EMV 121.4 · Tome 2, p. 306
LâEvangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©
Citation
Ne sais-tu pas que toute victoire est certaine lorsquâon la conquiert par un travail constant, patient et prudent ?
Notes du thĂšme
EMV 121.4 · Tome 2, p. 306
Ne sais-tu pas que toute victoire est certaine lorsquâon la conquiert par un travail constant, patient et prudent ?
EMV 121.6-8 · Tome 2, p. 308-309
« Que la paix soit avec vous tous et avec la paix la lumiÚre et la sainteté.
Il est dit : â Tu ne prononceras pas le nom de JĂ©ovĂȘh ton Dieu en vain. â
Quand le prononce-t-on en vain et qui le fait ? Seulement quand on blasphĂšme ? Non. MĂȘme quand on le prononce sans se rendre digne de Dieu. Un fils peut-il dire : â Jâaime mon pĂšre et je lâhoÂnore â si ensuite, Ă tout ce que dĂ©sire son pĂšre, il oppose des oeuvres contraires ? Ce nâest pas en disant : â pĂšre, pĂšre â quâon lâaime rĂ©ellement. Ce nâest pas en disant : â Dieu, Dieu â que lâon aime le Seigneur.
121.7 En IsraĂ«l oĂč, comme je lâai expliquĂ© avant-hier, il y a tant dâidoles dans le secret des coeurs, on trouve aussi une louange hypocrite Ă Dieu, louange Ă laquelle ne correspondent pas les oeuvres de ceux qui le louent. En IsraĂ«l, il y a aussi une tendance : celle de trouver nombre de pĂ©chĂ©s dans les choses extĂ©rieures, sans vouloir les trouver lĂ oĂč ils sont rĂ©ellement, Ă lâintĂ©rieur. Les juifs font encore preuve dâun sot orgueil, une habitude antihumaine et antispirituelle : celle de considĂ©rer comme blasphĂ©matoire le Nom de notre Dieu sur des lĂšvres paĂŻennes ; ils vont mĂȘme jusquâĂ dĂ©fendre aux paĂŻens de sâapprocher du vrai Dieu parce quâils y voient un sacrilĂšge.
CâĂ©tait valable jusquâĂ prĂ©sent, mais plus aujourdâhui.
Le Dieu dâIsraĂ«l est le mĂȘme Dieu qui a créé tous les hommes. Pourquoi empĂȘcher ceux qui ont Ă©tĂ© créés de sentir lâattraction de leur CrĂ©ateur ? Croyez-vous que les paĂŻens nâĂ©prouvent rien au fond du coeur, quelque chose dâinsatisfait qui crie, qui sâagite, qui cherche ? Qui ? Quoi ? Le Dieu inconnu. Et, si un paĂŻen tend de tout son ĂȘtre vers lâautel du Dieu inconnu â vers cet autel immatĂ©riel quâest lâĂąme, qui garde toujours un certain souvenir de son CrĂ©ateur â, croyez-vous que Dieu repousse comme une profanation lâoffrande de son Ăąme qui attend dâĂȘtre possĂ©dĂ©e par la gloire de Dieu, â comme le fut le Tabernacle Ă©rigĂ© par MoĂŻse, selon lâordre quâil avait reçu â et qui gĂ©mit jusquâĂ ce moment ? Et prenez-vous pour un pĂ©chĂ© cet acte, suscitĂ© par un honnĂȘte dĂ©sir de lâĂąme qui, Ă©veillĂ©e par des appels cĂ©lestes, rĂ©pond : â Je viens â Ă Dieu qui lui dit : â Viens â ? Croyez-vous quâil soit saint, le culte corrompu dâun IsraĂ«l qui offre au Temple les restes de ses plaisirs et entre en prĂ©sence de Dieu, et lâinvoque, lui, le TrĂšs-Pur, avec une Ăąme et un corps oĂč les fautes fourmillent comme des vers ?
Non. En vĂ©ritĂ© je vous dis que la perfection du sacrilĂšge se trouve en ce juif qui, avec son Ăąme impure, prononce en vain le nom de Dieu. Vous le prononcez en vain lorsque vous savez â et vous nâĂȘtes pas sots â que, Ă cause de lâĂ©tat de votre Ăąme, câest inutilement que vous le prononcez. Ah ! Je vois le visage indignĂ© de Dieu se dĂ©tourner avec dĂ©goĂ»t quand un hypocrite lâappelle, quand quelquâun lâinvoque sans se repentir ! Et jâen Ă©prouve de la terreur, moi qui pourtant ne mĂ©rite pas ce courroux divin.
121.8 Je lis dans plus dâun coeur cette pensĂ©e : â Mais alors, en dehors des petits enfants, personne ne pourra invoquer Dieu, puisquâil nây a dans lâhomme quâimpuretĂ© et pĂ©chĂ©. â Non. Ne dites pas cela. Câest par les pĂ©cheurs que ce nom doit ĂȘtre invoquĂ© et par tous ceux qui se sentent Ă©tranglĂ©s par Satan et qui veulent se libĂ©rer du pĂ©chĂ© et du SĂ©ducteur. Ceux qui le veulent ! VoilĂ ce qui change le sacrilĂšge en supplication. Vouloir guĂ©rir. Appeler le Puissant pour ĂȘtre pardonnĂ© et pour ĂȘtre guĂ©ri. Lâinvoquer pour mettre en fuite le SĂ©ducteur.
Il est dit dans la GenĂšse que le Serpent tenta Eve Ă lâheure oĂč le Seigneur ne se promenait pas dans lâEden. Si Dieu avait Ă©tĂ© dans lâEden, Satan nâaurait pu y ĂȘtre. Si Eve avait appelĂ© Dieu, Satan aurait Ă©tĂ© mis en fuite. Ayez toujours dans le coeur cette pensĂ©e. Et, avec sincĂ©ritĂ©, appelez le Seigneur. Ce nom est salut.
Beaucoup dâentre vous veulent descendre au fleuve pour se purifier. Mais purifiez-vous le coeur sans cesse, en y Ă©crivant par lâamour le mot : Dieu. Pas de priĂšres menteuses. Pas de pratiques routiniĂšres. Mais, de votre coeur, de votre pensĂ©e, par vos actes, par tout vous-mĂȘmes, dites ce nom : Dieu. Dites-le pour ne pas ĂȘtre seuls. Dites-le pour ĂȘtre soutenus. Dites-le pour ĂȘtre pardonnĂ©s.
Comprenez le sens de la parole du Dieu au SinaĂŻ : on prononce â en vain â le nom de Dieu si on nâessaie pas de changer en bien. Câest pĂ©chĂ©. Ce nâest pas â en vain â lorsque, tels les battements de votre coeur, chaque minute de la journĂ©e, chaque action honnĂȘte, chaque besoin, tentation et souffrance vous ramĂšnent sur les lĂšvres cette parole dâamour filial : â Viens, mon Dieu ! â Alors, en vĂ©ritĂ©, vous ne pĂ©chez pas en invoquant le saint nom de Dieu.
Allez, que la paix soit avec vous. »
Discours Ă la Belle-Eau sur le Commandement "Tu ne prononceras pas en vain le nom du Seigneur".
EMV 121.6 · Tome 2, p. 308
Que la paix soit avec vous tous et avec la paix la lumiÚre et la sainteté.
EMV 121.7 · Tome 2, p. 308
Le Dieu dâIsraĂ«l est le mĂȘme Dieu qui a créé tous les hommes.
EMV 121.8 · Tome 2, p. 309
Je lis dans plus dâun coeur cette pensĂ©e : â (...) En dehors des petits enfants, personne ne pourra invoquer Dieu, puisquâil nây a dans lâhomme quâimpuretĂ© et pĂ©chĂ©. â Non. Ne dites pas cela. Câest par les pĂ©cheurs que ce nom doit ĂȘtre invoquĂ© et par tous ceux qui se sentent Ă©tranglĂ©s par Satan et qui veulent se libĂ©rer du pĂ©chĂ© et du SĂ©ducteur. Ceux qui le veulent ! VoilĂ ce qui change le sacrilĂšge en supplication. Vouloir guĂ©rir. Appeler le Puissant pour ĂȘtre pardonnĂ© et pour ĂȘtre guĂ©ri. Lâinvoquer pour mettre en fuite le SĂ©ducteur.
Il est dit dans la GenĂšse que le Serpent tenta Eve Ă lâheure oĂč le Seigneur ne se promenait pas dans lâEden. Si Dieu avait Ă©tĂ© dans lâEden, Satan nâaurait pu y ĂȘtre. Si Eve avait appelĂ© Dieu, Satan aurait Ă©tĂ© mis en fuite. Ayez toujours dans le coeur cette pensĂ©e. Et, avec sincĂ©ritĂ©, appelez le Seigneur. Ce nom est salut.
EMV 121.8 · Tome 2, p. 309
Purifiez-vous le coeur sans cesse, en y Ă©crivant par lâamour le mot : Dieu. Pas de priĂšres menteuses. Pas de pratiques routiniĂšres. Mais, de votre coeur, de votre pensĂ©e, par vos actes, par tout vous-mĂȘmes, dites ce nom : Dieu. Dites-le pour ne pas ĂȘtre seuls. Dites-le pour ĂȘtre soutenus. Dites-le pour ĂȘtre pardonnĂ©s.
EMV 121.8 · Tome 2, p. 309
On prononce â en vain â le nom de Dieu si on nâessaie pas de changer en bien. Câest pĂ©chĂ©. Ce nâest pas â en vain â lorsque, tels les battements de votre cĆur, chaque minute de la journĂ©e, chaque action honnĂȘte, chaque besoin, tentation et souffrance vous ramĂšnent sur les lĂšvres cette parole dâamour filial : â Viens, mon Dieu ! â Alors, en vĂ©ritĂ©, vous ne pĂ©chez pas en invoquant le saint nom de Dieu.
EMV 121.9 · Tome 2, p. 310
â (...) Sais-tu qui je suis ?
â Pour ceux qui me cherchent, il nây a quâun nom : frĂšre, au nom de Dieu.
EMV 122 · Tome 2, p. 311-322
Ă la Belle-Eau, Jean vient trouver JĂ©sus pour lui dire que Judas cherche Ă ĂȘtre bon et qu'il souhaite rester avec le fils de ZĂ©bĂ©dĂ©e. JĂ©sus accorde que Jean reste auprĂšs de Judas tant qu'aucun trouble n'entre dans son coeur. Puis il enjoint Pierre Ă aider Judas Ă devenir bon. Il guĂ©rit un enfant qui est handicapĂ© mental, en lui faisant rĂ©pĂ©ter le Nom de JĂ©sus qui est salut. Le Christ parle ensuite aux apĂŽtres de la maladie, entrĂ©e dans le monde par Satan, et de la force de son Nom. Il y a une brĂšve Ă©vocation de Jean-Baptiste. Enfin, le MaĂźtre donne un discours sur le Commandement : "Tu honoreras ton pĂšre et ta mĂšre". Il parle de la famille, des parents et des enfants. Puis, il accorde Ă une mĂšre dĂ©chirĂ©e la conversion de son fils mauvais.
EMV 122.5 · Tome 2, p. 314-315
122.5 Maintenant, allons-y. Je vois déjà des gens qui arrivent sur les prés.
â Moi, je ne sais pas comment nous arriverons dĂ©sormais Ă vivre. Il nây a plus dâheure pour manger, prier, se reposer... et il y a toujours plus de monde, dit Pierre, partagĂ© entre lâadmiration et lâennui.
â Tu tâen plains ? Câest signe quâil y a encore des personnes qui recherchent Dieu.
â Oui, MaĂźtre, mais tu en souffres. Tu es mĂȘme restĂ© hier sans manger et sans autre couverture cette nuit que ton manteau. Si ta MĂšre le savait !
â Elle bĂ©nirait Dieu de mâamener tant de fidĂšles.
â Et elle me rĂ©primanderait, moi Ă qui elle a fait des recommandations » conclut Pierre.
Philippe et Barthélemy arrivent vers eux, en gesticulant. A la vue de Jésus, ils se hùtent et disent :
« MaĂźtre, comment allons-nous faire ? Câest un vrai pĂšlerinage : des malades, des gens qui pleurent, des pauvres sans ressources qui viennent de loin.
â Nous achĂšterons du pain. Les riches donnent des oboles. Il nây a quâĂ les employer.
â Les jours sont courts. Lâappentis est dĂ©jĂ encombrĂ© de personnes qui bivouaquent. Les nuits sont froides et humides.
â Tu as raison, Philippe. Nous nous entasserons tous dans une seule piĂšce. Nous pouvons le faire et nous organiserons les deux autres pour ceux qui ne peuvent rentrer chez eux dans la soirĂ©e.
â Jâai compris ! Bougonne Pierre. BientĂŽt nous devrons demander Ă nos hĂŽtes la permission de changer de vĂȘtements. Ils nous envahiront tellement quâils nous feront fuir, nous.
â Tu verras dâautres fuites, mon Pierre !
Pierre s'inquiÚte de comment ils vont vivre vu l'afflux en masse du peuple qui arrive jusqu'à Jésus