EMV 121.6 · Tome 2, p. 308
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Que la paix soit avec vous tous et avec la paix la lumiÚre et la sainteté.
Notes du thĂšme
EMV 121.6 · Tome 2, p. 308
Que la paix soit avec vous tous et avec la paix la lumiÚre et la sainteté.
EMV 121.7 · Tome 2, p. 308
Le Dieu dâIsraĂ«l est le mĂȘme Dieu qui a créé tous les hommes.
EMV 121.8 · Tome 2, p. 309
Je lis dans plus dâun coeur cette pensĂ©e : â (...) En dehors des petits enfants, personne ne pourra invoquer Dieu, puisquâil nây a dans lâhomme quâimpuretĂ© et pĂ©chĂ©. â Non. Ne dites pas cela. Câest par les pĂ©cheurs que ce nom doit ĂȘtre invoquĂ© et par tous ceux qui se sentent Ă©tranglĂ©s par Satan et qui veulent se libĂ©rer du pĂ©chĂ© et du SĂ©ducteur. Ceux qui le veulent ! VoilĂ ce qui change le sacrilĂšge en supplication. Vouloir guĂ©rir. Appeler le Puissant pour ĂȘtre pardonnĂ© et pour ĂȘtre guĂ©ri. Lâinvoquer pour mettre en fuite le SĂ©ducteur.
Il est dit dans la GenĂšse que le Serpent tenta Eve Ă lâheure oĂč le Seigneur ne se promenait pas dans lâEden. Si Dieu avait Ă©tĂ© dans lâEden, Satan nâaurait pu y ĂȘtre. Si Eve avait appelĂ© Dieu, Satan aurait Ă©tĂ© mis en fuite. Ayez toujours dans le coeur cette pensĂ©e. Et, avec sincĂ©ritĂ©, appelez le Seigneur. Ce nom est salut.
EMV 121.8 · Tome 2, p. 309
Purifiez-vous le coeur sans cesse, en y Ă©crivant par lâamour le mot : Dieu. Pas de priĂšres menteuses. Pas de pratiques routiniĂšres. Mais, de votre coeur, de votre pensĂ©e, par vos actes, par tout vous-mĂȘmes, dites ce nom : Dieu. Dites-le pour ne pas ĂȘtre seuls. Dites-le pour ĂȘtre soutenus. Dites-le pour ĂȘtre pardonnĂ©s.
EMV 121.8 · Tome 2, p. 309
On prononce â en vain â le nom de Dieu si on nâessaie pas de changer en bien. Câest pĂ©chĂ©. Ce nâest pas â en vain â lorsque, tels les battements de votre cĆur, chaque minute de la journĂ©e, chaque action honnĂȘte, chaque besoin, tentation et souffrance vous ramĂšnent sur les lĂšvres cette parole dâamour filial : â Viens, mon Dieu ! â Alors, en vĂ©ritĂ©, vous ne pĂ©chez pas en invoquant le saint nom de Dieu.
EMV 121.9 · Tome 2, p. 310
â (...) Sais-tu qui je suis ?
â Pour ceux qui me cherchent, il nây a quâun nom : frĂšre, au nom de Dieu.
EMV 122 · Tome 2, p. 311-322
Ă la Belle-Eau, Jean vient trouver JĂ©sus pour lui dire que Judas cherche Ă ĂȘtre bon et qu'il souhaite rester avec le fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e. JĂ©sus accorde que Jean reste auprĂšs de Judas tant qu'aucun trouble n'entre dans son coeur. Puis il enjoint Pierre Ă aider Judas Ă devenir bon. Il guĂ©rit un enfant qui est handicapĂ© mental, en lui faisant rĂ©pĂ©ter le Nom de JĂ©sus qui est salut. Le Christ parle ensuite aux apĂŽtres de la maladie, entrĂ©e dans le monde par Satan, et de la force de son Nom. Il y a une brĂšve Ă©vocation de Jean-Baptiste. Enfin, le MaĂźtre donne un discours sur le Commandement : "Tu honoreras ton pĂšre et ta mĂšre". Il parle de la famille, des parents et des enfants. Puis, il accorde Ă une mĂšre dĂ©chirĂ©e la conversion de son fils mauvais.
EMV 122.5 · Tome 2, p. 314-315
122.5 Maintenant, allons-y. Je vois déjà des gens qui arrivent sur les prés.
â Moi, je ne sais pas comment nous arriverons dĂ©sormais Ă vivre. Il nây a plus dâheure pour manger, prier, se reposer... et il y a toujours plus de monde, dit Pierre, partagĂ© entre lâadmiration et lâennui.
â Tu tâen plains ? Câest signe quâil y a encore des personnes qui recherchent Dieu.
â Oui, MaĂźtre, mais tu en souffres. Tu es mĂȘme restĂ© hier sans manger et sans autre couverture cette nuit que ton manteau. Si ta MĂšre le savait !
â Elle bĂ©nirait Dieu de mâamener tant de fidĂšles.
â Et elle me rĂ©primanderait, moi Ă qui elle a fait des recommandations » conclut Pierre.
Philippe et Barthélemy arrivent vers eux, en gesticulant. A la vue de Jésus, ils se hùtent et disent :
« MaĂźtre, comment allons-nous faire ? Câest un vrai pĂšlerinage : des malades, des gens qui pleurent, des pauvres sans ressources qui viennent de loin.
â Nous achĂšterons du pain. Les riches donnent des oboles. Il nây a quâĂ les employer.
â Les jours sont courts. Lâappentis est dĂ©jĂ encombrĂ© de personnes qui bivouaquent. Les nuits sont froides et humides.
â Tu as raison, Philippe. Nous nous entasserons tous dans une seule piĂšce. Nous pouvons le faire et nous organiserons les deux autres pour ceux qui ne peuvent rentrer chez eux dans la soirĂ©e.
â Jâai compris ! Bougonne Pierre. BientĂŽt nous devrons demander Ă nos hĂŽtes la permission de changer de vĂȘtements. Ils nous envahiront tellement quâils nous feront fuir, nous.
â Tu verras dâautres fuites, mon Pierre !
Pierre s'inquiÚte de comment ils vont vivre vu l'afflux en masse du peuple qui arrive jusqu'à Jésus
EMV 122.6.13 · Tome 2, p. 315 et 321-322
« Quâa-t-elle, cette femme ? »
Ils sont déjà dans la cour et Jésus remarque une femme qui pleure.
« Je ne le sais pas. Elle Ă©tait lĂ dĂ©jĂ hier, et hier aussi elle pleurait. Quand tu parlais avec Manahen, elle a failli venir Ă ta rencontre, puis elle sâen est allĂ©e. Elle doit habiter au village ou dans le voisinage, puisquâelle est revenue. Elle ne paraĂźt pas malade...
â Que la paix soit avec toi, femme », dit JĂ©sus, en passant auprĂšs dâelle.
Elle rĂ©pond doucement : « Et avec toi. » Rien dâautre.
Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous lâappentis il y a des estropiĂ©s, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agitĂ© par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocĂ©phale, quâun homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tĂȘte, lâair hĂ©bĂ©tĂ©.
« Câest peut-ĂȘtre le fils de cette femme ? demande JĂ©sus.
â Je lâignore. Simon sâoccupe des pĂšlerins et il est au courant. »
On appelle Simon le ZĂ©lote et on lâinterroge. Mais lâhomme nâest pas avec la femme. Elle est seule.
« Elle ne fait que pleurer et prier. Elle mâa demandĂ©, il y a peu de temps : â Est-ce que le MaĂźtre guĂ©rit aussi les coeurs ? â explique Simon.
â Ce sera quelque femme trahie » commente Pierre.
Pendant que Jésus se dirige vers les malades, Barthélemy et Matthieu se rendent à la purification avec de nombreux pÚlerins.
La femme pleure dans son coin et ne bouge pas. (...)
[Le Christ donne un discours à la Belle-Eau sur le Commandement : "Tu honoreras ton pÚre et ta mÚre. Il parle également de la maladie peu avant son discours. Ensuite, il congédie tous ceux qui sont présents.]
122.13 Ceux qui partent sâen vont rapidement. Ceux qui restent entrent dans la troisiĂšme piĂšce. Ils mangent leur pain ou celui que les disciples leur offrent au nom de Dieu. On a disposĂ© des planches et de la paille sur des chevalets rudimentaires et les pĂšlerins peuvent y dormir.
La femme voilĂ©e sâen va dâun pas rapide. Celle qui pleurait auparavant et a continuĂ© de pleurer pendant que JĂ©sus parlait, tourne sur place, incertaine, puis se dĂ©cide Ă partir.
JĂ©sus entre dans la cuisine pour prendre sa nourriture, mais Ă peine a-t-il commencĂ© de manger que lâon frappe Ă la porte.
André, qui en est le plus prÚs, se lÚve et sort dans la cour. Il parle, puis rentre :
« MaĂźtre, une femme, celle qui pleurait, te demande. Elle dit quâelle doit partir et quâelle doit te parler.
â Mais si câest comme ça, comment et quand va manger le MaĂźtre ? sâexclame Pierre.
â Il fallait lui dire de revenir plus tard, dit Philippe.
â Silence. Je mangerai aprĂšs. Continuez, vous autres. »
Jésus sort. La femme est là , dehors.
« MaĂźtre... un mot... Tu as dit... Oh ! Viens derriĂšre la maison ! Il mâest pĂ©nible de parler de ma souffrance ! »
JĂ©sus la satisfait sans mot dire. Câest seulement quand il arrive derriĂšre la maison quâil demande :
« Que désires-tu de moi ?
â MaĂźtre... je tâai Ă©coutĂ© dâabord quand tu parlais parmi nous... et puis je tâai Ă©coutĂ© quand tu as prĂȘchĂ©. On dirait que tu as parlĂ© pour moi. Tu as dit que dans toute maladie physique ou morale, il y a Satan... Jâai un fils qui a le coeur malade. Sâil tâavait entendu quand tu parlais des parents ! Câest mon tourment. Il sâest fourvoyĂ© avec de mauvais camarades et il est... il est exactement comme tu dis... un voleur... il lâest Ă la maison pour lâinstant, mais... Il aime les rixes... il veut dominer... Jeune comme il est, il se ruine en dĂ©bauche et en ripailles. Mon mari veut le chasser. Moi... moi, je suis sa mĂšre... et je souffre Ă en mourir. Tu vois comme je suis angoissĂ©e ? Mon coeur se brise sous tant de douleur. Câest depuis hier que je veux te parler car... jâespĂšre en toi, mon Dieu. Mais je nâosais rien dire. Câest si pĂ©nible pour une mĂšre dâavouer : â Mon fils est un vaurien â ! »
La femme pleure, courbée et douloureuse, devant Jésus.
« Ne pleure plus. Il va guérir de son mal.
â Sâil pouvait tâentendre, oui. Mais il ne veut pas tâĂ©couter. Ah ! Il ne guĂ©rira jamais !
â Mais as-tu de la foi pour lui ? Le veux-tu pour lui ?
â Câest Ă moi que tu le demandes ? Je suis venue de Haute-PĂ©rĂ©e pour te prier en sa faveur...
â Alors, va ! Quand tu arriveras chez toi, ton fils viendra Ă ta rencontre, repenti.
â Mais comment ?
â Comment ? Crois-tu que Dieu ne puisse faire ce que je lui demande ? Ton fils est lĂ -bas. Je suis ici. Mais Dieu est partout. Je dis Ă Dieu : â PĂšre, pitiĂ© pour cette mĂšre. â Et Dieu fera retentir son appel dans le coeur de ton fils. Va, femme. Un jour je passerai dans la rĂ©gion de ton village et toi, fiĂšre de ton garçon, tu viendras Ă ma rencontre avec lui. Quand il pleurera sur tes genoux en te demandant pardon et en te racontant la lutte mystĂ©rieuse dâoĂč il est sorti avec une Ăąme nouvelle, et quâil te demandera comment cela est arrivĂ©, dis-lui : â Câest par JĂ©sus que tu es nĂ© une seconde fois, au bien, cette fois. â Parle-lui de moi. Si tu es venue vers moi, cela veut dire que tu sais. Fais en sorte que lui, il sache et pense Ă moi pour trouver en lui la force qui sauve. Adieu. Paix Ă la mĂšre qui a eu foi, au fils qui revient, au pĂšre joyeux, Ă la famille rassemblĂ©e. Va. »
La femme sâen va vers le village et tout prend fin.
Une mÚre accablée a un fils perverti et mauvais, Philippe d'Arbela. Elle est broyée et pleure beaucoup. AprÚs le discours de Jésus, sur le Commandement "Tu honoreras ton pÚre et ta mÚre", la femme vient le trouver pour parler de son fils.
EMV 122.6.7 · Tome 2, p. 315-317
Il doit y avoir au moins trois cents personnes. Sous lâappentis il y a des estropiĂ©s, des aveugles, des muets ; il y en a un qui est tout agitĂ© par un tremblement ; il y a un tout jeune garçon, manifestement hydrocĂ©phale, quâun homme tient par la main. Il ne fait que geindre, baver, remuer la tĂȘte, lâair hĂ©bĂ©tĂ©. (...)
JĂ©sus ne refuse le miracle Ă personne. Comme il est beau, celui du simplet Ă qui, par son souffle, il infuse lâintelligence, en tenant sa grosse tĂȘte entre ses longues mains. Tout le monde se presse autour dâeux. MĂȘme la femme voilĂ©e â peut-ĂȘtre parce quâil y a beaucoup de monde â ose sâapprocher un peu et se tient auprĂšs de la femme en pleurs.
JĂ©sus dit au simple dâesprit :
« Je veux en toi la lumiĂšre de lâintelligence pour quâelle te conduise Ă la lumiĂšre de Dieu. Ecoute : dis avec moi : â JĂ©sus. â Dis-le, je le veux. »
Le pauvret qui auparavant geignait comme une bĂȘte, et rien dâautre, bredouille avec peine : « JĂ©sus », ou plutĂŽt : « Jegiu. »
« Encore, ordonne JĂ©sus en tenant toujours entre ses mains la tĂȘte difforme et en le maĂźtrisant du regard.
â JĂ©s-sus.
â Encore !
â JĂ©sus ! » dit finalement le simplet.
Son oeil nâest plus inexpressif, sa bouche a un sourire diffĂ©rent.
« Homme, dit Jésus au pÚre. Tu as eu la foi, ton fils est guéri. Interroge-le. Le nom de Jésus est miraculeux contre les maladies et les passions. »
Lâhomme dit Ă son fils :
« Qui suis-je ? »
Et le garçon :
« Mon pÚre. »
Lâhomme serre son fils sur son coeur et explique :
« Il est nĂ© comme ça. Ma femme est morte en le mettant au monde et lui, il Ă©tait handicapĂ© mental et ne parlait pas. Maintenant, voyez. Jâai eu la foi, oui. Je viens de JoppĂ©. Que dois-je faire pour toi, MaĂźtre ?
â Etre bon, et ton fils avec toi. Rien de plus.
â Et tâaimer. Oh ! Allons tout de suite le dire Ă la mĂšre de ta mĂšre. Câest elle qui mâa dĂ©cidĂ© Ă venir. Quâelle soit bĂ©nie ! »
Les deux hommes repartent, tout heureux. Il ne reste de lâinfirmitĂ© passĂ©e du garçon que sa grosse tĂȘte. Lâexpression et la parole sont normales.
122.8 « Mais câest par ta volontĂ© quâil est guĂ©ri, ou par la puissance de ton nom ? demandent plusieurs.
â Par la volontĂ© du PĂšre, toujours bienveillant pour le Fils. Mais mon nom aussi est salut. Vous le savez : JĂ©sus veut dire Sauveur. Il y a la santĂ© de lâĂąme et celle du corps. Celui qui invoque le nom de JĂ©sus avec une vraie foi se relĂšve des maladies et du pĂ©chĂ© car, dans toute maladie spirituelle ou physique, il y a la griffe de Satan. Il crĂ©e les maladies physiques pour amener Ă la rĂ©volte et au dĂ©sespoir par la souffrance de la chair, et les maladies morales ou spirituelles pour conduire Ă la damnation.
â Alors, selon toi, dans toutes les afflictions du genre humain, BelzĂ©buth nâest pas Ă©tranger.
â Il nây est pas Ă©tranger. Câest par lui que la maladie et la mort sont entrĂ©es dans le monde. Câest par lui Ă©galement que sont entrĂ©s dans le monde le crime et la corruption. Quand vous voyez une personne tourmentĂ©e par quelque malheur, pensez que câest par Satan quâelle souffre. Quand vous voyez quâune personne est cause de malheur, pensez aussi quâelle est un instrument de Satan.
â Mais les maladies viennent de Dieu.
â Les maladies sont un dĂ©sordre dans lâordre. Dieu, en effet, a créé lâhomme en bonne santĂ© et parfait. Le dĂ©sordre amenĂ© par Satan dans lâordre donnĂ© par Dieu a suscitĂ© les infirmitĂ©s de la chair et les consĂ©quences qui en dĂ©coulent, Ă savoir la mort ou bien les hĂ©rĂ©ditĂ©s funestes. Lâhomme a hĂ©ritĂ© dâAdam et dâEve le pĂ©chĂ© originel, mais pas cela seulement. Et le pĂ©chĂ© sâĂ©tend toujours plus, embrassant les trois branches de lâhomme : la chair toujours plus vicieuse et par lĂ faible et malade, le moral toujours plus orgueilleux et par lĂ plus corrompu, lâĂąme toujours plus incrĂ©dule, câest-Ă -dire toujours plus idolĂątre. A cause de cela, il faut, comme je lâai fait avec ce simple dâesprit, enseigner le nom qui met Satan en fuite, le graver dans lâesprit et dans le coeur, le mettre sur le moi comme un sceau de propriĂ©tĂ©.
â Mais est-ce que tu nous possĂšdes ? Qui es-tu, pour te croire aussi grand ?
â Sâil en Ă©tait ainsi ! Mais non. Si je vous possĂ©dais, vous seriez dĂ©jĂ sauvĂ©s. Et ce serait mon droit. Car moi, je suis le Sauveur et je devrais possĂ©der ceux que jâai sauvĂ©s. Mais je sauverai ceux qui auront foi en moi.
Jésus guérit un handicapé mental de naissance en lui faisant répéter son Nom : "Jésus". Le nom de Jésus est salut.