Notes du thĂšme

Mots-clĂ©s principaux et transversaux 🌟

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Confort de lecture

EMV 97.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

« J’ai des idĂ©es noires aujourd’hui. Tu ne l’as pas vu, mais quand nous avons dĂ©barquĂ©, Elie, le pharisien, Ă©tait prĂ©sent. Plus jaune encore que d’habitude. Et il nous regardait d’un air !

– Laisse-le donc regarder !

– HĂ© ! Bien obligĂ© ! Mais je t’assure, MaĂźtre, que pour faire la paix avec celui-lĂ , il faudra plus de deux figues !

– Qu’ai-je dit Ă  la mĂšre du petit Tobie ? “ J’ai fait la paix avec l’objet mĂȘme du litige. ” De la mĂȘme maniĂšre, je tĂącherai de faire la paix avec les notables de CapharnaĂŒm en leur tĂ©moignant du respect, puisque selon eux je les ai offensĂ©s. D’ailleurs, cela satisfera quelqu’un d’autre.

– Qui ? »

Jésus ne répond pas à cette question et poursuit :

« Je ne rĂ©ussirai pas, probablement, car il leur manque la volontĂ© de faire la paix. Mais Ă©coutez-moi : dans toutes les disputes, si le plus prudent savait cĂ©der et ne pas s’acharner Ă  vouloir avoir raison, s’il se montrait conciliant, quitte Ă  partager en deux l’objet du litige – mĂȘme si, je veux bien l’admettre, il est dans son bon droit –, ce serait mieux et plus saint. On ne nuit pas forcĂ©ment par dĂ©sir de nuire. Il arrive qu’on fasse du mal sans le vouloir. Pensez toujours Ă  cela et pardonnez. Elie et les autres croient servir Dieu avec justice en agissant comme ils le font. Je chercherai, avec patience et constance, avec beaucoup d’humilitĂ© et de bonne grĂące, Ă  les persuader qu’un temps nouveau est venu et que Dieu veut dĂ©sormais ĂȘtre servi d’aprĂšs mon enseignement. La ruse de l’apĂŽtre, c’est la bonne grĂące, son arme la constance, le secret de la rĂ©ussite, l’exemple et la priĂšre pour ceux qu’il faut convertir. »

Détail

Hostilité des pharisiens. Jésus vient d'appeler une querelle entre deux enfants, appelés Jeanne et Tobie. Ils s'étaient disputés pour quelques figues (voir 97.1). AprÚs avoir ramené la paix, le Christ dit quelques mots à leur mÚre, puis il parle aux apÎtres. Pierre dit :

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EMV 97.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Dans toutes les disputes, si le plus prudent savait cĂ©der et ne pas s’acharner Ă  vouloir avoir raison, s’il se montrait conciliant, quitte Ă  partager en deux l’objet du litige – mĂȘme si, je veux bien l’admettre, il est dans son bon droit –, ce serait mieux et plus saint. On ne nuit pas forcĂ©ment par dĂ©sir de nuire. Il arrive qu’on fasse du mal sans le vouloir. Pensez toujours Ă  cela et pardonnez. Elie et les autres croient servir Dieu avec justice en agissant comme ils le font. Je chercherai, avec patience et constance, avec beaucoup d’humilitĂ© et de bonne grĂące, Ă  les persuader qu’un temps nouveau est venu et que Dieu veut dĂ©sormais ĂȘtre servi d’aprĂšs mon enseignement. La ruse de l’apĂŽtre, c’est la bonne grĂące, son arme la constance, le secret de la rĂ©ussite, l’exemple et la priĂšre pour ceux qu’il faut convertir. »

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EMV 97.2 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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La ruse de l’apĂŽtre, c’est la bonne grĂące, son arme la constance, le secret de la rĂ©ussite, l’exemple et la priĂšre pour ceux qu’il faut convertir.

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EMV 97.5 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

Ne leur montrons pas autre chose que de la vertu. Si quelqu’un ne peut y parvenir, qu’il sorte. Ne ressemblez pas Ă  des pharisiens qui accablent les gens de prĂ©ceptes qu’ils sont les premiers Ă  ne pas observer.

Détail

Des hommes arrivent avec Matthieu. Le Maßtre déclare :

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EMV 98 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Détail

Jésus et les Douze sont sur le lac, dans deux barques. Ils croisent un autre bùteau romain, sur lequel est Marie-Madeleine. Jésus est absorbé dans ses pensées pendant que Judas, Pierre, et Simon le Zélote interviennent, surtout à cause de l'Iscariothe. Puis le Seigneur demande à ce que Simon de Jonas les mÚne dans un coin à part. Il les enseigne longuement sur les lignes essentielles de sa doctrine.

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EMV 98.6-12 · Tome 2

L’Evangile tel qu'il m'a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©

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Citation

98.6 JĂ©sus met fin Ă  la discussion qu’il a affectĂ© de ne pas entendre, en demandant Ă  Pierre :

« C’est TibĂ©riade ?

– Oui, Maütre. Je vais bientît accoster.

– Attends, peux-tu te mettre dans cette anse paisible ? Je voudrais vous parler, à vous seulement.

– Je sonde le fond et je vais te le dire. »

Pierre enfonce une longue perche et se dirige lentement vers la rive.

« Oui, je peux, Maßtre. Puis-je approcher encore davantage ?

– Le plus possible. Il y a de l’ombre et de la solitude. Cela me plaĂźt. »

Pierre pousse jusqu’aux abords du rivage. La terre n’est plus qu’à une quinzaine de mùtres, au maximum.

« Maintenant je toucherais le fond.

– ArrĂȘte, et vous, venez le plus prĂšs possible et Ă©coutez-moi. »

JĂ©sus quitte sa place et vient s’asseoir au centre de l'embarcation sur une banquette qui va d’un bord Ă  l’autre. Il a en face de lui l’autre barque, et autour de lui les disciples de sa propre barque.

« Ecoutez-moi. Il peut vous paraĂźtre que je m’abstrais parfois de vos conversations et que je suis donc un maĂźtre paresseux qui ne surveille pas ses Ă©lĂšves. Sachez que mon Ăąme ne vous quitte pas un instant. Avez-vous jamais observĂ© un mĂ©decin qui Ă©tudie un malade dont la maladie n’est pas encore dĂ©terminĂ©e et qui prĂ©sente des symptĂŽmes contradictoires ? aprĂšs l’avoir examinĂ©, il ne le quitte pas des yeux, qu’il dorme ou qu’il veille, le matin comme le soir, qu’il se taise ou qu’il parle, car tout peut ĂȘtre symptĂŽme et indication pour dĂ©celer le mal cachĂ© et indiquer un traitement. J’en fais autant avec vous. Vous m’ĂȘtes reliĂ©s par des fils invisibles, mais trĂšs sensibles, qui me sont rattachĂ©s et me transmettent jusqu’aux plus lĂ©gĂšres vibrations de votre ĂȘtre. Je vous laisse croire Ă  votre libertĂ©, pour que vous manifestiez toujours plus ce que vous ĂȘtes. C’est ce qui arrive quand un Ă©colier ou un maniaque se croit perdu de vue par le surveillant.

98.7 Vous ĂȘtes un groupe de personnes, mais vous constituez un noyau, c’est-Ă -dire une seule chose. Car vous ĂȘtes un ensemble complexe qui dĂ©bute et dont on Ă©tudie toutes les caractĂ©ristiques, plus ou moins bonnes, pour le former, l’amalgamer, en arrondir les angles, en dĂ©velopper les tendances multiples, et en faire un tout parfait. C’est pour cela que je vous Ă©tudie et que je fais sur vous des observations, mĂȘme pendant votre sommeil.

Qu’ĂȘtes-vous ? Que devez-vous devenir ? Vous ĂȘtes le sel de la terre. VoilĂ  ce que vous devez devenir : le sel de la terre. Le sel sert Ă  prĂ©server de la corruption les viandes et aussi beaucoup d’autres denrĂ©es. Mais le sel pourrait-il saler s’il n’était pas salĂ© ? C’est avec vous que je veux saler le monde pour lui donner une saveur cĂ©leste. Mais comment pouvez-vous saler si vous perdez toute saveur ?

Qu’est-ce qui vous fait perdre la saveur cĂ©leste ? Ce qui est humain. L’eau de mer, de la vraie mer, n’est pas bonne Ă  boire, tant elle est salĂ©e, n’est-ce pas ? Et pourtant, si quelqu’un prend une coupe d’eau de mer et la verse dans une cruche d’eau douce, alors on peut la boire, parce que l’eau de mer est tellement diluĂ©e qu’elle a perdu son mordant. L’humanitĂ© est comme l’eau douce qui se mĂ©lange Ă  votre salinitĂ© cĂ©leste. Et encore : en supposant qu’il soit possible de dĂ©river un ruisseau de la mer et de l’envoyer dans ce lac, pourriez-vous l’y retrouver ? Non. Il serait perdu dans une trop grande masse d’eau douce. Ainsi en est-il de vous quand vous diluez votre mission – ou plutĂŽt la noyez –, dans tant d’humanitĂ©.

Vous ĂȘtes des hommes. Je le sais. Mais, moi-mĂȘme, qui suis-je ? Je suis celui qui a en lui toute force. Et qu’est-ce que je fais ? Je vous communique cette force puisque je vous ai appelĂ©s. Mais Ă  quoi sert-il de vous la communiquer si vous la dispersez sous des avalanches de sensations et de sentiments humains ?

Vous ĂȘtes et devez ĂȘtre la lumiĂšre du monde. Je vous ai choisis, moi, la LumiĂšre de Dieu, pour continuer d’éclairer le monde quand je serai retournĂ© au PĂšre. Mais pouvez-vous donner la lumiĂšre si vous ĂȘtes des lanternes Ă©teintes ou fumantes ? Non, la fumĂ©e incertaine d’un lumignon est pire que sa mort totale et par votre fumĂ©e vous obscurciriez cette lueur de lumiĂšre que les coeurs peuvent encore garder. Ah ! Malheureux ceux qui, cherchant Dieu, se tournent vers des apĂŽtres qui n’ont, au lieu de lumiĂšre, que de la fumĂ©e ! Ils en recevront le scandale et la mort. Mais les apĂŽtres indignes subiront malĂ©diction et chĂątiment.

98.8 Grande est votre destinĂ©e ! Mais aussi : grande et redoutable est votre mission ! Rappelez-vous que celui Ă  qui on a donnĂ© davantage est tenu de fournir davantage. Et Ă  vous, c’est le maximum qui sera donnĂ© en fait d’instruction et de don. Vous ĂȘtes instruits par moi, le Verbe de Dieu, et vous recevez de Dieu le don d’ĂȘtre “ les disciples ”, autrement dit les continuateurs du Fils de Dieu. Je voudrais que vous ne cessiez de mĂ©diter sur le choix dont vous ĂȘtes l’objet, que vous vous examiniez, que vous vous soupesiez... Et si l’un d’entre vous se sent capable d’ĂȘtre seulement fidĂšle, mais ne trouve pas en lui l’énergie d’un apĂŽtre, qu’il se retire — je ne veux pas mĂȘme dire : s’il se sent pĂ©cheur et endurci, mais simplement : s’il se sent incapable d’ĂȘtre plus que fidĂšle —.

Pour qui l’aime, le monde est bien vaste, beau, suffisant, variĂ© ! Il offre toutes les fleurs et tous les fruits dont les sens peuvent jouir. Moi, je n’offre rien d’autre que la saintetĂ©. Sur la terre, c’est la voie la plus Ă©troite, la plus pauvre, la plus escarpĂ©e, la plus Ă©pineuse, la plus persĂ©cutĂ©e qui soit. Au Ciel, son Ă©troitesse se change en immensitĂ©, sa pauvretĂ© en richesse, ses Ă©pines en un tapis de roses, son escarpement en un sentier facile et agrĂ©able, sa persĂ©cution en paix et bĂ©atitude. Mais ici-bas, c’est un effort hĂ©roĂŻque que d’ĂȘtre saint. Moi, je ne vous offre que cela.

Voulez-vous rester avec moi ? Ne vous sentez-vous pas le courage de le faire ? Oh ! Ne vous regardez pas avec cet air Ă©tonnĂ© et affligĂ© ! Vous m’entendrez encore souvent vous poser cette question. Et quand vous l’entendrez, pensez que mon coeur pleure, parce qu’il est blessĂ© de vous trouver sourds Ă  mon appel. Examinez-vous alors, puis jugez honnĂȘtement et sincĂšrement, et prenez votre dĂ©cision. Faites-le pour n’ĂȘtre pas des rĂ©prouvĂ©s. Dites : “ MaĂźtre, mes amis, je me rends compte que je ne suis pas fait pour suivre cette voie. Je vous donne un baiser d’adieu, et je vous dis : priez pour moi. ” Cela vaut mieux que de trahir. Cela vaut mieux...

Que dites-vous ? Trahir qui ? Qui ? Moi. Ma cause, c’est-Ă -dire la cause de Dieu – car je suis un avec le PĂšre –. De plus, vous vous trahiriez aussi vous-mĂȘmes. Vous trahiriez votre Ăąme en la donnant Ă  Satan. Vous voulez rester juifs ? Moi, je ne vous force pas Ă  changer. Mais ne trahissez pas. Ne trahissez pas votre Ăąme, le Christ et Dieu. Je vous jure que ni moi, ni ceux qui me sont fidĂšles ne vous critiquerons, ne vous dĂ©signerons au mĂ©pris des foules fidĂšles. Il y a peu de temps, un de vos frĂšres a dit une grande parole : “ Nous cherchons Ă  tenir cachĂ©es nos plaies et celles des proches que nous aimons. ” Or celui qui se sĂ©parerait serait comme une plaie, une gangrĂšne survenue au sein de notre organisme apostolique. Il se dĂ©tacherait Ă  cause de sa gangrĂšne inguĂ©rissable, laissant une cicatrice douloureuse que nous tiendrions cachĂ©e avec le plus grand soin.

98.9 Non, ne pleurez pas, vous les meilleurs. Ne pleurez pas. Je n’ai envers vous aucune rancoeur et je ne suis pas irritĂ© de vous voir si lents. Je viens de vous appeler et ne puis prĂ©tendre Ă  ce que vous soyez dĂ©jĂ  parfaits. Je ne le prĂ©tendrai mĂȘme pas aprĂšs des annĂ©es, aprĂšs vous avoir rĂ©pĂ©tĂ© des centaines de fois les mĂȘmes choses en vain. Au contraire, Ă©coutez : dans plusieurs annĂ©es vous serez moins ardents qu’à cette heure oĂč vous ĂȘtes nĂ©ophytes. La vie est ainsi faite... l’humanitĂ© Ă©galement... On perd l’élan aprĂšs le premier bond. Mais (JĂ©sus s’est brusquement levĂ©) je vous jure que, moi, je vaincrai. PurifiĂ©s par une sĂ©lection naturelle, fortifiĂ©s par un breuvage surnaturel, vous, les meilleurs, deviendrez mes hĂ©ros, les hĂ©ros du Christ, les hĂ©ros du Ciel. La puissance des CĂ©sars sera poussiĂšre en comparaison de la royautĂ© de votre sacerdoce. Vous, pauvres pĂȘcheurs de GalilĂ©e, vous, juifs inconnus, vous, qui n’ĂȘtes que des numĂ©ros dans la masse des hommes qui vous entourent, vous serez plus connus, acclamĂ©s, respectĂ©s que des CĂ©sars et que tous les CĂ©sars que la terre a portĂ©s et portera. Vous serez connus, vous serez bĂ©nis dans un trĂšs proche avenir comme dans les siĂšcles les plus reculĂ©s, jusqu’à la fin du monde.

98.10 C’est pour cette sublime destinĂ©e que je vous ai choisis. Vous qui avez une honnĂȘte volontĂ© et qui avez la capacitĂ© de la suivre, je vous donne les lignes essentielles de votre caractĂšre d’apĂŽtres.

Soyez toujours vigilants et prĂȘts. Ayez toujours la ceinture aux reins et vos lampes allumĂ©es, comme des gens qui doivent partir d’un moment Ă  l’autre ou courir Ă  la rencontre de quelqu’un qui arrive. En fait, vous ĂȘtes, vous serez jusqu’à ce que la mort vous arrĂȘte, d’inlassables pĂšlerins Ă  la recherche de ceux qui errent ; et jusqu’à ce que la mort vous arrĂȘte, vous devez tenir votre lampe haute et allumĂ©e pour indiquer la route aux Ă©garĂ©s qui viennent vers le bercail du Christ.

Vous devez ĂȘtre fidĂšles au MaĂźtre qui vous a prĂ©posĂ©s Ă  ce service. Le serviteur que le maĂźtre trouvera toujours vigilant et que la mort surprend en Ă©tat de grĂące sera rĂ©compensĂ©. Vous ne pouvez pas, vous ne devez pas dire : “ Je suis jeune, j’ai le temps de faire ceci et cela ; plus tard, je penserai au MaĂźtre, Ă  la mort, Ă  mon Ăąme. ” Les jeunes meurent comme les vieux, les forts comme les faibles. Et les vieux comme les jeunes, les forts comme les faibles, sont Ă©galement exposĂ©s Ă  l’assaut de la tentation. Sachez que l’ñme peut mourir avant le corps et que, sans le savoir, vous pouvez porter en votre sein une Ăąme en putrĂ©faction. C’est tellement insensible, la mort d’une Ăąme ! C’est comme la mort d’une fleur. Sans un cri, sans convulsion... elle laisse baisser sa flamme comme une corolle flĂ©trie et elle s’éteint. AprĂšs, longtemps aprĂšs parfois, immĂ©diatement pour un autre, le corps s’aperçoit qu’il porte en lui un cadavre plein de vers. Il devient fou d’épouvante et se tue pour Ă©chapper Ă  cette union... Oh, il n’y Ă©chappe pas ! Il tombe, vraiment, avec son Ăąme vermineuse sur un grouillement de serpents dans la gĂ©henne.

Ne soyez pas malhonnĂȘtes comme des courtiers ou des avocats qui mĂ©nagent deux clients ennemis. Ne soyez pas faux comme des politiciens qui appellent “ ami ” telle ou telle personne, pour s’en montrer ensuite l’ennemi. N’essayez pas de suivre deux maniĂšres de faire. On ne se moque pas de Dieu et on ne le trompe pas. Agissez avec les hommes comme vous agissez avec Dieu, car toute offense aux hommes est une offense Ă  Dieu. Ayez le souci que Dieu vous voie tels que vous voulez ĂȘtre vus par les hommes.

98.11 Soyez humbles. Vous ne pouvez reprocher Ă  votre MaĂźtre de ne pas l’ĂȘtre. Je vous donne l’exemple. Imitez-moi. Soyez humbles, doux, patients. C’est ainsi que l’on conquiert le monde, non par la violence et la force. Mais soyez forts et violents contre vos vices. DĂ©racinez-les, mĂȘme s’il vous faut dĂ©chirer votre coeur. Je vous ai dit, il y a quelques jours, de veiller sur vos regards. Mais vous ne savez pas le faire. Je vous l’affirme : mieux vaudrait devenir aveugles en vous arrachant des yeux pleins de convoitises, que de devenir luxurieux.

Soyez sincĂšres. Je suis la VĂ©ritĂ©. Dans ce qui est spirituel comme dans les rĂ©alitĂ©s humaines. Je veux que vous soyez francs, vous aussi. Pourquoi user de tromperie avec moi, avec des frĂšres, ou avec votre prochain ? Pourquoi s’amuser Ă  tromper ? Quoi ? Orgueilleux comme vous l’ĂȘtes, n’avez-vous pas la fiertĂ© de dire : “ Je ne veux pas qu’on me dĂ©couvre menteur ” ? Et soyez francs avec Dieu. Pensez-vous pouvoir le tromper par de longues priĂšres en public ? Ah ! Mes pauvres fils ! Dieu voit le coeur !

Soyez discrets en faisant le bien, et mĂȘme en faisant l’aumĂŽne. Un publicain a su l’ĂȘtre avant sa conversion. Et vous, vous ne sauriez pas l’ĂȘtre ? Oui, je te loue, Matthieu, de ta discrĂšte offrande de chaque semaine que le PĂšre et moi Ă©tions seuls Ă  connaĂźtre, et je te cite en exemple. Cette rĂ©serve est aussi une forme de chastetĂ©, mes amis. Ne dĂ©couvrez pas votre bontĂ©, comme vous ne dĂ©couvririez pas une toute jeune fille aux yeux d’une foule. Soyez vierges quand vous faites le bien. Une bonne action est virginale quand elle ne s’allie pas Ă  quelque arriĂšre-pensĂ©e de louange ou d’estime, ou Ă  des sentiments d’orgueil.

Soyez des Ă©poux fidĂšles Ă  votre vocation Ă  Dieu. Vous ne pouvez servir deux maĂźtres. Le lit nuptial ne peut accueillir deux Ă©pouses Ă  la fois. Dieu et Satan ne peuvent se partager vos Ă©treintes. L’homme ne peut pas – pas plus que Dieu ou Satan – partager une triple Ă©treinte entre trois ĂȘtres en opposition l’un avec l’autre.

Opposez-vous au dĂ©sir de l’or comme au dĂ©sir de la chair, au dĂ©sir charnel comme au dĂ©sir de puissance. C’est ce que Satan vous offre. Ah ! Ses richesses trompeuses ! Honneurs, rĂ©ussite, pouvoir, argent : ce sont autant de marchandises impures que vous achetez au prix de votre Ăąme.

Contentez-vous de peu. Dieu vous procure le nĂ©cessaire. Cela suffit. Il vous le garantit, comme il le garantit Ă  l’oiseau de l’air, et vous valez beaucoup plus que des oiseaux. Mais il attend de vous confiance et tempĂ©rance. Si vous avez confiance, lui ne vous dĂ©cevra pas. Si vous ĂȘtes tempĂ©rants, son don quotidien vous suffira.

98.12 Ne soyez pas paĂŻens, tout en appartenant de nom Ă  Dieu. Sont paĂŻens ceux qui prĂ©fĂšrent l’or et la puissance Ă  Dieu, pour paraĂźtre des demi-dieux. Soyez saints et vous serez semblables Ă  Dieu pour l’éternitĂ©.

Ne soyez pas intransigeants. Tous pĂ©cheurs, il vous faut vous comporter avec les autres comme vous voudriez que les autres se comportent avec vous : c’est-Ă -dire en Ă©tant compatissants et prĂȘts Ă  pardonner.

Ne jugez pas. Oh ! Ne jugez pas ! Cela fait peu de temps que vous ĂȘtes avec moi, et pourtant vous voyez combien de fois moi, qui suis innocent, j’ai Ă©tĂ© Ă  tort mal jugĂ© et accusĂ© de pĂ©chĂ©s inexistants. Mal juger, c’est offenser. Or seul celui qui est vraiment saint ne rĂ©pond pas Ă  l’offense par l’offense. Abstenez-vous donc d’offenser pour n’ĂȘtre pas offensĂ©s. Vous ne manquerez ainsi ni Ă  la charitĂ©, ni Ă  la sainte, chĂšre et douce humilitĂ©, cette ennemie de Satan avec la chastetĂ©.

Pardonnez, pardonnez toujours. Dites : “ Je pardonne, PĂšre, pour ĂȘtre pardonnĂ© par toi de mes pĂ©chĂ©s sans nombre. ”

AmĂ©liorez-vous sans cesse, avec patience, avec fermetĂ©, hĂ©roĂŻquement. Qui vous dit que devenir bon n’est pas pĂ©nible ? Je vous l’affirme mĂȘme : c’est l’effort le plus difficile de tous. Mais le Ciel en est la rĂ©compense et il vaut la peine de s’épuiser dans cet effort.

98.13 Enfin, aimez. Ah ! Quels mots, quels mots dois-je trouver pour vous inculquer l’amour ? Aucun n’est capable de vous convertir Ă  l’amour, pauvres hommes que Satan excite ! Alors voilĂ  ce que je dis : “ PĂšre, hĂąte l’heure de la purification. Cette terre est aride, et ce troupeau, ton troupeau, est malade. Mais il y a une rosĂ©e qui peut tout adoucir et purifier. Ouvre, ouvre la source de cette rosĂ©e. C’est moi que tu dois ouvrir, moi. Voici, PĂšre. Je brĂ»le d’accomplir ton dĂ©sir qui est aussi le mien et celui de l’Amour Ă©ternel. PĂšre, PĂšre, PĂšre ! Regarde ton Agneau et sois son sacrificateur. ” »

JĂ©sus est rĂ©ellement inspirĂ©. Debout, les bras en croix, le visage tournĂ© vers le ciel, il se dĂ©tache avec son blanc vĂȘtement de lin sur le fond bleu du lac comme un archange en priĂšre.

LĂ -dessus, la vision s’évanouit

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