMV 127.7 · Tome 2, p. 358
Cet homme nâoubliait pas de faire les offrandes rituelles, mais il ne savait pas offrir Ă Dieu un sacrifice spirituel, câest-Ă -dire sâĂ©loigner du pĂ©chĂ©, faire pĂ©nitence, demander par ses actes le pardon. Les offrandes hypocrites, faites avec des richesses provenant de biens mal acquis, reviennent Ă inviter Dieu Ă se faire complice des mauvaises actions de lâhomme. Cela peut-il donc arriver ? Nâest-ce pas se moquer de Dieu que dâavoir cette audace ? Dieu repousse celui qui dit : â VoilĂ mon sacrifice â, mais brĂ»le de continuer sa vie de pĂ©chĂ©. Est-ce que le jeĂ»ne corporel sert Ă quelque chose lorsque lâĂąme ne sâimpose pas le jeĂ»ne du pĂ©chĂ© ?
Jésus parle de Doras.
EMV 127.7 · Tome 2, p. 358
La haine tue jusquâĂ lâamour animal et Ă©goĂŻste quâon a pour soi.
EMV 127.7 · Tome 2, p. 358
La vie et la mort enseignent Ă bien vivre et Ă bien mourir, pour conquĂ©rir la Vie qui nâest pas sujette Ă la mort.
EMV 128 · Tome 2, p. 359-364
Un homme lĂ©preux (adolescent) se prĂ©sente Ă JĂ©sus. Il a commis l'adultĂšre avec une belle femme. La lĂšpre vient juste d'apparaĂźtre et il va ĂȘtre condamnĂ©. Il implore la MisĂ©ricorde de Dieu, mais n'est pas vraiment repenti Ă fond. JĂ©sus accĂšde Ă la guĂ©rison physique, non pas Ă cause du jeune homme, mais Ă cause de sa mĂšre. Puis il fait un discours sur le fait de ne pas convoiter la femme d'autrui.
EMV 128.1-4 · Tome 2, p. 359-363
128.1 JĂ©sus passe au milieu dâun vrai petit peuple qui lâappelle de tous cĂŽtĂ©s. Lâun montre ses blessures, lâautre Ă©numĂšre ses malheurs, un autre encore se borne Ă dire : « Aie pitiĂ© de moi. » Certains lui prĂ©sentent leurs petits enfants pour quâil les bĂ©nisse. Cette paisible journĂ©e sans vent a amenĂ© beaucoup, beaucoup de monde.
Quand JĂ©sus a dĂ©jĂ presque gagnĂ© sa place, voilĂ quâarrive du sentier qui conduit au fleuve un cri Ă faire pitiĂ© :
« Fils de David, aie pitié du malheureux homme que je suis ! »
Jésus se tourne dans cette direction, tout comme les disciples et la foule. Mais un buisson touffu de buis cache celui qui supplie.
« Qui es-tu ? Avance.
â Impossible. Je suis infectĂ©. Je dois me rendre auprĂšs du prĂȘtre pour ĂȘtre rayĂ© du monde des vivants. Jâai pĂ©chĂ© et la lĂšpre est apparue sur mon corps. JâespĂšre en toi !
â Un lĂ©preux ! Un lĂ©preux ! AnathĂšme ! Lapidons-le ! »
Orageuse, la foule sâagite.
JĂ©sus fait un geste qui impose le silence et lâimmobilitĂ©.
« Il nâest pas plus infectĂ© que celui qui est dans le pĂ©chĂ©. Aux yeux de Dieu le pĂ©cheur impĂ©nitent est encore plus souillĂ© que le lĂ©preux repenti. Que celui qui est capable de croire me suive. »
Avec les disciples, des curieux le suivent. Dâautres allongent le cou, mais restent lĂ oĂč ils sont.
JĂ©sus sâĂ©loigne de la maison et du sentier en direction du buisson. Puis il sâarrĂȘte et ordonne :
« Montre-toi ! »
Un jeune homme sort, Ă peine plus ĂągĂ© quâun adolescent, encore beau, au visage lĂ©gĂšrement ombragĂ© dâune moustache naissante et dâune barbe lĂ©gĂšre, un visage encore frais et plein, aux yeux baignĂ©s de larmes.
Un grand cri sâĂ©lĂšve dâun groupe de femmes toutes voilĂ©es qui pleuraient auparavant dans la cour de la maison au passage de JĂ©sus et qui sâĂ©taient mises Ă pleurer encore plus fort devant les menaces de la foule :
« Mon fils ! »
La femme sâeffondre dans les bras dâune autre, parente ou amie, je ne sais.
Jésus avance encore vers le malheureux :
« Tu es bien jeune ! DâoĂč vient cette lĂšpre ? »
Le jeune homme baisse les yeux, a les joues en feu, balbutie, mais nâose en dire plus. JĂ©sus rĂ©pĂšte sa question. Il dit quelques mots plus nets, mais on ne saisit que ceux-ci :
« ... mon pÚre... je suis allé... et nous avons péché... pas moi seulement.
â VoilĂ ta mĂšre qui espĂšre et qui pleure. Au Ciel, il y a Dieu qui sait. Moi-mĂȘme, je me trouve ici, et je sais aussi. Mais pour avoir pitiĂ©, jâai besoin que tu tâhumilies. Parle.
â Parle, mon enfant. Aie pitiĂ© des entrailles qui tâont portĂ© » gĂ©mit sa mĂšre, qui sâest traĂźnĂ©e jusquâauprĂšs de JĂ©sus et, maintenant, Ă genoux, tenant inconsciemment un pan du vĂȘtement de JĂ©sus dâune main, tend lâautre vers son fils et dĂ©couvre un pauvre visage brĂ»lĂ© par les larmes.
JĂ©sus lui pose la main sur la tĂȘte.
« Parle, lui répÚte-t-il.
â Je suis lâaĂźnĂ© et jâaide mon pĂšre dans son commerce. Il mâa envoyĂ© Ă JĂ©richo plusieurs fois pour parler avec ses clients et... lâun... lâun avait une belle jeune femme... Elle mâa... mâa plu. Jây allais plus quâil nâĂ©tait nĂ©cessaire... Je lui ai plu... Nous avons Ă©prouvĂ© du dĂ©sir lâun pour lâautre et... nous avons pĂ©chĂ© pendant les absences de son mari... Je ne sais comment cela est arrivĂ©, car elle Ă©tait en bonne santĂ©. Oui. Non seulement jâĂ©tais en bonne santĂ© et la dĂ©sirais... Mais elle lâĂ©tait, elle aussi et me dĂ©sirait. Je ne sais pas si... si elle a eu dâautres amants en mĂȘme temps que moi et sâest contaminĂ©e... Je sais que la lĂšpre sâest dĂ©veloppĂ©e aussitĂŽt sur elle ; elle est dĂ©jĂ au milieu des tombeaux, condamnĂ©e Ă mourir vivante... Quant Ă moi... moi... Maman ! Tu lâas vu. Il y a peu de chose, mais on dit que câest la lĂšpre... et jâen mourrai. Quand ?... Plus de vie... plus de maison... plus de maman !... Oh ! Maman ! Je te vois et ne peux te donner un baiser !... Aujourdâhui, ils viennent dĂ©chirer mes vĂȘtements et me chasser de la maison... du village... Câest pire que la mort. Et je nâaurai mĂȘme pas les larmes de ma maman sur mon cadavre... »
Le jeune homme pleure. Sa mÚre ressemble à une plante brisée par le vent tant elle est secouée par les sanglots.
Les gens discutent et se partagent en sentiments opposés.
128.2 Jésus est triste. Il parle :
« Quand tu as pĂ©chĂ©, tu nâas pas pensĂ© Ă ta mĂšre ? Tu as Ă©tĂ© fou au point de ne plus te souvenir que tu avais une mĂšre sur la terre et quâil y avait un Dieu au Ciel ? Et si la lĂšpre nâĂ©tait pas apparue, tu ne te serais jamais souvenu que tu offensais Dieu et ton prochain ? Quâas-tu fait de ton Ăąme... de ta jeunesse ?
â Jâai Ă©tĂ© tentĂ©...
â Es-tu un enfant pour ignorer que ce fruit est maudit ? Tu mĂ©riterais de mourir sans que jâaie pitiĂ©.
â Oh ! PitiĂ© ! Toi seul, tu peux...
â Pas moi : Dieu. Et si tu promets ici de ne plus pĂ©cher...
â Je le promets. Je le promets. Sauve-moi, Seigneur. Je nâai plus que quelques heures avant la condamnation. Maman !... Maman ! Aide-moi par tes larmes !... Oh ! Maman ! »
La femme nâa mĂȘme plus de voix. Elle sâaccroche aux jambes de JĂ©sus et lĂšve son visage aux yeux dilatĂ©s par la douleur, le visage tragique de quelquâun qui se noie et qui sait que câest lâunique soutien qui le retient et peut le sauver.
Jésus la regarde. Il lui sourit avec pitié.
« RelÚve-toi, mÚre. Ton fils est guéri. Mais à cause de toi, pas à cause de lui. »
La femme a encore du mal à y croire. Il lui semble que son enfant ne peut avoir été guéri comme cela, à distance, et au milieu de ses sanglots continuels, elle fait des signes de dénégation.
« Homme, ĂŽte la tunique de ta poitrine. CâĂ©tait lĂ que tu avais la tache. Que ta mĂšre soit consolĂ©e. »
Le jeune homme descend son vĂȘtement, apparaissant nu aux yeux de tous. Il nâa que la peau unie et lisse dâun jeune homme bien robuste.
« Regarde, mĂšre » dit JĂ©sus, en se penchant pour relever la femme. Câest un mouvement qui sert aussi Ă la retenir quand son amour de mĂšre et la vue du miracle pourraient lâinciter Ă se jeter sur son fils sans attendre quâil soit purifiĂ©. Se rendant compte de lâimpossibilitĂ© dâaller lĂ oĂč la pousse son amour maternel, elle sâabandonne sur la poitrine de JĂ©sus et lui donne un baiser dans un vrai dĂ©lire de joie. Elle pleure, rit, embrasse, bĂ©nit... et JĂ©sus la caresse avec pitiĂ©. Puis il dit au jeune homme :
« Va trouver le prĂȘtre. Et rappelle-toi que Dieu tâa guĂ©ri Ă cause de ta mĂšre et pour que tu sois juste, Ă lâavenir. Va ! »
Le jeune homme sâen va aprĂšs avoir bĂ©ni le Sauveur, suivi Ă distance par sa mĂšre et celles qui lâaccompagnent. La foule lance des hosannas.
128.3 Jésus retourne à sa place.
« Lui aussi avait oubliĂ© quâil y a un Dieu qui ordonne que lâon mĂšne une vie honnĂȘte. Il avait oubliĂ© quâil est dĂ©fendu de se faire des dieux qui ne sont pas Dieu. Il avait oubliĂ© de sanctifier le sabbat comme je lâai enseignĂ©. Il avait oubliĂ© le respect affectueux pour sa mĂšre. Il avait oubliĂ© quâon ne doit pas commettre lâimpuretĂ©, quâon ne doit pas voler, ĂȘtre faux, que lâon ne doit pas dĂ©sirer la femme dâautrui, quâon ne doit pas se tuer ni tuer son Ăąme, quâon ne doit pas commettre lâadultĂšre. Il avait tout oubliĂ©. Voyez comme il a Ă©tĂ© frappĂ©.
â Ne pas dĂ©sirer la femme dâautrui â ne fait quâun avec â ne pas commettre lâadultĂšre. â Car le dĂ©sir prĂ©cĂšde toujours lâaction. Lâhomme est trop faible pour pouvoir dĂ©sirer sans satisfaire son dĂ©sir. Et, ce qui est triste au plus haut point, lâhomme ne sait pas en faire autant dans ses justes dĂ©sirs. Dans le mal, lâaccomplissement suit le dĂ©sir. Dans le bien, on sâarrĂȘte aprĂšs le dĂ©sir, quand encore on ne revient pas en arriĂšre.
Ce que je lui ai dit, je vous lâadresse Ă tous, car le pĂ©chĂ© de dĂ©sir est aussi rĂ©pandu que le chiendent qui se propage tout seul : ĂȘtes-vous des enfants pour ne pas savoir que cette tentation-lĂ est un poison et quâil faut la fuir ? â Jâai Ă©tĂ© tentĂ©. â On dit ça depuis toujours ! Mais puisque câest un exemple ancien, lâhomme devrait se souvenir de ses consĂ©quences et savoir dire : â Non. â Notre histoire ne manque pas dâexemples de personnes qui ont su demeurer chastes malgrĂ© toutes les sĂ©ductions du sexe et les menaces des violents.
La tentation est-elle un mal ? Elle ne lâest pas. Câest lâoeuvre du Malin, mais elle se change en gloire pour celui qui en triomphe.
Le mari qui va Ă dâautres amours est un assassin de son Ă©pouse, de ses enfants, de lui-mĂȘme. Celui qui entre dans la demeure dâun autre pour commettre lâadultĂšre est un voleur, et des plus vils. Pareil au coucou, il profite sans frais du nid dâautrui. Celui qui trahit la confiance de son ami est un faussaire, car il tĂ©moigne une amitiĂ© quâen rĂ©alitĂ© il nâĂ©prouve pas. Celui qui agit ainsi se dĂ©shonore lui-mĂȘme et dĂ©shonore ses parents. Peut-il donc avoir Dieu avec lui ?
128.4 Jâai accompli ce miracle pour cette pauvre mĂšre. Mais la luxure me dĂ©goĂ»te Ă tel point que jâen suis rĂ©voltĂ©. Vous avez criĂ© par peur et par dĂ©goĂ»t de la lĂšpre. Pour ma part, mon Ăąme a criĂ© par dĂ©goĂ»t de la luxure. Toutes les misĂšres mâentourent, et pour toutes je suis le Sauveur. Mais je prĂ©fĂšre toucher un mort, un juste Ă la chair dĂ©jĂ dĂ©composĂ©e, mais qui fut honnĂȘte et qui est dĂ©jĂ en paix avec son Ăąme, que dâapprocher un dĂ©bauchĂ©. Je suis le Sauveur, mais je suis lâInnocent. Que sâen souviennent tous ceux qui viennent ici ou parlent de moi en me prĂȘtant les ferments de leurs propres passions.
Je comprends que vous attendriez autre chose de moi. Mais jâen suis incapable. La ruine dâune jeunesse Ă peine formĂ©e et dĂ©truite par la passion mâa troublĂ© davantage que si jâavais touchĂ© la mort. Allons vers les malades. Ne pouvant, Ă cause de la nausĂ©e qui mâĂ©trangle, ĂȘtre la Parole, je serai le salut de ceux qui espĂšrent en moi.
Que la paix soit avec vous. »
En effet, JĂ©sus est trĂšs pĂąle, comme sâil Ă©tait souffrant. Il ne retrouve son sourire que lorsquâil se penche sur des enfants malades et sur des infirmes allongĂ©s sur leurs brancards. Alors, il redevient lui-mĂȘme. En particulier quand, mettant son doigt dans la bouche dâun petit muet dâenviron dix ans, il lui fait dire : « JĂ©sus » puis : « Maman ».
Les gens sâen vont tout doucement.
Guérison d'un jeune débauché qui est lépreux. Il obtient sa guérison grùce à sa mÚre.
EMV 128.1 · Tome 2, p. 359
Il n'est pas plus infecté que celui qui est dans le péché. Aux yeux de Dieu le pécheur impénitent est encore plus souillé que le lépreux repenti.
Jésus est face à un lépreux et la foule s'agite. Il dit alors :
EMV 128.3-4 · Tome 2, p. 362-363
« Lui aussi [le jeune homme dĂ©bauchĂ©] avait oubliĂ© quâil y a un Dieu qui ordonne que lâon mĂšne une vie honnĂȘte. Il avait oubliĂ© quâil est dĂ©fendu de se faire des dieux qui ne sont pas Dieu. Il avait oubliĂ© de sanctifier le sabbat comme je lâai enseignĂ©. Il avait oubliĂ© le respect affectueux pour sa mĂšre. Il avait oubliĂ© quâon ne doit pas commettre lâimpuretĂ©, quâon ne doit pas voler, ĂȘtre faux, que lâon ne doit pas dĂ©sirer la femme dâautrui, quâon ne doit pas se tuer ni tuer son Ăąme, quâon ne doit pas commettre lâadultĂšre. Il avait tout oubliĂ©. Voyez comme il a Ă©tĂ© frappĂ©.
â Ne pas dĂ©sirer la femme dâautrui â ne fait quâun avec â ne pas commettre lâadultĂšre. â Car le dĂ©sir prĂ©cĂšde toujours lâaction. Lâhomme est trop faible pour pouvoir dĂ©sirer sans satisfaire son dĂ©sir. Et, ce qui est triste au plus haut point, lâhomme ne sait pas en faire autant dans ses justes dĂ©sirs. Dans le mal, lâaccomplissement suit le dĂ©sir. Dans le bien, on sâarrĂȘte aprĂšs le dĂ©sir, quand encore on ne revient pas en arriĂšre.
Ce que je lui ai dit, je vous lâadresse Ă tous, car le pĂ©chĂ© de dĂ©sir est aussi rĂ©pandu que le chiendent qui se propage tout seul : ĂȘtes-vous des enfants pour ne pas savoir que cette tentation-lĂ est un poison et quâil faut la fuir ? â Jâai Ă©tĂ© tentĂ©. â On dit ça depuis toujours ! Mais puisque câest un exemple ancien, lâhomme devrait se souvenir de ses consĂ©quences et savoir dire : â Non. â Notre histoire ne manque pas dâexemples de personnes qui ont su demeurer chastes malgrĂ© toutes les sĂ©ductions du sexe et les menaces des violents.
La tentation est-elle un mal ? Elle ne lâest pas. Câest lâoeuvre du Malin, mais elle se change en gloire pour celui qui en triomphe.
Le mari qui va Ă dâautres amours est un assassin de son Ă©pouse, de ses enfants, de lui-mĂȘme. Celui qui entre dans la demeure dâun autre pour commettre lâadultĂšre est un voleur, et des plus vils. Pareil au coucou, il profite sans frais du nid dâautrui. Celui qui trahit la confiance de son ami est un faussaire, car il tĂ©moigne une amitiĂ© quâen rĂ©alitĂ© il nâĂ©prouve pas. Celui qui agit ainsi se dĂ©shonore lui-mĂȘme et dĂ©shonore ses parents. Peut-il donc avoir Dieu avec lui ?
128.4 Jâai accompli ce miracle pour cette pauvre mĂšre. Mais la luxure me dĂ©goĂ»te Ă tel point que jâen suis rĂ©voltĂ©. Vous avez criĂ© par peur et par dĂ©goĂ»t de la lĂšpre. Pour ma part, mon Ăąme a criĂ© par dĂ©goĂ»t de la luxure. Toutes les misĂšres mâentourent, et pour toutes je suis le Sauveur. Mais je prĂ©fĂšre toucher un mort, un juste Ă la chair dĂ©jĂ dĂ©composĂ©e, mais qui fut honnĂȘte et qui est dĂ©jĂ en paix avec son Ăąme, que dâapprocher un dĂ©bauchĂ©. Je suis le Sauveur, mais je suis lâInnocent. Que sâen souviennent tous ceux qui viennent ici ou parlent de moi en me prĂȘtant les ferments de leurs propres passions.
Je comprends que vous attendriez autre chose de moi. Mais jâen suis incapable. La ruine dâune jeunesse Ă peine formĂ©e et dĂ©truite par la passion mâa troublĂ© davantage que si jâavais touchĂ© la mort. Allons vers les malades. Ne pouvant, Ă cause de la nausĂ©e qui mâĂ©trangle, ĂȘtre la Parole, je serai le salut de ceux qui espĂšrent en moi.
Que la paix soit avec vous. »
Ce discours est lié à la guérison d'un jeune débauché qui avait attrapé la lÚpre. Il a été guéri, non pas tant par son repentir, qui n'était pas assez profond, mais par l'intercession de sa mÚre. Voir 128.1 et 128.2 ou la note 2681 sur l'Index Valtorta.
EMV 128.3 · Tome 2, p. 362
Le dĂ©sir prĂ©cĂšde toujours lâaction. Lâhomme est trop faible pour pouvoir dĂ©sirer sans satisfaire son dĂ©sir. Et, ce qui est triste au plus haut point, lâhomme ne sait pas en faire autant dans ses justes dĂ©sirs. Dans le mal, lâaccomplissement suit le dĂ©sir. Dans le bien, on sâarrĂȘte aprĂšs le dĂ©sir, quand encore on ne revient pas en arriĂšre.