Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 100.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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« Mais moi... mais moi... Pourquoi es-tu bon avec moi ?

– Parce que je t’aime, tu le sais.

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EMV 100.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Ne perds pas ton ñme. Ne m’aime pas si tu veux, ne crois pas que je suis le Messie, mais ne hais pas. Ne hais pas (...). Ridiculise-moi, dis que je suis fou, mais ne hais pas.

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EMV 100.10-12 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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100.10 Jésus dit ensuite :

« AprĂšs cette vision [celle de Jude et Jacques repoussĂ© par leur pĂšre AlphĂ©e], tu mettras celle que je t’ai donnĂ©e au printemps 1944, celle oĂč je demandais Ă  ma MĂšre ses impressions sur les apĂŽtres. DĂ©sormais, leur physionomie morale a Ă©tĂ© suffisamment mise en lumiĂšre pour qu’on puisse placer ici cette vision, sans crĂ©er de scandale pour personne. Je n’avais pas besoin de conseils, mais quand nous Ă©tions seuls, pendant que les disciples Ă©taient dispersĂ©s dans des familles amies ou dans les bourgades voisines, durant mes sĂ©jours Ă  Nazareth, comme il m’était doux de parler Ă  cette douce amie qu’est ma MĂšre, et de lui demander conseil pour m’entendre confirmer, par sa bouche pleine de grĂące et de sagesse, tout ce que, dĂ©jĂ , j’avais vu. Avec elle, je n’ai jamais Ă©tĂ© autre chose que “ le Fils ”. Et, de tous les enfants des femmes, il n’y a jamais eu de mĂšre plus “ mĂšre ” qu’elle, avec toute la perfection des vertus maternelles, humaines et morales, et il n’y a jamais eu de fils plus “ fils ” que moi en fait de respect, de confiance, d’amour.

100.11 Et maintenant que vous avez un minimum de renseignements sur les Douze, sur leurs vertus, leurs dĂ©fauts, leur caractĂšre, leurs efforts, y a-t-il encore quelqu’un pour prĂ©tendre qu’il me fut facile de les unir, de les Ă©lever, de les former ? Et y a-t-il encore quelqu’un pour penser que la vie de l’apĂŽtre est facile et pour juger avoir droit, sous prĂ©texte qu’il est un apĂŽtre – ou souvent s’imagine l’ĂȘtre –, Ă  une vie facile, sans souffrances, sans heurts, sans Ă©checs ? Y a-t-il encore quelqu’un qui, parce qu’il me sert, puisse me demander d’ĂȘtre son serviteur et d’accomplir en sa faveur des miracles Ă  jet continu, et de faire de sa vie un tapis fleuri, agrĂ©able, humainement glorieux ? Mon chemin, mon travail, mon service, c’est la croix, la souffrance, le renoncement, le sacrifice. J’y suis passĂ©, moi. Que ceux qui veulent se dire “ mes disciples ” fassent de mĂȘme ! Je ne dis pas cela pour le “ Jean ”, mais pour les docteurs mĂ©contents et exigeants.

100.12 Et, toujours pour les chicaneurs, j’ajoute que j’ai employĂ© les termes “ oncle ” et “ tante ”, qui n’existent pas dans les langues de Palestine, pour apporter des Ă©claircissements et mettre un point final Ă  une question irrespectueuse sur ma condition de fils unique de Marie, et sur la virginitĂ© de ma MĂšre, avant et aprĂšs l’enfantement, sur la nature spirituelle et divine de l’union dont j’ai reçu la vie. Je le rĂ©pĂšte encore, ma MĂšre n’a pas connu d’autre union ni eu d’autres enfants. Chair inviolĂ©e, que mĂȘme moi n’ai pas dĂ©chirĂ©e, fermĂ©e sur le mystĂšre d’un sein tabernacle, trĂŽne de la TrinitĂ© et du Verbe incarnĂ©. »

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EMV 100.10 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Je n’avais pas besoin de conseils, mais quand nous Ă©tions seuls, pendant que les disciples Ă©taient dispersĂ©s dans des familles amies ou dans les bourgades voisines, durant mes sĂ©jours Ă  Nazareth, comme il m’était doux de parler Ă  cette douce amie qu’est ma MĂšre, et de lui demander conseil pour m’entendre confirmer, par sa bouche pleine de grĂące et de sagesse, tout ce que, dĂ©jĂ , j’avais vu. Avec elle, je n’ai jamais Ă©tĂ© autre chose que “ le Fils ”. Et, de tous les enfants des femmes, il n’y a jamais eu de mĂšre plus “ mĂšre ” qu’elle, avec toute la perfection des vertus maternelles, humaines et morales, et il n’y a jamais eu de fils plus “ fils ” que moi en fait de respect, de confiance, d’amour.

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EMV 100.11 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Y a-t-il encore quelqu’un pour penser que la vie de l’apĂŽtre est facile et pour juger avoir droit, sous prĂ©texte qu’il est un apĂŽtre – ou souvent s’imagine l’ĂȘtre –, Ă  une vie facile, sans souffrances, sans heurts, sans Ă©checs ? Y a-t-il encore quelqu’un qui, parce qu’il me sert, puisse me demander d’ĂȘtre son serviteur et d’accomplir en sa faveur des miracles Ă  jet continu, et de faire de sa vie un tapis fleuri, agrĂ©able, humainement glorieux ? Mon chemin, mon travail, mon service, c’est la croix, la souffrance, le renoncement, le sacrifice. J’y suis passĂ©, moi. Que ceux qui veulent se dire “ mes disciples ” fassent de mĂȘme ! Je ne dis pas cela pour le “ Jean ”, mais pour les docteurs mĂ©contents et exigeants.

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EMV 100.11 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Mon chemin, mon travail, mon service, c’est la croix, la souffrance, le renoncement, le sacrifice. J’y suis passĂ©, moi. Que ceux qui veulent se dire “ mes disciples ” fassent de mĂȘme !

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EMV 101.1-3 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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101.1 Maintenant, deux heures environ aprĂšs la description prĂ©cĂ©dente, je vois la maison de Nazareth. Je reconnais la piĂšce de l’adieu qui donne sur le petit jardin oĂč tous les arbres sont couverts de feuilles.

JĂ©sus est avec Marie, assis l’un prĂšs de l’autre sur le banc de pierre qui est contre la maison. On dirait que le souper a dĂ©jĂ  eu lieu. Les autres – s’il y a encore quelqu’un, car je ne vois personne – se sont dĂ©jĂ  retirĂ©s. La MĂšre et le Fils font rĂ©ciproquement leurs dĂ©lices d’une douce conversation.

La voix intĂ©rieure me dit que c’est l’une des premiĂšres fois que JĂ©sus revient Ă  Nazareth, aprĂšs le baptĂȘme, le jeĂ»ne au dĂ©sert et surtout la constitution du collĂšge apostolique.

Il raconte Ă  la MĂšre ses premiĂšres journĂ©es d’évangĂ©lisation, les premiĂšres conquĂȘtes des coeurs.

Marie est suspendue aux lĂšvres de son JĂ©sus. Elle est plus pĂąle, plus maigre, comme si elle avait souffert ces derniers temps. Sous ses yeux se sont creusĂ©s deux cernes, comme chez ceux qui ont beaucoup pleurĂ© et rĂ©flĂ©chi. Mais en ce moment, elle est heureuse et sourit. Elle sourit en caressant la main de son JĂ©sus. Elle est heureuse de l’avoir lĂ , de rester coeur Ă  coeur avec lui, dans le silence de la nuit qui tombe.

Ce doit ĂȘtre l’étĂ©, car dĂ©jĂ  le figuier a ses premiers fruits mĂ»rs qui pendent jusqu’aux approches de la maison. JĂ©sus en cueille quelques-uns en se mettant sur la pointe des pieds et il donne les plus beaux Ă  sa MĂšre. Il les Ă©pluche avec soin et les offre, en retournant la peau qui forme une couronne, comme s’il s’agissait de boutons blancs rayĂ©s de rouge dans une corolle de pĂ©tales blancs Ă  l’intĂ©rieur, violacĂ©s Ă  l’extĂ©rieur. Il les prĂ©sente sur la paume de la main et sourit en voyant sa MĂšre les goĂ»ter.

101.2 Puis il lui demande à brûle-pourpoint :

« Maman, tu as vu les disciples. Qu’en penses-tu ? »

Marie, qui allait porter Ă  sa bouche la troisiĂšme figue, lĂšve la tĂȘte, suspend son geste, tressaille, regarde JĂ©sus.

« Qu’en penses-tu, maintenant que je te les ai tous montrĂ©s ? rĂ©pĂšte-t-il.

– Je crois qu’ils t’aiment et que tu pourras beaucoup obtenir d’eux. Jean... aime-le comme tu sais aimer. C’est un ange. Je suis tranquille Ă  l’idĂ©e qu’il est avec toi. Pierre aussi... est bon. Plus dur parce que plus ĂągĂ©, mais franc et convaincu. De mĂȘme son frĂšre. Ils t’aiment comme ils en sont capables, Ă  prĂ©sent. Plus tard, ils t’aimeront davantage. MĂȘme nos cousins, maintenant qu’ils sont convaincus, te seront fidĂšles. Mais l’homme de KĂ©rioth... celui-lĂ  ne me plaĂźt pas, mon Fils. Son regard n’est pas limpide, et son coeur encore moins. Il me fait peur.

– Il est tout Ă  fait respectueux Ă  ton Ă©gard.

– Il montre trop de respect. Avec toi aussi, il est parfaitement respectueux. Mais pour lui, tu n’es pas le MaĂźtre. Tu es le futur Roi, dont il espĂšre tirer des avantages et du prestige. Il n’était rien, Ă  peine plus que les autres Ă  KĂ©rioth. Il espĂšre jouer un rĂŽle important Ă  ton cĂŽtĂ©, mais... ĂŽ JĂ©sus ! Je ne veux pas manquer Ă  la charitĂ©, mais je pense, mĂȘme si je ne veux pas y penser, que dans le cas oĂč tu le dĂ©cevrais, il n’hĂ©siterait pas Ă  prendre ta place ou Ă  tenter de le faire. Il est ambitieux, avide et vicieux. Il est fait pour ĂȘtre le courtisan d’un roi de la terre plutĂŽt que ton apĂŽtre, mon Fils. Il me fait peur ! »

Et la MÚre regarde son Jésus de ses deux yeux effrayés dans son visage pùle.

101.3 JĂ©sus soupire. Il rĂ©flĂ©chit. Il regarde sa MĂšre. Il lui sourit pour l’encourager de nouveau :

« Lui aussi nous est nĂ©cessaire, Maman. Si ce n’était pas lui, ce serait un autre. Mon CollĂšge doit reprĂ©senter le monde, or, dans le monde, tous ne sont pas des anges et tous n’ont pas la trempe de Pierre et d’AndrĂ©. Si j’avais choisi toutes les perfections, comment les pauvres Ăąmes malades oseraient-elles devenir mes disciples ? Je suis venu sauver ce qui Ă©tait perdu, Maman. Jean est sauvĂ© de lui-mĂȘme. Mais combien ne le sont pas !

– Je n’ai pas peur de LĂ©vi. Lui, il s’est rachetĂ© parce qu’il l’a voulu. Il a abandonnĂ© son pĂ©chĂ© en mĂȘme temps que son comptoir de gabelou et il s’est fait une Ăąme neuve pour venir avec toi. Mais ce n’est pas le cas de Judas. Au contraire, l’orgueil accapare toujours davantage son Ăąme vieille et laide. Mais toi, tu sais ces choses, mon Fils. Pourquoi me les demandes-tu ? Je ne puis que prier et pleurer pour toi. Tu es le MaĂźtre. MĂȘme de ta pauvre Maman. »

La vision s’arrĂȘte ici.

Détail

Quand Maria parle de la maison et de la piÚce de l'adieu entre Jésus et Marie, elle fait référence à l'EMV 44.1

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