Notes du thĂšme

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Confort de lecture

EMV 122.6.13 · Tome 2, p. 315 et 321-322

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Qu’a-t-elle, cette femme ? »

Ils sont déjà dans la cour et Jésus remarque une femme qui pleure.

« Je ne le sais pas. Elle Ă©tait lĂ  dĂ©jĂ  hier, et hier aussi elle pleurait. Quand tu parlais avec Manahen, elle a failli venir Ă  ta rencontre, puis elle s’en est allĂ©e. Elle doit habiter au village ou dans le voisinage, puisqu’elle est revenue. Elle ne paraĂźt pas malade...

– Que la paix soit avec toi, femme », dit JĂ©sus, en passant auprĂšs d’elle.

Elle rĂ©pond doucement : « Et avec toi. » Rien d’autre.

Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous l’appentis il y a des estropiĂ©s, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agitĂ© par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocĂ©phale, qu’un homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tĂȘte, l’air hĂ©bĂ©tĂ©.

« C’est peut-ĂȘtre le fils de cette femme ? demande JĂ©sus.

– Je l’ignore. Simon s’occupe des pĂšlerins et il est au courant. »

On appelle Simon le ZĂ©lote et on l’interroge. Mais l’homme n’est pas avec la femme. Elle est seule.

« Elle ne fait que pleurer et prier. Elle m’a demandĂ©, il y a peu de temps : “ Est-ce que le MaĂźtre guĂ©rit aussi les coeurs ? ” explique Simon.

– Ce sera quelque femme trahie » commente Pierre.

Pendant que Jésus se dirige vers les malades, Barthélemy et Matthieu se rendent à la purification avec de nombreux pÚlerins.

La femme pleure dans son coin et ne bouge pas. (...)

[Le Christ donne un discours à la Belle-Eau sur le Commandement : "Tu honoreras ton pÚre et ta mÚre. Il parle également de la maladie peu avant son discours. Ensuite, il congédie tous ceux qui sont présents.]

122.13 Ceux qui partent s’en vont rapidement. Ceux qui restent entrent dans la troisiĂšme piĂšce. Ils mangent leur pain ou celui que les disciples leur offrent au nom de Dieu. On a disposĂ© des planches et de la paille sur des chevalets rudimentaires et les pĂšlerins peuvent y dormir.

La femme voilĂ©e s’en va d’un pas rapide. Celle qui pleurait auparavant et a continuĂ© de pleurer pendant que JĂ©sus parlait, tourne sur place, incertaine, puis se dĂ©cide Ă  partir.

JĂ©sus entre dans la cuisine pour prendre sa nourriture, mais Ă  peine a-t-il commencĂ© de manger que l’on frappe Ă  la porte.

André, qui en est le plus prÚs, se lÚve et sort dans la cour. Il parle, puis rentre :

« MaĂźtre, une femme, celle qui pleurait, te demande. Elle dit qu’elle doit partir et qu’elle doit te parler.

– Mais si c’est comme ça, comment et quand va manger le Maütre ? s’exclame Pierre.

– Il fallait lui dire de revenir plus tard, dit Philippe.

– Silence. Je mangerai aprĂšs. Continuez, vous autres. »

Jésus sort. La femme est là, dehors.

« MaĂźtre... un mot... Tu as dit... Oh ! Viens derriĂšre la maison ! Il m’est pĂ©nible de parler de ma souffrance ! »

JĂ©sus la satisfait sans mot dire. C’est seulement quand il arrive derriĂšre la maison qu’il demande :

« Que désires-tu de moi ?

– MaĂźtre... je t’ai Ă©coutĂ© d’abord quand tu parlais parmi nous... et puis je t’ai Ă©coutĂ© quand tu as prĂȘchĂ©. On dirait que tu as parlĂ© pour moi. Tu as dit que dans toute maladie physique ou morale, il y a Satan... J’ai un fils qui a le coeur malade. S’il t’avait entendu quand tu parlais des parents ! C’est mon tourment. Il s’est fourvoyĂ© avec de mauvais camarades et il est... il est exactement comme tu dis... un voleur... il l’est Ă  la maison pour l’instant, mais... Il aime les rixes... il veut dominer... Jeune comme il est, il se ruine en dĂ©bauche et en ripailles. Mon mari veut le chasser. Moi... moi, je suis sa mĂšre... et je souffre Ă  en mourir. Tu vois comme je suis angoissĂ©e ? Mon coeur se brise sous tant de douleur. C’est depuis hier que je veux te parler car... j’espĂšre en toi, mon Dieu. Mais je n’osais rien dire. C’est si pĂ©nible pour une mĂšre d’avouer : “ Mon fils est un vaurien ” ! »

La femme pleure, courbée et douloureuse, devant Jésus.

« Ne pleure plus. Il va guérir de son mal.

– S’il pouvait t’entendre, oui. Mais il ne veut pas t’écouter. Ah ! Il ne guĂ©rira jamais !

– Mais as-tu de la foi pour lui ? Le veux-tu pour lui ?

– C’est Ă  moi que tu le demandes ? Je suis venue de Haute-PĂ©rĂ©e pour te prier en sa faveur...

– Alors, va ! Quand tu arriveras chez toi, ton fils viendra à ta rencontre, repenti.

– Mais comment ?

– Comment ? Crois-tu que Dieu ne puisse faire ce que je lui demande ? Ton fils est lĂ -bas. Je suis ici. Mais Dieu est partout. Je dis Ă  Dieu : “ PĂšre, pitiĂ© pour cette mĂšre. ” Et Dieu fera retentir son appel dans le coeur de ton fils. Va, femme. Un jour je passerai dans la rĂ©gion de ton village et toi, fiĂšre de ton garçon, tu viendras Ă  ma rencontre avec lui. Quand il pleurera sur tes genoux en te demandant pardon et en te racontant la lutte mystĂ©rieuse d’oĂč il est sorti avec une Ăąme nouvelle, et qu’il te demandera comment cela est arrivĂ©, dis-lui : “ C’est par JĂ©sus que tu es nĂ© une seconde fois, au bien, cette fois. ” Parle-lui de moi. Si tu es venue vers moi, cela veut dire que tu sais. Fais en sorte que lui, il sache et pense Ă  moi pour trouver en lui la force qui sauve. Adieu. Paix Ă  la mĂšre qui a eu foi, au fils qui revient, au pĂšre joyeux, Ă  la famille rassemblĂ©e. Va. »

La femme s’en va vers le village et tout prend fin.

Détail

Une mÚre accablée a un fils perverti et mauvais, Philippe d'Arbela. Elle est broyée et pleure beaucoup. AprÚs le discours de Jésus, sur le Commandement "Tu honoreras ton pÚre et ta mÚre", la femme vient le trouver pour parler de son fils.

Mots-clés

EMV 122.6.7 · Tome 2, p. 315-317

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous l’appentis il y a des estropiĂ©s, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agitĂ© par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocĂ©phale, qu’un homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tĂȘte, l’air hĂ©bĂ©tĂ©. (...)

JĂ©sus ne refuse le miracle Ă  personne. Comme il est beau, celui du simplet Ă  qui, par son souffle, il infuse l’intelligence, en tenant sa grosse tĂȘte entre ses longues mains. Tout le monde se presse autour d’eux. MĂȘme la femme voilĂ©e – peut-ĂȘtre parce qu’il y a beaucoup de monde – ose s’approcher un peu et se tient auprĂšs de la femme en pleurs.

JĂ©sus dit au simple d’esprit :

« Je veux en toi la lumiĂšre de l’intelligence pour qu’elle te conduise Ă  la lumiĂšre de Dieu. Ecoute : dis avec moi : “ JĂ©sus. ” Dis-le, je le veux. »

Le pauvret qui auparavant geignait comme une bĂȘte, et rien d’autre, bredouille avec peine : « JĂ©sus », ou plutĂŽt : « Jegiu. »

« Encore, ordonne JĂ©sus en tenant toujours entre ses mains la tĂȘte difforme et en le maĂźtrisant du regard.

– JĂ©s-sus.

– Encore !

– JĂ©sus ! » dit finalement le simplet.

Son oeil n’est plus inexpressif, sa bouche a un sourire diffĂ©rent.

« Homme, dit Jésus au pÚre. Tu as eu la foi, ton fils est guéri. Interroge-le. Le nom de Jésus est miraculeux contre les maladies et les passions. »

L’homme dit à son fils :

« Qui suis-je ? »

Et le garçon :

« Mon pÚre. »

L’homme serre son fils sur son coeur et explique :

« Il est nĂ© comme ça. Ma femme est morte en le mettant au monde et lui, il Ă©tait handicapĂ© mental et ne parlait pas. Maintenant, voyez. J’ai eu la foi, oui. Je viens de JoppĂ©. Que dois-je faire pour toi, MaĂźtre ?

– Etre bon, et ton fils avec toi. Rien de plus.

– Et t’aimer. Oh ! Allons tout de suite le dire Ă  la mĂšre de ta mĂšre. C’est elle qui m’a dĂ©cidĂ© Ă  venir. Qu’elle soit bĂ©nie ! »

Les deux hommes repartent, tout heureux. Il ne reste de l’infirmitĂ© passĂ©e du garçon que sa grosse tĂȘte. L’expression et la parole sont normales.

122.8 « Mais c’est par ta volontĂ© qu’il est guĂ©ri, ou par la puissance de ton nom ? demandent plusieurs.

– Par la volontĂ© du PĂšre, toujours bienveillant pour le Fils. Mais mon nom aussi est salut. Vous le savez : JĂ©sus veut dire Sauveur. Il y a la santĂ© de l’ñme et celle du corps. Celui qui invoque le nom de JĂ©sus avec une vraie foi se relĂšve des maladies et du pĂ©chĂ© car, dans toute maladie spirituelle ou physique, il y a la griffe de Satan. Il crĂ©e les maladies physiques pour amener Ă  la rĂ©volte et au dĂ©sespoir par la souffrance de la chair, et les maladies morales ou spirituelles pour conduire Ă  la damnation.

– Alors, selon toi, dans toutes les afflictions du genre humain, BelzĂ©buth n’est pas Ă©tranger.

– Il n’y est pas Ă©tranger. C’est par lui que la maladie et la mort sont entrĂ©es dans le monde. C’est par lui Ă©galement que sont entrĂ©s dans le monde le crime et la corruption. Quand vous voyez une personne tourmentĂ©e par quelque malheur, pensez que c’est par Satan qu’elle souffre. Quand vous voyez qu’une personne est cause de malheur, pensez aussi qu’elle est un instrument de Satan.

– Mais les maladies viennent de Dieu.

– Les maladies sont un dĂ©sordre dans l’ordre. Dieu, en effet, a créé l’homme en bonne santĂ© et parfait. Le dĂ©sordre amenĂ© par Satan dans l’ordre donnĂ© par Dieu a suscitĂ© les infirmitĂ©s de la chair et les consĂ©quences qui en dĂ©coulent, Ă  savoir la mort ou bien les hĂ©rĂ©ditĂ©s funestes. L’homme a hĂ©ritĂ© d’Adam et d’Eve le pĂ©chĂ© originel, mais pas cela seulement. Et le pĂ©chĂ© s’étend toujours plus, embrassant les trois branches de l’homme : la chair toujours plus vicieuse et par lĂ  faible et malade, le moral toujours plus orgueilleux et par lĂ  plus corrompu, l’ñme toujours plus incrĂ©dule, c’est-Ă -dire toujours plus idolĂątre. A cause de cela, il faut, comme je l’ai fait avec ce simple d’esprit, enseigner le nom qui met Satan en fuite, le graver dans l’esprit et dans le coeur, le mettre sur le moi comme un sceau de propriĂ©tĂ©.

– Mais est-ce que tu nous possùdes ? Qui es-tu, pour te croire aussi grand ?

– S’il en Ă©tait ainsi ! Mais non. Si je vous possĂ©dais, vous seriez dĂ©jĂ  sauvĂ©s. Et ce serait mon droit. Car moi, je suis le Sauveur et je devrais possĂ©der ceux que j’ai sauvĂ©s. Mais je sauverai ceux qui auront foi en moi.

Détail

Jésus guérit un handicapé mental de naissance en lui faisant répéter son Nom : "Jésus". Le nom de Jésus est salut.

Mots-clés

EMV 122.8 · Tome 2, p. 316-317

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Vous le savez : JĂ©sus veut dire Sauveur. Il y a la santĂ© de l’ñme et celle du corps. Celui qui invoque le nom de JĂ©sus avec une vraie foi se relĂšve des maladies et du pĂ©chĂ© car, dans toute maladie spirituelle ou physique, il y a la griffe de Satan. Il crĂ©e les maladies physiques pour amener Ă  la rĂ©volte et au dĂ©sespoir par la souffrance de la chair, et les maladies morales ou spirituelles pour conduire Ă  la damnation.

– Alors, selon toi, dans toutes les afflictions du genre humain, BelzĂ©buth n’est pas Ă©tranger.

– Il n’y est pas Ă©tranger. C’est par lui que la maladie et la mort sont entrĂ©es dans le monde. C’est par lui Ă©galement que sont entrĂ©s dans le monde le crime et la corruption. Quand vous voyez une personne tourmentĂ©e par quelque malheur, pensez que c’est par Satan qu’elle souffre. Quand vous voyez qu’une personne est cause de malheur, pensez aussi qu’elle est un instrument de Satan.

– Mais les maladies viennent de Dieu.

– Les maladies sont un dĂ©sordre dans l’ordre. Dieu, en effet, a créé l’homme en bonne santĂ© et parfait. Le dĂ©sordre amenĂ© par Satan dans l’ordre donnĂ© par Dieu a suscitĂ© les infirmitĂ©s de la chair et les consĂ©quences qui en dĂ©coulent, Ă  savoir la mort ou bien les hĂ©rĂ©ditĂ©s funestes. L’homme a hĂ©ritĂ© d’Adam et d’Eve le pĂ©chĂ© originel, mais pas cela seulement. Et le pĂ©chĂ© s’étend toujours plus, embrassant les trois branches de l’homme : la chair toujours plus vicieuse et par lĂ  faible et malade, le moral toujours plus orgueilleux et par lĂ  plus corrompu, l’ñme toujours plus incrĂ©dule, c’est-Ă -dire toujours plus idolĂątre. A cause de cela, il faut, comme je l’ai fait avec ce simple d’esprit, enseigner le nom qui met Satan en fuite, le graver dans l’esprit et dans le coeur, le mettre sur le moi comme un sceau de propriĂ©tĂ©.

Détail

Jésus parle des maladies. Le remÚde peut consister en le nom de Jésus

Mots-clés

EMV 122.10.12 · Tome 2, p. 318-321

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« Que la paix soit avec vous tous.

Puisque maintenant vous venez ici dĂšs le matin, j’ai pensĂ© qu’il serait plus pratique que je vous parle de Dieu le matin et que vous partiez Ă  midi. J’ai pensĂ© aussi Ă  loger les pĂšlerins qui ne peuvent pas retourner chez eux dans la soirĂ©e. Je suis pĂšlerin, Ă  mon tour, et je ne possĂšde que le minimum indispensable que m’a donnĂ© la piĂ©tĂ© d’un ami. Jean possĂšde encore moins que moi. Mais vers Jean vont des personnes en bonne santĂ© ou simplement peu malades, estropiĂ©es, aveugles, muettes. Pas des mourants ou de grands fiĂ©vreux comme vers moi. Ils vont Ă  lui pour le baptĂȘme de pĂ©nitence. Vous venez aussi Ă  moi pour obtenir la guĂ©rison physique. La Loi dit :

“ Aime ton prochain comme toi-mĂȘme. ” Je pense et je dis : comment montrerais-je mon amour pour mes frĂšres si je fermais mon cƓur Ă  leurs besoins, mĂȘme physiques ? Et je conclus : je leur donnerai ce qu’on m’aura donnĂ©. Je tendrai la main aux riches, je quĂȘterai pour recevoir le pain des pauvres. En renonçant Ă  mon lit, j’accueillerai celui qui est fatiguĂ© et souffrant.

Nous sommes tous frĂšres. Or l’amour ne se prouve pas par des mots mais par des actes. Celui qui ferme son coeur Ă  son semblable a un coeur de CaĂŻn. Celui qui n’a pas d’amour est rebelle au commandement de Dieu. Nous sommes tous frĂšres. Et pourtant je vois et vous voyez que, Ă  l’intĂ©rieur mĂȘme des familles – lĂ  oĂč un mĂȘme sang, une mĂȘme chair scellent la fraternitĂ© qui nous vient d’Adam –, il existe haines et dĂ©saccords. Les frĂšres s’opposent Ă  leurs frĂšres, les enfants Ă  leurs parents, les conjoints deviennent des ennemis l’un pour l’autre.

Mais, pour n’ĂȘtre pas toujours de mauvais frĂšres, et des Ă©poux un jour adultĂšres, il faut apprendre dĂšs le premier Ăąge le respect de la famille, cet organisme qui est Ă  la fois le plus petit et le plus grand du monde. Le plus petit par rapport Ă  l’organisme d’une citĂ©, d’une rĂ©gion, d’une nation, d’un continent. Mais le plus grand parce que le plus ancien et parce qu’il fut Ă©tabli par Dieu quand l’idĂ©e de patrie, de pays n’existait pas encore. Mais dĂ©jĂ  le noyau familial Ă©tait vivant et actif, source pour la race et pour les races, petit royaume dont l’homme est le roi, la femme la reine et les fils des sujets. Un royaume peut-il durer si la division et l’inimitiĂ© prĂ©valent chez ses habitants ? Impossible. Et en vĂ©ritĂ© une famille ne se maintient pas sans obĂ©issance, respect, Ă©conomie, bonne volontĂ©, amour du travail et affection.

122.11 “ Honore ton pĂšre et ta mĂšre ” dit le DĂ©calogue.

Comment les honore-t-on ? Pourquoi doit-on les honorer ?

L’honneur suppose une obĂ©issance vĂ©ritable, un amour sans faille, un respect confiant, une crainte respectueuse qui n’exclut pas la confiance, mais en mĂȘme temps ne nous fait pas traiter les personnes ĂągĂ©es comme si nous Ă©tions des esclaves et des infĂ©rieurs. On doit les honorer car, aprĂšs Dieu, nos parents nous ont donnĂ© la vie et ont subvenu Ă  tous nos besoins matĂ©riels, ils ont Ă©tĂ© les premiers maĂźtres et les premiers amis du jeune ĂȘtre arrivĂ© sur la terre.

On dit : “ Que Dieu te bĂ©nisse ”, on dit : “ merci ” Ă  quelqu’un qui ramasse un objet tombĂ© ou nous donne un morceau de pain. Et Ă  ceux qui se tuent au travail pour nous rassasier, pour tisser nos vĂȘtements et les tenir propres, Ă  ceux qui se lĂšvent pour surveiller notre sommeil, se refusent le repos pour nous soigner, nous font un lit de leur sein lors de nos fatigues les plus douloureuses, nous ne dirions pas, avec amour : “ Que Dieu te bĂ©nisse ” et “ merci ” ?

Ce sont nos maĂźtres. Un maĂźtre, on le craint et on le respecte. Mais le maĂźtre nous prend en charge quand nous savons dĂ©jĂ  ce qui est indispensable pour nous conduire, nous nourrir et dire les choses essentielles, et il nous laisse quand le plus dur enseignement de la vie, c’est-Ă -dire “ le savoir-vivre ”, doit nous ĂȘtre encore enseignĂ©. Et ce sont nos parents qui nous prĂ©parent Ă  l’école d’abord, puis Ă  la vie.

Ce sont nos amis. Quel ami peut ĂȘtre plus ami qu’un pĂšre ? Quelle amie plus amie qu’une mĂšre ? Pouvez-vous avoir peur d’eux ? Pouvez-vous dire : “ Il me trahit, elle me trahit ” ? Et pourtant, voici le jeune homme sot et la jeune fille encore plus sotte qui prennent pour amis des Ă©trangers, ferment leur coeur Ă  leur pĂšre et Ă  leur mĂšre et se gĂątent l’esprit et le coeur par des relations imprudentes, pour ne pas dire coupables, qui sont cause de larmes pour leurs parents, des larmes qui coulent comme des gouttes de plomb fondu sur leur coeur. Ces larmes, pourtant, je vous le dis, ne tombent pas dans la poussiĂšre et l’oubli. Dieu les recueille et les compte. Le martyre d’un pĂšre que l’on mĂ©prise sera rĂ©compensĂ© par le Seigneur. Mais le supplice qu’un fils inflige Ă  son pĂšre ne sera pas non plus oubliĂ©, mĂȘme si ses parents, poussĂ©s par leur amour douloureux, implorent la pitiĂ© de Dieu pour leur fils coupable.

“ Honore ton pĂšre et ta mĂšre si tu veux vivre longuement sur la terre ”, est-il dit. Et j’ajoute : “ Et Ă©ternellement dans le Ciel. ” le chĂątiment de vivre peu sur la terre pour avoir fait tort Ă  ses parents serait trop lĂ©ger ! L’au-delĂ  n’est pas une fable et, dans l’au-delĂ , on sera rĂ©compensĂ© ou puni d’aprĂšs la vie que l’on aura menĂ©e sur la terre. Celui qui pĂšche contre son pĂšre, pĂšche contre Dieu, car Dieu a donnĂ© en faveur du pĂšre un commandement d’amour, et celui qui ne l’aime pas pĂšche. Aussi perd-il de cette façon plus que la vie matĂ©rielle, mais aussi la vraie vie dont je vous ai parlĂ© : il va Ă  la rencontre de la mort, il est dĂ©jĂ  mort puisque son Ăąme n’est plus en grĂące auprĂšs de son Seigneur. Il porte dĂ©jĂ  le crime en lui, parce qu’il blesse l’amour le plus saint aprĂšs celui de Dieu. Il porte en lui les germes des futurs adultĂšres car un mauvais fils devient un Ă©poux infidĂšle. Il a en lui des tendances Ă  la perversion sociale, parce que d’un mauvais fils sort un futur voleur, un assassin sinistre et violent, un froid usurier, un libertin sĂ©ducteur, un jouisseur cynique, l’ĂȘtre rĂ©pugnant qui trahit sa patrie, ses amis, ses enfants, son Ă©pouse, tout le monde. Or pouvez-vous avoir de l’estime et de la confiance pour celui qui n’a pas hĂ©sitĂ© Ă  trahir l’amour d’une mĂšre, et s’est moquĂ© des cheveux blancs d’un pĂšre ?

122.12 Cependant, Ă©coutez encore, car au devoir des enfants correspond un semblable devoir des parents. MalĂ©diction aux enfants coupables ! Mais malĂ©diction aussi aux parents coupables ! Agissez de façon que vos enfants ne puissent vous critiquer ni vous imiter dans le mal. Faites-vous aimer par un amour donnĂ© avec justice et misĂ©ricorde. Dieu est misĂ©ricorde. Que les parents, qui viennent tout de suite aprĂšs Dieu, soient misĂ©ricorde. Soyez l’exemple et le rĂ©confort de vos enfants. Soyez pour eux la paix et leur guide. Soyez leur premier amour. Une mĂšre est toujours la premiĂšre image de l’épouse que nous voudrions avoir. Un pĂšre a, pour ses jeunes filles, le visage dont elles rĂȘvent pour Ă©poux. Faites surtout que vos fils et vos filles choisissent sagement leurs futurs conjoints, en pensant Ă  leur mĂšre, Ă  leur pĂšre, et en voulant retrouver chez eux ce qui se trouve en leur pĂšre, en leur mĂšre : une vertu vraie.

Si je devais parler jusqu’à Ă©puiser ce sujet, le jour et la nuit n’y suffiraient pas. J’abrĂšge donc par amour pour vous. Pour le reste, que l’Esprit Ă©ternel vous le dise. Moi, je jette la semence et puis je m’en vais. Mais chez les bons, la semence fera pousser des racines et produira un Ă©pi. Allez. Que la paix soit avec vous. »

Détail

La prédication sur le commandement "Tu honoreras ton pÚre et ta mÚre" commence en 122.11.

Annotation

Puisque maintenant vous venez ici dĂšs le matin, j’ai pensĂ© qu’il serait plus pratique que je vous parle de Dieu le matin et que vous partiez Ă  midi. J’ai pensĂ© aussi Ă  loger les pĂšlerins qui ne peuvent pas retourner chez eux dans la soirĂ©e : JĂ©sus s'adresse aux pĂšlerins de la Belle-Eau.

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